L'Engagement Militant des Anciens Présidents de la NBA

L’engagement militant, ou l’activisme, va plus loin que la simple opinion politique. L’activisme revient à s’engager activement dans un mouvement collectif protestataire. Les athlètes peuvent avoir un rôle prépondérant dans ces mouvements collectifs, comme l’histoire l’a montré. Certains actes militants de sportifs ont aujourd’hui gardé une prospérité.

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Les Racines de la Discrimination dans la NBA

La question de la « race », de la couleur de peau et de l’ethnicité, est malheureusement un passage obligé lorsqu’on s’intéresse à l’engagement activiste des joueurs NBA. La NBA est créée en 1946, remplaçant la NBL (National Basketball League), fondée en 1937. La NBL est à son origine une ligue non-intégrée, c’est-à-dire qu’elle ne comptait dans ses effectifs aucun joueur Afro-américain. Les joueurs Afro-américains, face à l’interdiction de rejoindre les ligues professionnelles majeures, brillaient eux dans des équipes parallèles, entièrement composées de joueurs de couleur.

En 1942, en raison de la conscription de nombreux de leurs joueurs, les Toledo Jim White Chevrolets et les Chicago Studebakers de la NBL, l’ancêtre de la NBA donc, recrutent des joueurs Afro-américains pour compléter leurs rangs. Car oui, lorsque la NBL fusionne avec la BAA et devient la NBA que l’on connait, l’intégration s’interrompt. Il faudra attendre 5 ans pour voir un joueur Afro-américain fouler les parquet NBA.

Bill Russell: Un Pionnier de l'Activisme

1950, c’est aussi l’année où un jeune adolescent de la baie de San Francisco est à deux doigts de ne pas être sélectionné dans l’équipe de basket de son lycée. Vous connaissez tous l’étendue de la carrière de Bill Russell le joueur. 11 titres de Champion NBA avec son équipe des Celtics, un des tous meilleurs défenseurs de tous les temps, un personnage mythique de l’histoire de la NBA.

A l’image de nombre de sportifs Afro-américains lors de cette période, Bill Russell a connu la discrimination lors de son enfance, adolescence, et début de carrière professionnelle. Il grandit dans la banlieue d’Oakland, dans une extrême pauvreté qui prendra la vie de sa mère alors qu’il n’a que 10 ans. Malgré de très belles promesses montrées au lycée, il ne recevra qu’une seule offre de recrutement au niveau universitaire.

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En 1961, lors d’un déplacement à Lexington, Kentucky, les joueurs Afro-américains des Celtics (dont Bill Russell) sont interdits d’entrer dans un restaurant choisi par la franchise à la veille d’un match d’exhibition. Rien d’anormal pour ces jeunes hommes, ils ont appris à laver l’affront. C’est la norme, et c’est notamment ce que la NBA et les autres ligues majeures attendent d’eux. Il organisera avec le soutien de l’ensemble de ses coéquipiers et coachs le boycott du match du lendemain.

En 1964 et 1968 sont votés les deux Civil Rights Act, des lois fédérales qui interdisent toute discrimination basée sur la race, la religion, l’origine ou le genre. Deux avancées historiques, mais qui ne suffisent pas pour ceux qui se battent pour l’égalité raciale. Et parmi eux, les sportifs jouent un rôle prépondérant, avec l’incontournable Muhammed Ali en tête d’affiche.

« Les seuls athlètes auxquels on devrait donner une quelconque importance sont ceux comme Ali, que l’on peut admirer pour ce qu’ils sont, et non pas pour les qualités athlétiques dont ils ont accidentellement hérité. Bill Russell se place donc leader d’une nouvelle génération d’athlètes activistes, prenant notamment part au « Cleveland Summit » de 1967, qui réunira les tous meilleurs athlètes du pays en réaction au retrait des ceintures de Muhammad Ali et pour protester contre son futur procès pour défection.

