En France, l'engouement autour du hockey sur glace est grandissant, et les chiffres le confirment. La saison 2022/2023 a été marquée par une affluence record dans plusieurs patinoires, témoignant de l'intérêt croissant du public pour ce sport.
La patinoire Richard Bozon à Chamonix. Source: Wikimedia Commons
Une Affluence Record à Chamonix
La saison 2022/2023 est également marquée par une affluence record à Chamonix, avec 41 632 spectateurs accueillis au cours des 34 soirées, soit une augmentation de 27% par rapport à 2021/2022. La patinoire a affiché COMPLET à 4 reprises, avec 2 070 personnes.
Le club des Pionniers de Chamonix a connu une saison contrastée en 2022-2023. Malgré 54 points, l'équipe n'a pas réussi à se hisser dans le Top 8, terminant 9ème de la saison régulière. Le mercredi 22 mars dernier, les Pionniers de Chamonix Mont-Blanc ont clôturé leur saison 2022/2023 par une victoire (5-4 face à Nice) et une belle soirée festive à la patinoire Richard Bozon.
Dès le début octobre, l’équipe accusait le coup avec une infirmerie qui se remplissait chaque semaine, des indisponibilités de longue durée, un manque d’efficacité devant les filets et une confiance en berne, le classement général s’en ressentait. 4 petits points inscrits en 12 rencontres et une élimination en Coupe de France plus tard, voilà nos Pionniers de retour aux affaires en décembre.
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Avec des retours importants de joueurs cadres, les chamoniards enchainaient 6 victoires consécutives, dont un gain de prestige dans une singulière remontée en 3ème période face aux Ducs d’Angers (27 décembre). D’excellents résultats fin 2022, qui permettaient aux haut-savoyards de revenir se mêler à la bataille du Top 8. Une lutte qui aura tenu en haleine tout un club jusqu’à la 44ème et dernière journée de la saison régulière.
Avec 23 victoires pour 28 défaites toutes compétitions confondues, les Pionniers n’atteignent pas leur objectif sportif de qualification en quart de finale de Synerglace Ligue Magnus. Bien sûr, les blessures à répétition auront certainement altéré les résultats d’un groupe homogène et travailleur. Soucieux d’en tirer les enseignements, les dirigeants chamoniards auront à cœur d’apporter les ajustements nécessaires pour rebondir.
Cette saison aura été intense pour les fans des Pionniers avec 34 matchs à domicile dont 26 rencontres officielles (16 victoires). Des matchs à suspens où le public aura souvent retenu son souffle jusqu’à la dernière seconde de la rencontre… On gardera en mémoire l’incroyable scénario des rencontres du 27 décembre face à Angers et du 22 mars face à Nice (victoires 5-4 après avoir été menés 1-4 dans le derniers acte). Mais le show aura été autant en tribune que sur la glace !
Avec l’arrivée de 40 nouvelles entreprises Partenaire durant l’année écoulée, les Pionniers comptent aujourd’hui près de 160 partenaires à leurs côtés. Au cœur des relations entres partenaires, le Pionniers Business Club continue de fédérer les acteurs économiques du territoire et de créer du lien entre les femmes et les hommes qui les composent.
Le Contexte National de la Ligue Magnus
La Ligue Magnus a de nouveau battu son record d'affluence cette saison avec plus de 835 000 spectateurs. Cette saison, le Championnat élite de hockey a de nouveau battu son record d'affluence avec 835 494 spectateurs et une moyenne établie à 2677 spectateurs par match.
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Avec 4651 spectateurs de moyenne par match sur la saison, Marseille décroche la palme, suivi du nouveau champion de France, Grenoble (4140) et d'Angers (3505). Et actuellement ce sont 6 clubs sur 12 en Ligue Magnus qui dépassent les 3000 spectateurs de moyenne.
Excepté Marseille qui dispose d'une marge d'expansion (sa patinoire peut accueillir 5500 personnes), de nombreuses enceintes sont au remplissage quasi maximal comme à Grenoble (98,4 %), Angers (97,7 %), Bordeaux (97,4 %). Dans ces patinoires, les rencontres se jouent à guichets fermés depuis des mois, les premiers matches de saison régulière à la fin de l'été faisant quelque peu baisser la moyenne.
Ce qui peut devenir un problème pour le développement des clubs de Ligue Magnus puisque la billetterie représente entre 35 et 50 % de leur budget annuel. D'autres patinoires vont voir le jour comme à Chamonix (2500 à 3000 places) ou à Nice (5000 places) mais elles seront mises en service au mieux à l'automne 2029.
Le championnat étant terminé, place désormais à l’intersaison et au traditionnel mercato. Pour ne rien rater de l’actualité des Pionniers et l’évolution de l’effectif, rendez-vous sur l’application des Pionniers de Chamonix (disponible gratuitement dans les stores).
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Les Défis et les Perspectives d'Avenir
Après les inquiétudes soulevées par les présidents de Grenoble et Amiens sur les affluences en baisse dans leur patinoire, nous nous sommes penchés sur l'évolution des affluences. Amiens et Grenoble éprouvent des difficultés à remplir les gradins mais ne sont pas les seuls en Ligue Magnus.
