Voilà un anglicisme qui, à la fois, réjouit et fait trembler les supporters. "Playoff" est souvent synonyme d'un chemin, très long chemin vers la victoire. C'est une formule qui nous vient des Etats-Unis et ça se ressent lorsque l'on voit les sports concernés : hockey sur glace, baseball, basket-ball... même le football s'y met !
Alors tâchons de faire simple : il s'agit d'une série de matchs éliminatoires où des équipes s'affrontent après une saison dite "régulière". Les équipes s'opposent donc pendant plusieurs mois de manière classique avec un calendrier bien défini. Puis au terme de cette saison, en résulte un classement.
Prenons l'exemple de la première division française de hockey sur glace, la ligue Magnus. Douze équipes la composent, 44 matchs sont joués pendant la saison "régulière". C'est simple, le premier joue contre le huitième, le deuxième contre le septième et ainsi de suite, vous avez compris la gymnastique.
C'est ici que ça se corse, pour passer au tour suivant, les deux équipes vont devoir s'affronter plusieurs fois dans une série de matchs. Le vainqueur sera le meilleur sur sept matchs. Si l'on regarde les Dragons de Rouen, ils sont actuellement en demi-finale face aux Ducs d'Angers. Ils ont remporté le premier match de "playoff" ce mardi soir. Encore trois victoires et ils seront en finale.
L’achèvement d’une compétition par des play-offs s’est naturellement imposé en Amérique du Nord en raison des distances entre les villes de la côte est et celles de la côte ouest. L’importance des distances a rendu nécessaire l’existence de deux conférences (deux zones géographiques distinctes pour l’organisation de la phase régulière).
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Au-delà d’une existence requise pour d’incontournables raisons organisationnelles, la présence de ces play-offs est considérée comme une formidable opportunité pour les propriétaires ou organisateurs des ligues : les matchs de play-offs et la ou les finales sont la garantie d’audiences records et de recettes exceptionnelles. Ainsi le Super Bowl réunit-il plus de 100 millions de téléspectateurs sur le seul territoire des Etats-Unis (111,3 millions de téléspectateurs auraient suivi le match opposant Seattle à Denver cette année), auxquels il faut ajouter, paraît-il, environ 300 000 inconditionnels en France (la télévision est allumée, mais rien ne prouve que l’inconditionnel ne s’est pas endormi avant la fin…).
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Les occasions de gains supplémentaires offertes par des play-offs n’ont, pour l’instant, pas séduit les footballs européen ou sud-américain (pas plus que le handball français). La première raison est organisationnelle : caser, en plus des 38 matchs de phases régulières de championnat national, de 1 à 6 matchs de coupe nationale, de 1 à 5 matchs de coupe de la ligue et d’éventuels matchs de coupe d’Europe, des matchs de play-offs est matériellement impossible.
La seconde raison qui dissuade les ligues européennes de football de « passer en mode » play-offs est culturelle : il serait choquant aux yeux du public que le vainqueur du championnat ne soit pas celui de la phase régulière. En effet, les play-offs, s’ils permettent d’accentuer l’attractivité de la compétition au fur et à mesure que l’on approche de son terme, ont tendance à nuire à sa crédibilité sportive.
Une fois encore, la question centrale est celle du compromis entre les dispositions qui accroissent l’attractivité d’une compétition et celles qui garantissent son caractère équitable. Depuis ses débuts, l’économie du sport évalue les mérites comparés des modèles européens et nord-américains. L’absence de play-offs, en plus de l’existence d’un système de promotions et de relégations, est au cœur de la tradition européenne. La possible chute d’attractivité de la ligue en fin de saison sportive est le prix à payer pour que la légitimité des lauréats soit maximale.
La finale de la Ligue des champions a attiré en 2013, selon l’UEFA, 150 millions de téléspectateurs en moyenne à travers le monde (avec un pic à 228 millions). Il n’est, en vérité, pas aisé de comparer cette audience avec « l’audience mondiale » du Super Bowl. En effet, si le chiffre de 111 millions de téléspectateurs aux USA est pleinement significatif, évaluer l’audience réelle du Super Bowl (supposé être diffusé dans 182 pays) hors d’Amérique du Nord est, en raison du caractère quasi « confidentiel » de ce sport, très difficile ou artificiel.
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Sous nos latitudes, cette activité reste toutefois peu prisée et donc peu médiatisée (ou bien est-ce l’inverse ?). Ainsi, nous devons avouer nous être renseignés sur le fonctionnement de ses règles seulement avant d’aller voir un match à San Diego il y a quelques années.
Ils sont un certain nombre de bâtiments à proposer cette activité et, pour notre part, nous avons choisi une salle proche de la gare d’Ikebukuro (malheureusement fermée depuis, mais plusieurs autres existent dans la capitale). En sortant de l’ascenseur au dernier étage, on arrive dans une salle de jeux en tous genres qui contient des bornes d’arcade de jeux vidéo 🎮, du palet ou encore des fléchettes.
Tout le long sont disséminés des "box" (ou "cages") accessibles chacun par une porte qui mène vers l’extérieur. Une dizaine de places individuelles sont disponibles, dont une pour lancer et toutes les autres pour frapper. Différentes vitesses de réception sont proposées, de 90 à 130 km/h selon votre niveau.
Une fois que le box désiré se libère, on franchit la porte et l’on choisit sa batte parmi des modèles qui diffèrent notamment en taille et en poids. Puis l’on insère ses pièces dans la machine et ce sont alors une vingtaine de balles qui vous sont envoyées, chacune à quelques secondes d’intervalle, par une fenêtre placée quelques dizaines de mètres plus loin.
Il est possible de régler la hauteur du lancer sur la machine en fonction de votre taille. Bien entendu les box individuels, ainsi que les extérieurs et le sommet, sont gardés par des filets pour éviter que les balles ne s’échappent ou ne blessent les autres participants.
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L’expérience batting center, rapide et très amusante, plaît en particulier à un public de collégiens, lycéens et jeunes adultes qui viennent entre amis ou en date (rendez-vous galant).
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