Real Madrid contre Atlético Madrid: Une rivalité historique en Supercoupe d'Espagne

Les matchs de Supercoupe d’Espagne de football ont toujours été des moments à part. Un seul match pour écrire l’histoire. Pas de filet de sécurité, pas de plan B. C’est maintenant ou jamais.

La moindre erreur peut être fatale. Pas de match retour pour corriger les erreurs. Tout se décide en 90 minutes, peut-être plus si les prolongations s’invitent à la fête. La Real Madrid - Atlético Madrid : composition sera déterminante pour l’issue du match. Les deux équipes se respectent mais ne se font aucun cadeau. C’est leur ADN.

Dans un derby, l’engagement fait souvent la différence. Historiquement, c’est une force de l’équipe. L’amour du football n’a pas de frontières, et ce derby en est la preuve parfaite.

Le match sera diffusé sur les chaînes sportives internationales. Les dernières confrontations entre ces deux équipes sont très serrées. Oui, l’Atlético Madrid a remporté la Supercoupe d’Espagne à plusieurs reprises dans son histoire.

Cet article met en avant l’histoire de certains clubs, de certains derbies, de stades anciens comme modernes, qui ont façonné l’histoire du football et de certaines régions du monde. Le football ne se limite pas à un simple sport à Madrid : c’est une véritable passion qui bat depuis près d’un siècle dans le cœur des habitants de la capitale espagnole.

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Les victoires glorieuses et les défaites amères sur les scènes nationales et européennes ont tracé l’histoire de deux géants du football : le Real Madrid et l’Atlético de Madrid. Au centre de cette métropole, il y a une rivalité féroce. Chaque saison, ces deux équipes se défient sur le terrain lors de ce qui est appelé le « Derby Madrilène » ou « derbi madrileño » en espagnol.

Ce match est bien plus qu’une simple compétition sportive. Cette rencontre cristallise les tensions et les antagonismes sociaux-économiques, reflétant des différences profondes dans les modes de pensée, de jeu et de vie. Alors que les habitants de Madrid se préparent chaque saison pour une nouvelle édition de ce derby légendaire, il est temps de remonter aux origines de cette rivalité enflammée.

Nous allons explorer l’histoire fascinante qui a donné naissance à la rivalité entre le Real Madrid et l’Atlético Madrid. De ses modestes débuts à son statut actuel de l’un des derbies les plus en vue du monde, nous découvrirons comment cette rivalité a façonné l’âme du sport à Madrid et comment elle continue de captiver les fans à travers le globe.

Le 8 avril 1903, c’est dans l’Hippodrome de la Castellana comble, que le jeune Real Madrid, considéré comme le plus grand club de la capitale, s’incline chez lui 3 buts à 2 en finale de la première Copa del Rey face aux Basques de l’Athletic Bilbao. Après ce match mémorable, un groupe d’étudiants de l’École des ingénieurs des mines de Madrid, bien que résidant dans la capitale, étaient des fans inconditionnels de Bilbao.

Ils ont décidé de créer leur propre équipe à Madrid, une équipe qui adopterait des valeurs similaires à celles de l’Athletic Bilbao, en particulier en termes de fierté et de détermination. Le 26 avril, soit moins de 20 jours après la défaite en finale face à Bilbao, l’Atlético de Madrid est officiellement créé, initialement en tant que branche madrilène du club basque.

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Les couleurs du club étaient initialement le bleu et le rouge, similaires à celles de leurs homologues de Bilbao, avant de passer, tout comme le club basque, au rouge et blanc en 1911. Au fil du temps, l’Atlético de Madrid a gagné son indépendance, rédigeant sa propre charte en 1905 grâce à l’aide de membres dissidents du Real Madrid.

Quelques années plus tard, le club a développé sa propre identité distincte, le distinguant de l’Athletic Bilbao. Dans les premières années, le football à Madrid était largement dominé par le Real Madrid qui avait absorbé les autres clubs locaux de la ville, tels que Moncloa, Iberia et Moderno, en 1920. Sous le patronage royal du Roi Alfonso XIII, le Real Madrid est devenu le club des élites de la société.

Cependant, la période de l’après-guerre civile espagnole a ouvert la voie à l’Atlético de Madrid pour rivaliser avec le Real, à la fois sur et en dehors du terrain. Cette rivalité en constante évolution a façonné l’histoire du football espagnol et du derby madrilène au fil des décennies. La Guerre Civile espagnole qui a éclaté en 1936 a eu des conséquences dévastatrices sur le football espagnol.

Les clubs ont subi des pertes humaines, économiques et matérielles importantes. De nombreux joueurs et supporters ont été directement affectés par le conflit. Les stades ont été endommagés et les ressources financières des clubs ont été gravement épuisées. Le Real Madrid a subi une catastrophe majeure lorsque son stade a été détruit pendant la guerre. Cette perte a été un coup dur pour le club.

