Une Tradition de 40 Ans : Bayern Munich et Inter Milan en Finale de la Coupe du Monde

Depuis quarante ans, les clubs de l’Inter Milan et du Bayern Munich sont systématiquement représentés par, au moins, un joueur en finale de la Coupe du monde. Et cela sera toujours le cas pour cette édition 2022 au Qatar. C’est une incroyable série que réalisent conjointement le Bayern Munich et l’Inter Milan depuis quarante ans, celle d’aligner au moins un de leurs joueurs à chacune des finales de la Coupe du monde. La série s’est poursuivie en 2022.

Pour la 11e fois de suite, il y aura, au moins, un joueur du Bayern Munich et un autre de l’Inter Milan en finale d’une Coupe du monde de football.

Rien d'étonnant si l'on considère que sur les neuf finales disputées depuis 1982, l'Allemagne est apparue cinq fois (1982, 1986, 1990, 2002 et 2014) et l'Italie trois fois (1982, 1994 et 2006). Le Bayern et l'Inter étant deux des principaux clubs des deux pays.

Lors de la première finale qui a lancé cette série, cinq joueurs de l’Inter Milan avaient affronté trois joueurs du Bayern Munich lors d’un choc entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Italie.

Au Qatar, la finale oppose l’Argentine à la France. Le Français Dayot Upamecano représente le Bayern au coup d’envoi. Son coéquipier Kingsley Coman le rejoint à la 71e minute. Le Bayern était le club le plus représenté dans cette Coupe du monde qatarienne avec 17 joueurs.

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Deux autres faisaient partie du groupe de l’équipe de France : Lucas Hernandez, qui a quitté le tournoi très tôt sur blessure et Benjamin Pavard qui a perdu sa place après le premier match.

L’Inter et le Bayern vont-ils se retrouver à nouveau le 19 juillet 2026 à New York pour la finale de la Coupe du monde ? La probabilité reste aussi importante que lors des précédentes éditions puisque les effectifs 2025/2026 des deux clubs sont composés de nombreuses nationalités.

La Croatie possède également des joueurs sélectionnables dans les deux formations (Petar Sučić côté Milan, Josip Stanisic côté Munich).

Il est difficile de donner une explication rationnelle à une telle constance.

Retour sur les Finales Marquantes

Le Mundial espagnol de 1982 a jeté les bases de nombreux éléments pour les éditions futures de la Coupe du monde. Le 11 juillet 1982 au stade Santiago-Bernabeu de Madrid, la finale oppose l’Italie à la RFA.

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En 1986 à Mexico, la finale oppose l’Argentine à la RFA. L’équipe allemande, qui joue sa deuxième finale consécutive, est constituée d’une forte ossature du Bayern avec quatre joueurs : Lothar Matthäus, Klaus Augenthaler, Norbert Eder et Dieter Hoeneß.

En 1990 à Rome, l’équipe de RFA, pas encore réunifiée, prend sa revanche sur l’Argentine. L’équipe dirigée par Franz Beckenbauer compte six joueurs du Bayern, dont trois qui ont joué le finale : Jürgen Kohler, Klaus Augenthaler et le remplaçant Stefan Reuter (les autres Bavarois du groupe, absents de la finale sont Olaf Thon, 2 matchs, Hans Pflügler 1 et Raimond Aumann 0).

Après trois finales consécutives, l’Allemagne n’a pas pu se qualifier à celle de 1994 sous le soleil de Los Angeles. Par contre, l’Italie est bien présente face au Brésil et compte dans ses rangs un joueur de l’Inter, Nicola Berti.

Lors de la Coupe du monde 1998, la finale n’oppose ni l’Allemagne, ni l’Italie. La France dispute sa première finale et respecte la tradition en alignant Bixente Lizarazu, du Bayern, et Youri Djorkaeff, de l’Inter.

En 2002 à Yokohama, l’Allemagne est de retour en finale et les joueurs du Bayern sont légion : Oliver Kahn, Thomas Linke et Jens Jeremies (en plus de Carsten Jancker qui n’a joué que le premier tour).

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En 2006, à Berlin, c’est l’Italie que l’on retrouve, cette fois opposée à la France.

En 2010, quelques semaines avant la Coupe du monde en Afrique du Sud, la finale de la Ligue des Champions oppose le Bayern à l’Inter et voit la victoire du club italien.

