Les renversements de situation incroyables sont légions en Ligue des champions. L'enceinte d'Anfield a vibré lors de la demi-finale retour de la Ligue des Champions entre Liverpool et le FC Barcelone. Auteurs d'un match héroïque, les Reds ont rendu possible l'impossible en remontant trois buts à Barcelone, avant le coup de grâce en fin de match.
Liverpool 4-0 Barcelone, les Reds renversent le Barça au terme d'un match d'anthologie. Cette soirée, qui restera dans l'Histoire du football, s'inscrit dans la nouvelle tendance de la compétition reine où les fameuses "remontadas" sont devenus monnaie courante. Pour signer son exploit, Liverpool avait quelques exemples en tête.
Ci-dessous, voici un rappel de ces équipes qui ont réussi à franchir un tour à élimination directe dans l'épreuve reine après avoir pourtant essuyé un échec conséquent à l'aller.
Les confrontations marquantes
Chelsea-Barça (3-1, 1-5 a.p.)
Année : 1999/2000
Stade : Quarts de finale
À la fin du siècle dernier, sous la houlette de Louis Van Gaal, le Barça peine à se faire respecter sur la scène européenne. Toutefois, quand en printemps 2000, les Catalans croisent la route de Chelsea en quarts de finale de la Ligue des Champions, ils retrouvent subitement leur superbe et ce côté rouleau compresseur qui fait leur réputation. Après une défaite 1-3 à l'aller, ils renversent tout au retour en gagnant 5-1 après prolongation. Rivaldo est le héros de cette soirée avec un doublé réussi, tandis que Luis Figo, futur merengue, signe son dernier avec les Blaugrana sur la scène continentale.
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Milan-Depotivo La Corogne (4-1, 0-4)
Année : 2003/04
Stade : Quarts de finale
Milan est champion d'Europe en titre quand il croise le fer avec le Deportivo La Corogne en demi-finale de l'édition 2003/04 de la C1. Victorieux 4 à 1 à l'aller, les Rossonerri croient logiquement que le billet pour le dernier carré est dans la poche. Mais, à l'extérieur, les Lombards se désagrègent totalement. Au Riazor, les hommes de Carlo Ancelotti se loupent dans des proportions incroyables et livrent une prestation indigne de leur statut. À la pause, ils se retrouvent déjà en position d'éliminés en prenant trois buts. Au retour des vestiaires, ils en encaisseront un quatrième. "La Galice jusqu'à la lie".
Naples-Chelsea (3-1, 1-4 a.p.)
Année : 2011/12
Stade : Huitièmes de finale
En 2012, et après une très longue attente, Chelsea finit par monter sur le toit du continent. Les Blues sont couronnés, mais en ayant connu un parcours tortueux avec notamment un huitième de finale contre Naples où ils sont passés par toutes les émotions. Didier Drogba et consorts ratent leur voyage à San Paolo, s'inclinant sur le score de 3-1. Personne ne les voit alors renverser la vapeur. C'est pourtant c'est ce qu'ils feront au retour devant leur public. A domicile, ils l'emportent 4-1 après prolongation avec un but décisif, signé Branislav Ivanovic.
Wolfsburg-Real Madrid (2-0, 0-3)
Année : 2015/16
Stade : Quarts de finale
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Zinedine ZIdane serait-il toujours à la tête Real Madrid aujourd'hui si en avril 2016 son équipe s'était faite sortir par Wolfsburg en Ligue des Champions ? Il y a fort à parier que non. Avant de soulever la première de ses trois Coupes aux grandes oreilles en tant que coach, le Français a sérieusement tremblé, notamment après le revers 2-0 à l'aller en Allemagne. Les affaires étaient mal engagées, mais Cristiano Ronaldo a endossé le costume du sauveur pour marquer un triplé à Bernabeu et propulser les siens en demi-finale.
PSG-Barcelone (4-0, 1-6)
Année : 2016/17
Stade : Huitièmes de finale
Sous la coupe d'Unai Emery, le PSG a réussi en 2016/17 l'une de ses prestations les plus abouties sur la scène européenne en laminant le Barça au Parc des Princes (4-0). Malheureusement pour les Franciliens, cette démonstration de force a été suivie par un véritable fiasco au match retour. En terre catalane, les champions de France se font surclasser, et multiplient les erreurs les unes après les autres. Jusqu'à un quart d'heure de la fin, et malgré cette copie calamiteuse, ils ont toujours trois buts d'avance au tableau d'affichage. Un avantage qui va fondre comme la neige au soleil avec un dernier but fatal inscrit par Sergio Roberto dans les arrêts de jeu. C'est de ce renversement de vapeur qu'est née l'appellation "remontada".
