Le 8 juillet 2016, l'Olympique de Marseille annonçait l'arrivée de Tomas Hubocan, marquant l'histoire comme le premier Slovaque à rejoindre le club. L'objectif était clair : renforcer l'équipe sans pour autant exploser le budget. Les dirigeants de l'Orange Vélodrome ont misé sur ce joueur évoluant alors au Dinamo Moscou, pour un transfert d'environ un million d'euros. Un investissement potentiellement intéressant pour une équipe soucieuse de ses finances.
Une Adaptation Difficile
Titulaire dès son arrivée, le joueur originaire de Žilina a rencontré des difficultés d'adaptation. Quelques semaines après son arrivée, il confiait en conférence de presse :
« Les changements sont difficiles, surtout quand vous ne connaissez pas la mentalité de Marseille et la France. Après mes premiers matchs, Franck Passi m’a fait comprendre que je ne jouais pas au niveau qu’il attendait de moi. Ma confiance dans mon jeu a un peu baissé. Mes deux bons matchs en sélection m’ont redonné le moral. Depuis, je m’améliore. Le changement de climat et l’environnement ont fait du bien, tout le monde est sympa, je m’entends bien avec tout le monde. Je n’ai eu que des ressentiments positifs. Petit à petit, je prends mes repères, il me faudra encore un peu de temps et ça va aller. »
Malheureusement, les choses ne se sont pas améliorées par la suite. En janvier 2017, une fracture de fatigue au pied l'a contraint à l'infirmerie. Son absence s'est prolongée jusqu'en mars, et il a terminé sa première saison avec seulement 14 apparitions.
Prêt et Retour à Marseille
La saison suivante, Hubocan n'a disputé que 3 matchs avec l'OM avant d'être prêté à Trabzonspor en Turquie, où il a participé à 24 rencontres. De retour à Marseille l'été suivant, il a été peu utilisé par Rudi Garcia avec seulement trois apparitions. Il a principalement joué avec l'équipe réserve, participant à 9 matchs.
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Malgré son espoir de quitter Marseille durant le mercato d'hiver 2019, il a dû attendre l'été pour finalement partir, libre de tout contrat avec les Phocéens. Le 5 septembre, il a trouvé un nouveau club à Chypre, signant un contrat d'un an avec l'Omonia Nicosie.
Bilan de son Passage à Marseille
Au total, Tomas Hubocan a été utilisé à 14 reprises toutes compétitions confondues, dont 9 fois en tant que titulaire. En championnat, il a joué 11 rencontres avec son club, co-leader de la ligue avec 46 points. Avec 746 minutes jouées cette saison, le Slovaque a retrouvé du temps de jeu après un passage raté en France.
Il est revenu sur ses prestations et sur son acclimatation à Marseille avant le match au Vélodrome face à Lille :
Comment jugez-vous vos débuts à Marseille ?
"Après Moscou, le changement de climat m’a fait du bien. Je m’entends bien avec tout le monde ici. En Russie c’était différent, l’adaptation était compliquée mais petit à petit je prends mes repères".
Comment avez-vous vécu cette élimination en Coupe de la ligue face à Sochaux ?
"C’était difficile pour nous. Mais on se doit de se reconcentrer sur notre prochain match face à Lille".
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Vous avez évolué dans l’axe de la défense et maintenant à gauche. C’est une situation qui vous convient ?
"Au début, je jouais dans l’axe. Avec le nouvel entraîneur (NDLR=Rudi Garcia) j’ai eu la possibilité de jouer à gauche. C’est un poste que je connais bien car c’est le mien en sélection slovaque. Mais il n’y a pas de poste particulier où je me sens plus à l’aise. Dans la défense centrale on a plus de responsabilité et à gauche, plus de liberté".
Comment jugez-vous le niveau de la Ligue 1 ?
"Chaque club est de bonne qualité. Il y a beaucoup de joueurs performants et chaque match est serré. Il n’y a pas vraiment de clubs bien au-dessus des autres. Dimanche face à Lille ça sera également difficile mais c’est notre dernier match de l’année à la maison et on doit s’imposer".
Il a aussi précisé ce qu'il savait de l'OM avant de signer :
« Je savais que Marseille avait une belle histoire. L'équipe a été sacrée de nombreuses fois championne de France, il y a eu les victoires en coupes. Et aussi, la Ligue des Champions. Quand je suis arrivé dans la ville, j'ai compris la place du club ici. Je me suis dit : « Tomas, tu es là où Fabien Barthez a réalisé ses exploits ! »
Tomas Hubocan : "Hâte de découvrir le Vélodrome"
L'accueil au Vélodrome
La grande famille de l'OM était réunie au stade Vélodrome pour le "lancement de la saison 2016-17". Une rentrée des classes organisée en grande pompe pendant laquelle les recrues ont été présentées à la presse, dont Tomáš Hubočan.
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"J’ai choisi l’OM pour plusieurs raisons. Les contacts ont été établis il y a un bout de temps, c’était au mois de décembre. On a commencé à échanger. J’ai aimé cette façon de faire, et la nature de nos échanges. C’est pour cela que j’ai opté pour ce club, mais il y a d’autres raisons : c’est un club de haut niveau avec des joueurs de qualité et des supporters suivent l’équipe. C’est très important pour moi. J’ai longtemps joué en Russie (au Zénith Saint-Petersbourg, puis au Dynamo Moscou), où j’ai acquis beaucoup d’expérience, mais je ne connais pas grand-chose de la L1. Petit à petit, je vais gagner de l’expérience et je suis convaincu qu’il n’y aura aucun problème pour mon adaptation dans ce championnat. Je me sens plus à l’aise en latéral gauche, mais je peux aussi jouer en défense centrale. C’est à ce poste que j’ai commencé ma carrière. Je suis prêt à assurer à n’importe quelle place en défense, même si mes qualités sont surtout visibles sur le côté gauche.
La Débâcle Face à Monaco
L'Olympique de Marseille a vécu un cauchemar face à l'AS Monaco (1-6). Malgré plusieurs absences, l'OM avait les moyens de gêner l'AS Monaco, mais ce système s'est retourné contre les visiteurs. Lucide, le coach de l'OM ne s'est pas caché. «Je suis le seul fautif», a reconnu le technicien.
Pierre Ménès a commenté : «Avant le match, on n'était pas très emballé par la composition d'équipe de Rudi Garcia. On savait que l'absence de Rami serait préjudiciable mais le remplacer par Hubocan, Doria et Sertic, c'est presque du foutage de gueule. Alors certes Rudi Garcia n'a pas beaucoup de choix dans son effectif mais sûrement pas au point de mettre Hubocan arrière gauche et Amavi devant lui. Tout ça pour prendre un but au bout de 48 secondes de jeu.»
A l'image de Doria, auteur d'une prestation cauchemardesque, Tomas Huboçan, Rolando, Gregory Sertic ou encore Jordan Amavi, l'arrière-garde olympienne a pris totalement l'eau.
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