Le Bataillon de Joinville, une unité militaire d'exception, a marqué l'histoire du sport français en encadrant les sportifs de haut niveau effectuant leur service militaire. Cet article explore l'histoire de ce bataillon, son influence sur le volley-ball, et son héritage dans le sport français.
Logo du Centre National des Sports de la Défense (CNSD), héritier du Bataillon de Joinville
La Naissance et l'Évolution du Bataillon de Joinville
La Fédération Nationale des Joinvillais (FNJ), constituée des anciens du Bataillon de Joinville, a été créée en 1988. Cette unité militaire visait à soutenir les sportifs de haut niveau pendant leur service militaire, leur évitant une coupure trop longue dans leur carrière sportive.
Après plusieurs fermetures et restructurations, l’Ecole de Joinville est recréée en 1956 sous la forme du bataillon de Joinville. Il l’élite des sportifs français en âge de faire leur service militaire, obligatoire à l’époque, afin de leur éviter une trop longue coupure dans leur carrière sportive. 450 athlètes de haut niveau français y font leur service national tous les ans.
En 1960, les athlètes français reviennent des Jeux olympiques de Rome sans avoir décroché de médailles d’or. Le général De Gaulle décide alors d’entreprendre une politique sportive d’ampleur. « Si la France brille à l’étranger par ses penseurs, ses savants, ses artistes, elle doit aussi rayonner par ses sportifs. Un pays doit être grand par la qualité de sa jeunesse et on ne saurait concevoir cette jeunesse sans un idéal sportif ».
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En 2002, le mythique Bataillon de Joinville, qui a accueilli plus de 21 000 athlètes en 45 ans et remporté plus de 45 médailles olympiques, 312 titres mondiaux ou militaires et 952 titres nationaux ou internationaux, disparaît.
En 2014, le Bataillon de Joinville est réactivé. Aujourd'hui, le CNSD est membre du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), membre du Comité paralympique du sport français (CPSF) et de l'Agence nationale des sports.
Il est aussi membre du réseau grand INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) et participe à ce titre à la préparation de l’ensemble des sportifs français pour les Jeux olympiques et paralympiques, en offrant des conditions d’entrainement optimales aux athlètes : accueil et mise à disposition des infrastructures et des savoir-faire, optimisation des ressources des forces armées (ORFA), aguerrissement, cohésion, soutien et recherche médicale...
L'Héritage du Bataillon de Joinville
Ainsi naît en 2006, le Centre national des sports de la Défense (CNSD), issu de la longue lignée des organismes de formation et de performance du sport. Le ministère des Armées mène depuis de nombreuses années une politique active d’aide des sportifs de haut niveau en situation de handicap.
Le ministère des Armées favorise l’échange de valeurs entre les armées et toutes les catégories sociales de citoyens, dont prioritairement les plus jeunes. Dès 1959, l’union fédérale des clubs de la défense nationale et des forces armées aujourd’hui fédération des clubs de la défense (FCD), accueille dans ses clubs l’ensemble de la communauté de défense (militaires, personnels civils du ministère et leurs familles) et les personnes extérieures à la défense, afin de leur donner le goût de la pratique des activités sportives et culturelles, des loisirs à la compétition, et maintenir leur condition physique et morale.
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Le Bataillon de Joinville et le Volley-Ball
Le Bataillon de Joinville a eu une influence notable sur le volley-ball français. En témoigne l'équipe de France de volley-ball, qui comptait plusieurs joueurs issus du bataillon.
Satisfaits de leur " expérience militaire ", les dirigeants de la Fédération française de volley-ball ont décidé, fort à propos, de reconduire l'équipe qui s'était si honnêtement tirée d'affaire il y a un mois face à la Pologne. Ce sont donc, à une exception près - le Casablancais Estève ne pouvant se déplacer- les mêmes joueurs qui, samedi soir au stade Coubertin, seront opposés aux Yougoslaves.
Autour d'une forte ossature militaire - les joueurs Arroyo, Garau, Artigau, Thumm, Lemoine et Chamouleau appartiennent au Bataillon de Joinville - le public parisien retrouvera les jeunes Baqué, Hodebert, Carlier et Rossard et les moins jeunes Courtin et Bertagnol.
De toute façon, en cas de " flottement " de l'équipe de France, l'entraîneur Mathoré aura la possibilité de présenter sur le terrain un " six " entièrement composé de joueurs du Bataillon de Joinville rodés par plusieurs mois de matches et d'entraînement en commun et de surcroît en parfaite condition physique.
Cette présence de joueurs du Bataillon de Joinville dans l'équipe de France témoigne de l'importance de cette institution dans le développement du volley-ball de haut niveau en France.
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Tableau des joueurs de volley-ball issus du Bataillon de Joinville :
| Nom du joueur | Poste |
|---|---|
| Arroyo | [Information non disponible] |
| Garau | [Information non disponible] |
| Artigau | [Information non disponible] |
| Thumm | [Information non disponible] |
| Lemoine | [Information non disponible] |
| Chamouleau | [Information non disponible] |
Ce tableau illustre la contribution du Bataillon de Joinville à la formation et à la promotion des talents dans le volley-ball français.
Le CREPS de Talence et le Sport de Haut Niveau
Le CREPS de Talence se mobilise dans la mise en œuvre de cette politique publique et s'engage dès 1985 dans l'accueil des sportifs de haut niveau. Les disciplines suivantes s'implantent dans l'établissement : tennis de table, judo, escrime, cyclisme, natation, tir. En 1993, le CREPS de Talence est en tête du dispositif avec neuf disciplines sportives.
La reconnaissance de ces centres par la commission nationale du sport de haut niveau est subordonnée au respect de cinq critères :
- la sélection des sportifs doit présenter un caractère de haut niveau ;
- la permanence de fonctionnement du centre ;
- les conditions d'un entraînement régulier ;
- la possibilité de suivre une formation ;
- un suivi médical spécifique.
Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives (CREPS)
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