Écoles primaires à Liverpool : Histoire, Évolution et Initiatives Locales

Aux côtés de Londres, Liverpool compte parmi les villes les plus mythiques de tout le Royaume-Uni. Liverpool est un port de Grande-Bretagne bâti sur la rive droite de l’estuaire de la Mersey. Née au début du 13ème siècle, Liverpool fait figure, aux 18ème et 19ème siècles, de second port britannique, ainsi que de premier port cotonnier du monde : c’est par ses docks que transitaient les denrées coloniales et produits industriels du nord de l’Angleterre. Après un appauvrissement de la ville au 20ème siècle, un vaste programme de rénovation et de développement est entrepris à partir de 1995.

Liverpool brille par sa diversité architecturale et culturelle, avec des bâtisses de style Tudor et des maisons de style géorgien. L’UNESCO a listé le port marchand de la ville dans son célèbre Patrimoine mondial, et en 2008, Liverpool était la capitale européenne de la culture.

Il est difficile de choisir un centre de formation linguistique tant les écoles de langue sont légions, plus particulièrement en Angleterre. Si l’accréditation principale reste celle du British Council, cette dernière fixe puis vérifie des objectifs à atteindre. Il faut donc analyser et choisir parmi d’autres accréditations et démarches qualitatives d’écoles qui partagent un même souci de développement et de progression pédagogique au fil des années. Ainsi, des réseaux d’écoles partageant une vision commune qualitative se sont formés. Les principaux sont ceux de l’IALC, Quality English, English UK, TEN.

Concernant le prix, les grandes villes du sud et ou balnéaires seront toujours plus chères que celles du nord de l’Angleterre, à l’exception de Portsmouth. A accréditations égales et type de ville similaire, une autre façon de procéder au choix est via l’hébergement.

L'histoire étonnante de Liverpool

Histoire des Frères de l'Instruction Chrétienne à Liverpool

En 1903, quelques Frères français, chassés par les lois de sécularisation, trouvèrent refuge en Angleterre. Dès 1896, à l’appel du curé, les FIC remplacent les frères des Écoles chrétiennes à la paroisse de Saint Thomas et ouvrent deux ou trois autres établissements. En 1904, le F. Abel et son conseil y louent une résidence pour l’administration générale de la congrégation. Celle-ci s’installe à Hihglands en 1922 jusqu’à son transfert à Rome en 1972.

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Le départ des novices de Bitterne en 1922 marque vraiment le début de la province anglaise de la congrégation. Saint Mary’s College de Southampton, sur la propriété de Bitterne, fut ouvert à cette occasion. En 2013, la communauté de Southampton est fermée. Les derniers frères présents se déplacent vers la communauté de Liverpool qui est alors composée de 4 Frères.

Séjour linguistique adolescent en Angleterre

Evoquez Liverpool au cours de votre séjour linguistique adolescent en Angleterre, et vous n’échapperez pas à quelques indétrônables symboles de la ville. Hébergement en famille à Liverpool et les environs. Liverpool est connue comme étant la ville natale des Beatles. Cependant, cette ville dynamique peut se vanter d’autres symboles à résonance planétaire tels que son club de football, son port maritime classé au patrimoine de l’Unesco, ou encore son désormais célèbre accent “scouse”, dont seuls ses habitants ont la maîtrise.

Circuit panoramique guidé de la ville : découverte du centre-ville, où l’on peut admirer la magnifique façade de St Georges Hall, la Walker Art Gallery et l’hôtel de ville. Visite dans le quartier du port avec : le Titanic Memorial, dressé en l’honneur des valeureux machinistes restés en poste pendant le naufrage du célèbre paquebot. Enfin, découverte de Cunard Building, Port of Liverpool Building, Tate Gallery, Beatles Story et visite du Musée maritime de Merseyside.

Liverpool Skyline
Vue de Liverpool depuis la rivière Mersey

Politiques éducatives locales en Angleterre

Il semble difficile de présenter les récentes initiatives britanniques locales en éducation sans replacer au préalable ces interventions dans le contexte historique qui les a engendrées. Bien qu’il fut l’objet d’une première nationalisation à la fin du XIXème siècle suite au Forster’s Education Act de 1870, le système éducatif britannique est longtemps resté un « système national, localement administré ». Avec la mise en place de son Etat-providence et la croissance économique, le Royaume-Uni entre après la Seconde Guerre Mondiale dans une ère de consensus social qui dépasse largement le strict domaine de l’éducation, et qui se poursuit jusqu’aux années 1970.