Barça-AS Roma (4-1, 0-3)
Année : 2017/18
Stade : Quart de finale
Le Barça a renversé le PSG en 2017, mais la saison d'après c'est au tour des Catalans de vivre une cruelle désillusion avec un scénario comparable. En quarts de finale, Messi et ses coéquipiers croient avoir assuré le plus dur en dominant l'AS Roma tranquillement sur le score de 4-1. Cependant, au Stadio Olimpico, ils proposent un visage totalement contrasté. Certainement trop sûrs en leur force, ils passent complètement à côté de leur match. Dzeko, De Rossi et Manolas précipitent l'élimination de l'ogre blaugrana.
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Atletico Madrid-Juventus (2-0, 0-3)
Année : 2018/19
Stade : Huitièmes de finale
Le tout premier déplacement de l'histoire de la Juventus au Stade Wanda Metropolitano se solde par un cuisant échec. Malgré une première période solide, les Bianconeri tombent contre les Rojiblancos en encaissant deux buts sur les coups de pieds arrêtés. La qualification devient alors compromise. La Vieille Dame réussit cependant à se rebiffer au match retour. Un sursaut d'orgueil qui porte la signature de Cristiano Ronaldo. Déchainé, après avoir notamment été pris en grippe par les supporters espagnols à l'aller, le Portugais réalise un match éclatant, agrémenté par un triplé.
Barcelone - Liverpool : Une Demi-Finale Mémorable
Le panthéon du football européen regorge de confrontations qui, à jamais, resteront gravées dans les mémoires des amoureux du ballon rond. Ce Liverpool - Barcelone mérite incontestablement d’en faire partie. Sévèrement battus à l’aller (3-0) et privés de deux de leurs plus fines gâchettes (Mohamed Salah et Roberto Firmino), les Reds sont parvenus à renverser les Blaugrana ce mardi (4-0) en demi-finale retour de la Ligue des Champions.
Divock Origi et Georginio Wijnaldum ont chacun signé un doublé, propulsant ainsi le club de la Mersey vers une finale qui pouvait lui sembler inaccessible. Passé au travers de sa deuxième période, le Barça subit pour sa part une nouvelle désillusion en C1. Entonné d’une seule et même voix par tout un peuple, le célèbre “You’ll Never Walk Alone” a annoncé la couleur : oui, les fidèles d’Anfield croyaient dur comme fer en leurs protégés. Et il ne manquait plus qu’une étincelle pour que l’ambiance devienne complètement folle. Celle-ci est arrivée très rapidement.
Opportuniste, Divock Origi a rapidement poussé le ballon au fond des filets suite à une parade de Marc-André ter Stegen devant Jordan Henderson (1-0, 7e). De quoi donner encore plus d’allant à une équipe de Liverpool déchaînée pendant le premier quart d’heure et qui aurait peut-être pu obtenir un penalty, Sadio Mané ayant été déséquilibré par Sergi Roberto dans la surface catalane (10e).
| Événement | Barcelone | Liverpool |
|---|---|---|
| Buts | 3 | 0 |
| Possession | 52% | 48% |
| Tirs | 12 | 14 |
| Tirs cadrés | 5 | 4 |
Origi et Wijnaldum, héros inattendus
Acculé dans sa moitié de terrain, le Barça a laissé passer l’orage, avant de placer quelques banderilles qui auraient pu être fatales. Mais ni Lionel Messi (14e), ni Philippe Coutinho (18e), ni Jordi Alba (45e+4) n’ont trompé la vigilance d’Alisson au cours d’une première période disputée sur un tempo effréné. Quarante-cinq minutes durant, cette affiche a tenu toutes ses promesses. Il manquait cependant un petit ingrédient pour qu’elle bascule dans l’irréel, dans l’irrationnel.
Cet ingrédient, c’est Georginio Wijnaldum qui s’est chargé de l’apporter. Entré en jeu au retour des vestiaires, le Néerlandais a signé un doublé en l’espace de deux minutes, trompant Marc-André ter Stegen d’une reprise à ras-de-terre (2-0, 54e) puis d’une tête imparable (3-0, 56e). Totalement survoltés, les hommes de Jürgen Klopp ont pris l’ascendant sur des Blaugranas dépassés dans tous les domaines.
Et la sentence est tombée à dix minutes du coup de sifflet final : suite à une feinte étonnante de Trent Alexander-Arnold sur corner, Divock Origi a profité d’une erreur de marquage et d'un manque de concentration de la défense adverse pour s’offrir à son tour un doublé (4-0, 79e). Malgré un timide sursaut d’orgueil dans les ultimes minutes de la rencontre, Barcelone n’est pas parvenu à inscrire ce but qui aurait tout changé. Si brillant depuis le début de la compétition, Lionel Messi a abdiqué. Ce mardi soir, son équipe n’était, tout simplement, pas à la hauteur de l’événement. Un an après la “Romatada”, les joueurs d’Ernesto Valverde subissent une nouvelle déroute européenne.