De plus, l’Atlético Madrid a également été touché par la guerre perdant huit de ses titulaires dans le conflit. Dans les années qui ont suivi la guerre civile, l’Atlético de Madrid a connu une période de transformation. Le club a fusionné avec le Club de l’Aviation Nationale qui était soutenu par des militaires proches du gouvernement de Franco. Cette fusion a conduit à la création de l’Athletic-Aviación Club (1939-1941) puis l’Atlético Aviación (1941-1947).

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Les deux premiers championnats de l’après-guerre (en 1940-1941 et 1942) ont été remportés par l’Atlétic Aviación. En 1959, le Real Madrid a connu une transformation majeure avec l’arrivée de Ferenc Puskás et l’influence novatrice de Santiago Bernabéu qui était proche de Franco. Ce dernier a entrepris une reconstruction du club, le ramenant à sa forme optimale. Le Real Madrid est devenu une force dominante, emmenée par des stars telles que Alfredo Di Stéfano.

Pendant cette période, le Real Madrid a remporté neuf des douze championnats entre 1953 et 1965 tandis que l’Atlético Madrid a souvent terminé en tant que dauphin du Real Madrid à quatre reprises. Le Real Madrid est resté dominant en Espagne et en Europe dans les années 60 et 70. Pendant une grande partie des années 80 et 90, le Real Madrid a dominé la scène espagnole avec 18 titres toutes compétitions confondues entre 1986 et 2003.

En 2011, l’arrivée de Diego Simeone à la tête de l’Atlético de Madrid a ouvert un nouveau chapitre dans la rivalité entre les deux clubs. Simeone a apporté une nouvelle énergie et une nouvelle attitude à l’équipe, ce qui a permis à l’Atlético de redevenir compétitif à l’échelle nationale et international.

Atlético Madrid Logo
Real Madrid Logo

La rivalité entre le Real Madrid et l’Atlético de Madrid a atteint de nouveaux sommets lors des finales de la Ligue des Champions de 2014 et 2016. Les deux finales se sont jouées entre les deux clubs de Madrid, renforçant encore davantage leur rivalité. Le Real Madrid a remporté les deux finales, mais elles ont été serrées et mémorables, ajoutant de l’intensité à la rivalité.

Au 21ᵉ siècle, l’Atlético Madrid a également investi dans l’amélioration de ses infrastructures avec la construction de son stade qui a coûté plus de 300 millions d’euros, le Wanda Metropolitano (désormais Civitas Metropolitano). Le Real Madrid s’est qualifié pour la finale de la Supercoupe d’Espagne, ce mercredi 10 janvier, en dominant, au terme d’une rencontre spectaculaire, l’Atlético de Madrid (5-3 après prolongations).

Le Real Madrid s’est qualifié pour la finale de la Supercoupe d’Espagne ce mercredi soir en battant l’Atlético de Madrid (5-3). Le derby madrilène entre le Real et l’Atlético a tenu toutes ses promesses, ce mercredi 10 janvier, lors de la première demi-finale de la Supercoupe d’Espagne disputée à Riyad, en Arabie Saoudite.

Ce sont ces derniers qui ont ouvert le score en début de match par l’intermédiaire de Mario Hermoso (0-1, 6’), seul à la réception d’un corner frappé par Antoine Griezmann. Le Français passeur s’est ensuite mué en buteur après un superbe numéro (2-2, 37’).

Les joueurs de Diego Simeone pensaient avoir fait le plus dur en reprenant l’avantage à dix minutes de la fin à la suite d’une erreur de Kepa (2-3, csc de Rüdiger à la 78’). C’était sans compter sur l’éternelle force de caractère des joueurs de Carlo Ancelotti. Après une superbe action et plusieurs sauvetages miraculeux de la défense de l’Atlético, Dani Carvajal est parvenu à égaliser (3-3, 85’).

Avant que son équipe ne prenne définitivement l’avantage en fin de prolongation sur un but contre son camp de Stefan Savic (4-3, 116’). Le Real Madrid s'est qualifié mercredi à Ryad pour la finale de la Supercoupe d'Espagne en dominant son rival de l'Atlético (5-3) après prolongation, au terme d'un match spectaculaire où Antoine Griezmann est devenu le meilleur buteur de l'histoire de son club.

Un succès étriqué du Real Madrid, décroché en toute fin de partie sur un but contre son camp malheureux de Stefan Savic (116e, 4-3), qui tentait de priver Joselu du ballon décisif, suivi d'une cinquième réalisation de Brahim Diaz alors qu'Oblak avait quitté ses cages (122e, 5-3).

