Rugbyrama Arras Féminin : Un Vent de Renouveau Souffle sur le Club

Un souffle d’air frais est entré au club d’Arras par les portes et par les fenêtres. Ce monument du Nord se trouvait en péril.

La chute des garçons en Fédérale 2, qui n’en finissait plus, et la baisse d’effectif chez les filles, qui les avait reléguées du championnat de Fédérale 1 aux plateaux à VII, avait beaucoup fragilisé l’édifice. Il a été reconsolidé par deux débuts de saison prometteurs.

En remportant deux succès consécutivement au début du mois d’octobre, les garçons (Fédérale 3) avaient fait œuvre d’une petite constance dans l’effort qu’ils n’avaient plus produit depuis quatre années.

En se portant facilement en tête de leur poule de la phase préliminaire - cinq succès consécutifs - les filles ont acquis le droit, pour la deuxième année consécutive, de participer à la poule de play-off du championnat de Fédérale 2, qui débutera au mois de janvier.

Après quelques années de disette, les Lionnes avait reconstitué une petite équipe de jeu à XV la saison dernière et ce redémarrage réussi les avait porté de façon inattendue jusqu’à un quart de finale, perdu contre la réserve du Stade français.

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Cette saison, les Arrageoises ont encore gonflé leur effectif en retrouvant quelques-unes de leurs anciennes joueuses. Les retours de Caroline Leroy, Alice Broyez, Laure Grosseny, Iman Dadi ou encore de Valentine Balingheil ont porté le nombre des coéquipières à trente licenciées.

«Nous avons retrouvé un niveau de concurrence qui porte tout le monde», apprécie la responsable Perrine Rossi qui, depuis le départ de Dephine Vasseur pour raison professionnelle, entraîne avec Etienne De Rosa. «Notre groupe a accueilli tout un tas de filles d’horizon divers, qui ont redynamisé notre aventure. Et depuis la belle saison dernière, elles en veulent davantage. Nous voulons franchir une marche supplémentaire.»

L’objectif des demi-finales a donc été établi en interne, ce qui impliquerait une montée en Fédérale 1.

«On n’en est pas là, atténue un peu Perrine Rossi. Nous connaissons le fossé qui sépare les deux divisions et les filles sont toujours en apprentissage. Mais nous n’allons pas leur dire de jouer avec le frein à main pour ne pas monter. Pour l’instant, on fait tourner tout le monde et on emmagasine une belle expérience collective. Nous voulons confirmer notre embellie.»

Les Amazones de Grenoble réussissent à se faire une place dans l'élite du rugby féminin

Rugby féminin

Les Quarts de Finale et les Aspirations des Équipes

Dimanche, on dispute les premiers quarts de finale. Le bouclier du dernier échelon fédéral a pris la route l’an dernier de Toulouse. Il n’a pas siégé au Stade toulousain mais au sein du Toulouse CMS. Lors de l’examen final, les Toulousaines avaient pris le meilleur sur Périgueux (18-17) grâce à une pénalité de la buteuse Maylis Moréno.

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Qui peut prétendre à la succession des Toulousaines ? Le Stade français semble avoir les arguments pour soulever le bouclier le 18 mai prochain à Tarbes. Premières au classement général, les Franciliennes devraient prendre le meilleur sur Arras, deuxième de poule lors de la phase qualificative.

Deuxième équipe nationale, l’AS Bayonne a également la faveur du pronostic face aux Bretonnes d’Auray (les Breizh Barians). Le débat promet d’être plus équilibré entre les Iséroises de Grenoble-Sassenage et les Bigourdanes du Piémont Pyrénéen.

L’opposition entre l’entente corse et le SCUF est inédite. Une première opposition dont l’issue sera très indécise.

Programme des Quarts de Finale

  • Dimanche : AS Bayonne - Breizh’Barians
  • Grenoble - Ras. du Piémont
  • Scuf - Entente corse
  • Stade français - Arras

La saison écoulée, Blagnac avait brillamment remporté le titre aux dépens de Lille-Villeneuve d’Ascq (39-12). Le champion 2018 est de nouveau un sérieux candidat au titre puisqu’à ce jour, il n’a pas encore connu la défaite. C’est en toute logique qu’il a hérité du dossard numéro 1 national.

Opposées dimanche à Grenoble, les Blagnacaises auront la faveur du pronostic. Pour la petite histoire, les deux équipes étaient adversaires à ce même stade de l’épreuve. Blagnac avait eu quelques difficultés pour prendre le meilleur sur les Iséroises (25-12).

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Le finaliste 2018, Lille-Villeneuve d’Ascq est également invité à cette phase éliminatoire. Les Lilloises vont en découdre face à Bordeaux, une opposition qui s’annonce très équilibrée. L’issue de cette rencontre promet d’être bien incertain.