Kareem Abdul-Jabbar: Voix du Black Power

Kareem Abdul-Jabbar : La Légende Inébranlable du Basket

Dans les années 1970, les joueurs les plus reconnus de la ligue continuent à utiliser leur plateforme pour faire avancer leurs causes. Abdul-Jabbar incarnera dans les années 1970 la figure de l’athlète engagé. Ayant grandi à Harlem, le berceau national du mouvement du Black Power, il grandira proche d’activistes reconnus tels que Malcolm X.

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En 1967, alors qu’il n’est que dans sa deuxième année universitaire pour UCLA, il sera un des leaders du mouvement de boycott des Jeux Olympiques de Mexico City de 1968, dans le cadre du Olympic Project for Human Rights (OPHR). Si le mouvement pour le boycott finalement échouera, il sera l’athlète le plus connu à refuser de représenter les États-Unis.

Nous sommes au début à la fin des années 1960 et aux débuts des années 1970. La mode est aux pattes d’éléphants, aux tie and dye et aux barbes fournies. Cette contre-culture sera très présente chez les jeunes, particulièrement les jeunes qui fréquentent les campus universitaires de tout le pays.

Une chose qui n’a pas changé avec le temps en revanche, c’est la popularité sur le campus des meilleurs joueurs des équipes de basket et de football, et l’incroyable influence qu’ils peuvent avoir. Ce fut le cas d’Alcindor/Abdul-Jabbar à UCLA, mais aussi de son remplaçant dans la raquette des Bruins, Bill Walton. Les campus universitaires se mutent en clusters de contre-culture, allant de la lutte pour l’égalité raciale, à la fin de l’intervention américaine au Vietnam et à la contestation des normes sociales les plus établies. Les sportifs plongés dans cette ambiance arriveront en NBA avec davantage de sensibilité à de tels enjeux.

L'Émergence du Syndicalisme des Joueurs

Dans les années 1970 émerge aussi le mouvement de syndicalisme des joueurs NBA, NFL et MLB. En 1964, la ligue va fêter son 14ème match des étoiles. Y voyant une opportunité unique, les joueurs les plus éminents de la ligue vont s’organiser et menaceront le commissionnaire de ne pas rentrer sur le terrain. Parmi eux, on comptera notamment Bill Russell, Elgin Baylor, Oscar Robertson et Jerry West.

L’une des premières grosses victoires de la Players’ union arrivera en 1977, lorsque la cour suprême des États-Unis donne raison au syndicat et à son président de l’époque, Oscar Robertson. Désormais, les joueurs NBA pourront, à la fin de leur contrat, rejoindre l’équipe de leur choix, sans que leur ancienne équipe ne puisse restreindre leur liberté de mouvement. La free agency en NBA est née.

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David Stern, Magic Johnson et Larry Bird: Une Nouvelle Ère

Une évolution largement encouragée dans les bureaux de la ligue, et notamment via le nouveau commissionnaire David Stern. Pour rendre son produit NBA consistant, ce dernier peut se reposer sur une paire d’as, une rivalité parfaite en Larry Bird et Magic Johnson.

Autant sportivement que socialement, leur amitié et leur rivalité sur le terrain sera une parfaite romance pour la ligue : deux jeunes issus des classes populaires, Johnson des quartiers populaires du Michigan, Bird des terres rurales de l’Indiana. Un beau symbole d’égalité, d’American Dream et d’union entre les peuples.

Dans les années 80, les progrès technologiques civils sur fond de Guerre Froide permettent une diffusion plus rapide et plus aisée du sport. En 1981, on trouve 12 télévisions pour 100 personnes, une chose inimaginable encore 5 ans auparavant. Et ça, les marques l’ont bien compris : ESPN est créé en 1979, Nike entre en bourse en 1980, suivi de près par Reebok en 1985. Les marques commencent à donner d’énormes contrats aux meilleurs joueurs de la ligue pour contrer l’hégémonie de Converse sur les parquets NBA.