Le Real, titré en Coupe du Roi l'an passé, affrontera dimanche en finale le vainqueur du duel entre le FC Barcelone et Osasuna jeudi (20h) pour tenter de remporter un premier trophée cette saison.

Pourquoi personne ne peut copier la formation fluide de l'Atlético Madrid

Comme dans le derby de septembre dernier, l'Atlético avait pourtant pris le meilleur départ et a surpris les Merengues dans les airs, le défenseur espagnol Mario Hermoso ouvrant le score de la tête sur un corner parfaitement enroulé par Antoine Griezmann (7e, 1-0). Eclipsé par le Français dans le duel des hommes providentiels, le "pichichi" Jude Bellingham a tenté de répondre des 16 mètres mais sa frappe a été contrée par Lino (20e).

Une première tentative madrilène qui a mené à l'égalisation de la tête d'Antonio Rüdiger (20e, 1-1) à la réception du corner de Modric. Ultra efficace, comme souvent cette saison, le Real a doublé la mise sur une reprise subtile de l'extérieur du pied gauche du latéral français Ferland Mendy (30e, 2-1) sur un centre bien senti de Carvajal.

Antoine Griezmann a ensuite fait parler sa classe pour égaliser et aller chercher sa couronne de meilleur buteur de l'histoire de l'Atlético, derrière laquelle il courait depuis plusieurs semaines. Il a d'abord fallu deux arrêts solides d'Oblak sur des frappes de Carvajal (70e) et Rodrygo (71e) pour empêcher les Blancos de reprendre l'avantage, alors que la formation de Diego Simeone commençait à flancher.

Contre le cours du jeu, l'Atléti s'est ouvert les portes de la finale, bien aidé par la sortie ratée de Kepa (78e, 3-2), qui a dévié le ballon dans son propre but en tentant de le boxer au-dessus de Morata. Une joie écourtée par l'égalisation de Carvajal (84e, 3-3), qui a arraché la prolongation en force du droit dans le but vide, après trois sauvetages de la défense de l'Atlético devant Vinicius et Bellingham.

Et les Merengues ont fini par faire craquer les Colchoneros en toute fin de deuxième période de la prolongation sur deux buts de Savic contre son camp (116e) et de Brahim Diaz (122e). Nouvelle édition de cette désormais traditionnelle Supercoupe d’Espagne, disputée sous format de Final Four depuis 2020. Et surtout, en Arabie saoudite, bien loin des pelouses espagnoles.

Quatre équipes engagées donc : le Real Madrid, vainqueur de la Copa del Rey, l’Atlético, troisième en Liga, Osasuna, finaliste de Copa del Rey, et le FC Barcelone, champion d’Espagne. Pour lancer ce tournoi toujours aussi polémique, un derby madrilène, rien que ça. Le premier d’une série de trois chocs, puisque les deux voisins vont aussi se retrouver en Copa del Rey et en Liga dans le mois à venir.

Pour ce premier round, le Real Madrid alignait un onze où on retrouvait notamment ce trio Bellingham-Vinicius-Rodrygo devant. Tchouameni était aligné dans l’entrejeu, alors que Ferland Mendy était l’élu sur le côté gauche de la défense. En face, ce duo Morata-Griezmann aux avant-postes. D’entrée, les deux formations affichaient ainsi des intentions résolument offensives, avec un léger avantage pour les Colchoneros.

Samuel Lino signait le premier avertissement dès la 6e minute, et Kepa devait déjà s’employer pour éviter l’ouverture du score. Une minute plus tard en revanche, il était battu. Sur un corner botté par Griezmann, Mario Hermoso, tranquille dans la surface, plaçait une tête bien sentie et le cuir se logeait au fond des filets (0-1, 7e). Une bonne entame pour les Rojiblancos, mais les Merengues allaient réagir.

Sur corner, également, avec Luka Modric à la baguette. Antonio Rüdiger arrivait lancé et plaçait ainsi un joli coup de casque pour battre Oblak (1-1, 20e). Les deux équipes se rendaient les coups, et c’est Ferland Mendy qui allait frapper. Sur un centre de Carvajal après une belle action collective, le Français déviait de belle manière le cuir, dans un pur style de buteur, pour mettre les siens devant (2-1, 30e).

Antoine Griezmann allait se mêler à la fête, avec un sacré but lui aussi. Il percutait en éliminant plusieurs Madrilènes et, juste avant d’entrer dans la surface, décochait une frappe croisée face à laquelle Kepa ne pouvait rien faire (2-2, 37e). Un but qui lui a permis, au passage, de devenir le meilleur buteur de l’histoire de l’Atlético de Madrid.

