La carrière de Fabrice Bertrand dans le handball : Un engagement passionné et humain

Fabrice Bertrand est une figure marquante dans le monde du handball, connu pour son approche à la fois passionnée et humaine de ce sport. Son parcours est jalonné d'expériences riches et variées, tant sur le terrain qu'en dehors, faisant de lui un entraîneur respecté et apprécié.

Handball

Un entraîneur proche de ses joueuses

L'émotion était palpable lors du départ de Fabrice Bertrand du HBC Celles. Malgré l'absence de victoire finale, l'équipe a démontré un visage séduisant face au leader du championnat. Fabrice Bertrand, l’entraîneur cellois, résumait la situation avec émotion : « C’est cruel, car il n’y a pas la victoire au bout ». Céline Senamaud, sa capitaine, ajoutait : « C’est vraiment le scénario qu’on n’a pas osé imaginé, mais c’est comme ça. C’est le sport. »

La soirée marquait également le départ de joueuses importantes comme Maja Uzmah-Son et Mathilde Jubault, célébrées par un public fidèle. Pour Céline Senamaud, ce moment était particulièrement difficile : « Ce soir (samedi), ce n’est pas facile du tout pour moi. Une fin de saison, ce n’est jamais simple. C’est la vie d’un club, ce n’est pas facile à gérer, mais on essaye de le faire comme on peut. »

Cette soirée à la Boissière était la dernière de Fabrice Bertrand sur le banc du HBC Celles : « Il y a de la fierté d’avoir entraîné ce groupe-là ». Il soulignait l'importance du respect dans son management : « On a fonctionné avec un management différent de celui d’un âne avec une carotte. Il se faisait dans le respect des joueuses, même s’il fallait trancher en fin de chaîne. Et certaines joueuses croisées marqueront ma carrière, comme Maja (Uzmah-Son) ou Céline (Senamaud). »

Le club cellois perdra un atout précieux avec le départ de Fabrice Bertrand, notamment en raison des liens forts tissés au sein du groupe. Céline Senamaud témoigne de cette relation privilégiée : « On avait une relation très simple : on voyait le handball de la même façon. On avait les mêmes valeurs humaines, de travail. C’est un coach qui aime l’investissement physique et mental, et je pense que c’est pour ça qu’on s’est très bien entendu. »

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Malgré des objectifs pas toujours atteints en termes de classement, l'impact de Fabrice Bertrand va au-delà des simples victoires et défaites. Céline Senamaud ajoute : « Je lui retourne aussi le compliment. Je n’ai pas eu beaucoup d’entraîneurs dans ma vie, et certains sont très bons sur le hand mais pas humainement. Fabrice regroupe les deux : il a été très humain toute l’année. Il a fait avec un groupe de filles, ce qui n’est pas facile avec nos états d’âme et nos problèmes personnels. »

La capitaine celloise conclut : « Je suis déçu pour le club et les joueuses, parce qu’un entraîneur comme ça, il n’y en a pas beaucoup, je pense. En tout cas, moi, je n’en avais pas croisé avant. »

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Le parcours de Guillaume Saurina : De joueur à entraîneur

Parallèlement, il est intéressant de noter le parcours d'anciens sportifs de haut niveau qui se sont reconvertis en entraîneurs, comme Guillaume Saurina. Vainqueur de la Ligue européenne avec les filles du Nantes Atlantique Handball dès sa première saison en tant qu’entraîneur numéro 1, Guillaume Saurina se destinait plutôt à une reconversion comme formateur.

Guillaume Saurina a fini sa carrière de joueur au HBC Nantes. Les différentes opportunités qui lui ont été proposées l’ont propulsé sur le banc d’une équipe de D1 féminine en tant qu’entraîneur-adjoint quelques semaines seulement après sa retraite en tant que joueur.