Michael Jordan: Le Silence Assourdissant

La NBA reste une ligue de stars. Ce sont toujours les joueurs les plus éminents qui fixent les tendances, comme l’ont prouvé auparavant les Russell, Abdul-Jabbar et Robertson. Né en 1963, il grandira en Caroline du Nord dans une famille de classe moyenne. Il ne subira pas la ségrégation systémique dont ses ainés ont souffert, et ne sera pas socialisé dans des milieux qui lui confèreraient un intérêt pour les enjeux sociaux.

Extrêmement recruté à sa sortie de lycée, il reçoit des offres de la majorité des meilleurs programmes du pays, même ceux qui étaient encore 20 ans auparavant ségrégées. Son entrée en NBA sera à l’image de ces quinze prochaines années dans la ligue : dominantes, foudroyantes et extrêmement séduisantes pour les fans. Il deviendra par la suite l’égérie de nombreuses autres marques, multipliant les partenariats et les sponsors. Michael Jordan atteindra une gloire inédite aux États-Unis, au-delà de toute dimension régionale et raciale. Après les Jeux Olympiques de 1992, il deviendra l’athlète le plus connu de la planète. Une aubaine pour Nike, dont les chaussures envahissent les marchés européens et asiatiques.

Là où Jordan est intéressant pour notre sujet, c’est son incroyable et pesant silence concernant sur les enjeux sociaux que son pays traverse. Un silence aussi inédit que son niveau sur le terrain. En tant que tel, il était donc logique qu’il ait fait ses propres calculs financiers. Qu’avait-il à gagner à s’ériger en figure de l’activisme ? Qu’avait-il à gagner à combattre une ligue encore inégalitaire, dont 100% des propriétaires de franchises étaient blancs et dont les coachs aussi ? Où les joueurs Afro-américains gagnaient en moyenne moins que leurs coéquipiers et adversaires blancs ? Son enfance, relativement éloignée des discriminations raciales permet aussi de comprendre sa position.

Certains de ses pairs et de ses aînés critiqueront la neutralité de Jordan. En 1991, Jim Brown, le Hall of Famer qui avait présidé le Cleveland Summit aux côtés de Russell, Alcindor et Muhammad Ali, avait dénoncé l’(in)action de Jordan. Le joueur de Bulls « privilégierait les demandes de l’Amérique des entreprises » et ne serait « en aucun cas un modèle [pour les Afro-américains] ». Kareem Abdul-Jabbar rejoindra Jim Brown en disant en 2018 : « Jordan a préféré le commerce à la conscience.

Craig Hodges: Un Activiste Marginalisé

Craig Hodges était un des rares spécialistes du tir à trois points dans les années 80 et au début des années 90. Mais Craig Hodges était aussi un activiste de premier rang. Il protestait contre les inégalités raciales en NBA et dans la société américaine, et comptait sur l’aide de Jordan pour les dénoncer.

« Nous devrions nous lever et être solidaire des communautés afro-américaines en dénonçant le racisme et les inégalités économiques dans la NBA, où il n’y a pas de propriétaires noirs et presque pas de coachs noirs, alors que 75% des joueurs de la ligue le sont ». Un an plus tard en 1992, alors que les Bulls viennent d’emporter leur deuxième titre d’affilée, ils se rendent pour la traditionnelle visite de la Maison Blanche chez Papa Bush. Il impressionnera le Président sur un panier installé dans la cour de la résidence présidentielle, mais aussi son fils, George W., tout en portant une dashiki, habit traditionnel musulman.

Dix jours plus tard, les Bulls se sépareront de Hodges. L’un des joueurs les plus adroits de la ligue se retrouvera sans équipe pour le reste de sa carrière. La NBA de David Stern n’aura finalement jamais dénoncé le comportement de Hodges.

