Les controverses dans le monde du football sont monnaie courante, surtout après les matchs. Cet article se penche sur certaines de ces polémiques, notamment celles impliquant Thierry Henry, ainsi que sur les réactions et analyses des émissions sportives comme celles de beIN Sports et RMC.
L'Affaire Thiriez : Excuses et Impartialité
Une séquence diffusée dans l’émission J+1 de Canal+ a mis en lumière une situation délicate. Anne-Laure Bonnet avait déjà évoqué ce fait lors du direct de beIN Sports. Frédéric Thiriez, alors président de la Ligue du football professionnel (LFP), s’est excusé auprès de Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, pour l’arbitrage du match Lens-PSG.
On pourrait revenir sur les décisions de l’arbitre Nicolas Rainville et les polémiques outrancières qu’elles ont suscitées lors de cette rencontre au Stade de France, mais le problème ne réside évidemment pas là. On peut aussi souligner le pathétique de la scène, avec la mine compassée de Frédéric Thiriez et ce signe servile de la main, invisible pour Nasser Al-Khelaïfi qui lui tournait déjà le dos.
Cette posture de soumission serait comique si les deux protagonistes n’exerçaient pas leurs fonctions présidentielles respectives. Si Frédéric Thiriez est censé représenter les intérêts de l’ensemble des clubs professionnels, il a tout au long de son mandat pris le parti des tenants de « l’élitisme », c’est-à-dire des dirigeants qui prônent une répartition inégalitaire des ressources au profit des clubs « qui investissent », autrement dit des plus riches d’entre eux, ceci afin de les mettre à l’abri de l’aléa sportif et de concentrer les moyens financiers en leur sein.
Il est par ailleurs utile de souligner que cette scène résulte pour une large part du dénigrement infantile, démagogique et obsessionnel des arbitres français dont, comme une majorité de médias spécialisés, le président de la Ligue s’est fait un fonds de commerce. Il s’était ainsi posé en ardent défenseur de l’arbitrage vidéo, au motif fallacieux - on le comprend pleinement maintenant - de « défendre » les arbitres, recourant à des arguments d’une rare indigence.
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Ce n'est pas seulement une transgression d’un devoir de réserve, ni seulement d’une scène ridicule de plus de la part d’un personnage dont les déclamations emphatiques et les communiqués exclamatifs ont fait la dérisoire légende. C’est évidemment l’impartialité de la LFP qui est mise en doute quand celle-ci suggère qu’elle est à ce point au service d’un club, dont le propriétaire est aussi le diffuseur du championnat de Ligue 1, laissant ainsi se répandre les soupçons.
Selon des informations rapportées après la mise en ligne de cet article, Frédéric Thiriez aurait fait part le même soir au président du RC Lens Gervais Martel, de ses « regrets » quant à l’arbitrage. La défense du président de la LFP est donc toute trouvée, s’agissant d’affirmer un traitement identique des deux équipes.
La Main de Thierry Henry et les Réactions de Raymond Domenech
Au-delà de la polémique sur la main de Thierry Henry contre l'Irlande, la piètre qualification des Bleus pour la Coupe du monde a permis aux nombreux détracteurs de Raymond Domenech de faire entendre leur voix. Dans les colonnes de L'Express, le sélectionneur national réplique. Qu'on se le dise, il ne démissionnera pas.
Vendredi dernier, au surlendemain d'un France-Eire qui aura fait couler des litres d'encre, le sélectionneur avait accordé la primeur de ses réactions à tête reposée au site Internet de l'hebdomadaire pour s'étonner de l'ampleur de la polémique et des critiques adressées à Thierry Henry.
Rebelote ce mardi avec une interview-fleuve, toujours sur le site Internet de L'Express (et dans l'hebdomadaire à paraître jeudi), avec un nouveau plaidoyer en faveur de son capitaine - "Cela m'a rendu fou de rage que l'on puisse traiter Thierry de cette façon. Je n'ai pas dormi pendant deux jours et je commence à peine à m'en remettre" -, mais surtout des réponses bien senties à ceux qui, sportifs, ministres ou autres, se sont permis de le titiller, avec ou sans pincettes.
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C'est la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, quelque part sa supérieure hiérarchique puisque la Fédération française de football est sous la tutelle de son ministère, qui en prend pour son grade: "Madame Bachelot me demande de me "mobiliser". Moi, je ne m'occupe pas de gérer un ministère, je ne m'occupe pas de la santé. Si c'est tout ce qui inquiète Madame Bachelot en France, qu'elle se rassure: je suis mobilisé."