Pour les supporters des Reds en revanche, le répertoire des inimaginables retournements de situation vient de s’élargir, quatorze ans après l’inoubliable finale de C1 à Istanbul.
Lionel Messi a porté son équipe face aux Reds en demi-finale aller de la compétition. Les Catalans l’ont emporté 3-0 à domicile. Et Lionel Messi porta l’estocade… Avec ses 599e et 600e buts pour Barcelone, l’attaquant argentin a assommé Liverpool (3-0), mercredi 1er mai, en demi-finale aller de Ligue des champions après un match haletant et miraculeux pour les Catalans, désormais proches de la finale. Au Camp Nou, les Barcelonais ont souffert, plié et quasiment rompu, sauvés par les parades de leur gardien Marc-André ter Stegen et par leur poteau (84e). Mais avec opportunisme, l’ancien Red Luis Suarez a ouvert le score (26e). Et Messi a changé le plomb en or, générant une action décisive avant d’accompagner dans la cage le tir de l’Urugayen repoussé par la transversale (75e), puis envoyant dans la lucarne un incroyable coup franc direct pour inscrire son douzième dans cette C1 (82e). C’est cruel pour Liverpool, qui a essoré le Barça comme rarement cette saison et va devoir s’employer pour renverser le score au retour mardi à Anfield.
Le capitaine du Barça l’avait annoncé, il rêve de reconquérir cette Coupe d’Europe, « si belle et si désirée ». Sans lui, les Catalans auraient sans doute sombré tant Barcelone a été ballotté, pris à gorge par l’intensité du jeu des Anglais. Peut-être était-ce lié au choix de l’entraîneur Ernesto Valverde d’aligner dans l’entrejeu le Chilien Arturo Vidal, joueur d’impact, plutôt que le Brésilien Arthur, homme de contrôle ? Ou bien la gueule de bois après la récente conquête du titre de champion d’Espagne ? En tout cas, les Reds ont étouffé le Barça.
Le Sénégalais Mané, sur la gauche, a souvent pris de vitesse Gerard Piqué (5e, 23e) et il peut s’en vouloir d’avoir expédié en tribune une reprise en excellente position (35e). Quant à Salah, il a fait des misères à Clément Lenglet, qui a écopé d’un carton jaune pour avoir accroché grossièrement l’attaquant (39e). Et la frappe de l’Egyptien sur le poteau (84e) aurait pu changer le cours de la double confrontation…
Dans ce contexte, l’ouverture du score avait des airs de divine surprise pour les Catalans : sur un centre rasant de Jordi Alba, Suarez s’est jeté au premier poteau pour surprendre le gardien (26e). L’Uruguayen a aussitôt fêté le 500e but en C1 de l’histoire du Barça avec effusion et sans le moindre égard pour son ancien club.
Longtemps, le héros blaugrana a été allemand : au plus fort de la domination anglaise en début de seconde période, Marc-André ter Stegen a maintenu le Barça à flots par ses parades, aussi splendides que décisives (47e, 53e, 59e). Et puis Messi est apparu. Pourtant ménagé avant le choc, le quintuple Ballon d’Or a pu sembler moins à l’aise qu’à son habitude, souvent contenu par l’excellent défenseur Virgil Van Dijk. On l’a vu tenter plusieurs déboulés dont il a le secret (14e, 15e) et offrir des ballons de but à Arturo Vidal (64e) et Suarez (68e), qui n’en ont pas profité.
Jusqu’à cette ouverture limpide pour Sergi Roberto, qui a décalé Suarez dont la frappe a trouvé la transversale. Messi avait suivi, il a marqué et exulté avec son public (75e). Sept minutes plus tard, son coup franc enroulé a nettoyé la lucarne (82e) et il a offert en vain à Ousmane Dembélé une balle de 4-0 sur la dernière action du match qui aurait définitivement assommé Liverpool. Qu’importe, les Reds devront renverser des montagnes au match retour s’ils veulent barrer la route de la finale aux Catalans.
Lionel Messi rentre encore un peu plus dans l’histoire du football, en inscrivant son 600e but avec le FC Barcelone ce soir en demi-finale de Ligue des champions face à Liverpool. Lionel Messi rentre un peu plus dans la légende du football mondial en marquant son 600e but avec le FC Barcelone face à Liverpool en demi-finale de Ligue des champions… et quel but !
Alors que les Catalans mènent 2-0 face aux joueurs de Jurgen Klopp grâce à des réalisations de Suarez et Messi, l’argentin dispose d’un coup franc à 30 mètres du but d’Alisson. Avant cela, Messi avait trouvé le chemin des filets en étant bien placé et en étant à la réception du ballon à la suite d’une barre transversale de Suarez.
