Sixième homme NBA : Définition et candidats au titre

La NBA distribue chaque année un certain nombre de trophées ardemment disputés par les têtes d’affiche de la grande ligue. Le Sixth Man of the Year a pour particularité de récompenser un joueur qui n’est pas présent dans le cinq de départ, par définition.

🎉TOP 6 ALL-TIME DES MEILLEURS 6E HOMMES NBA🎉

Un trophée original donc, qui vient glorifier un élément qui a accompli avec brio sa mission en sortie de banc, dans un rôle bien spécifique.

Lou Williams, multiple vainqueur du trophée de Sixième Homme de l'année

Lou Williams, l'un des meilleurs sixième homme de l'histoire de la NBA

Critères d'éligibilité et système de vote

Il existe une règle primordiale dans l’attribution de ce trophée, qui ne peut être reçu que par un joueur ayant commencé plus de matchs sur le banc que sur le parquet. Le système de votes reste identique à celui des autres récompenses, avec une attribution de points par chaque votant qui désigne son podium.

  • Le premier cité reçoit 5 points
  • Le second 3 points
  • Le troisième 1 point

Evidemment, le joueur ayant le plus grand total de points remporte la course. A ce jour, cette récompense décernée pour la première fois en 1982-1983 (Bobby Jones, Philadelphia 76ers) a donc été attribuée à 37 reprises.

Lire aussi: Fair-play au cinéma

Caractéristiques des vainqueurs

Bien que les joueurs en lice soient obligatoirement des remplaçants la majeure partie de la saison, ils n’en restent pas moins des éléments indispensables à leur équipe. Ainsi, la moyenne de matchs joués sur la saison régulière par les précédents vainqueurs atteint un impressionnant total de 75 victoires. Logique d’une certaine manière, car comme pour les autres récompenses, il faut que le gagnant ait produit une saison pleine.

Seuls quelques exceptions comme Darrell Armstrong (59) ou James Harden en 2012 (62 matchs) dérogent à cette règle tacite. Autre caractéristique importante : le temps de jeu. Même en sortant du banc, les vainqueurs affichent une moyenne de 29 minutes passées sur le parquet.

Ce sont donc des éléments moteurs de leur équipe, qui jouent souvent autant - si ce n’est plus - que certains titulaires. Comme pour les autres trophées, le Sixth Man of the Year récompense généralement les joueurs dont l’apport offensif est important.

Aisément mis en lumière, leur impact reste plus facilement palpable à travers les lignes statistiques, et le constat en est sans appel : 16 pts de moyenne pour les vainqueurs, qui sont donc de sérieuses options en attaque pour leurs équipes. Souvent porteurs de balle en sortie de banc, c’est une récompense qui fait d’ailleurs la part belle aux extérieurs, comme on a pu le voir ces dernières années : Eric Gordon, Jamal Crawford, James Harden ou bien sûr Lou Williams.

Favoris actuels

Si Anderson est le scoreur n°1, Enes Kanter est celui qui a la meilleure moyenne à la minute (0,57, la même que Dirk Nowitzki), ce qui correspond à la définition de "scoreur minute" accolée aux sixièmes hommes. Si le Turc était élu, il serait le premier pivot à obtenir ce prix depuis Roy Tarpley en 1988 et Bill Walton en 1986.

Lire aussi: Tout savoir sur les Bottes Moto Racing

Ses concurrents entrent plus dans le cadre habituel des "super subs" (super remplaçants), à savoir des arrières qui jouent pour leur pomme. Les quatre derniers vainqueurs (Harden, JR Smith, Crawford, Williams) étaient issus de ce moule, d'où sort une rélévation cette saison : Will Barton (Denver).

Les prétendants pour la saison prochaine

Lou Williams sera d’ailleurs en course pour un 4ème titre de sixième homme de l’année, et deviendrait le premier joueur à réaliser cet exploit. L’arrière des Clippers sera bien entendu parmi les prétendants cette saison encore. Tour d’horizon des favoris pour cette nouvelle édition, pas le plus évident à faire car certains cinq de départ ne sont pas encore connus.

