Championnat du Monde de Hockey sur Glace : Un Aperçu Historique et Focus sur Bratislava

L'organisation des championnats du monde de hockey sur glace tourne le plus souvent en circuit fermé entre les plus grandes nations du hockey mondial, celles qui ont une sélection nationale suffisamment forte pour pouvoir au moins rêver à un podium. Mais il y a une exception, une ville qui a une relation particulière avec cette compétition indépendamment de la réussite de l'équipe locale. Cette ville, c'est Vienne.

Ce n'est pas seulement parce que l'IIHF y avait son siège, avant de déménager à Zurich en 1988. Car on trouve en Autriche une population qui ne s'intéresse pas au hockey le reste de l'année, mais qui ne manque jamais au printemps de suivre les Mondiaux. Ceux qui ont été éblouis par les Mondiaux quand ils étaient enfants sont restés des amateurs fervents.

On ne peut pourtant vraiment pas dire que l'organisation ait été fructueuse pour l'équipe locale. Elle n'était en effet même pas représentée lors des Mondiaux de Vienne de 1977 et 1987. Lors des premiers du genre, en 1967, elle n'était qu'en groupe B (Vienne fut la dernière ville à accueillir les trois divisions en même temps). Et enfin en 1996, l'Autriche avait terminé dernière, battue en barrage de relégation par la France.

Il faut dire que Vienne a la chance de s'être retrouvée plusieurs fois à un carrefour historique. Les Mondiaux 1977 coïncidaient ainsi avec la première participation des joueurs de NHL aux championnats du monde, mettant fin à sept années de boycott canadien. Les stars attendues avaient grandement déçu aussi bien par leur jeu que par leur comportement. Leur vedette Phil Esposito, le capitaine canadien de la série du siècle, avait fait la totale, des mauvais gestes aux déclarations provocantes en passant par une tentative d'altercation dans un bar avec Stig Salming.

Aujourd'hui, heureusement, on n'en est quand même pas là. Il est hautement improbable que les nouvelles vedettes canadiennes, plus expérimentées dans un contexte international, provoquent des scandales. Ce Mondial "historique" devrait donc bien mieux se passer. Historique, il l'est, parce que pour la première fois, les play-offs NHL ne se dérouleront pas en même temps. Les meilleurs joueurs pourront donc être tous présents, tous les yeux de la planète hockey seront donc rivés sur le championnat du monde, et c'est encore Vienne qui a la chance d'être là au bon moment. En raison du lock-out, ces Mondiaux seront peut-être les plus relevés de l'histoire.

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Toutes les conditions auront en tout cas été réunies pour qu'elle soit un succès populaire : le titre de champion autrichien est revenu à un club viennois pour la première fois depuis quarante-cinq ans, et la seconde ville organisatrice, Innsbruck, s'est bien préparée à l'échéance en organisant en janvier des Universiades qui ont servi de répétition.

Et puis, lors de la répétition générale, l'ultime match amical entre l'Autriche et la Suisse organisé dans une Stadthalle viennoise qui sonne creux (on espère que c'est parce que le public se réserve pour les Mondiaux) se transforme en gigantesque fiasco. Le jeu doit être arrêté en raison d'un trou dans la glace. Les organisateurs s'activent pour redorer leur blason et expliquer comment un tel couac a pu se produire.

Le trou au centre de la patinoire a été causé par l'emballement d'une pièce rotative de la surfaceuse qui a fendu la glace. Mais on a aussi remarqué que la surface était également abîmée et fissurée à sa périphérie. Là encore, une explication a été avancée. Les balustrades n'étaient pas assez bien arrimées, et sous l'impact des joueurs, elles se sont légèrement déplacées, ce qui a permis à un filet d'air chaud venu du bord du terrain de pénétrer juste au-dessus de la glace, qui a fondu.

Les responsables ont donc pris les mesures appropriées dès le lendemain en installant de nouvelles canalisations de froid juste sous les bandes, afin d'éviter que le problème ne se produise.

Bratislava et le Championnat du Monde 2011

En 2011, Bratislava a été l'hôte du Championnat du Monde de Hockey sur Glace, un événement qui a marqué les esprits. La Finlande a remporté le titre en dominant la Suède en finale avec un score de 6-1. Ce triomphe a permis à la Finlande de décrocher son deuxième titre mondial, un moment historique pour le pays.