Le Silence des Stars dans les Années 2000

La tendance pour les meilleurs et plus exposés joueurs de la ligue de se distancier des questions sociales au profit de leur image de marque se confirmera dans les années 2000. Pas étonnant quand on sait que, pour la plupart des stars de ces années-là, l’idole commune n’est autre que Michael Jordan. Tant sur le terrain qu’en dehors, tout le monde cherche à être comme Mike. Aux Hodges ou Abdul-Rauf succèdent les John Salley et Etan Thomas en tant qu’activistes en NBA. Mais les stars, elles, gardent le silence.

Le Retour de l'Activisme avec #BlackLivesMatter

« Le sport et la politique ne vont pas de pair ». Une déclaration encore plus curieuse maintenant que l’on connait LeBron James comme l’un des athlètes les plus engagés de la NBA actuelle. C’est l’émergence du mouvement #BlackLivesMatter qui a surtout poussé les plus éminents joueurs NBA à revenir sur le devant de la scène de l’engagement politique. Cette réaction ne fut pas immédiate, mais cette période aura sûrement fait réaliser aux plus médiatisés de joueurs NBA qu’ils avaient un réel rôle à jouer. Leur influence est telle que leur soutien au mouvement, ou leur silence, peut faire basculer un énorme pan de l’opinion publique.

Tout autour de la ligue, initiatives individuelles et collectives se multiplient pour protester contre des violences policières qui témoignent d’une fracture encore bien présente dans la société américaine. En 2016, quatre des plus influents joueurs NBA réitèrent leur action. Contrairement à leurs ainés des années 60 et 70, l’activisme moderne est un activisme de compromis, beaucoup plus diplomate. Les méthodes employées sont beaucoup moins « extrêmes », pour reprendre le terme de Magic Johnson. Les luttes et les soutiens se font moins sur des enjeux nationaux voire internationaux et se concentrent souvent sur les luttes locales. Son compagnon de draft Carmelo Anthony inscrit aussi son engagement dans sa communauté des quartiers populaires de Baltimore.

Dans la lutte aux sponsors et aux contrats des années 1990 et 2000, nombreux sont les joueurs dont la parole a été limitée. Mais à mesure que les symboles de leur marque évoluaient dans leurs prises de parole, les marques ont aussi suivi le mouvement. Ainsi, Nike, qui profite maintenant d’une hégémonie sur la NBA, n’hésite pas à se placer en marque engagée, promouvant l’activisme de ses têtes d’affiches.

Ce revirement de l’attitude des marques, tout comme celle de la NBA sous le leadership nouveau d’Adam Silver, n’explique pas totalement le regain d’activisme des joueurs majeurs en NBA. Ce revirement dans l’attitude des marques et des bureaux de la ligue ne devrait pas éclipser l’influence que ses deux institutions ont sur l’activisme en NBA.

La prise de parole de Darryl Morey, dirigeant des Houston Rockets en octobre dernier pour défendre les manifestations à Hong Kong. Ce tweet de soutien avait engendré les foudres de Pékin et une crise entre la NBA et son plus gros marché, la Chine.

Un rappel que l’activisme en NBA est autorisé, mais dans des cadres bien précis.

Rick Welts: Un Retour aux Mavericks

On le pensait définitivement à la retraite depuis 2021, après une expérience dorée à Golden State. Finalement, Rick Welts, à 71 ans, va de nouveau s’installer dans un bureau en devenant le président des Mavericks. “La vie était belle et j’ai été présenté à Patrick Dumont”, répond-il en référence au nouveau propriétaire de la franchise texane. “Il y a ici un ensemble de circonstances qui correspondent à ce que j’ai fait dans le passé.