Il a commencé à s'intéresser à l'encadrement dès ses années à Nîmes, où il participait à l'entraînement des jeunes. « J’ai pris goût à ça quand je jouais à Nîmes, autour de 2007. Le club encourageait les pros à encadrer une équipe de jeunes. Pour certains, c’était aller voir les gamins deux ou trois fois par an. Pour ceux qui étaient motivés, ils pouvaient intervenir sur quelques séances d’entraînement voire prendre en charge une équipe. »

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Saurina a gravi les échelons, passant de l'animation pour les plus jeunes à l'encadrement du sport-études et du centre de formation. « J’ai commencé avec les tout petits. On ne parlait pas encore de handball, plutôt d’animation. On les occupait. J’ai bien accroché et j’ai commencé à m’y intéresser. J’ai donc passé mes diplômes. Il faut savoir que j’ai passé tous mes diplômes, de l’animateur handball jusqu’au titre 6. À Nîmes, j’ai commencé au baby hand jusqu’au sport-études et au centre de formation, où j’intervenais une à deux fois par semaine. »

Son expérience s'est enrichie au fil des années, influencée par divers entraîneurs et mentors. Tous m’ont influencé dans l’idée de refaire ou ne pas refaire certaines choses que j’ai pu vivre. Certains plus que d’autres.

Saurina souligne l'importance de l'humain dans le coaching, s'inspirant de figures comme Jérôme Chauvet. C’est le cas de Jérôme Chauvet qui, avec des mots, était capable de tirer la quintessence de son groupe. J’ai vécu des moments où, après un de ses discours, on n’avait même pas besoin de s’échauffer tellement on était prêt à la guerre.

Les défis et opportunités de la reconversion

La reconversion en tant qu'entraîneur est souvent une question d'opportunités et de préparation. Je pense que les carrières de sportifs sont faites d’opportunités. C’est la même chose pour les entraîneurs.

Il souligne l'importance de l'accompagnement et du conseil dans cette transition. Je remercie d’ailleurs Gatien Dumard, mon agent. Je pense qu’un sportif en a besoin dans l’accompagnement et le conseil.

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Saurina a saisi l'opportunité de devenir entraîneur adjoint chez les filles, malgré son expérience initiale avec des équipes masculines. Avant d’entraîner chez les filles, je n’avais coaché que des garçons. Mais je n’arrivais pas non plus comme un cheveu sur la soupe : ma mère a été la fondatrice que la Ligue féminine de handball, avec ma femme (Camille Ayglon-Saurina), je suis le handball féminin depuis de nombreuses années.

Il reconnaît que le rôle d'entraîneur est complexe et exigeant, nécessitant une remise en question constante. C’est peut-être bête à dire mais je me remets énormément en question. Après un entraînement ou après un match, je me demande toujours si j’aurais pu mieux faire telle ou telle chose. Je le fais avec mon adjoint, tous les jours, mais également avec mes joueuses.

Saurina met l'accent sur l'importance de l'unité et de la solidarité au sein de l'équipe. C’était important pour moi d’avoir un groupe uni et solidaire. En mettant l’humain au centre de tout, on se retrouve à avoir des discussions, à échanger, à partager. Je suis à l’écoute.

Guillaume Saurina et Bruna De Paula

Les duos d'entraîneurs : Une force collective

L'article mentionne également la tendance croissante des duos d'entraîneurs, qui unissent leurs forces pour manager les équipes. Lenaff - Bertrand (Massy, handball).Deux caractères bien trempés (Lenaff le Breton et Bertrand le Bourguignon) pour une union qui en est dans sa deuxième année en D 2 et qui est amenée à durer.

Gilles Lenaff avait besoin de bouleverser ses habitudes : « Seul, on a tendance à s'enfermer dans son cocon avec ses certitudes. Il me fallait quelqu'un avec qui parler des problèmes du groupe. » A 28 ans, Fabrice Bertrand, qui a également en charge la formation des minots massicois, assiste donc Lenaff. « Les rôles sont parfaitement définis, explique Bertrand. Gilles effectue les choix. Moi, j'apprends le haut niveau que je n'ai pas connu en tant que joueur. »

Équipe de handball

Fabrice Bertrand à Massy : Une mission de sauvetage

Fabrice Bertrand a accepté sa mission « sauvetage » sans rechigner. Ce solide Bourguignon (1,80 m ; 85 kg), ancien pivot de Torcy (N 3, Saône-et-Loire), n'est pas du genre à commenter les ordres et encore moins à dire du mal de son prédécesseur.

Pour son premier banc en D 2, ses Jaune et Bleu ont obtenu le nul (23-23), avec mention « peuvent mieux faire ». Le mal (6 défaites d'affilée toutes compétitions confondues) est endigué.

Titulaire d'un Deug de biologie, Bertrand embrasse tôt (22 ans) la carrière d'entraîneur. Des bancs de la fac au banc d'entraîneur de Saint-Vallier, le pas est vite franchi. Une saison dans sa ville natale, au niveau régional, puis une autre chez les voisins de Torcy où il s'occupe des - 18 ans féminines et enfin une dernière à Chalon-sur-Saône où il coache, entre autres, les moins de 18 ans féminines.