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La finale de 2011 a vu le portier suédois Viktor Fasth, impérial depuis le début de la compétition, craquer dans le dernier acte. Les Finlandais, surnommés les "Lions", ont mis la manière pour s'adjuger le titre, généreusement voire sévèrement, rappelant leur victoire de 1995 à Stockholm contre les Suédois.

La Slovaquie, en tant que pays hôte, a misé sur sa "Zlatá Generácia" pour briller devant son public. Les stars telles que Jaroslav Halák, Pavol Demitra et Marián Hossa ont été appelées pour apporter leur expérience et leur talent à l'équipe nationale. L'Orange Aréna de Bratislava était pleine à craquer, témoignant de l'enthousiasme des supporters slovaques.

L'Extraliga, le plus haut niveau de hockey en Slovaquie, a célébré l'année dernière son premier quart de siècle d'existence avec une lutte rarement observée en saison régulière. Si le choc est avant tout culturel (une vieille rivalité persiste entre l’ancienne puissance et son émancipée slovaque), ses conséquences sont aussi structurelles et assez complexes à suivre.

Les équipes en lice ne se rencontreront plus que cinq fois (contre six auparavant) pour un total de 55 journées, ce qui fait 57 matchs de saison régulière en comptant les deux rencontres avec les juniors, soit un de plus que l’an passé.

Un tour de qualification aux play-offs est intégré et mettra en confrontation le septième contre le dixième et le huitième contre le neuvième (dans des séries de trois matchs). Par ailleurs, les « play-out » sont supprimés et remplacé par le traditionnel barrage entre le dernier club slovaque d’Extraliga et le champion de deuxième division.

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Tous ces changements, majeurs ou secondaires, associés au nivellement des effectifs entrevu depuis trois-quatre ans (à mettre en lien avec l’arrivée massive de joueurs canadiens ou d’Europe septentrionale) devraient pimenter une saison de hockey en Slovaquie dont le paroxysme sera atteint dans la seconde quinzaine de mai avec les championnats du Monde organisés de nouveau après 2011 à Bratislava et Košice.

La ligue de hockey sur glace de Slovaquie est le plus haut échelon du pays. Fondée en 1993, la compétition annuelle réunit les meilleures équipes du pays. Le championnat comprend une saison régulière, et des séries éliminatoires. La seconde division est la Slovak 1.

Les saisons régulières de l'Extraliga slovaque ont varié en format et en nombre d'équipes participantes au fil des ans. Voici un aperçu de quelques saisons récentes :

  • La saison régulière de la vingt-huitième saison de Slovak Extraliga a lieu du 2 octobre 2020 au 21 mars 2021, pour la saison régulière. Onze équipes dont une hongroise vont s'affronter pour les six places directes de play-offs.
  • La saison régulière de la vingt-neuvième saison de Slovak Extraliga a lieu du 24 septembre 2021 au 13 mars 2022, pour la saison régulière. Douze équipes s'affrontent pour les six places directes de play-offs. De la 7ème à la 10ème place, les équipes vont s'affronter pour les deux places restantes pour les play-offs.
  • La saison régulière de la trentième saison de Slovak Extraliga a lieu de septembre 2022 à mars 2023. Douze équipes, les mêmes que la saison précédente, s'affrontent pour les six places directes de play-offs. De la 7ème à la 10ème place, les équipes vont s'affronter pour les deux places restantes pour les play-offs.
  • La saison régulière de la trentième-et-unième saison de Slovak Extraliga a lieu du 15 septembre 2023 au 8 mars 2024. Douze équipes s'affrontent pour les six places directes de play-offs. De la 7ème à la 10ème place, les équipes vont s'affronter pour les deux places restantes pour les play-offs.
  • La saison régulière de la trentième-deuxième saison de Slovak Extraliga a lieu du 20 septembre 2024 à mars 2025. Douze équipes s'affrontent pour les six places directes de play-offs. De la 7ème à la 10ème place, les équipes vont s'affronter pour les deux places restantes pour les play-offs.

D'autres ligues de hockey existent également, telles que la Latvian Hockey Higher League en Lettonie, l'EliteHockey Ligaen en Norvège, l'HockeyAllsvenskan en Suède, et le SDHL Women, le championnat élite féminin de hockey sur glace de Suède.