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Les joueurs de Jürgen Klopp visent une deuxième finale consécutive mais affrontent un Lionel Messi inarrêtable cette saison et un Barça déjà champion d'Espagne.
Klopp a "beaucoup aimé le match du Barça""C'est un résultat difficile à accepter parce qu'on a fait une très belle performance. Cela a été un très beau match. On leur a posé beaucoup de problèmes sans avoir marqué. 3-0, cela semble insurmontable... mais bon, il faut l'accepter, résume le technicien des Reds sur RMC Sport. C'est très difficile de jouer ici, de rester confiants mais j'ai beaucoup aimé ce match, j'ai beaucoup aimé le match du Barça et le match de mes joueurs. On a joué un très beau match et nous n'avons rien obtenu. C'est la dure réalité du football, ce n'est pas la première fois que cela m'arrive. Le coup franc de Messi est incroyable, il n'y a pas grand chose à dire. On ne peut évidemment pas défendre sur lui pendant 90 minutes."
Lionel Messi: "4-0, cela aurait été mieux que 3-0, mais c'est un très bon résultat. On sait que ce n'est pas fini, car on va sur un terrain très difficile avec beaucoup de pression et beaucoup d'histoire. Ils sont habitués à un jeu très intense et physique. On a dû rentrer dans ce rythme alors qu'on est habitué à avoir le ballon. Cela a été difficile, on a été asphyxiés. Il fallait s'adapter, il y a eu des mauvais moments et c'était plus facile à partir du 2-0. C'est très bien de ne pas avoir pris de buts, on a été meilleurs et on est allé chercher ce résultat. En deuxième période, ils nous ont mis la pression et nous n'avons pas eu beaucoup d'occasions. Eux, ils voulaient absolument marquer à l'extérieur. On a subi, mais on a réussi à sortir la tête de l'eau."
L'Argentin a signé ses 599e et 600e buts avec le FC Barcelone, toutes compétitions confondues. Il a également inscrit son huitième but sur coup franc de la saison.
Nouvelle contre-attaque pour le Barça. Messi offre le ballon à Dembélé, seul face à Alisson, mais sa frappe est complètement écrasée. C'est terminé sur ce score de 3-0 !
Messi accélère dans l'axe L'Argentin tarde un peu à donner son ballon à Semedo, qui se retrouve hors jeu.
Cela vient de nulle part, mais le Barça mène désormais 2-0 ! En revenant sur Messi, Fabinho lance Sergi Roberto dans la profondeur. Le ballon revient finalement sur Suarez, qui trouve la barre... et Messi, qui n'a plus qu'à conclure.
Les Catalans font tourner le ballon et tourner le chrono, sans chercher à mettre en difficulté les Reds.
Liverpool attaque à nouveau Mané tente de donner le ballon au centre, mais la défense de Barcelone se dégage tant bien que mal. Pour le moment, ça tient pour les Catalans.
Sur corner, le défenseur français prend le meilleur dans les airs. Mais sa tête n'est pas cadrée.
Messi lance Semedo dans la profondeur. Van Dijk couvre avec malice et oblige le Barcelonais à pousser son ballon trop loin.
La parade de Ter Stegen ! Dans la surface, Salah parvient à conserver le ballon et transmet à Wijnaldum, qui donne finalement à Milner. L'Anglais tente alors une frappe enroulée... bien repoussée par Ter Stegen.
Le jeu reprend sur les mêmes bases, avec de l'intensité à la récupération et un pressing très haut de Liverpool.
Dans la surface, Salah parvient à conserver le ballon et transmet à Wijnaldum, qui donne finalement à Milner. L'Anglais tente alors une frappe enroulée... bien repoussée par Ter Stegen.
Le jeu reprend au Camp Nou !
Sur un centre de Jordi Alba, Suarez trompe facilement Alisson du bout du pied.>>> pour ne rien manquer de la Ligue des champions, abonnez-vous à RMC Sport
Le FC Barcelone a pris l'avantage grâce à Suarez, dans un match extrêmement intense. Rien n'est fait encore, même si les Reds ont terminé au bord de la rupture.
Liverpool au bord de la rupture... Dans une situation compliquée, Barcelone parvient à faire sortir le ballon proprement et remonte le ballon à toute vitesse, côté droit. Suarez hérite finalement du ballon après un mauvais retour d'Henderson, mais sa passe est interceptée par Gomez.
Une fois de plus, Barcelone fait la différence côté gauche grâce à une transversale de Vidal. Coutinho remise pour Alba, qui envoie un centre parfait vers Suarez. Alisson est battu, les Barcelonais mènent 1-0 !
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