En 2014, l’Argentine et l’Allemagne se retrouvent pour la troisième fois en finale de la Coupe du monde. L’équipe allemande compte sept joueurs du Bayern : Manuel Neuer, Philip Lahm, Jerome Boateng, Bastian Schweinsteiger, Thomas Müller, Toni Kroos et, entré en cours de jeu, le buteur Mario Götze.

La finale de la Coupe du monde 2018 à Moscou oppose la France et la Croatie. A l’entrée des deux équipes sur le terrain, seul l’Inter est représenté par les Croates Marcelo Brozović et Ivan Perišić.

Joueurs du Bayern Munich et de l'Inter Milan en Coupe du Monde

Nicolò Barella : Un Talent Clé de l'Inter Milan

Nicolò Barella n'est pas du genre à se laisser prendre de court. Le milieu de terrain de l'Inter Milan est même du genre à tout planifier, à commencer par son plan de carrière. Père de quatre enfants à 28 ans, le gamin de Cagliari se voyait rejoindre un jour l'Inter Milan ? Chose faite depuis juillet 2019. Pour s'attacher ses services, le club lombard, qui en a fait l'un de ses capitaines, n'avait pas hésité à dépenser un total 45 millions d'euros.

Il en est aujourd'hui l'un des tauliers, avec notamment la victoire de l'Euro 2021 dans sa besace. Le Scudetto était l'un de ses objectifs ? Le voilà double champion d'Italie (2021, 2024), et peut-être trois à l'issue de cette saison. Sans oublier d'autres trophées qui viennent garnir son armoire, comme les deux éditions de la Coupe d'Italie (2022, 2023).

Floqué de son numéro 23, Barella est actuellement l'un des meilleurs milieux de terrains en Italie. Mais aussi en Europe.

Pour ceux qui auraient encore un doute, on conseille vivement le visionnage du quart de finale aller remporté face au Bayern Munich (1-2) à l'Allianz Arena. Un soir où le Sarde a brillé de mille feux. À la récupération comme à la construction. En attaque comme en défense. Il était tout simplement partout, tout le temps.

"Sa prestation entre tout droit dans le top 3 des meilleures de sa carrière", écrivait même La Gazzetta dello Sport le lendemain, lui attribuant la note de 8/10.

Il possède toute la palette du milieu moderne : polyvalent, dynamique, capable de couvrir tout le terrain et faire la différence quand il le faut. Sans oublier sa capacité à se projeter dans les espaces, sa technique, sa vision de jeu, son leadership et sa personnalité. Un milieu total on vous dit, qui souffre toutefois de la sous-médiatisation du championnat transalpin.

"C'est de l'énergie pure, racontait récemment son coéquipier Benjamin Pavard. Il a trop d'énergie en lui, de 8h du matin à 20h le soir. Il ne s'arrête jamais. En plus, il a toujours le sourire. Je ne sais pas comment il fait parce que parfois, toi, tu arrives le matin fatigué, tranquille. Mais pas lui, il ne s'arrête jamais."

S'il est actuellement le joueur italien le plus payé de la Botte, c'est qu'il y a bien une raison.

Nicolò Barella

🇮🇹 Voici le secret de Barella

"C'est surtout le plus complet de tous, racontait récemment Federico Balzaretti, ex-défenseur de la Juventus (2005-2007) et de la Roma (2012-2015), au micro du média Cronache di Spogliatoio. Il peut jouer partout, au point qu'il a même joué en numéro 10 en sélection. Je me souviens de lui quand il était plus jeune, il était déjà fantastique. Au tout début, cette énergie pouvait parfois paraître un peu disproportionnée. Il prenait beaucoup de cartons. Mais il vaut mieux faire des erreurs pour des excès, surtout quand on est jeunes."

Depuis ses années à Cagliari, Barella a bien grandi. Au point de devenir l'un des milieux de terrain centraux avec la valeur la plus élevée selon le site spécialisé Transfermarkt : 80 millions d'euros. Devant lui, ils sont seulement cinq : Valverde, Rodri, Pedri, Rice et Mac Allister.

S'il venait à faire ses valises demain (ce qui n'est pas du tout à l'ordre du jour), il battrait sans problème le montant record d'un transfert pour un joueur italien, que détient actuellement Sandro Tonali avec son départ de l'AC Milan pour Newcastle (59 millions d'euros) il y a deux ans.

Les deux sont d'ailleurs, à ce jour, les milieux centraux italiens les plus productifs de la saison entre passes décisives et buts (11).