Mais que dire du philosophe Alain Finkielkraut qui avait qualifié de "victoire déplorable" la qualification des Bleus, entachée de la main de Thierry Henry: "Quant à Alain Finkielkraut, c'est bien ce philosophe persuadé qu'il y a trop de Noirs dans l'équipe de France, n'est-ce pas?" Et Raymond Domenech de poursuivre: "Allons... Le seul à avoir adopté une attitude honorable, c'est le président. Il a dit: "Laissez-moi à ma place", et il a eu raison. Que chacun reste à sa place."
Le compte des "non-sportifs" réglé, vient le tour des anciens internationaux, dont Bixente Lizarazu avec lequel le sélectionneur avait eu une explication assez musclée sur les ondes de RTL juste après le match: "C'est bien gentil, les leçons de Bixente Lizarazu... Il est sympa, il a gagné quelque chose et j'en suis heureux pour lui, mais il ne doit pas oublier que lui aussi a vécu des moments difficiles, en 2002 par exemple (lors de la Coupe du monde, ndlr). Lizarazu prétend aussi que je refuse de parler football, tactique et technique. Il a tort. J'en parle, mais avec mes joueurs, pas avec lui. De toute façon, il ne pose pas de questions, il se contente de donner des avis. Les anciens joueurs qui se comportent comme des entraîneurs alors qu'ils n'ont jamais dirigé une équipe me laissent indifférent."
C'est aussi le cas d'Eric Cantona qui, avec sa verve légendaire, avait qualifié Raymond Domenech de "pire entraîneur depuis Louis XVI", s'attirant cette remarque: "Je ne savais pas que Louis XVI avait été sélectionneur... Je mets Cantona dans le même lot que les autres. Il est entraîneur de beach-soccer et n'a pas réussi à qualifier son équipe pour la Coupe du monde. Qu'il fasse preuve de décence!"
Raymond Domenech n'est donc pas du genre à courber l'échine et à se remettre en cause publiquement, même s'il finit par reconnaître une erreur, sa demande en mariage en direct à la télévision juste après l'élimination française lors du dernier Euro 2008: "J'ai commis l'erreur une fois de mettre en avant ma vie privée. On ne m'y reprendra plus. Je suis très discret, je ne vais jamais dans les soirées people. Je ne vais même plus aux premières de cinéma."
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Mais l'intéressé ajoute aussitôt: "Mais, ce jour-là, j'ai humanisé le football et oeuvré pour l'intérêt féminin pour ce sport.
Les Droits TV et la Bataille des Diffuseurs
Lors de l'appel d'offres des droits télévisés de la Ligue des champions pour la période 2021-2024, Canal+ et beIN Sports "ont joué leur survie", selon Michaël Tapiro, fondateur, directeur de la Sports Management School et spécialiste du sport-business. Les deux diffuseurs l'ont emporté, raflant la mise devant Altice et Mediapro.
"C'est l'offre premium du football", estime Michaël Tapiro. "Aujourd'hui, quand on voit les prix des championnats domestiques, ils sont tous surpayés. Pour lui, cet appel d'offres avait une importance vitale pour les deux gagnants: "Canal + a sauvé sa peau. Ces derniers mois, les dirigeants étaient tellement anxieux par rapport à cet appel d'offres, et au risque de le perdre, qu'ils ont fait des offres d'abonnements délirantes. Pour beIN Sports, c'est un peu différent, mais l'importance de cette victoire est également prégnante: "BeIN a perdu les droits de la Ligue 1 au profit de Mediapro, et s'ils n'avaient pas récupéré la C1, ils se trouvaient en manque d'offres pour remplir leurs canaux", relève-t-il.
"C'est RMC le grand perdant dans cette affaire", souligne Michaël Tapiro. "La petite maison Altice est devenue gigantesque, mais son modèle est différent de celui des deux autres diffuseurs. L'acquisition des droits lui a permis de développer sa télévision, mais le groupe Altice reste référent en radio. Quant au dernier arrivé sur le marché français, Mediapro, la défaite est amère. "Ce groupe vient de nulle part, a acheté la L1 très chère, mais pour lui, c'était un Cheval de Troie. Cela devait leur permettre de mettre un pied dans la C1. C'est pour ça qu'ils le vivent très mal. Ils s'estiment lésés, ils pensent porter l'affaire en justice mais je ne pense pas qu'ils obtiendront que les droits leur reviennent."