Et juste avant la pause, Rodrygo était à deux doigts de signer le troisième pour les siens, mais, seul à bout portant devant Oblak, il tirait sur le portier slovène qui était à moitié battu et sortait une intervention exceptionnelle (43e). Fin d’une première période haletante, et, forcément, le deuxième acte allait commencer un peu plus tranquillement, avec deux équipes qui avaient un peu baissé le bloc et prenaient un peu moins de risques.

Mais le rythme était bien retombé, et les deux équipes étaient donc plus calculatrices dans leur approche de la rencontre. Il faut dire qu’en première période, c’était assez fébrile derrière des deux côtés, et les deux coachs ont sûrement effectué quelques ajustements. Oblak sortait tout de même une parade exceptionnelle sur Carvajal (72e).

La différence est finalement venue sur un but un peu gag. Sur un centre venu du côté gauche, Kepa sortait du poing pour empêcher Morata de reprendre. Seulement, le cuir ricochait sur Rüdiger qui, sans le vouloir, envoyait le ballon au fond de ses cages (2-3, 77e). Un but contre son camp assez malheureux, mais la joie des Colchoneros allait être de courte durée.

Sur une offensive éclair, Oblak sortait un bel arrêt devant Vinicius. Derrière, Hermoso sauvait une frappe de Bellingham sur sa ligne mais Carvajal arrivait en force pour faire trembler les filets (3-3, 84e). Direction les prolongations donc, où le Real Madrid dominait les débats. Une domination territoriale, en termes de possession également, mais l’Atlético tenait bien derrière.

Les hommes de Carlo Ancelotti essayaient notamment de passer par les flancs pour faire des différencees, puisque les Colchoneros bloquaient bien l’axe. Le chrono défilait, et on s’approchait inévitablement de la fatidique séance de tirs au but. Arda Güler entrait en jeu, après ses bons débuts en Coupe du Roi le week-end dernier.

Mais alors que tout le monde imaginait déjà Kepa et Oblak se livrer un duel à distance aux tirs au but, Joselu allait faire la différence, bien aidé par Savic. Sur un bon centre de Carvajal, l’attaquant mettait la tête et Savic déviait le ballon du pied… Suffisamment pour lober Oblak et que le ballon termine sa course au fond (4-3, 116e).

Malheureux, les Colchoneros ont tout tenté pour revenir mais ce fut sans succès. Pire, sur une action où Oblak était monté en renfort sur corner, Brahim Diaz, très vif, parvenait à expédier le ballon dans les cages vides (5-3, 120e+2). Pour le premier de leurs trois affrontements d’ici au 4 février, les deux voisins madrilènes se sont donné rendez-vous à Riyadh pour la demi-finale de Supercoupe d’Espagne.

Dans une rencontre enlevée remportée par le Real (5-3, AP), ce sont deux défenseurs centraux qui marquent les premiers, à chaque fois sur corner. Servis, respectivement par Antoine Griezmann et Luka Modrić, Mario Hermoso (0-1, 3e) et Antonio Rüdiger (1-1, 20e) se répondent de la tête pour donner le ton de la partie. La suite est sublime et historique : d’un magnifique dribble derrière sa jambe d’appui, Griezmann met dans le vent Modrić et Rüdiger avant de croiser sa frappe du droit dans le petit filet de Kepa (2-2, 37e).

La seconde période est logiquement d’un autre acabit, le Real ayant majoritairement la possession sans vraiment mettre en danger les Colchoneros, ces derniers évoluant majoritairement en contre. Pourtant, et au contraire de son homologue Oblak, décisif deux fois de suite à la 70e, c’est finalement Kepa, d’une sortie hasardeuse devant Alvaro Morata, qui pousse Rüdiger à la faute pour animer la fin de match (2-3, 78e).

La suite, c’est un coup de billard à trois bandes pour sauver le Real et un Dani Carvajal qui conclut en renard des surfaces pour l’égalisation (3-3, 85e). Hop, direction la prolongation.

Malheureusement, les deux équipes sont cramées et ne veulent plus prendre de risques. On assiste donc à 25 minutes insipides, jusqu’à ce que Joselu ne surgisse au premier poteau et ne force Stefan Savić à tromper son propre gardien (4-3, 116e).

Real Madrid (4-3-1-2): Arrizabalaga - Carvajal, Rüdiger, Nacho, Mendy (Camavinga, 82e) - Valverde (Güler, 112e), Tchouaméni (Diaz, 82e), Modric (Kroos, 67e) - Bellingham - Rodrygo (Ceballos, 106e), Vinicius Jr (Joselu, 106e).

Atlético (3-5-2): Oblak - Savic, Gimenez, Hermoso - Llorente (Azpilicueta, 106e), De Paul (Witsel, 90e), Koke (Galan, 104e), Saul (Riquelme, 67e), Lino (Molina, 67e) - Morata (Correa, 91e), Griezmann.

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