La plupart des géants européens ont déjà posé les yeux sur Barella, dont notamment Liverpool et Manchester City. Selon les médias italiens, il a même récemment refusé un pont d'or venu de l'Arabie saoudite : 35 millions d'euros de salaire... par an !

Heureux à l'Inter, où il a prolongé jusqu'en 2029, l'international italien ne se voit pas ailleurs. Ou alors un jour peut-être au Bayern Munich, un club qui l'a toujours fait rêver. Et dont il pourrait maintenant devenir le bourreau mercredi soir lors du quart de finale retour de C1.

"Pour moi, cela fait bien longtemps qu'il est le meilleur milieu de terrain italien, poursuivait Balzaretti. On parle d'un joueur qui pourrait être titulaire dans tous les clubs, qui sait tout faire, qui sait allier la phase offensive et défensive. Il a du leadership et un charisme important. C'est un joueur qui fait le collectif, une personnalité totale. Que ce soit pour son rôle ou ses caractéristiques, c'est tout simplement le meilleur joueur italien actuellement."

"C'est un mélange de Pirlo et Gattuso", tentait de résumer le Corriere della Sera en juin 2024.

"Il a les trois qualités fondamentales du champion : l'intelligence, l'humilité et la connaissance, analysait Arrigo Sacchi, ex-sélectionneur de la Nazionale (1991-1996) mais surtout ancien entraîneur de l'AC Milan, en 2021. C'est le prototype du joueur moderne. Je le suis depuis qu'il est gamin : il arrive des sélections espoirs où j'étais directeur technique. Ce n'était pas un phénomène, il n'avait pas une énorme technique, et pourtant il a su arriver au très haut niveau. Cela signifie qu'il a le sens du travail, de l'entraînement, du sacrifice et l'envie de progresser chaque jour. Un détail important : il met toujours le groupe au-dessus de l'individualité. Avec cette façon de penser, l'égoïsme, qui est la maladie du football moderne (et pas que), est combattu et battu."

Au sein de son club, Barella fait l'unanimité absolument partout. Du vestiaire, où tous ses coéquipiers apprécient sa personnalité et ses prises de parole, aux bureaux, où ses dirigeants en ont fait l'un des joueurs les mieux pays de l'effectif de Simone Inzaghi.

"Personne ne peut lui reprocher quoique ce soit. C'est à la fois le joueur idéal, le coéquipier idéal et le gendre idéal", sourit une source en interne. Son numéro et son flocage font partie des plus vendus dans les différents points de vente du club milanais.

"Je suis fier de porter ces couleurs et mon envie est de continuer avec ce club sur cette route pleine de succès (...) On a vécu beaucoup de joies avec les supporters et j'espère que ça va continuer. On veut continuer de grandir pour en donner de majeurs", confiait-il au moment de sa prolongation l'an passé.

Bayern Munich : Stratégies de Transfert et Focus sur la Défense

Dans l’optique de ne pas reproduire les erreurs passées, à l’image du transfert avorté de Joao Palhinha dans les ultimes secondes du mercato estival, le Bayern Munich avance ses pions, et ce, à moins d’un mois de l’ouverture du marché des transferts.

Ainsi, le champion d’Allemagne en titre a déjà bouclé l’arrivé de Bryan Zaragoza en provenance de Grenade pour venir apporter de la concurrence en attaque.

Mais ce n’est pas tout car désormais la direction bavaroise s’active en coulisses pour renforcer son secteur défensif, fragilisé par une escalade de blessés au cours des derniers mois.

C’est dans cette perspective que BILD nous rapporte que le géant munichois cherche à tout prix un défenseur central cet hiver et aurait coché le nom d’un grand espoir du football italien, Giorgio Scalvini.

Formé à l’Atalanta, le jeune défenseur de 19 ans s’est frayé une place dans le onze bergamasque (17 matchs dont 15 titularisations toutes compétitions confondues).

Toutefois, le Bayern Munich devra casser sa tirelire pour s’offrir le Transalpin, lié à l’écurie italienne jusqu’en 2027 et dont la valeur marchande est estimée autour de 40 millions d’euros.

Pour la bande à Thomas Tuchel, ce ne sera pas une mince affaire car le pensionnaire de Serie A n’est pas vendeur !

Club Joueur Poste Valeur Marchande (estimée)
Inter Milan Nicolò Barella Milieu de Terrain 80 millions d'euros
Bayern Munich (Cible) Giorgio Scalvini Défenseur Central 40 millions d'euros

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