Le Stadium de Toulouse, souvent vibrant grâce à ses supporters passionnés, connaît parfois des moments de vide dans le parcage, suscitant interrogations et analyses. Cet article explore les différentes raisons qui peuvent expliquer ce phénomène, allant des tensions entre supporters aux décisions de boycott, en passant par des incidents de sécurité.
Incidents et Tensions Avant le Match TFC - FC Nantes
Moins d'une heure avant le début du match opposant le Toulouse Football Club et le FC Nantes en Ligue 1, un dimanche, le Stadium de Toulouse était toujours vide. Initialement prévu à 15h, le coup d'envoi a été retardé et donné finalement à 16h30.
Selon les informations de France Bleu Loire Océan, trois colis suspects avaient été découverts sous les bâches du parcage visiteurs. Le service de déminage a donc été appelé pour intervenir aux abords du stade. Selon des informations, il s'agissait en fait de dispositifs d'allumage à distance, prévus pour libérer de la fumée violette, couleur du TFC, sous les sièges des supporters des Jaune et Vert.
Les deux clubs de supporters entretiennent une certaine animosité, notamment depuis la finale de la Coupe de France, remportée par Toulouse. Les 150 supporters nantais sont restés bloqués sur leur aire de prise en charge, au nord de Toulouse. Les journalistes, déjà dans la tribune "presse", ont également été évacués du stade.
Altercation Interne au FC Nantes
En parallèle, une scène surréaliste s'est déroulée entre deux membres du club du FC Nantes. Le directeur général délégué, Franck Kita, et le directeur sportif officieux du club, Mogi Bayat, en sont presque venus aux mains avant le match. Plusieurs sources parlent "d'échanges véhéments" et d'un face-à-face musclé.
D'après des informations, Franck Kita se serait opposé à l'entrée de Mogi Bayat dans le vestiaire "visiteurs" ce dimanche après-midi, réservé aux joueurs et au staff du FC Nantes.
Boycott des Ultras : Trophée des Champions et Tarifs
Le 15 décembre, le Collectif Ultras Paris (CUP) annonçait sa décision de « boycotter le trophée des champions », qui se jouera pourtant le 3 janvier prochain au Parc des Princes. Une décision rare, d’autant que les différents groupes qui composent le collectif seront également privés de tribune pour les deux premiers matchs à domicile de l’année.
Quatre jours après le CUP, les Indians Tolosa, principal groupe d’ultras du Stadium de Toulouse, annonçaient également leur boycott. Il n’y aura donc, pour le premier Trophée des champions en France devant le public français (celui de 2020, à Lens, s’était joué à huis clos), aucun ultra pour animer les tribunes.
En plus du prix des places, un autre grief était avancé par les ultras violets : « Comment est-ce possible de prétendre respecter l’équité sportive en choisissant le stade du PSG pour accueillir la rencontre et ce en ayant connaissance des deux équipes devant se disputer le trophée ? »
Les raisons avancées par le CUP pour justifier le boycott sont multiples, mais une ressort : les « tarifs imposés par la LFP », « inacceptables » et qui « vont à l’encontre de la défense de nos valeurs et d’un football populaire ».
Les sésames ont été mis en vente au prix de 25 euros hors frais, 28 au moment de valider le panier. « Pour mémoire les billets visiteurs coûtaient 18,50 euros pour le match de LDC à Dortmund », écrivait le CUP.
Un compte X qui organise des échanges de places entre particuliers sur les réseaux, avançait ces derniers jours que seulement 13,6% des places au Parc avaient été allouées au TFC. « Le TFC avait sur sa billetterie uniquement les places pour La Tribune Boulogne, explique la personne derrière le compte. J’ai calculé le nombre de places que cela représente et le résultat est 6508 places. Concernant la vente grand public les supporters devaient passer par la billetterie du PSG pour espérer avoir une place.