Depuis sa prise de fonctions il y a un an maintenant, Glen Hanlon a toujours défini son programme d’action en sélection slovaque autour des Jeux Olympiques 2014. Ils seront toutefois rares, voire complètement absents, dans l’ultime choix du Canadien en vue des prochains Mondiaux. Car il s’agit en effet d’apporter, à domicile, un résultat probant à un pays en mal de renommée internationale depuis 2003 et la médaille de bronze obtenue après l’or (2002) et l’argent (2000). De ce fait, c’est à la Zlatá Generácia qu’on a fait appel pour ce qui sera certainement son dernier tour de piste. Fi de Sotchi ! Outre les récents apports de Jaroslav Halák, Pavol Demitra et Milan Jurčina (qui n’a cependant pas joué depuis sa fin de saison chez l’Oncle Sam), la sélection slovaque recevra l’aide d’un prestigieux quintette prématurément évincé des play-offs de NHL : Marián Gáborík, Michal Handzuš, Marián Hossa, Andrej Sekera et Ľubomír Višňovský.

En attendant son entrée en lice vendredi contre les promus slovènes, la Slovaquie affrontait dimanche en guise de répétition générale l’équipe B du Bélarus, dont l’ossature actuelle se prépare elle aussi pour les Jeux russes de 2014. L’Orange Aréna de Bratislava était enfin pleine à craquer et la chaleur néfaste pour la glace enregistrée jeudi contre l’Autriche s’est quelque peu dissipée.

La rencontre a confirmé les excellentes dispositions en attaque de Pavol Demitra, Miroslav Šatan, Marcel Hossa, Jozef Stümpel ou encore Ladislav Nagy. Autre satisfaction dans les rangs slovaques, les sensations que recouvre peu à peu le gardien numéro 1, Jaroslav Halák.

Depuis son arrivée des États-Unis, le joueur de Saint-Louis affichait une inquiétante fatigue qui semble avoir disparu en même temps que son retour aux affaires nationales. Le rodage a été long et surtout laborieux, mais la Slovaquie semble avoir désormais toutes les cartes en main pour réaliser un grand coup sur ses championnats du monde.

Jaroslav Halák (gardien de la Slovaquie) : « Aujourd’hui encore il faisait assez chaud dans la patinoire, même si c’était mieux que les jours précédents. J’espère que ça va être réglé avant les championnats du monde. Ça passe encore après cinq-dix minutes de jeu, mais après ça s’empire. De mon côté, ce n’est pas encore l’idéal, je sens toujours un retard de forme. Je crois que d’ici à vendredi tout sera dans l’ordre.

Dmitri Kravchenko (entraîneur-adjoint du Bélarus) : « Le jeu de l’équipe slovaque m’a énormément plu, elle était très compacte, c’était très difficile pour nous de terminer nos actions. La plupart du temps, on a tiré dans de mauvaises positions et les Slovaques ont bloqué plusieurs de nos frappes. Même lorsqu’on est revenus à 1-1 nous avons été incapables de produire notre jeu, il fallait contenir la pression de la Slovaquie. Ce qui m’agace un peu, c’est que nous n’avons pas su profiter de deux-trois supériorités.

La Finlande avait étrillé la Suède sur une marque identique en 2011 à Bratislava (Slovaquie).

Suite au tirage au sort pour la répartition des équipes participantes au championnat du monde 2011. L'association française étant toute jeune, l'équipe de France jouera en poule B le deuxième niveau, qui est l'équivalent de la division 1 aux mondiaux de hockey sur glace.

Les équipes peuvent intégrer jusque 7 joueurs étrangers, à condition qu'ils justifient d'une année de résidence dans le pays.

La perspective de voir des Jeux Olympiques se succéder en 1992 et 1994 (le CIO veut décaler les JO d'hiver par rapport à ceux d'été pour qu'ils ne soient pas dans l'ombre) conduit l'IIHF à organiser de nouveau les championnats du monde les années olympiques, de peur de perdre trop de recettes. La fédération internationale justifie également l'élargissement du groupe A à douze nations par des raisons économiques.

Aperçu Historique des Championnats du Monde

Le premier Championnat du Monde de hockey sur glace se déroula à l’occasion des Jeux olympiques d’été qui eurent lieu à Anvers en 1920. Mais ce tournoi de démonstration n’obtint ce statut officiel que 63 ans plus tard ! En effet, l’IIHF décida seulement en 1983 que le premier véritable titre olympique de hockey sur glace serait celui de 1924 à Chamonix.

