Maxi Rodriguez, surnommé "La Fiera" (Le Fauve) en Argentine, est un footballeur talentueux dont la carrière a marqué les esprits, notamment lors de son passage à Liverpool. Revenu au pays pour sauver son club formateur Newell’s Old Boys de la relégation, Maxi Rodriguez est aujourd’hui champion d’Argentine.
Un Parcours International
Avant de rejoindre Liverpool, Rodriguez a déjà une carrière bien remplie. Il a été international dans les équipes de jeunes allemandes, où il avait joué avec Boateng et Khedira. En Argentine, ils l’appellent « le fauve ».
Liverpool : Une Nouvelle Ère
Liverpool retrouve des couleurs après des années d'attente. 24 ans que les supporters de Liverpool attendent désespérément de voir leur équipe remporter le titre de champion d’Angleterre. Lors de la saison 1989-1990, les Reds devançaient Aston Villa et Tottenham, pour s’offrir le 18ème titre de leur histoire, un record outre-Manche à l’époque. Septième en 2010, sixième en 2011, et huitième en 2012 : Liverpool n’y arrive plus.
Le 31 mai 2012, le LFC officialise l’arrivée du coach gallois en provenance de Swansea, versant une indemnité de 4 M€ au club pour conclure l’accord. L’entraîneur, lui, fait les présentations, se sentant presque obligé de justifier son arrivée sur le banc de touche liverpuldien : « Je suis fier et honoré d’être le nouveau manager de Liverpool. J’arrive ici à 39 ans, mais cela fait déjà 20 ans que j’entraîne ».
Mercato et Changements
À son arrivée, le mercato estival se veut discret dans le sens des arrivées. Fabio Borini (AS Roma), Joe Allen (Swansea), Oussama Assaidi (Heerenveen) et Nuri Sahin (Real Madrid, prêt) débarquent, mais c’est au rayon des départs que Rodgers s’active le plus. Le Gallois veut donner un grand coup de balai, et ils sont nombreux à en faire les frais : Fábio Aurélio, Dirk Kuyt, Maxi Rodríguez, Alberto Aquilani, Craig Bellamy, Charlie Adam, Andy Carroll et Jay Spearing quittent tous les bords de la Mersey. Pour quels résultats ?
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Mais le mercato hivernal va marquer un tournant, avec les arrivées conjuguées de Daniel Sturridge (Chelsea, 14 M€) et Philippe Coutinho (Inter Milan, 10 M€). Les deux hommes vont apporter un vent nouveau à Anfield Road, et un schéma de jeu porté sur l’offensive. Les Reds passent en 4-4-2, et misent tout sur une doublette Sturridge-Suarez de feu. Les promesses de renouveau sont donc là, reste à transformer l’essai.
Saison Prometteuse
Première réussite, celle de conserver Luis Suarez qui, malgré des envies d’ailleurs, ne rejoint finalement pas Arsenal et prolonge même jusqu’en 2018. Ceci fait, place au recrutement. Les retouches sont ciblées, et permettent à Rodgers de se renforcer derrière, avec les arrivées de Simon Mignolet, Aly Cissokho, Kolo Touré et Mamadou Sakho. De quoi disposer d’une assise défensive plus poussée, et surtout instaurer une plus grande concurrence.
Une impression que les Reds justifient d’emblée, avec trois victoires et un nul lors des quatre premiers matches de championnat. La suite, on la connait : vainqueur ce dimanche face à Manchester City (3-2), le LFC semble plus que jamais proche du titre, Gerrard en pleurant même au coup de sifflet final.
Grâce à son duo d’enfer Suarez (29 buts) et Sturridge (20 buts), ainsi qu’aux jeunes feux follets Coutinho et Sterling, le club de la Mersey séduit et cartonne (93 buts, meilleure attaque de toute la Premier League), sous la houlette d’un Rodgers qui a permis à l’écurie de retrouver le goût du succès en même temps que le plaisir de produire du jeu.
« C’est un coach qui est très, très joueur. Sa qualité, c’est de parler individuellement aux joueurs, d’expliquer en tête à tête ce qui va et ce qui ne va pas. C’est une tactique qui paie, chaque joueur est bon individuellement. J’aime bien sa manière de coacher, et il va prendre encore plus d’expérience au fil des années, notamment l’année prochaine si on a la Ligue des Champions. Tactiquement, tout commence défensivement, on est à l’aise derrière, ce qui nous permet d’être bien devant. On a deux joueurs (Suarez et Sturridge) qui pressent très haut, défendent comme des chiens, on attaque et on défend ensemble. Le coach a bâti cette équipe sur les deux dernières années, ça paie cette saison ».
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La seule interrogation est maintenant de savoir si cet exercice magique se conclura par un titre.
Diego Maradona et l'Équipe Nationale Argentine
Maradona, lui, préfère jouer l’outrance et la dérision. Chacune de ses conférences de presse est un show incandescent qui fait les choux-gras de la presse. Dès le début du Mondial, le sélectionneur argentin attaque Pelé et Michel Platini, qui auraient osé remettre en cause ses qualités de sélectionneur. « Je ne suis pas surpris, la place de Pelé est dans un musée, lance-t-il hilare. Quant à Platini, je ne suis pas non plus surpris, étant donné que j'ai toujours eu une relation distante avec lui. Mais, vous savez comment sont les Français, ils se croient meilleurs que les autres… »El Pibe de Oro s’excusera auprès de Platini, pas de Pelé, son meilleur ennemi.
