Justice League Unlimited Saison 1 : Résumé des Épisodes Marquants

La Ligue de Justice est un pilier de l’Univers DC, rassemblant ses personnages les plus emblématiques pour combattre les menaces qu’aucun héros ne peut affronter seul. Historiquement, à la fin des années 1930, l’éditeur DC Comics lance les premiers super-héros : Superman et Batman, suivis par une cohorte de personnages aux costumes et aux pouvoirs divers.

Parmi eux, on retrouve le bolide Flash, le justicier à l’anneau Green Lantern et la Princesse Amazone Wonder Woman. Très vite, il est décidé de les associer dans des aventures communes au sein d’une équipe inédite : la Société de Justice d’Amérique. Celle-ci va faire les beaux jours du comic book ALL STAR COMICS, de 1940 à 1951.

Ainsi, dans SHOWCASE #4, daté de 1956, un nouveau Flash apparaît, suivi d’un nouveau Green Lantern dans SHOWCASE #22, en 1959. Petit à petit, l’univers DC se développe et l’idée d’une nouvelle équipe réunissant ses plus grandes stars s’impose. À compter de THE BRAVE AND THE BOLD #28, publié en 1960, la Ligue de Justice d’Amérique fait son apparition. Ses sept membres fondateurs sont Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Aquaman, Green Lantern et J’onn J’onzz, le Limier Martien.

Dès 1967, la société de production Filmation propose dans THE SUPERMAN/AQUAMAN HOUR une première version animée de la Ligue. Elle est alors composée de Superman, Green Lantern, Hawkman, Flash et Atom, qui ont également droit à des segments animés séparés. L’animation y est rudimentaire, histoires assez simplistes et seuls trois épisodes de cette Ligue seront diffusés.

Au bout d’une saison, THE SUPERMAN / AQUAMAN HOUR est remplacée par une série animée consacrée à Batman et Robin, et il faudra attendre 1973 pour voir arriver l’une des plus longues séries animées : THE SUPER FRIENDS. Résolument tournée vers les plus jeunes, la série alterne entre des segments mettant en scène la Ligue de Justice (Superman, Batman, Robin, Wonder Woman et Aquaman) épaulée par de jeunes assistants (Wendy et Marvin, puis les extraterrestres Zan et Jayna) et de courts inserts offrant des conseils de sécurité ou des tours de magie aux téléspectateurs.

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Enfin, dans la tradition des dessins animés de l’époque, des animaux comiques sont associés aux aventures : le chien surnommé Wonder Dog dans les premières saisons, puis Gleek, le singe alien, dans les suivantes. Au cours des saisons, SUPER FRIENDS change plusieurs fois de nom, et au tournant des années 1980, ces aventures animées de la Ligue prennent une ampleur plus cosmique. Les héros y combattent Darkseid et ses troupes, et intègrent dans leurs rangs deux jeunes super-héros populaires : Firestorm et Cyborg.

Suite au succès de ces deux productions et à l’introduction progressive de plusieurs personnages fameux dans SUPERMAN (notamment Flash, Green Lantern et Aquaman), l’idée de situer une nouvelle Ligue de Justice dans cet univers animé fait son chemin. Lors qu’une menace d’ordre planétaire fait surface, lorsqu’aucune issue n’est possible et qu’aucun super-héros n’est capable de braver le danger seul, c’est à la Ligue de Justice d’entrer en action. Composée de Superman, Wonder Woman, Batman, Green Lantern, Flash, Hawkgirl et du Limier Martien, cette équipe de super-héros aux pouvoirs et aux capacités aussi variés que la personnalité de ses membres veille sur notre Terre.

En novembre 2001, La Ligue des justiciers faisait son apparition sur les petits écrans américains. Et encore aujourd’hui, la série est parmi les meilleures du genre super-héroïque.

La Ligue des justiciers

La Ligue des Justiciers

On revient sur sept épisodes marquants d’une des meilleures séries super-héroïques.

Une Série Plus Ambitieuse que les Films

Avant d’aborder les quelques épisodes marquants, revenons sur ce qui nous fait aimer la série. Elle doit tout d’abord son existence à Batman, la série animée, créée par Bruce Timm et Paul Dini. Effectivement, si Warner Bros. n’avait pas commandé une série dans l’univers de Batman à ces messieurs, les séries qui suivirent telles que Superman, l’ange de Métropolis, Batman - La relève et bien sûr La Ligue des justiciers n’auraient jamais vu le jour.

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On a donc affaire à une série qui bénéficie d’une direction artistique très proche de celle de Batman. D’ailleurs, Bruce Timm est producteur, scénariste ou storyboarder sur plusieurs épisodes. Et cette patte artistique, ces personnages tourmentés, leurs relations ambiguës nous rendent très nostalgiques. Et surtout, il y a ce générique culte.

