Le Racing Club de France, plus qu'un simple club de football, incarne une riche histoire faite de défis, de succès et de figures emblématiques. Cet article vous plonge au cœur de l'évolution du club à travers ceux qui l'ont dirigé, de ses origines à son renouveau actuel.
Les Premiers Présidents : Pionniers du Football Parisien
Les premiers présidents recensés du Racing sont ceux de la commission football du Racing Club de France, élus en début de chaque saison par les membres de la section. Parmi eux, on peut citer Langillier, Goubeau, T'Kindt, mais surtout Lucien Choine, qui a tenu ce rôle de 1907 jusqu'au milieu des années 1920.
Après avoir été un éphémère joueur en équipe "inférieure" du Racing, il a ensuite été un dirigeant typique des débuts du football : président de la section football du RCF bien sûr, mais s'occupant aussi à l'occasion des entraînements, arbitrant des matches quand il le fallait, et prenant part à des commissions dans les instances (à l'USFSA d'abord, à la FFFA ensuite).
Jean Bernard-Levy : L'Artisan du Professionnalisme
Le premier véritable président est Jean Bernard-Levy, devenu membre du RCF et joueur dans une des nombreuses équipes loisir après la Première Guerre Mondiale. Il a ensuite rejoint la commission football, puis en a pris la présidence en 1926.
Homme d'affaires, il est celui qui a ramené le Racing-football au premier plan au début des années 30, en le conduisant au professionalisme. Pour cela, il dut sortir formellement du RCF omnisports, en créant le Racing Club de Paris en 1932, qui en absorba la section football. N'hésitant pas à investir pour attirer des vedettes étrangères, il a mené le club à sa plus belle période, avec un doublé championnat-coupe en 1936, puis deux coupes supplémentaires en 1939 et 1940.
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Après-Guerre et Reconfiguration du Club
Ancien joueur de l'équipe première au milieu des années 20, il est devenu dirigeant comme son ami Bernard-Levy dans la section football du RCF puis au RCP. Après avoir fait survivre le club pendant la guerre, il l'a conduit à ses dernières victoires en coupe en 1945 et 1949, mais n'a cependant pas goûté la joie d'un nouveau titre de champion malgré les nombreux joueurs de talent recrutés au cours de ses longues années de présidence.
Redevenu la section football du RCF omnisports, ce dernier était présidé par Roger Danet, auquel a succédé en 1968 Roger Ménard, qui était un ancien joueur du Racing-football en amateur (les noms des présidents de la section football sur cette période n'ont pas - encore - été retrouvés).
L'Ère Jean-Luc Lagardère : Ambition et Désillusions
Le chef d'entreprise Jean-Luc Lagardère a été à l'origine de la seconde période professionnelle du Racing. Président de la société Matra, il a repris en 1982 le Paris FC en division 2 et l'a fait fusionner avec la section football du RCF en 1983 pour rebâtir le Racing Club de Paris, qui était le grand club de sa jeunesse.
Disposant d'une puissance financière énorme, son objectif était d'en faire un grand club européen en dix ans. Il se lança pour cela dans une politique de recrutement de vedettes à partir de 1985, en offrant des salaires mirobolants. Revenu en division 1, le Racing (rebaptisé un moment Matra Racing) accumula les déceptions sportives, malgré les sommes énormes investies.
De la Relégation Volontaire à la Formation : Jean-Louis Piette
Au départ de Lagardère, c'est Jean-Louis Piette, cadre de Matra et numéro deux du club précédemment, qui devint président avec un an de budget laissé dans les caisses, et l'objectif de trouver une façon de (sur)vivre ensuite.
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C'est donc lui qui était en charge lors du dernier fait d'armes national du Racing, la finale de coupe 1990, malheureusement perdue et accompagnée d'une relégation en division 2. Ne réussissant pas à trouver des sponsors ou à obtenir une subvention de la mairie de Paris, il pris la décision, unique dans le football moderne, de rétrograder volontairement en division 3 pour éviter la faillite.