Ce consensus est progressivement remis en cause à partir des années 1980 par trois mouvements concomitants : une recentralisation du système, qui donne davantage de pouvoir au « ministère central » (Ministry jusqu’en 1964, puis Department for education) ; un affaiblissement des autorités locales, qui, inexorablement, réformes après réformes, se sont trouvées dépossédées des larges compétences dont elles jouissaient depuis leur création en 1902 et qu’on a décrites précédemment ; des établissements scolaires toujours plus autonomes (cette dynamique se divise à son tour en deux tendances : d’une part l’autonomisation des établissements scolaires existants par ce qu’on a appelé le Local Management of schools et l’obligation faite aux écoles de se doter d’un governing body, conseil d’administration chargé de gérer l’école, et, d’autre part, la création ad hoc d’établissements jouissant d’un statut nouveau, indépendants des autorités locales (ce fut le cas des Grant Maintained schools sous les gouvernements Conservateurs, puis aujourd’hui des academies ou des free schools).

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Par bien des aspects, les politiques conduites par les Travaillistes, revenus au pouvoir en 1997 s’inscrivent dans la continuité de l’héritage laissé par les Conservateurs : les autorités locales ont poursuivi leur lent déclin entrepris dans les années 1980, et de nouvelles écoles totalement indépendantes des autorités locales, les academies, ont vu le jour. En effet, toutes ces initiatives visent à faire en sorte que les différents acteurs locaux œuvrant autour de l’enfant (donc ne se limitant pas strictement à la sphère scolaire), travaillent de concert, collaborent mieux, s’échangent des informations et des « bonnes pratiques », ce que l’anglais appelle le multi-agency partnership, ou encore le collaborative working.

Le programme Every Child Matters

Une grande partie des réformes entreprises dans les années 2000 procède du programme Every Child matters, initiative gouvernementale visant à améliorer la collaboration des services locaux à destination des enfants (école, services médico-sociaux, organisations religieuses ou associations, mais aussi police et justice le cas échéant). Les carences de cette collaboration avaient été mises en lumière par un fait divers tragique survenu en l’an 2000, et au cours duquel une jeune fille avait trouvé la mort des suites des sévices que lui avaient infligés ses proches. Les institutions pourtant nombreuses qui « suivaient » l’enfant n’avaient pas pris la mesure de la gravité de son cas, faute d’être parvenues à recouper les informations dont elles disposaient.

Objectifs de la coopération éducative locale

L’objectif de la coopération éducative locale a été poursuivie de trois manières en Angleterre depuis le retour des Travaillistes au pouvoir en 1997 :

  • Par des réformes organisationnelles de structure visant à transformer le mode de fonctionnement des bureaucraties locales pour créer des instances formelles de concertation.
  • Par des initiatives plus ponctuelles, pilotées par ces autorités locales mais qui n’ont pas vocation à les transformer.
  • Enfin par un programme d’ampleur nationale qui utilise l’école comme la base de cette collaboration.

Ainsi l’agenda Every Child matters enjoignait aux autorités locales de fusionner leur service Education avec leur service de protection de l’enfance, pour le mettre sous la coupe d’un directeur unique, le Director of Children Services. Dans la même optique, le Children Act de 2004, qui découle en droite ligne de Every Child matters, impose aux autorités locales de créer des Children’s trusts, partenariats locaux incluant, au-delà des autorités locales, les établissements de l’enseignement secondaire, les représentants régionaux et locaux du NHS, la sécurité sociale britannique, les autorités de police, les local probation boards, service judiciaire chargé des délits mineurs, du suivi et de l’insertion dans la communauté de ceux qui les ont commis et les youth offending teams, partenariat local autour des services de la justice des mineurs.

L'adaptation du système éducatif aux besoins des entreprises locales

Le thème utilitariste de l’adaptation du système éducatif aux besoins des entreprises locales est aussi très développé dans ces partenariats locaux, à tout le moins dans la rhétorique qu’ils utilisent. Alexiadou avait déjà analysé la prégnance de ce discours entrepreneurial dans les Education Action Zone (EAZ), politiques d’éducation prioritaire territoriales mises en place en Angleterre en 1997 lors du retour au pouvoir des Travaillistes.