Best of Justice League S1 | Part 2 | DC

Oui, la 3D a un peu vieilli. Non, ce n’est pas logique de montrer le visage de Wonder Woman alors qu’on ne voit pas ceux des autres. Et oui, la musique et les couleurs sont magnifiques et nous font oublier les petits défauts. Et surtout, cet opening fait découvrir aux téléspectateurs de 2001 qui seront les protagonistes : Batman, Wonder Woman, Green Lantern (sous les traits de John Stewart et non de Hal Jordan), Superman, J’onn J’onzz, alias Martian Manhunter, Flash (le meilleur) et celle qui surprend le plus, Hawkgirl.

En effet, dans l’univers des comics, les membres fondateurs de la Ligue sont les six premiers cités et Aquaman. Les créateurs de la série ont décidé de laisser Aquaman sur le trône d’Atlantis pour inviter le sidekick féminin d’Hawkman. Par la suite, Hawkgirl est devenue beaucoup plus populaire et badass que son mari. On peut aussi y voir une volonté de former une équipe qui ressemble un peu aux Avengers de la concurrence, Hawkgirl étant très similaire à Thor.

Après deux saisons captivantes, La Ligue des justiciers devient Justice League Unlimited et réunit autant de héros de l’univers DC que possible. Évidemment, les sept membres fondateurs sont toujours présents et accompagnent les nouvelles recrues, les plus présentes sont notamment Green Arrow, Black Canary, Supergirl, Aquaman, Huntress, Booster Gold, Atom, Dr. Fate et bien d’autres.

La piqûre de rappel étant faite, nous pouvons désormais nous attaquer à ces fameux épisodes qui nous sont chers.

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CELUI QUI DONNE VIE AUX COMICS

Dans la première saison, l’épisode en deux parties intitulé Legends aborde une thématique récurrente dans les comics : les univers parallèles. Suite à un conflit spectaculaire contre Lex Luthor, quatre membres de la ligue disparaissent. Green Lantern, Martian Manhunter, Hawkgirl et Flash sont téléportés dans un univers où un groupe nommé La Guilde des Justiciers combat le crime.

Cet univers ressemble drôlement aux années 1950 et Green Lantern y reconnaît les personnages des bandes dessinées qu’il lisait durant son enfance. Et c’est normal, cette Guilde des Justiciers est une référence ouverte à l’âge d’or et à l’âge d’argent des comics, en particulier les travaux de Gardner Fox, l’auteur des premiers numéros de Justice League of America dans les années 1960.

Parmi les membres de la Guilde, on compte Green Guardsman, qui ressemble beaucoup à Alan Scott, le Green Lantern des années 1940, The Streak, qui vous fera penser à Jay Garrick le « Golden Age Flash » (il y a d’ailleurs une référence à ce personnage dans la série The Flash), Cat Man, une sorte d’Adam West revêtant le costume de Wildcat, il y a aussi Black Siren, une référence à la Black Canary de l’âge d’or et enfin, Tom Turbine, une référence assumée à Dynamo. Et il y a le stagiaire Ray Thompson, un préado très joyeux qui n’a pas vraiment de raison d’être là. Ce dernier est doublé en VO par Neil Patrick Harris.

Vous l’avez compris, cet épisode est cool pour ses hommages aux comics d’antan. Mais est-ce que son histoire est intéressante ? Bien sûr que oui. Les deux groupes de héros font équipe pour contrecarrer les plans de la Guilde de l’Injustice, une bande de vilains excentriques. Au milieu de ces conflits, on sent que quelque chose ne tourne pas rond jusqu’à ce que Hawkgirl trouve les tombes des membres de la Guilde.

Justice Guild

La Guilde de Justice d'Amérique

L’héroïne est horrifiée, perplexe et on se demande s’il s’agit d’une référence au comics Marvel Days of Future Past. De fil en aiguille, on comprend que le monde qui entoure les personnages n’est qu’une illusion. Les protagonistes ont en réalité atterri dans un monde dévasté par des guerres nucléaires il y a plusieurs décennies (en théorie durant les années 1960). Et surtout, la véritable Guilde des Justiciers a été tuée en voulant stopper la catastrophe.

Toute cette mascarade est générée par l’esprit de Ray le stagiaire qui, après les bombardements, a développé des pouvoirs psychiques qui le rendent très puissant. Et il fait de la peine parce qu’on y voit un enfant qui cherche à maintenir l’équilibre du monde dans lequel il a grandi. Mais une partie de lui doit savoir que ce monde artificiel n’est pas une solution, car les héros qu’il a (re)créés avec son esprit se rebellent contre lui pour venir en aide aux protagonistes. Pour rendre le récit encore plus déchirant, Green Lantern voit ses héros se sacrifier pour lui.