En novembre, Patrick Dumont a invité Rick Welts à une rencontre des Mavericks à l’American Airlines Center, contre les Pelicans. “Dès qu’on prend les commandes d’une franchise NBA, il y a quelques dirigeants avec lesquels on rêve de travailler. Il faut dire que le palmarès de Rick Welts est impressionnant. Il a commencé sa carrière dans les années 1970 avec les Sonics, en étant le directeur des relations publiques, en 1979, lorsque Seattle a remporté le titre. Ensuite, entre 1982 et 1999, il est en charge du marketing de la NBA. En 2002, il se retrouve à Phoenix et jusqu’en 2011, il est le président des Suns. Son mandat correspond aux belles années avec Steve Nash et Mike D’Antoni, celles où les joueurs de Phoenix ont tout révolutionné avec leur « run and gun » et leur « small ball », désormais les tendances majoritaires dans la ligue. Dans la foulée, il rejoint les Warriors.

De plus, si les Warriors ont ensuite déménagé vers le Chase Center à San Francisco, pour faire gonfler leurs revenus, c’est en partie grâce à lui. Les Californiens sont devenus une des franchises les plus puissantes sportivement et économiquement de la NBA. “Notre objectif est de construire la meilleure installation possible pour les Mavericks, être à la pointe de la technologie, avoir une salle de classe mondiale.

Actuellement, la franchise est sous contrat avec l’American Airlines Center jusqu’en juillet 2031, mais Rick Welts a souligné que le projet des Warriors avait mis sept ans à se concrétiser. Cerise sur le gâteau, en arrivant à Dallas, le nouveau président va retrouver une ancienne connaissance : Klay Thompson évidemment. “Je devais le suivre car il est un de mes joueurs préférés. Je suis impatient de le revoir”, assure le dirigeant. “C’est incroyable pour l’équipe et pour moi. Je suis très enthousiaste”, a réagi le shooteur. “Rick a tellement fait pour le basket. C’est un Hall of Famer. Sans lui, le All-Star Weekend n’aurait jamais existé.

Magic Johnson se Défend Suite à Son Départ des Lakers

Démissionnaire de la présidence des Lakers le 9 avril, l'ex-star des parquets Magic Johnson se défend contre un reportage de la chaîne ESPN jugeant « toxique » sa gestion de la franchise de Los Angeles. À la suite d'un reportage de la chaîne américaine ESPN jugeant une culture toxique au sein des Lakers, l'ex-président de la franchise de Los Angeles Magic Johnson a souhaité réagir.

« Je suis dans les affaires depuis 35 ans. J'ai des partenariats avec quelques-unes des plus grosses entreprises des États-Unis. Je ne me suis jamais retrouvé dans le bureau de la DRH en 35 ans, a expliqué l'ancien président des Lakers dans une interview accordée à ESPN. Est-ce que vous pensez que Jeanie Buss (propriétaire de la franchise) me laisserait harceler les employés ? Si ça avait été le cas, elle m'aurait convoqué. Je suis quelqu'un qui réunit les gens, qui encourage les employés. Je n'ai jamais harcelé un employé et je ne le ferai jamais. Je ne suis pas comme ça. »

Démissionnaire le 9 avril dernier de son poste de président, Johnson a également indiqué qu'il n'était pas « paresseux » comme cela est mentionné dans le reportage. « Paresseux ? J'ai construit un business qui vaut 600 millions de dollars. On ne peut pas être paresseux et gagner cinq titres de champions NBA. Je n'étais pas paresseux sur un terrain, et je ne le suis pas comme patron.

Phil Jackson Quitte les Knicks

Phil Jackson, l'ancien entraîneur américain aux 11 titres NBA, quitte son poste de président des New York Knicks d'un commun accord avec ses dirigeants après trois ans d'une aventure infructueuse, a annoncé la franchise mercredi dans un communiqué."Après mûre réflexion et évaluation, nous avons convenu que les Knicks iraient dans une direction différente", a déclaré Jim Dolan, président exécutif du groupe MSG, maison mère des Knicks. Le départ de Phil Jackson prend effet immédiatement.