Le Stade toulousain va se mesurer à Rennes, les jeunes bretonnes n’ont pas dit leur dernier mot face aux Stadistes. Ce duel s’annonce également indécis.

Montpellier n’a connu qu’un seul faux pas lors de la phase éliminatoire.

Hina Ikahehegi : Une Nouvelle Étoile du Rugby Français

Hina Ikahehegi

À 21 ans, Hina Ikahehegi s’apprête à connaître sa première sélection avec le XV de France face à l’Angleterre, ce samedi (15h30). Tout est passé très vite.

C’est ma grande première, je suis la première lilloise depuis des années (Gabrielle Vernier, en 2019) à débarquer chez les Bleues. Le stress est déjà là, j’ai beaucoup de personnes qui me suivent, notamment mon club de Villeneuve d’Ascq. C’est vrai que j’ai une pression de malade !

C’était une véritable surprise. Sincèrement, je ne pensais pas être dans le groupe. Tout simplement, parce que j’ai moins d’expérience, j’appréhende encore le plan de jeu et je pensais qu’il allait privilégier des troisièmes lignes polyvalentes.

Ils ont annoncé les trois premières remplaçantes, de 16 à 18 et là il y a eu un stop… Je me dis, il n’y a que trois remplaçantes (rires). Et Gaëlle Mignot annonce que ce sera ma première cape. Tout le monde a crié, un moment incroyable. Mais j’ai réussi à retenir mes larmes et ça, c’est rare. Je suis parti en courant annoncer à mes parents la grande nouvelle.

Il y a deux ans j’ai eu la chance de jouer avec les moins de 20. Je me rappelle que c’était un très gros match, là-bas. Les Anglaises sont toujours costaudes et difficiles à battre. C’était très stressant, parce que je suis passé de la doyenne du groupe U20 à la toute petite de l’équipe. Je voyais tout le monde comme les stars du rugby féminin, je suis assez réservée au quotidien.

Forcément, être la plus présente possible avec le XV de France au niveau international. Faire un maximum de temps de jeu et de feuilles de match. Et en club bien évidemment, aller gagner le championnat Élite dans sa nouvelle formule. C’est aussi pour cela que je veux être en équipe de France. Qui sait ? Je pourrais peut-être faire ma première Coupe du monde.

Le rugby dans le Nord n’est pas courant. De mon père et mon frère (Aselo Ikahehegi, joueur de Nevers) qui jouaient à Arras et Leforest, un petit club dans le Nord Pas De Calais. Il s’agit de ma toute première équipe, où j’essaye d’être encore présente pour ramener du monde.

Dans le Nord, il y a évidemment les sœurs Ménager qui sont un exemple à suivre. Mais avec mon frère, c’était surtout Jonah Lomu. On était fasciné par le joueur de par les origines, les îles et les All Blacks, et par rapport à son corps carré comme un bus à l’image de toute ma famille. C’était vraiment mon idole, je racontais que c’était oncle.

Depuis les U20, j’ai une image d’une joueuse de l’équipe de France auprès des enfants. C’est hyper important de rester proche d’eux et de faire aucune différence.

Quand je n’arrive pas à gérer mes émotions, je m’isole, casque, musique et dessine un peu de tout. Je viens pour retourner du Rosbeef ! L’Angleterre, ce n’est jamais vraiment un match amical. Je veux surtout apporter mon énergie et ma rage aux filles à ce moment-là. Tout en marquant des essais (Rires).

Soutien du Rugby Amateur par TotalEnergies

Partenariat Midol avec TotalEnergies - Pour la troisième année consécutive, le TotalEnergies Challenge Rugby Amateur va récompenser pas moins de quatre-vingt-dix clubs amateurs en 2025.

«Sans rugby amateur, il n’y a pas de rugby professionnel. » Lors de l’entretien qu’elle nous a accordé (lire ci-dessous) Isabelle Patrier, la directrice France de TotalEnergies a prononcé cette phrase qui résonne encore dans les esprits.

Le TotalEnergies Challenge Rugby Amateur revient en 2025 pour une troisième édition qui s’annonce aussi réussie que les deux premières. Vous savez pourquoi ? Car elle a encore et toujours le même but : mettre la lumière sur ceux qui sont (trop) souvent dans l’ombre.

On ne compte même plus le nombre de fois où certains ont avoué les difficultés de l’amateurisme en France avec notamment un manque cruel de bénévoles. Alors TotalEnergies tente depuis trois ans de redonner le sourire à certains clubs. Force est de constater que la mission est pour l’instant plus que réussie.