Bertrand a trouvé sa vocation. Et vice-versa ! Le solide gaillard va passer ses diplômes de coach et sera même nommé conseiller technique fédéral auprès de la Ligue de Bourgogne.

En 2000, une envie de changer d'air le prend. Le 27 novembre 2000 (il se rappelle de la date !), Bertrand quitte sa province le coeur bien décidé à conquérir Paris. Et signe donc son contrat d'entraîneur pro à Massy.

Aujourd'hui, toujours à la tête des moins de 10 ans massicois, il s'occupera d'abord du centre de formation avec les 18 ans nationaux, puis de l'équipe réserve où il va côtoyer pas mal des garçons qu'il a aujourd'hui sous son aile en première, puis sera nommé adjoint de Gilles Lenaff en 2002.

Lentement, il va imposer à l'équipe fanion ses recettes comme le suivi médical. Ses méthodes d'entraînement lui valent le respect des joueurs.

Les conflits et défis internes : L'exemple de l'Angoulême Charente Handball

L'article évoque également les défis internes que peuvent rencontrer les clubs, comme l'illustre le cas de l'Angoulême Charente Handball. La saison de l'ACH fut gangrenée par un conflit qui, en interne, a opposé la direction aux joueuses et au staff de l'équipe première.

Ce conflit a culminé avec une tentative de putsch des joueuses après l'annonce du non-renouvellement de l'entraîneur Rémi Samson. S’en est suivi une assemblée générale extraordinaire, convoquée le 2 mars 2020 par l’effectif de Nationale 1 féminine.

Les griefs des joueuses portaient sur le non-recrutement d'une remplaçante et le manque de communication de la direction. La confiance est brisée, et le divorce consommé. Il peut y avoir du changement, pas de souci de ce point de vue, mais il y a aussi des manières de faire, tranche Marie Jonvel.

Cet exemple souligne l'importance de la communication et de la transparence dans la gestion d'un club sportif.

L'excellence et la progression : Le Hennebont-Lochrist Handball

Dans sa quête continue de progression, et d'excellence, le Hennebont-Lochrist Handball était à la recherche du chaînon manquant pour compléter et renforcer son équipe de techniciens escortés d’une bonne réputation (Fabrice Bertrand, Mathieu Hurtaud et Valentin Luy).

Pour devenir entraîneur plusieurs ingrédients sont nécessaires, la passion et l’enthousiasme en font partie.

L'ambition est claire pour nous, elle est étroitement en lien avec l'équipe 1.

Le succès des jeunes : L'équipe de France U18F

L’équipe de France U18F s’est emparé ce dimanche du titre continental. Deux jours après avoir pris la mesure de l’Allemagne (26-21) en demi-finale, elle a dominé le Danemark (24-19) en dernier lieu à Podgorica au Monténégro.

Olivier De Lafuente préfère temporiser : « J’ai aussitôt alerté les filles, oui cela valide leur travail et c’est une performance du moment, mais ce n’est qu’une première étape sur un long chemin. Cela doit leur donner envie de redoubler d’efforts pour continuer à avancer. C’est avant tout la récompense d’un dispositif, du PPF, des gens qui travaillent au quotidien dans les pôles. Nous ne sommes pas des magiciens, si nous n’avions pas des bonnes joueuses bien entraînées toute l’année, on ne pourrait pas faire grand-chose. »

Une finale sur la lignée du match précédent contre l’Allemagne et le sentiment d’une fin de semaine parfaitement maîtrisée.

La reconversion réussie de Julie Dazet : Du handball aux soins infirmiers

À 37 ans, Julie Dazet est étudiante en première année de formation en soins infirmiers à l’université de Bordeaux. Une reconversion réussie pour cette handballeuse professionnelle dont la carrière sportive a été très riche.

« Je ne peux pas être plus heureuse. La qualité de la formation, l’ambiance de cette petite promo - 88 étudiants tout de même… -, l’immersion au sein de l’hôpital et des patients, tout me plait ! », exprime sincèrement Julie Dazet.

« Le métier d’infirmière requiert les mêmes compétences que le sport de haut niveau, comme l’exigence, la rigueur, la précision des gestes, la technique et la responsabilité.

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