Du coup, les JO d’Anvers, disputés quatre ans plus tôt obtinrent le statut de tournoi mondial. C’est à l’occasion du Championnat du Monde organisés à Chamonix en 1930 que la Ligue internationale de hockey sur glace décida que le tournoi mondial aurait lieu désormais régulièrement tous les ans.

Jusqu’à présent, le Mondial se déroulait uniquement tous les quatre ans à l’occasion des trois tournois olympiques précédents, en 1920 à Anvers, en 1924 à Chamonix et en 1928 à Saint-Moritz.

Le tournoi mondial de 1933 organisé à Prague fut un tournant dans l’histoire du hockey sur glace car il consacra pour la première fois un nouveau Champion du Monde. Après avoir exercé une suprématie sans partage pendant treize ans (soit six titres consécutifs) le Canada fut en effet battu par les Etats-Unis à l’issue d’une finale très serrée qui nécessita des prolongations et s’acheva sur le score de 2-1.

Le Mondial de 1939, organisé en Suisse conjointement à Zurich et à Bâle, fut le dernier avant la longue interruption due à la seconde guerre mondiale. Le Canada envoya à nouveau pour l’occasion son meilleur club amateur, les Smoke Eaters de Trail, et exerça une suprématie écrasante puisqu’il ne concéda qu’un seul but en huit rencontres !

Le premier Championnat du Monde de l’après-guerre eut lieu en 1947 à Prague. Ce tournoi fut important puisqu’il vit l’apparition des tiers-temps de vingt minutes mais aussi le tir de pénalty et les nouvelles mesures pour la cage du gardien. Par ailleurs, la Tchécoslovaquie, pays hôte, remporta pour la première fois de son histoire le titre mondial en l’absence, il est vrai, des Canadiens.

En 1951, c’est la France qui organisa pour la troisième fois le Championnat du Monde. Ce tournoi, qui se déroula dans la patinoire de l’ancien vélodrome d’hiver à Paris, fut le premier à être divisé en deux poules à cause d’un nombre important de participants. On notera que lors du congrès de la Ligue internationale qui se déroula en même temps, la décision fut prise de retirer le hockey sur glace des Jeux olympiques ! Mais la LIHG revint sur sa décision dès le mois d’août de la même année après avoir fait la paix avec le CIO.

Le Championnat du Monde de 1954, organisé à Stockholm fut historique. En effet, ce tournoi vit l’arrivée tonitruante de l’URSS, huit ans seulement après son premier championnat national. De plus, l’Union Soviétique remporta le titre mondial dès sa toute première apparition sur la scène internationale ! Le Canada, représenté par les Lyndhurst Motors, subit une terrible humiliation en s’inclinant contre toute attente devant l’URSS sur le score sans appel de 7-2.

La Fédération internationale décida d’organiser en 1957 pour la première fois le Championnat du Monde en URSS. Ce fut la reconnaissance du hockey soviétique qui avait remporté son premier titre olympique l’année précédente à Cortina d’Ampezzo. Toutefois, ni le Canada ni les Etats-Unis ne furent présents pour des problèmes politiques. Du coup, l’URSS était unanimement considérée comme la grande favorite.

C’est lors du Championnat du Monde de 1961, organisé en Suisse, conjointement à Genève et Lausanne, que furent créés trois groupes distincts A, B et C. Cette innovation permit un accroissement du nombre de pays en compétition et l’arrivée, ou le retour, de certaines nations comme la France tandis que ce fut la première fois pour l’Afrique du Sud. On notera également que c’est la dernière fois que le tournoi mondial se déroula en partie sur une patinoire découverte, en l’occurrence la piscine de Lausanne transformée en piste de glace pour l’occasion.

Le Canada fut représenté par une véritable équipe nationale uniquement depuis le Mondial de 1964 qui se déroula en Autriche dans le cadre des Jeux olympiques d’hiver d’Innsbruck. En effet, jusqu’à cette date, c’est le club champion amateur du pays à la feuille d’érable qui défendait les couleurs canadiennes lors des Championnats du Monde. On notera que le premier club inscrit en 1920 fut les Falcons de Winnipeg et que le club amateur qui joua une dernière fois le Mondial en 1963 portait le nom des Smoke Eaters de Trail (sacrés à deux reprises en 1939 et 1961).