Comme en 2024, pas moins de 1 400 clubs sont sur la ligne de départ. Pour prendre connaissance des quelques modifications lors de cet acte III, il faut simplement se concentrer sur la manière dont les dotations sont attribuées. Ces dernières respectent encore un peu plus notre belle planète avec des produits écoresponsables : un caoutchouc 100 % naturel, un polyester fait à l’aide de bouteilles en plastique transformées.

Comme la saison passée, tout le monde est concerné par ce TotalEnergies Challenge Rugby Amateur. On pense ici aux équipes seniors masculines mais aussi aux féminines ainsi qu’aux équipes jeunes. La formation n’est pas mise de côté, bien au contraire.

Ces derniers mois, nous avons eu la chance de discuter avec des clubs aux anges, en recevant leur dotation: "Si nous, dans le staff, étions contents, les filles étaient vraiment ravies, souriait à l’époque Gaultier Dodet, l’entraîneur des féminines de Besançon. Elles étaient d’autant plus heureuses que cela récompensait leur parcours. Ça valorise toute leur saison réussie. Et le fait de voir les dirigeants de TotalEnergies se déplacer pour la remise, c’était top !

Après le coach, c’est le président bisontin qui avait le sourire jusqu’aux oreilles: "Notre club est assez large puisqu’il compte 420 licenciés. Toutes les catégories sont représentées, des moins de 6 ans aux vétérans, en passant par les seniors, les féminines et le rugby à 5, présentait Hugo Dorandeu. Et le matériel, c’est l’un des plus gros postes car il y a du renouvellement chaque année. On peut le chiffrer à 60 000 euros par an. La consommation annuelle de ballons est folle…"

Vous avez là une partie des raisons pour lesquelles TotalEnergies est ravi de soutenir ce challenge. Un ballon ovale qui voyage dans un premier temps, un œil sur le tableau d’affichage dans un second pour savoir qui va au bout, et dans un troisième épisode, des personnes heureuses.

En 2025, TotalEnergies lance pour la troisième année consécutive le "Challenge Rugby Amateur". Isabelle Patrier explique les particularités de cette édition, avec notamment ses nouveautés.

Nous avons lancé ce challenge avec le Midi Olympique en 2023, en marge de notre sponsoring de la Coupe du Monde, pour encourager les clubs amateurs, car il ne faut pas oublier que sans rugby amateur, il n’y a pas de rugby professionnel.

L’année dernière, pour la deuxième édition, nous avions revu le règlement pour mettre à l’honneur toutes les régions de l’Hexagone et toutes les catégories - juniors, seniors, féminines - pour plus d’équité.

On ne change pas une formule qui gagne ! Notre objectif reste toujours le même : aider concrètement les clubs avec un pack de dotations utiles, avec une évolution qui nous tenait à cœur : les dotations sont désormais labellisées Fairtrade, dans une démarche d’éco-responsabilité.

Nous privilégions au maximum la fabrication en France, et nous sommes très vigilants quant au respect des normes environnementales et sociales qui sont une condition évidente et préalable à l’acquisition des dotations en matériel. Par exemple, pour les ballons, l’encre qui est utilisée pour les personnaliser est non polluante, ils sont emballés dans des sacs conçus à partir de matière recyclée et le caoutchouc utilisé est 100 % naturel.

L’année dernière, vous vous réjouissiez des nombreux retours positifs à l’issue de la précédente édition. Bien sûr ! Le budget que les clubs amateurs consacrent au matériel est important. Cela contribue à l’excellence de la formation du rugby français. Ce sont des économies que les clubs peuvent utiliser pour les déplacements, la formation, des actions dans leurs territoires.

On voit notamment des actions sociétales qui se mettent en place un peu partout, avec les jeunes de toutes les tranches d’âge. Et puis, évidemment, il y a aussi ce défi d’aller chercher des résultats et d’être reconnu pour les performances sportives.

TotalEnergies est très présent dans les régions. On a un ancrage local très fort, avec 35 000 collaborateurs dans toute la France. De la même manière qu’on compte près de 2000 clubs répartis sur le territoire français, nous avons, chez TotalEnergies, 3 300 stations-service, 25 000 bornes de recharge électrique, et des dizaines de sites industriels et d’agences commerciales de nos filiales partout en France. C’est tout naturel pour nous d’accompagner ces clubs qui sont proches de nos équipes, de soutenir ce sport des territoires.

Quand on distribue les dotations aux clubs, ce sont nos équipes qui, dans la majorité des cas, viennent les offrir directement aux clubs. Depuis la Coupe du Monde France 2023, nous avons largement amplifié notre engagement pour le rugby français, et nous en sommes très heureux. Nous partageons la passion et les valeurs du rugby.

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