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Il faut noter ici que les résultats obtenus par ces initiatives de concertation formelle sont restés limités, à tel point que le gouvernement actuel a retiré l’obligation qui était faite aux autorités locales de mettre en place un Children’s Trust. Pour autant, malgré l’ambiguïté de ces instances de collaboration formelles et la relativité de leurs résultats, les autorités locales ont piloté au cours des années 2000 des dispositifs plus ponctuels, concrets, et directement liés à l’éducation, ce sera ici le deuxième type de dispositif éducatif local que l’on décrira.

Les Extended Services

Les extended services constituent le troisième grand type d’initiative ayant eu recours à l’espace local en éducation en Angleterre au cours des années 2000. Le programme, initialement nommé Full extended services, fut crée en 2003 et se limitait initialement à 60 autorités locales, situées dans des quartiers défavorisés. Le dispositif visait à faire en sorte que les écoles primaires et secondaires travaillent de concert avec les autorités locales et des prestataires privés pour mettre à disposition des enfants, dans la sphère scolaire, des activités variées (soutien à la scolarité, jeux, musique, art, clubs sportifs, mais aussi initiation au milieu de l’entreprise).

La spécificité du programme des extended services tient dans le fait qu’il inclue, en plus de ces activités, une obligation pour les écoles d’accueillir les enfants tous les jours, de 8h00 à 18h00, et des activités de soutien à la parentalité, dans l’école. Le programme implique que les enfants peuvent se voir orientés vers des spécialistes médicaux tels que des orthophonistes. Mais, et c’est sans doute son aspect le plus novateur, le programme suppose que les équipements de l’école soient ouverts à la population du quartier en dehors du temps scolaire.

Ce modèle a pourtant des limites. Il semble que les extended schools, restent malgré tout très centrées sur les apprentissages fondamentaux. De même, il semble difficile d’ancrer davantage les écoles dans leur contexte local quand des décennies de politiques éducatives ont mis en avant le « choix parental », au détriment des cartes scolaires, et ainsi contribué à déconnecter les établissements scolaires de leur territoire. Enfin, une autre limite importante à ce modèle tient dans le fait qu’il contribue à médicaliser les difficultés scolaires, sur le thème de la pathologie ou du déficit, sans questionner plus globalement les conditions sociales qui ont rendu possible la concentration des difficultés dans certains quartiers.

Carte de l'Angleterre
Carte de l'Angleterre

L'Expérience de Knowsley

Pour tenter de dépasser ces limites, on peut présenter une dernière expérience, radicalement différente des précédentes, celle qui fut conduite dans la ville de Knowsley, en périphérie de Liverpool. Cette expérience, au-delà des enseignements directs qu’elle peut fournir, est instructive en ce qu’elle illustre bien des égards les tensions et les contradictions à l’œuvre dans le système éducatif britannique, tensions qui n’épargnent naturellement pas le système éducatif français.

La ville de Knowsley, fut particulièrement frappée par la désindustrialisation de la fin du XXème siècle. En l’an 2000, la ville décide de remanier profondément sa « direction de l’éducation », pour y installer une équipe de réformateurs et faire face aux problèmes de délabrement et de vétusté des locaux, scolaires de la ville. Jusqu’en 2003, la ville met en place une commission consultative indépendante, chargée de faire un bilan et un diagnostique de ses écoles.

Alors que cette commission rend son rapport et ses propositions en 2003, le gouvernement britannique lance de son côté un programme colossal de rénovation des locaux scolaires. Le télescopage de ces deux calendriers fit que la ville, déjà armée de son diagnostic et de sa vision réformatrice, se trouva aux avant-postes pour bénéficier des crédits nationaux. Les discussions autour de la gouvernance de ce système, de la pédagogie à employer dans les écoles, de la communication à déployer auprès des parents durèrent jusqu’en 2008, date du début effectif des travaux. Les bâtiments furent mis en service en 2010.

Certes, dans sa discussion avec le gouvernement central et ses partenaires locaux, l’autorité locale dut tempérer certaines propositions et parfois revenir à un modèle scolaire plus traditionnel. Mais cette expérience illustre bien l’histoire éducative britannique récente.

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