En plus de ressembler à un épisode de La Quatrième Dimension, Legends nous raconte que les auteurs de comics ont (au moins) un super pouvoir. En tout cas, un dialogue de l’épisode suggère que l’auteur de « La Guilde des Justiciers » ressent les événements d’un ou plusieurs univers parallèles pour créer son récit. Fascinant.

CELUI OÙ LA LIGUE AFFRONTE DES NAZIS

Avant de résumer l’épisode, parlons d’un personnage de l’univers DC, Vandal Savage. Ce super-vilain est un homme préhistorique immortel et barbu qui tente de conquérir le Monde depuis le paléolithique. Et il doit être très patient parce qu’il n’y est toujours pas parvenu. Mais il est tout de même allé très loin, il a été pharaon, empereur romain, tueur en série… Le mec est motivé.

L’épisode en trois parties The Savage Time conclut la première saison en beauté. Les membres de la ligue (sauf Batman) rentrent tout juste de mission. Quand soudain, une perturbation électromagnétique se fait ressentir et la station spatiale des héros disparaît (Batman était dedans). Le groupe va enquêter sur Terre pour découvrir que Metropolis a radicalement changé sa déco. Ils sont en fait dans un monde où l’Allemagne nazie a remporté la Seconde Guerre mondiale. Et qui arrive ? Batman, le chef de la résistance.

Effectivement, les protagonistes (sauf Batman) ont été protégés de l’anomalie temporelle par le bouclier de Green Lantern. Ils ne sont donc pas concernés par cette modification de l’Histoire. Et dans cette autre version de l’Histoire, Batman est le meneur de la résistance à Metropolis. Ses parents furent tués par le gouvernement après s’être opposés à lui. Ça en dit long sur le destin du Chevalier Noir, condamné à être orphelin. Et cette version de Bruce Wayne est encore plus nihiliste.

Bruce explique à ses pas-vraiment-collègues que le dictateur planétaire qui se nomme Vandal Savage est au pouvoir depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les personnages concluent que Savage a changé le cours de l’Histoire, ils sont donc prêts à tout pour réparer ça. La fine équipe (sauf Batman) n’hésite pas à infiltrer une base militaire pour traverser un portail temporel et sauver Sarah Connor le débarquement des alliés.

Wonder Woman, Flash, Superman, Hawkgirl et Green Lantern (dont l’anneau n’a presque plus d’énergie) atterrissent à Cean peu après le débarquement. Ils comprennent vite que les forces militaires du Troisième Reich sont technologiquement plus avancées que celles des alliés. Ils ont des chars d’assaut géants qui donnent du fil à retordre à Superman. Les batailles sont spectaculaires, on ressent un vrai travail d’équipe de la part des super-héros qui reçoivent même l’aide des Blackhawk, un escadron apparu pour la première fois dans les comics en 1941. Vous avez peut-être entendu parler d’eux récemment, car Steven Spielberg pourrait adapter leurs aventures au cinéma.

Martian Manhunter part enquêter à Berlin pour découvrir que le Vandal Savage de son époque a envoyé un ordinateur portable au Savage des années 1940. Ce dernier a congelé Adolf Hitler pour prendre sa place, l’idée est simple et géniale. J’onn J’onzz se fait capturer, s’échappe facilement, détruit l’ordinateur, revient en France pour prévenir les autres. Pendant ce temps, Wonder Woman fait la rencontre de Steve Trevor, désormais connu grâce à Chris Pine dans Wonder Woman. En une seule scène et quelques répliques, ce bon vieux Steve est si badass qu’on ne peut que l’apprécier. La princesse le sauve d’une mort certaine (comme d’hab), il la prend pour un ange (comme toujours), c’est le coup de foudre.

De son côté, Green Lantern est séparé du groupe, car son anneau est déchargé. C’est là que la série prouve qu’elle exploite pleinement les backstorys de ses personnages, John Stewart est un soldat américain, il peut donc efficacement venir en aide aux troupes terrestres. D’ailleurs, dans les comics, ce personnage n’est pas un ancien soldat, il est architecte. Ce passé militaire a été adopté par les comics après la diffusion de la série. Et comme Batman n’est pas là, c’est John qui s’occupe de démontrer qu’on peut être un héros sans super-pouvoir. Il part affronter seul le super-vilain à la fin de l’épisode, il l’emporte et est sauvé in extremis par Hawkgirl. Ainsi naît un semblant de romance entre Green Lantern et sa collègue ailée.