Ces deux revers pourraient, en revanche, amener ces deux entités à se rapprocher: "Mediapro va peut-être sous-licencier ses droits de la L1 à Altice, afin d'en limiter les coûts et de permettre aux deux de rester à flot dans cette bataille. Altice a tout intérêt à chercher à acheter une licence, que ce soit pour la C1 avec Canal + et beIN, ou avec Mediapro. Avec une inflation de 600% des droits TV de la C1 sur les onze dernières années, la surenchère n'est pas encore finie. D'autant que la dématérialisation digitale va encore bouleverser le marché, peut-être pour finir par des achats match par match pour les téléspectateurs, via des plateformes très diverses.
"Aujourd'hui, la Ligue des champions n'a pas de prix", conclut Michaël Tapiro.
Thierry Laurey et Son Analyse Post-Match
Après avoir recadré un journaliste qui lui avait fait un petit rappel sur sa conférence de match d'après défaite en Coupe de France contre le PSG, Thierry Laurey a livré son analyse du match nul 2-2 de son équipe au Parc. Fier de ses hommes, l'entraîneur strasbourgeois regrette surtout de ne pas avoir plus profiter de la première période.
«Bravo, vous avez réussi à attraper le PSG». C'est par cette petite pique qu'a commencé la conférence de presse d'après-match de Thierry Laurey au Parc hier soir. L'allusion du journaliste aux propos de l'entraîneur strasbourgeois après le match de Coupe de France de janvier dernier, n'est pas vraiment bien passée... «Ça vous amuse ?, lui a ainsi rétorqué Laurey, pas spécialement d'humeur joviale. Vous manquez de vocabulaire je pense. Moi ça ne m'amuse pas, donc ce n'est pas la peine de reprendre mes termes. J'ai aussi des termes à moi-même qui ne me plaisent pas.
Ce moment gênant passé, Thierry Laurey a livré son analyse du match, lui qui est le seul entraîneur à ne pas avoir perdu face au PSG cette saison en championnat (1-1 à l'aller, 2-2 au retour) : «Au-delà du fait qu'on a fait deux nuls contre Paris, sincèrement on n'a rien contre Paris et on aurait aimé qu'ils soient qualifiés pours les quarts de finale de Ligue des champions par exemple. On a fait deux gros matches contre eux.
Mais en première période, Laurey est persuadé que son équipe avait «matière à faire beaucoup mieux, notamment avec toutes les balles de contre qu'on a eues et qu'on a mal négociées». En deuxième, le coaching de Tuchel et les entrées de joueurs comme Mbappé ont changé la donne et Strasbourg aurait pu repartir bredouille du Parc, comme l'a reconnu l'entraîneur du RCSA : «On savait qu'en deuxième période, ils allaient faire rentrer des joueurs qui allaient nous poser des problèmes, à l'image de Mbappé, mais de Draxler aussi, et puis Kehrer, qui est sorti du banc et qui est venu marquer un but (...) Quand tu te fais égaliser à 8 minutes de la fin, c'est un peu ballot. Mais on savait que ça brûlait de plus en plus. On s'est même dit que ça serait ballot de le perdre, car c'était envisageable aussi. Sur l'ensemble, c'est plus la première mi-temps qui laisse des regrets, car en deuxième, Paris a imposé son jeu avec ballon, on a eu beaucoup de difficultés à se projeter.
Handball : PSG et Aix en Tête
Les handballeurs parisiens ont poursuivi leur sans-faute en tête du Championnat de France. Dans un classement marqué par de nombreux reports dus à la pandémie, Paris (12 matches joués), seule équipe encore invaincue, compte désormais sept points d'avance sur le promu Limoges (13 matches), huit sur Montpellier (10 matches) et Aix (9 matches) vainqueur (31-29) mercredi de Nantes (5e, 13 pts).
Dans un Bougnol vide, les joueurs de Patrice Canayer ont fait la course en tête lors d'une première période ultra-rythmée où défenses et gardiens de but ont brillé par leur absence. Jamais le PSG n'avait encaissé 19 buts avant la mi-temps cette saison, et jamais il n'était rentré au vestiaire mené.
Montpellier a payé cher dans le dernier quart d'heure son manque d'attention, marqué par une double infériorité numérique et dix minutes sans marquer le moindre but.
« On a été trop tendres en début de match […] mais en deuxième période c'était plus costaud, c'est là qu'on a fait la différence. C'est une grande fierté de gagner ici », a réagi au micro de BeIN Sport l'arrière du PSG, Nedim Remili, auteur de sept buts.
Dans l'autre choc de haut de tableau de la soirée, Aix a poursuivi sa belle série, à la maison, avec une huitième victoire consécutive, face à Nantes (31-29), après une rencontre maîtrisée de bout en bout.