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Sur les cinq clubs en baisse, trois ont eu un calendrier à domicile assez chargé avec 7 à 6 matchs en 23 jours, soit 2 à 3 par semaine. Lyon a également du mal à remplir alors que les attentes devaient être fortes, les lions n'ayant vraiment effectué leur premier match à domicile lors de la 10e journée. Grenoble sort d'une bonne saison 2016-17 avec une Coupe de France et une demi-finale perdue au 7e match. Cependant, les nouveaux tarifs semblent avoir freiné le public.
On peut quand même penser que le calendrier alambiqué de la Magnus ne facilite pas l'adhésion du public. Le foot professionnel joue 19 matchs à domicile en approximativement 10 mois alors que le hockey sur glace joue 22 matchs en 5 mois !!!! Après, on ne peut pas dire non plus que tous les cas sont identiques, Amiens est globalement en équilibre avec un très faible différentiel tout comme Nice. Lyon et Strasbourg semblent payer leurs résultats très moyens.
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L'Histoire du Club de Hockey de Chamonix
D’une patinoire improvisée par des hôteliers visionnaires il y a plus de 110 ans à une équipe professionnelle évoluant aujourd’hui en première division française, le club de hockey chamoniard a traversé les décennies et marqué l’histoire de ce sport. Tout commence en 1909 avec deux figures locales, Jules et Joseph Couttet, qui décident de construire leur propre patinoire. La ville de Chamonix en fait alors sa patinoire municipale et, quelques mois plus tard, la première équipe de hockey est créée.
« Il y a eu de nombreux temps forts depuis sa création en 1910. Dès les premières années, Chamonix avait de l’avance sur son temps, puisque la ville possédait la seule patinoire d’été en France, un véritable avantage pour pouvoir s’entraîner plus longtemps », raconte Willy Besson, directeur commercial et marketing des Pionniers.
Aujourd’hui, le club chamoniard évolue en Synerglace Ligue Magnus, la première division française. Derrière ce groupe, c’est une structure de deux coachs, cinq salariés à l’année et une dizaine de bénévoles qui œuvrent à son bon fonctionnement. Dans le calendrier du hockey français, le planning est chargé. L’équipe, composée d’une vingtaine de joueurs, s’entraîne quotidiennement pendant la saison, sur glace et hors glace.
« La saison dure du mois de septembre au mois d’avril et les Pionniers disputent entre deux et trois matchs par semaine », explique Willy Besson. Le hockey a profondément changé avec une professionnalisation des joueurs, une évolution du matériel et une internationalisation du jeu. Des règles viennent régir son fonctionnement.
En Synerglace Ligue Magnus, parmi les 20 joueurs présents sur la feuille de match, 10 d’entre eux doivent être des joueurs formés localement (JFL) afin d’assurer un roulement et de composer avec la forte affluence des joueurs étrangers. Ces dernières années, le club des Pionniers a retrouvé sa stabilité après quelques moments difficiles entre 2016 et 2018.
Depuis, le club a changé de nom, de logo, de couleurs et a multiplié par presque quatre la fréquentation de ses matchs. L’objectif était clair pour les joueurs et le staff : « S’installer durablement dans le championnat et prétendre chaque année à une qualification en playoffs. » Cette compétition, aussi appelée séries éliminatoires, marque la phase finale de la saison. Les meilleures équipes s’affrontent dans un format à élimination directe et la première à remporter quatre rencontres passe au tour suivant.
Lorsque les Pionniers jouent à domicile, le public est très fidèle. « Avant, dans les gradins, l’ambiance était plus locale, maintenant il y a davantage de touristes. Dans un championnat dominé par les grandes métropoles comme Rouen ou Angers, Chamonix fait figure d’exception. Elle fait partie des plus petites villes françaises à posséder un club de première division dans un sport collectif. Une fierté pour le directeur commercial : « C’est beau de voir que l’un des plus vieux clubs de hockey est toujours présent au niveau national.
Après avoir rejoint les équipes de France U18 et U20, il a évolué dans les ligues professionnelles des États-Unis. Après plusieurs années passées aux États-Unis, pourquoi avoir choisi de revenir à Chamonix ?Je suis né ici, j’ai commencé le hockey sur cette glace et revenir jouer dans ma vallée, près de mes racines et de mes proches, est un choix du cœur. Après ces années à l’étranger, je voulais reconnecter avec cette ambiance, ces souvenirs d’enfance. Comment le club continue-t-il d’évoluer ?Le club progresse à son rythme, saison après saison. Chaque année, nous essayons de corriger les erreurs, d’avancer. À Chamonix, il y a une véritable volonté de professionnaliser l’environnement, avec de nouveaux moyens. Nous nous déplaçons beaucoup et avoir le meilleur matériel aide dans la récupération. Sportivement, notre objectif reste clair : jouer les playoffs. Quel rôle Chamonix joue-t-il dans le hockey français ?Chamonix est un club historique et nous sommes aussi un peu les « derniers survivants » des Alpes en Ligue Magnus. Le hockey français évolue, les grandes villes ont plus de moyens, ce qui complique la montée pour des clubs de montagne comme le nôtre.
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