La Ligue des justiciers (sauf Batman) vainc la flotte aérienne de Savage au-dessus de l’Atlantique aux côtés de l’escadron Blackhawk. L’Histoire reprend son cours, les SS décongèlent Hitler. Nos héros reviennent à leur époque, Superman fait un câlin au vrai Batman qui ne semble pas si ravi. L’épisode se termine sur une scène très touchante, Wonder Woman rend visite à Steve dans un hospice. Lorsqu’il la voit, il la reconnaît sur-le-champ et la musique composée par Lolita Ritmanis est parfaite pour conclure la première saison.

CELUI OÙ SUPERMAN SE FAIT BATTRE PAR UNE FILLE

Le double épisode de la saison 1 intitulé Fury a la particularité de se débarrasser des personnages masculins. Et comment s’y prennent les scénaristes ? Aresia, une Amazone renégate créée pour l’épisode, a concocté un virus qui s’attaque aux mâles, y compris les Kryptoniens et les Martiens. Superman est parmi les premiers infectés, son combat contre Aresia est donc bref. Il est secouru par Wonder Woman, elle le dépose à la watchtower, les autres garçons de l’équipe sont très vite touchés par le virus.

Mais il n’y a pas que la Ligue qui perd ses effectifs masculins. Très vite, toute la ville de Gotham doit se passer de sa main-d’œuvre masculine. Policières, pompières et ambulancières se mobilisent et sauvent la ville plutôt facilement. Wonder Woman commence à se demander si l’humanité ne s’en sortirait effectivement pas mieux sans la gent masculine. Hawkgirl lui explique que les hommes servent au moins à une chose : faire des bébés, pour dire ça poliment.

Mais au milieu de tout ce chaos, un homme ne se laisse pas intimider par un simple virus, rien ne l’empêche de venir en aide aux innocents. Il avait déjà compris qu’une guerrière Amazone tentait de tuer tous les hommes sur Terre, sa collègue Diana ne voulait simplement pas le croire. Est-il vraiment un homme ? Ce n’est pas aussi simple, il est la vengeance, il est les ténèbres, il est Batman. Mais le virus finit par l’avoir après quelques actions héroïques.

Parce qu’un bon récit super-héroïque a besoin d’elles, parlons un peu des antagonistes. Au début de l’épisode, Aresia est à la tête d’une bande de vilains mixte. Mais une fois son virus prêt, elle doit le tester. L’intrigue dit donc au revoir à Solomon Grundy (oui, le virus s’en prend aussi aux morts-vivants) et aux deux autres. On se retrouve avec une équipe de super-vilaines composée d’Aresia, Star Sapphire et Tsukuri. Un trio unique et propre à la série

Fury nous présente deux féminismes. Le premier est incarné par Hawkgirl et Wonder Woman qui prônent l’égalité et le fait que les hommes ne peuvent survivre sans les femmes et inversement. Le second est un féminisme plus radical, tourné vers la vengeance. Aresia veut infliger aux hommes la souffrance qu’ils font subir aux femmes depuis 10 000 ans.

Aresia

Aresia

Dans la seconde partie, Hippolyte, reine des Amazones et mère de Diana, révèle à Aresia qui elle est vraiment. Aresia savait déjà qu’elle n’était pas une vraie Amazone, sa mère adoptive lui a toujours dit qu’elle s’était échouée sur l’île de Themyscira durant son enfance. Les Amazones l’ont accueillie et le fait de grandir parmi elles lui a conféré leur force surhumaine. Mais Hippolyte n’a jamais précisé à sa fille adoptive qu’elle est en vie grâce à un homme. Ce dernier était le capitaine du bateau sur lequel Aresia fuyait une guerre civile. Après une attaque de pirates, cet homme, tel Jack dans Titanic, a tout fait pour qu’une jeune fille survive sur un radeau, il a donné sa vie pour qu’elle soit épargnée. Il est à ce jour le seul homme enterré sur l’île des Amazones.

Mais le hashtag #NotAllMen ne suffit pas à faire changer Aresia d’avis. Un combat épique a donc lieu dans un avion lancé à toute vitesse au-dessus de l’océan. Wonder Woman affronte sa sœur pendant que Hawkgirl empêche les missiles porteurs du virus d’être lancés. L’échange de coups entre les deux Amazones a raison de l’avion, les missiles s’apprêtent à être lancés sur le cockpit. Tout le monde évacue, sauf Aresia qui est finalement tuée par sa propre arme.

Tout rentre dans l’ordre à Gotham grâce à un antidote créé à partir des recherches d’Aresia pour créer le virus. C’est donc indirectement grâce à elle que les hommes sont sauvés. De leur côté, Wonder Woman et Hawkgirl retrouvent leurs camarades. Et elles se demandent si c’était une bonne idée de guérir tout le monde lorsque Flash fait une blague.

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