Montrezl Harrell

Montrezl Harrell, un autre candidat sérieux pour le titre de sixième homme

Montrezl Harrell (Los Angeles Clippers)

L’intérieur de LA a sorti une magnifique saison l’an passé, et figurait d’ailleurs parmi les finalistes pour le trophée de 6th Man of the Year, remporté par son coéquipier Lou Williams. Éblouissant dans son rôle d’energizer en sortie de banc, Harrell a épaté en apportant sa combativité sur le parquet, et sa progression statistique aurait même pu en faire un candidat pour le MIP.

Capable de re-dynamiser l’équipe dans les moments difficiles, précieux au rebond et enragé en défense, il s’offre même l’opportunité de gratter des paniers grâce à son activité incessante. Physiquement difficile à tenir pour les adversaires, il est précieux pour Doc Rivers, et les Clippers misent clairement sur lui dans un secteur finalement peu fourni.

Lire aussi: Conseils d'entretien Bomber Baseball Mango Homme

Si l’on voit difficilement Doc Rivers ne pas reconduire son duo Williams-Harrell en sortie de banc, il n’est pas impossible que Montrezl démarre beaucoup de rencontres devant le manque de joueurs consistants dans le secteur intérieur.

Derrick Rose (Detroit Pistons)

Déjà placé parmi les favoris après une superbe saison chez les Wolves, le meneur a finalement payé une fin de régulière à nouveau gênée par les blessures, et l’absence de Minnesota dans la course aux Playoffs. Rose a retrouvé un très haut niveau l’an passé, notamment au scoring avec une moyenne de 18 points, qu’il n’avait plus affichée depuis la saison 2016/2017 chez les Knicks.

DRose nous a gratifié de superbes performances en sortie de banc, avec une soirée mémorable face au Jazz et 50 points inscrits. L’histoire de sa résurrection l’a d’ailleurs propulsé grand favori pour le trophée de 6ème homme de l’année, avant que l’effervescence ne retombe et que la raison ne l’emporte.

Fred VanVleet (Toronto Raptors)

La saison dernière fut celle de la révélation pour le meneur des Raptors. Déjà en progrès lors de son année sophomore, VanVleet a confirmé par la suite avec une superbe campagne 2018-2019. Précieux en sortie de banc au relais de Kyle Lowry, il a même débuté près d’une trentaine de matchs sur les 68 qu’il a disputés.

Spencer Dinwiddie (Brooklyn Nets)

Avec 68 matchs disputés la saison dernière dans la superbe aventure des Nets, l’extérieur a parfaitement rempli sa mission en sortie de banc. Il affiche un gros volume de jeu, capable de belles soirées au scoring, un domaine dans lequel il a passé un vrai palier.

Lou Williams (Los Angeles Clippers)

Tenant du titre, l’arrière des Clippers est notre grand favori à sa propre succession. Déjà vainqueur à 3 reprises, un record qu’il co-détient avec Jamal Crawford, il est le 6ème homme par excellence. Joueur le plus expérimenté de ce top 5, il entre dans sa 15ème saison NBA ! Gros contributeur dans une équipe des Clippers enthousiasmante, il fait exploser les défenses adverses lors de son entrée sur le parquet, avec ses actions de folie.

Eric Gordon (Houston Rockets)

Eric Gordon gratte donc ce spot à la faveur de son historique dans ce trophée, lui qui l’a déjà remporté en 2016-2017, avec les Rockets. Toujours dans les rangs de Houston, l’arrière bénéficiera certainement d’un bilan collectif très favorable en fin de saison alors que la franchise figure parmi les têtes d’affiche de l’Ouest.

Mentions honorables

Plusieurs groupes de joueurs sont à détacher parmi les poursuivants. Tout d’abord, ceux qui ont frôlé le top 5, figurant dans des équipes de haut de tableau et détenant des rôles clés. On pense notamment à Jeremy Lamb et Domantas Sabonis des Pacers. Du côté des Nets, l’incertitude règne autour de Jarrett Allen, dont on ne sait pas encore s’il sera titulaire ou sur le banc derrière DeAndre Jordan. A Orlando, Terrence Ross a signé une superbe saison dans ce rôle avec le Magic, et pourrait rééditer cette performance.

tags: #sixieme #homme #nba #definition

Articles populaires: