Applications et suivi des blessures en NBA : Vers une gestion optimisée des joueurs

La question de la gestion des joueurs et de la prévention des blessures est devenue un sujet central en NBA. Avec une saison régulière exigeante de 82 matchs, les équipes cherchent constamment des moyens d'optimiser la performance de leurs joueurs tout en minimisant les risques de blessures.

Joueur de basket se tenant le genou

Le "load management", ou gestion de la charge de travail, est une stratégie de plus en plus courante pour y parvenir. Des voix influentes comme celle de Steve Kerr, entraîneur des Golden State Warriors, militent pour une réforme du calendrier afin de mieux protéger les joueurs.

Le "Load Management" : Une nécessité ?

Derrick Rose, ancien MVP de la saison 2010-2011, a évoqué sa grave blessure au genou en 2012 et a confié qu'il aurait aimé bénéficier du "load management" à l'époque. Il a déclaré :

« Si le "load management" avait existé, qui sait ? Je serais sûrement encore un Chicago Bull aujourd’hui. »

LeBron James a affirmé que s'il n'était pas blessé, il jouait. Mark Cuban, le propriétaire des Dallas Mavericks, a estimé que cette stratégie « permettrait de pouvoir plus profiter des stars pendant les play-offs. On resserre les rotations à ce moment-là, et certains gars jouent plus.

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En 2014, la NBA avait testé le raccourcissement des matches lors de la pré-saison. Les rencontres ne duraient plus que 11 minutes par quart-temps au lieu de 12, soir un gain de quatre minutes (44 au lieu de 48) sur l'ensemble de la rencontre.

Une telle solution ne convainc de toute façon pas grand-monde. A l'époque, LeBron James avait réagi à une telle possibilité. C'est peu dire qu'il n'était pas emballé. Pour le King, là n'est pas le problème. "Ce n'est pas une question de nombre de minutes, mais de nombre de matches, avait avancé la star des Lakers, toujours sur le pont une décennie plus tard à 40 ans. Les minutes, on s'en fout. On peut jouer 50 minutes s'il faut. Mais nous, en tant que joueurs, nous disputons beaucoup trop de matches. 82 matches dans la saison, c'est vraiment beaucoup."

Dirk Nowitzki avait abondé dans le sens de LeBron James. "Je pense que nous n'avons pas besoin de 82 matche pour déterminer quelles sont les huit meilleures équipes de chaque conférence. Tout ça pourrait aller beaucoup plus vite", avait jugé l'Allemand.

Lebron James

Is there an easy solution to the NBA Load Management problem?

L'évolution des blessures et des absences

Selon une étude auprès des joueurs ayant disputé au moins une fois le All Star Game, le nombre de matches manqués en moyenne chaque saison par le gratin de la Ligue était situé autour de 10 rencontres par an dans les années 80. Dans les années 90 ? Toujours une dizaine. Aujourd'hui ? La statistique s'établit juste en-dessous de… 24 matches dans les années 2020. Une explosion de matches manqués, soit pour cause de blessure ou… pour prévenir d'éventuelles blessures.

Consciente du problème, la NBA a réagi en imposant de nouvelles règles depuis la saison 2023-2024. Elle interdit notamment aux équipes de mettre leurs joueurs au repos hors blessure avérée lors des matches diffusés à l'échelle nationale. Et il faut disputer au moins 65 rencontres pour être éligible aux récompenses de fin de saison, comme le titre de MVP.

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CourtVision : La technologie au service du spectacle et de l'analyse

Les Los Angeles Clippers ont été récompensés aux Sports Business Award pour leur technologie CourtVision. Mis au point par la start-up Second Spectrum et par le propriétaire du club Steve Ballmer, ex-PDG de Microsoft, le dispositif CourtVision permet de regarder les matchs de NBA tout en affichant en temps réel un ensemble de données sur les écrans de tablettes et smartphones, via l'application Fox Sports Prime. Une petite révolution dans un Championnat où les statistiques jouent un rôle essentiel.

Comme dans un jeu vidéo, trois modes sont accessibles. Mode coach, pour tout connaître des stratégies de jeu. En mode joueur, on voit planer au-dessus des basketteurs une jauge mesurant la probabilité qu'ils ont d'inscrire un panier. Plus fun, le mode mascotte met à dispo filtres à la Snapchat et animations variées : un éclair qui frappe le panier quand la balle y entre, le sol qui tremble lors d'un contre rageur...

La réalité augmentée version NBA, c'est aussi le moyen de changer la façon de consommer le sport : si un joueur rate son tir, le spectateur pourra voir, grâce aux données, qu'avec une passe à son partenaire, lui et ses coéquipiers avaient 65,5 % de chance de marquer. Et il pourra davantage râler du fond de son siège.

Selon le PDG de Second Spectrum Rajiv Maheswaran, le but de CourtVision est « d'infiltrer le cerveau d'un coach ». Steve Ballmer décrit même un futur relativement proche, en 2024, dans lequel le spectateur pourra voir au travers des yeux du joueur, savoir où il compte se diriger, à qui il pense donner la balle... et projeter ces informations sur l'écran.

Pour permettre l'apparition des animations et les calculs des algorithmes, le match est diffusé avec deux minutes de retard. Si un spectateur regarde le terrain et son voisin son téléphone, le premier risque donc de s'égosiller avant même que le second ne sache de quoi il retourne. Frustrant.

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application nba court vision

L'aspect financier et l'avenir de la saison NBA

En juin 2024, la NBA a finalisé un nouvel accord pour ses droits TV à hauteur de 76 milliards de dollars sur 11 ans. Un contrat en or, 2,5 fois plus élevé que le précédent, avec un nombre plus important de diffuseurs, notamment Amazon, entré dans la danse.

"C'est juste une question d'argent, admet Steve Kerr. Nous devons jouer moins de matches. Tout le monde le sait. Mais oui, c'est une question d'argent. Combien les différentes parties concernées sont-elles prêtes à perdre ?"

La NBA garde toujours un œil sur sa grande sœur du football, la NFL, plus puissante, plus riche et plus populaire. La force narrative de la NFL tient en grande partie à la brièveté de sa saison régulière, ramassée sur quatre mois et 17 matches (une semaine a été ajoutée il y a peu) avant les playoffs en janvier et le Super Bowl le premier dimanche de février. Ainsi, chaque match est un évènement et pèse sur le destin des équipes et de l'ensemble de la saison.

Alors, à combien de matches la NBA pourrait-elle descendre pour s'offrir un régime minceur devenu pour beaucoup nécessaire voire indispensable ? 72, disent certains. Une soixantaine, plaident les plus révolutionnaires. La Ligue est arcboutée depuis 1967, l'année de son expansion, sur ses 82 matches (1). Il est délicat d'aller contre ses traditions.

Fort de son nouveau contrat lucratif, la NBA ne reviendra probablement pas à court terme sur son schéma historique. Mais le débat n'a pas fini de prospérer, soyez-en sûrs.

Comment fonctionne la saison régulière ?

Chaque équipe dispute donc 82 matches, répartis comme suit :

  • Quatre matches face aux quatre autres équipes de leur division (16).
  • Quatre matches face à six autres équipes de leur conférence (24).
  • Trois matches face à quatre autres équipes de leur conférence (12).

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