Les Championnats du monde de 1969 marquèrent un nouveau tournant. En effet, pour la première fois les trois tournois mondiaux se disputèrent à des dates et dans des pays différents. Ainsi, le Mondial du groupe A se déroula à Stockholm en Suède en mars, alors que celui du groupe B eut lieu dès le mois de février à Ljubljana en Slovénie. Au même moment, le Mondial du groupe C se disputa dans la ville de Skopje en Macédoine.

Le tournoi mondial de 1970 resta mémorable car il devait se dérouler en principe au Canada dans les villes de Winnipeg et Montréal. Mais devant le refus de l’IIHF d’autoriser les hockeyeurs professionnels de la NHL de disputer cette compétition, les dirigeants canadiens prirent deux décisions spectaculaires. Tout d’abord, le Canada annonça qu’il abandonnait l’organisation pourtant prévue de longue date. Par ailleurs, il se retira des Championnats du monde !

En 1970, lors du congrès annuel de l’IIHF organisé à Stockholm fut décidé de séparer définitivement les Championnats du monde des Jeux olympiques. Du coup, en 1972, les JO d’hiver se déroulèrent au mois de février à Sapporo au Japon tandis que le tournoi mondial fut disputé deux mois plus tard à Prague en Tchécoslovaquie.

Le premier contrôle antidopage eut lieu lors du Championnat du Monde de 1974 à Helsinki en Finlande. Le tirage au sort désigna le match entre la Suède et la Pologne (4-1). Le joueur suédois Ulf Nilsson fut reconnu coupable d’avoir utilisé de l’éphédrine qui faisait partie de la liste des produits interdits par le CIO.

C’est lors du Championnat du Monde Groupe A de 1976, organisé à Gstaad en Suisse, que les hockeyeurs professionnels furent autorisés pour la première fois à participer au tournoi. Les Etats-Unis en profitèrent pour inclure sept joueurs venus de de la NHL et du circuit concurrent de la WHA. Du coup, les Américains réussirent à se classer dans le carré de tête pour la première fois depuis quatorze ans !

Le grand événement du Championnat du Monde 1977, organisé à Vienne en Autriche, fut le retour de l’équipe du Canada après huit ans d’absence. Même si le tournoi se déroula tard dans la saison, les Canadiens furent incapables de présenter une sélection composée avec leurs meilleurs joueurs professionnels qui disputaient au même moment les séries finales de la NHL.

Lors du congrès de l’IIHF de 1978, qui s’est tenu à Sirmione en Italie, il fut décidé qu’il n’y aurait plus de tournoi mondial lors des années olympiques. Ainsi, en 1980, pour la première fois aucun titre ne fut décerné. Les douze meilleures nations se contentèrent de disputer les Jeux olympiques organisés cette année-là à Lake Placid qui fut le théâtre du « Miracle on Ice » réussit par l’équipe des Etats-Unis.

Le Championnat du Monde de 1992, organisé à Prague et à Bratislava, fut marqué par plusieurs événements inédits. D’abord, le nombre de pays en compétition dans le groupe A passa de huit à douze ce qui permit notamment à la France de participer pour la première fois à ce tournoi réservé à l’élite mondiale. Ensuite, on appliqua un nouveau système, expérimenté deux mois plus tôt lors des JO d’Albertville, en divisant dans un premier temps le Mondial en deux poules A et B puis en organisant des séries finales avec des quarts, des demis et une grande finale. Enfin, l’ancienne Union soviétique disparut et laissa la place à la Russie.

C’est en 2001 que les Championnats du monde de hockey sur glace changèrent officiellement d’appellation ce qui provoqua la fin des traditionnels groupes A, B et C. Désormais, en plus du Mondial regroupant l’élite, les autres tournois mondiaux prirent les noms de Division 1 et 2. On notera cependant que dans chaque division inférieure, il y avait malgré tout un groupe A et B.

Voici un tableau des champions récents de l'Extraliga slovaque :

Saison Champion
2024-2025 HC Košice

En infligeant un terrible 6-1 à la Russie, dimanche à Prague, le Canada a égalé le plus large score réalisé en finale du Championnat du monde depuis l'instauration des matches couperets en 1992.

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