Pour ses retrouvailles avec le « H », qu'il a entraîné pendant 10 ans (2009-2019), Thierry Anti a de nouveau pu s'appuyer sur la bonne coordination de la défense avec Wesley Pardin, redoutable d'efficacité avec 15 arrêts à 34 %, et l'arrière gauche Baptiste Bonnefond (5 buts), auteur d'un match impeccable jusqu'à son exclusion définitive (28-24, 54e), après une sortie irrégulière sur Alexandre Cavalcanti.
Avec cette troisième défaite toutes compétitions confondues, trois jours après leur échec en Starligue contre Paris (26-24), les hommes d'Alberto Entrerrios perdent un peu plus de terrain dans la course au titre.
RMC et la Gestion des Polémiques
Il y a un peu plus de quatre ans, Karim Nedjari prenait les rênes de RMC. La radio était alors suivie en moyenne par 3,2 millions d'auditeurs quotidiens, son pire score depuis treize ans. Désormais propriété du milliardaire Rodolphe Saadé, elle stagne à 3 millions d'auditeurs (vague Médiamétrie de novembre-décembre 2024), en baisse de 6 % dans un contexte de diminution de l'écoute du média radio (-4 % sur la même période). Mais le directeur général va continuer de miser sur le sport de 15 heures à minuit car cette tranche affiche, elle, une croissance de 9 % depuis le printemps 2021.
On filmait déjà l'émission de 20 heures à minuit pour une diffusion sur YouTube. On a décidé d'en faire une vraie chaîne parce qu'à côté du direct, on a 10 After natifs (Paris, Marseille, Angleterre, Espagne, Afrique...) en podcast qu'on va aussi filmer pour une diffusion 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Cette chaîne sera notamment disponible sur les box SFR, YouTube et les télés connectées... On croit beaucoup au monde du digital, notre chaîne Twitch RMC Sport est devenue la première de France sur le sport (530 000 suiveurs), on en a gagné 200 000 en un an, aussi avec l'arrivée de certaines compétitions de tennis de table et de judo. Les radios digitales cartonnent également, avec par exemple 3 millions d'auditeurs pendant la Coupe du monde de rugby et plus de 3 millions pour les JO 2024.
Face aux polémiques du football, avec actuellement la plus grosse crise de l'histoire du foot français, notre difficulté a été de gérer la transition. D'ailleurs, on a souffert en septembre, comme tous les médias. Mais le football demeure essentiel car il génère toujours une passion incroyable... Qui amène parfois de l'agressivité et de la vulgarité à l'antenne, notamment par moments dans "Rothen s'enflamme" et "L'After Foot".
RMC est une radio populaire ; mais plus on parle au populaire, plus il faut soigner son discours et être posé. Ce n'est pas parce que tu hurles que tu as raison. Je l'ai souvent dit à Daniel (Riolo) : "Ce que tu dis en hurlant, je l'écouterais davantage avec un ton apaisé." On gagnerait tous à moins hurler pour être mieux entendu. Mais c'est aussi valable pour la partie 6h-15h. J'alerte parfois Les Grandes Gueules.
Le confort d'écoute est une valeur essentielle pour moi. La personne dans sa voiture doit être capable de dire "j'entends ce qui se passe". De la même manière, dans le Super Moscato Show, ils rient parfois tellement fort qu'on n'entend plus et c'est excluant. C'est ce que j'appelle la couleur de l'antenne, le son RMC est agressif. Il doit être moins aigu et pour y parvenir, on doit baisser le ton. On travaille dessus.
Depuis mon passage à Canal+ (directeur éditorial des sports de 2010 à 2015), j'ai appris une chose : je dois gérer des gens qui gagnent plus d'argent et sont plus connus et plus puissants que moi. Le secret de notre métier, c'est de durer. En trente ans, j'ai vu des carrières, et pas seulement dans le sport, s'arrêter brutalement. Des personnalités pensaient que tout était permis. Mais avec les réseaux sociaux, un mot de travers, une insulte, une mauvaise blague et tout s'arrête. Celui qui vit par les réseaux sociaux meurt par les réseaux sociaux.
Il faut arrêter de fabriquer les émissions en les regardant, c'est un poison... Tout en continuant à décrypter l'actualité, on cherche par exemple plus que jamais à redonner envie de s'intéresser au football. Quand on dit à un journaliste qu'il peut raconter de belles histoires, il répond souvent : "Je ne suis pas un bisounours !" Je dis juste qu'il faut aussi parler des choses bien, sinon on va désespérer les gens. Les émissions de débat s'apparentent à de petits théâtres.