« On voulait un stade neutre, un tirage au sort, un protocole neutre et surtout le même nombre de supporters, expliquait le président du Tef, Damien Comolli, en conférence de presse le 21 décembre. Et une billetterie neutre. On ne voulait pas de supporters toulousains en parcage visiteurs. »
Le boycott des Indians a eu un impact sur la présence des supporters du TFC, le groupe étant moteur et comptant plus de 3000 membres.
Rivalités et Affrontements entre Supporters
Dix supporters toulousains ont été blessés dans un affrontement avec des supporters rennais survenu en marge de la rencontre de Ligue 1 entre le Stade Rennais et le Toulouse Football Club, un samedi soir. L'un d'entre eux a été hospitalisé à la suite de cet incident, énième signe d'une rivalité tenace entre les deux camps.
La rivalité ancienne entre soutiens rennais et toulousains a connu un nouveau triste épisode un samedi après-midi, dans le centre-ville de Rennes. « Vers 14h20, rue de Châtillon, un affrontement a opposé une centaine de supporters de Rennes et Toulouse. Dix Toulousains ont été blessés, l'un d'entre eux a été hospitalisé pour un possible traumatisme crânien », a indiqué le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc, cité par l'AFP.
Les supporters des deux équipes nourrissent pour cause un antagonisme marqué par des incidents réguliers depuis 2009 et le vol d'une bâche du groupe ultra des Indians Tolosa 93 par les supporters du Roazhon Celtic Kop (RCK), suivi d'un premier échange de coups.
Des incidents réguliers depuis 2009, d'après les récits des premiers témoins interrogés, « des ultras de Rennes seraient venus en découdre avec les "Indians" de Toulouse », attablés au café Le Derby.
Bien que la préfecture avait interdit jeudi à tout supporter du TFC de circuler dans Rennes ou aux alentours du Roazhon Park en s'affichant aux couleurs toulousaines, les individus qui ont échangé des coups et se sont envoyé plusieurs éléments de mobilier urbain étaient presque tous vêtus de noir.
Les Indians Toloso sont eux bien présents dans le parcage visiteurs du Roazhon Park ce samedi soir.
Les RIVALITÉS du FOOTBALL expliquées en 12 MINUTES (Partie 1)
Ambiance au Stadium et Soutien des Supporters
Comme chaque saison lors de la venue de Marseille, une bonne partie du Stadium de Toulouse (soit 24.293 personnes selon les organisateurs) a vibré pour l’OM un samedi soir. Et ils étaient largement majoritaires dans le virage ouest, derrière le but de Steve Mandanda en première période. D’entrée de jeu, sur la première échappée de Florian Thauvin, ils ont rugi de plaisir.
Les ultras des Indians, dans le virage Brice-Taton, ont encouragé tout le long du match leurs joueurs, salué le futur Lensois Yannick Cahuzac, entré à la 86e minute, sans oublier d’allumer leurs dirigeants, le président délégué Jean-François Soucasse en tête.
Les Marseillais ont eu le dernier mot, avec un chambreur « Et ils sont où les Toulousains ? » après le cinquième but des leurs, dans les arrêts de jeu.
Une très, très grosse affluence est attendue au Stadium pour les matchs importants. Pour l'heure, 31 500 spectateurs sont attendus, sur les 33 150 places assises du stade. Les Portugais, eux, semblent bien décidés à remplir le parcage visiteur, comme l'ont fait leurs concurrents dans les tribunes de l'Estadio da Luz au match aller.
Tableau Récapitulatif des Raisons du Parcage Vide
| Raison | Description |
|---|---|
| Incidents de sécurité | Découverte de colis suspects, évacuation du stade. |
| Tensions entre supporters | Animosité entre clubs, affrontements physiques. |
| Boycott des Ultras | Tarifs élevés, choix du stade pour le Trophée des Champions. |
| Rivalités | Affrontements réguliers avec d'autres groupes de supporters. |
Le parcage vide au Stadium de Toulouse peut être attribué à une combinaison de facteurs, allant des incidents de sécurité aux tensions entre supporters, en passant par les décisions de boycott liées aux tarifs et à l'équité sportive.
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