Il réussit finalement en 1991 à obtenir le soutien du Conseil Général des Hauts-de-Seine, faisant prendre un virage historique au Racing, qui avait toujours été "de Paris" en version professionnelle, mais avait été rejeté par la capitale et devenait maintenant porte-drapeau du 92. Malgré des moyens redevenus importants, il ne parvint pas à ramener le club en division 2, perdit de fait le statut pro en 1992, mais perpétua une remarquable politique de formation qui entraîna la récompense de meilleur club formateur en 1995.
Le Retour aux Sources : Claude Buzier
Avec le retour du club dans le giron du RCF, c'est le principe des dirigeants issus du sérail qui a logiquement repris, avec la nomination comme président de section de Claude Buzier, un ancien joueur ciel et blanc dans les années 70.
Malgré des moyens limités, il a ramené le club dans l'élite amateur (le National), et a créé la Société Anonyme à Objet Sportif (devenu Société Anonyme de Sport Professionnel ultérieurement) pour faire entrer le Racing dans un fonctionnement moderne pour les clubs amateurs ambitieux où une Société gère l'équipe première et permet à des partenaires de venir investir et en prendre le contrôle, la base amateure restant gérée par l'association support (le RCF).
Il n'a toutefois pas réussi à trouver les partenaires escomptés dans un premier temps, mais a mené le dossier de candidature du Racing au statut de club résident du Stade de France après la coupe du monde 1998, qui a débouché sur un demi-succès : le ticket a été attribué au Red Star, mais le Racing a été autorisé à être co-résident occasionnel (ce qui ne se concrétisa finalement jamais pour les audoniens comme les ciels et blancs, au vu de leurs échecs sportifs les années suivantes).
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Autres Présidents du Racing Club de France
- Gilles Dumas : Issu du monde de la communication, il a affiché le projet de ramener le Racing en Division 1 et d'évoluer au Stade de France.
- Denis-Marie Cintura : Président de la Fédération de full-contact, il a eu la lourde tâche de rétablir la situation financière du club.
- Raymond Jeanrenaud : Homme d'affaires suisse, il a hérité d'une situation difficile et a finalement pour passif la liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce en juin 2005.
- Jean-Michel Jaquot et Bruno Texier : Ils ont dirigé le club après la liquidation de 2005 et ont mené avec succès la contestation de l'exclusion des championnats nationaux.
- Marc Eisenberg : Président de société, il a investi dans le club et pris la présidence de la nouvelle SASP durant une saison, en 2007-2008.
Renaissance et Ambitions : Le Racing Aujourd'hui
En mars 2018, le club est repris par Patrick Norbert, ancien producteur de cinéma. Au terme d’une saison de haute volée en National 3 Île-de-France, le Racing termine l’exercice 2021/2022 à la première place et retrouve l’échelon supérieur.
Pour son retour en National 2, le Racing s’impose (0-3) contre Saint-Pryvé Saint-Hilaire et réalise une grande saison, marquée par une belle deuxième place derrière le FC Rouen.
Aujourd’hui, le Racing Besançon continue de perpétuer le passé historique du RCFC et du BRC, vieux de plus de cent ans, et d’attirer un public fidèle au stade Léo Lagrange.
Ce traditionnel déjeuner a été instauré dans les années 1960 par les champions de France, le Landais Michel Crauste, le Béarnais François Moncla et le Basque Arnaud Marquesuzza. « C’est la première fois que je viens et je suis ravi de retrouver les garçons avec qui j’ai joué et que je n’ai pas revus depuis 40 ans pour certains, mais aussi toutes les autres générations », dit avec un grand sourire Christophe Mombet.
« Pour moi, c’est ma deuxième famille, raconte Michel Taffary, ancien international. J’ai vécu des moments exceptionnels. Si je suis devenu ce que je suis devenu, c’est grâce à mes copains joueurs et les dirigeants de l’époque. »
Jacky Lorenzetti, président du Racing 92, a commencé par rappeler que « le Racing, c’est du rugby, mais c’est aussi un état d’esprit qui est le résultat de l’amitié et du vivre ensemble entre les plus anciens et les joueurs d’aujourd’hui et de demain ».
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