Je ne demande pas une pensée unique, à condition que chacun apporte des infos fondées. Quand Jérôme Rothen donne celles venant de son carnet d'adresses, on lui dit qu'il est trop complaisant avec le PSG. Si quelqu'un va dans l'autre sens, on dit qu'il est anti-Qatar. Au moins, ça vit. De la même manière, certaines personnes de la rédaction reprochent à Marion Bartoli d'être trop dans la connivence avec ses invités dans Bartoli Time. Mais elle arrive à obtenir des choses avec cette manière de faire. Comme montrer le vrai visage de Noël Le Graët, interviewer Neymar ou décrocher des phrases de Teddy Riner sur le port du voile. Il nous faut tous les profils.
J'aimerais qu'on se focalise davantage sur le jeu - comment Ousmane Dembélé a changé le sien ces derniers temps par exemple - et avec encore plus de légèreté, déjà apportée par petites touches avec Julien Cazarre.
J'aimerais pouvoir instaurer une rotation de nos consultants, que nos voix vivent autre chose, se remettent en question en bougeant d'émission.
Aujourd'hui, même un joueur très moyen a gagné beaucoup d'argent et n'a pas envie de venir au micro pour 200 ou 300 euros. Il a appris à ne pas parler durant toute sa carrière. Et les plus connus ne veulent pas venir dans une émission de radio ou de télé parce qu'ils ont appris à communiquer par eux-mêmes. Donc oui, c'est compliqué.
Match des étoiles entre Nantes et Paris
Match des étoiles entre Nantes et Paris à la Halle XXL devant 10 000 spectateurs. Un choc avant les fêtes de Noël, que demander de mieux comme cadeaux ? Le HBC Nantes accueille Paris pour un duel entre le leader et son dauphin.
La première période démarre sur les chapeaux de roues. Nantes et Paris se répondent, mais un homme sort du lot : Elohim Prandi. Absolument insaisissable, l’arrière gauche français canarde le but nantais, signant un parfait 7/7 durant les 30 premières minutes. En face, c’est Aymeric Minne qui lui répond dans son style explosif (10-10, 15’). Côté parisien, Luc Steins est contraint de sortir se faire largement bander le crâne après un coup bien involontaire reçu de Yoshida.
Pour autant, Paris fait le premier break grâce à deux parades consécutives de Mikkel Lovkvist et des oublis dans la défense du H (10-13, 18’). Nantes manque plusieurs occasions d’égaliser et laisse Ferran Solé, peu en réussite, inscrire le 18ème but parisien.
Paris revient fort dans cette seconde période avec un Lovkvist dominant dans les tirs au près. Même si Ignacio Biosca tente de maintenir son équipe, le H est dans un vrai temps faible, perforé en défense et mangé par le gardien danois du PSG (19-24, 42’). Karl Konan réalise une partie de titan, présent dans toutes les bonnes actions défensives de son équipe.
Mais Nantes ne lâche pas et revient à deux buts (25-27, 50’). Le peuple violet pousse derrière son équipe (en jaune ce soir) et exulte sur chaque parade de Biosca ou les buts d’un Rok Ovnicek dont l’entrée est tranchante. Les joueurs de la capitale semblent un peu accuser le coup physiquement, avec encore une fois une rotation réduite de Stefan Madsen : Nantes revient. Aymeric Minne entretient l’espoir d’un tir de loin absolument dingue, au bout du bout du refus de jeu (28-29, 57’).
Chaque ballon est brûlant, et Sebastian Karlsson fait preuve d’un grand sang froid, décalé à deux reprises dans le money time. Noam Leopold lui répond instantanément d’un tir de grande classe avec peu d'angle sur son aile (30-31, 59’). Elohim Prandi hérite d'une patate chaude qu'il ne convertit pas en tirant à 14m. Il reste alors 10 secondes. Thibaud Briet décale à nouveau Noam Leopold qui n'a absolument pas d'angle. Mais il en faut peu pour le sniper suisse qui inscrit un but somptueux en pleine lucarne. Nantes arrache le match nul 31 à 31 contre un PSG qui a calé dans les derniers instants.
En conclusion, les polémiques dans le football et le handball sont fréquentes et touchent divers acteurs, des joueurs aux dirigeants, en passant par les médias et les diffuseurs. La gestion de ces controverses est un enjeu majeur pour maintenir l'intégrité et l'attrait de ces sports.
Maroc 1-1 Mali : Le débrief complet de l'After Foot après une rencontre décidée sur deux pénalties
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