Il y a deux mois, le club avait pourtant décidé de lever l'option sur les deux dernières années du contrat de son président de 71 ans, pour conserver ses services jusqu'en 2019."Jax" était arrivé à New York en mars 2014 auréolé de ses 11 bagues de champion en tant qu'entraîneur des Chicago Bulls puis des Los Angeles Lakers dans la Ligue nord-américaine de basket-ball.Pour rompre avec une décennie d'indigence, le club lui avait offert un contrat de cinq ans, d'un montant total de 60 millions de dollars selon plusieurs médias américains.

Mais la greffe n'a jamais pris, New York ne parvenant pas une seule fois à atteindre les play-offs en trois saisons. 17h55 . Retour en jeu. Phil Jackson, onze bagues de champion NBA en tant qu'entraîneur (six fois avec les Bulls de Jordan, cinq fois avec les Lakers de Bryant), revient dans la Ligue un peu moins de trois ans après son départ, en mai 2011. Comme c'était attendu depuis quelques jours, le "Zen Master", 68 ans, va occuper le poste de président des New York Knicks, en remplacement de Steve Mills, en poste depuis... Vaste chantier à NYC.

Malgré six succès de rang et la présence dans leur rang de Carmelo Anthony, les Knicks occupent actuellement une décevante neuvième place dans la conférence Est, à quatre succès d'Atlanta. "Nous voulons construire une équipe. C'est le meilleur endroit pour jouer au basket", a déclaré Phil Jackson lors d'une conférence de presse. Les Knicks, entraînés depuis cette saison par Mike d'Antoni, souffrent également de la montée en puissance de leur puissant voisin, les Nets, installés à Brooklyn depuis 2012 sous la houlette de leur puissant propriétaire russe, Mikhaïl Prokhorov.

Retour aux sources. Le choix de New York est également un retour aux sources pour Phil Jackson, qui a évolué sous l'uniforme des Knicks de 1967 à 1978, remportant deux titres de champion, en 1970 et 1973, le dernier en date de la franchise. Sur un banc, Phil Jackson sait comment gagner : il est le coach au plus haut pourcentage de victoires de l'histoire de la NBA (70,4% en saison régulière). Reste à démontrer qu'il sait également gagner à un poste de dirigeant, et qui plus est à New York.

Le 5 de Rêve de Barack Obama

L’ancien président américain Barrack Obama a révélé les cinq basketteurs qui composent son 5 de rêve. C’est un jeu auquel tous les fans de sport se sont déjà prêtés. Bâtir son 11 de footballeurs de légende, bâtir le joueur de tennis parfait, ou encore composer le 5 majeur ultime de basketball.

L’ancien président des États-Unis sélectionne en premier lieu Michael Jordan, rappelant son origine de Chicago. À leurs côtés : Stephen Curry, « le meilleur shooter de tous les temps », puis Hakeem Olajuwon au centre. Le dernier poste vacant est confié à Kevin Durant, « sûrement le tireur le plus efficace de l’histoire du basketball ». Cinq immenses champions, et la bagatelle de 18 titres NBA combinés.

Brad Stevens: Nouveau Président des Opérations Basket des Celtics

"Danny Ainge, le seul Celtic en 74 ans d'histoire à avoir été champion NBA à la fois comme joueur et comme manager général, a annoncé qu'il quittait ses fonctions de président des opérations de basket. Brad Stevens, qui a été l'entraîneur de l'équipe au cours des huit dernières saisons, a été promu au poste de président", a indiqué le club."Ainge continuera à travailler avec l'équipe afin de faciliter la transition au cours de la prochaine intersaison. La recherche d'un nouvel entraîneur va commencer immédiatement", est-il précisé.

Une page se tourne à Boston, avec ce jeu de chaises musicales, au lendemain de l'élimination au 1er tour des play-offs face aux Brooklyn Nets (4-1).

Danny Ainge

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