Ses joueurs sont également sous le charme. Sa première grande causerie juste avant le premier match de l’Argentine face au Nigeria (1-0) a laissé des traces. « J’en ai pleuré, souffle Maxi Rodriguez, le milieu de Liverpool. Il fallait voir l’émotion de son discours. » Le public ne s’y trompe pas. Face à la Corée du Sud (4-1), au Soccer City stadium de Johannesburg, le spectacle est autant sur le terrain qu’à côté du banc de touche. Maradona, qui a montré au public la Une d’un journal du lendemain du sacre de 1986, est la cible de tous les regards. Chacun de ses gestes est décortiqué. Une aile de pigeon (mal maîtrisée), et les spectateurs s’enflamment.
C’est comme si Diego Maradona voulait prendre toute la pression de la compétition sur ses épaules. « Cette Coupe du monde est le challenge de sa vie », affirme Alexandre Julliard, l’auteur de sa biographie française. Car derrière cette image de clown, l’homme a changé. Pour la première fois, il est devenu sérieux et professionnel. Il programme des séances d’entraînement le matin. Alors qu’il adore dormir. Il participe à toutes les réunions techniques, s’enflamme, puis se calme. Ses proches assurent également une protection rapprochée. C’est pour cette raison qu’Alejandro Mancuso, son ancien équipier mais aussi son garde-fou, est à ses côtés dans le staff.
Dans cette fournaise médiatique, Maradona refuse de se détourner de son obsession : le sacre mondial. « Je crois en ces vingt-trois joueurs, affirme-t-il. En tout cas, je suis fier de mes garçons. Ils se sont mis dans la tête que tout un pays est derrière eux. Ça fait très chaud à l’intérieur… » Le destin est en marche.
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Comparaison avec d'Autres Joueurs
Il est essentiel de situer Maxi Rodriguez dans le contexte des grands joueurs de son époque. Comparer des joueurs comme Luis Suarez et Cristiano Ronaldo est souvent jugé absurde. Cristiano Ronaldo était déjà décisif en final de la FA Cup contre Milwall en ouvrant le score que Suarez au même age jouait au Pays-Bas pour Groningue. Ronaldo à tout juste 20 ans était déjà présent dans l'équipe de l'année UEFA et élu meilleur jeune.
Ronaldo lui dans le même genre dit qu'il deviendra le meilleur joueur du monde en arrivant à Manchester. L'un marque une quinzaine de but dans un championnat faible, pendant que l'autre au même âge gagne sa première FA Cup contre Milwall en ouvrant le score. Ronaldo sa deuxième année avait une quizaine de buts et de passes décisives à son actif, énorme pour un joueur de 19-20 tout juste en premier league. Il est dans l'équipe de l'année UEFA, et élu comme meilleur jeune de l'Euro 2004. Je pourrais continuer comme ça jusqu'à aujourd'hui. à 23 ans il était déjà Champion d'Angleterre, Champion d'Europe, Champion du Monde des Clubs, gagne la Community Shield, gagne le Ballon d'or, élu meilleur footballer de l'année Fifa, élu meilleur footballer de l'année Uefa, élu meilleur attaquant de l'année Uefa, deviens soulier d'or, membre de l'équipe de l'année etc. et j'en passe. En une année il a gagné plus de titre que Suarez dans toute sa carrière. à 23 ans il faisait quoi Suarez ? Il enquillait 12 buts en Eredivisie.
Surtout que Ronaldo à toujours su être décisif. que ça soit avec Manchester ou avec le Real. Quand Manchester gagne la LDC 2008, il enquille 8 buts (meilleur buteur de la compétition), ou il marque en huitième, en quart et surtout marque le seul but de Manchester en finale. en 2009 il arrive en finale de la LDC, il marque en quart le but décisif contre mon Porto, il élimine quasiment à lui seul Arsenal en demie et il perdra ensuite contre le Fc Barcelone. Cette année là il aura quand même gagné 1 titre de champion, 1 coupe, deuxième au ballon d'or et des multitudes de trophées individuels.
Puis Ronaldo à contribuer énormément pour cette finale contre l'Atletico en LDC. 16 buts, tu sais ce que ça représente pour une seule LDC ? Le jour ou Suarez atteindra ce niveau, n'est pas venu. Il aura marque contre la Juventus, Galatasaray, Bayern, Dortmund, Schalke. On ne les compte même plus tant il a battu de record dans sa carrière. Et il a encore 3-4 au très haut niveau.
Et pour finir sur la sélection, je vais parler en tant que Portugais. Ronaldo n'a jamais était aimé au Portugal, jamais. Depuis 2011 les gens commencent ont commencer à l'apprecier et en 2012 c'est là qu'ils ont commençaient à l'aimer réellement. Avant cette dâte c'était des insultes, des regrets et des moqueries. Il avait cette obligation de faire gagner le pays à lui tout seul car il avait cette étiquette de meilleur joueur du monde avec Messi. Pourtant il s'est toujours battu pour son pays, il n'a jamais cessé de se battre pour lui. Et humainement il est incroyable. Malgrès cette étiquette de mauvais garçon, que ça soit dans tout les clubs ou il a joué il est décrit comme quelqu'un de drole, amusant, gentil et sociable. Et avec le plus grand esprit de compétiteur de ce sport, toujours présent avant l'entrainement et après toujours à se donner à 300%.
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Fulham - Liverpool 2-5 2011 | Triplé de Maxi Rodriguez | Tous les buts et les meilleurs moments
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