Fin juillet, le cachet royal a scellé le long et tortueux parcours de la "Football Governance Bill". Ce projet de loi historique, souvent qualifié par les médias anglais de révolutionnaire, est devenu le "Football Governance Act 2025", avec comme clé de voûte, le très attendu "Independent Football Regulator" (IFR).
Genèse et Résistances du Projet
Lancée au printemps 2021, l'initiative n'a pas été un long fleuve tranquille. Elle a fluctué au rythme des turbulences post-Brexit de la vie politique et institutionnelle britannique, de multiples gouvernements et quatre Premiers ministres s'étant succédé depuis 2021. L'élection des Travaillistes en juillet 2024 a relancé le projet, qui s'était heurté d'emblée à une vive résistance avant de connaître un cheminement parlementaire serein à la Chambre des communes, où le Labour dispose d'une écrasante majorité (texte adopté par 415 voix contre 98 à la troisième lecture).
La Premier League, instance et clubs, reste farouchement opposée à l'IFR, d'autant plus qu'elle se verrait obligée de lâcher environ 10 millions de livres par an pour financer 80% de ses coûts de fonctionnement.
Attributions Principales de l'IFR
Les attributions principales de l'IFR, qui supervisera les 116 clubs des cinq divisions masculines professionnelles anglaises (le football féminin pourrait être inclus à l'avenir), seront les suivantes :
- Surveiller et contrôler strictement les budgets afin d'assurer la "résilience" financière des clubs (stabilité et viabilité).
- Renforcer les procédés actuels afférents à l'achat d'un club, dont l'élément central est le critiqué "owners' and directors' test", censé garantir l'intégrité des potentiels acquéreurs et dirigeants.
- Redistribuer plus équitablement les revenus de la PL vers les divisions inférieures et le football amateur.
- Créer un système d'operating licence pour les clubs (sorte de permis de jeu), qui exclura ceux choisissant de participer à un éventuel championnat "dissident" ou à des compétitions fermées ou semi-fermées (de type Super Ligue ou Unify League).
- Protéger le patrimoine culturel et historique des clubs (le nom, l'écusson ou les couleurs), de sorte qu'ils soient assimilés de facto à un bien commun.
- Garantir un certain niveau d'implication des supporters dans les décisions importantes du club, via notamment le développement des "Fan Advisory Boards".
Échec du Laisser-Faire
Certains de ces rôles sont actuellement endossés par l'EFL et la PL, qui s'autorégulent depuis leur fondation. La double casquette des instances, à la fois alliées des clubs et chargées de les réguler, favorise l'entre-soi. La culture du laisser-faire est profondément ancrée dans le système, et il est évident que toute réforme significative ne peut provenir que de l'extérieur.
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L'absence en Angleterre d'un équivalent de la DNCG française est en partie à l'origine de ces défaillances en série. Le rôle du gendarme financier, assuré trop mollement par les deux leagues, est une pomme de discorde depuis les années 1980-1990, quand des scandales à répétition éclatèrent et que des dizaines de clubs furent placés en redressement judiciaire.
Polarisation et Réactions
La PL considère l'IFR comme un intrus qui menace son hégémonie. Pour l'EFL au contraire, l'IFR est globalement le bienvenu car il pourrait permettre, inter alia, un rééquilibrage financier via une refonte du système. La polarisation entre l'élite et le reste est devenue extrême : au lancement de la PL en 1992-93, la différence de revenus annuels entre cette dernière et l'EFL était de 11 millions de livres. Elle est aujourd'hui de 3,3 milliards.
Les Premiers Pas de l'IFR
Lisa Nandy, ministre de la Culture, des Médias et des Sports, a nommé David Kogan à la tête de l'IFR, censé être opérationnel d'ici la fin de l'année. Sa mise en place a débuté par un rapport approfondi sur l'état du football anglais, "The state of the game report", qui sera publié tous les cinq ans. Attendu pour 2026, ses conclusions guideront une partie des stratégies et actions à venir, notamment celles concernant la redistribution des revenus.
Les premiers chantiers s'annoncent chauds. Outre la constitution du directoire, d'un panel d'experts et de comités, il faut faire voter les statuts et rédiger la législation primaire et secondaire du nouveau régime, y compris l'arsenal de sanctions.
L'IFR aura le pouvoir de forcer la vente d'un club et son premier dossier conséquent pourrait être l'exécrablement géré Sheffield Wednesday, dont le riche propriétaire, Dejphon Chansiri, aligne les provocations et dérapages depuis un bail.
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Points d'Interrogation
Les interrogations sur cet IFR sont légion et "the proof of the pudding will be in the eating" (on jugera sur pièces), comme dit le proverbe culinaire britannique. L'avenir devrait révéler rapidement s'il s'agit plus d'une évolution majeure que d'un blip dans l'histoire du football anglais.
En regrettant tout de même que les griffes du félin ne soient pas plus acérées.
⚽ Les prédictions Premier League 2024/25 du WFC (Football)
Manchester United remporte la FA Cup contre Manchester City (2-1)
Manchester United a remporté la 13e FA Cup de son histoire, ce samedi 25 mai, après sa victoire en finale contre Manchester City (2-1). Les Red Devils joueront la Ligue Europa la saison prochaine.
Les joueurs d’Erik ten Hag, ont fait la différence en première période, grâce à ses deux pépites, Alejandro Garnacho et Kobbie Mainoo (19 ans). Manchester City a dû attendre le retour des vestiaires pour enfin se montrer dangereux. L'ancien Rennais Jérémy Doku, a finalement profité d’une faute de main du portier adverse pour redonner de l’espoir à son équipe (1-2, 87').
Les buteurs:
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- Alejandro Garnacho
- Kobbie Mainoo
- Jérémy Doku
Quelques moments clés du match:
- 30'. L’énorme erreur des Cityzens ! Dalot envoie un long ballon en profondeur vers Garnacho.
- 38'. ❌ Le break pour United ? Garnacho est à nouveau cherché dans le dos de la défense, à la limite du hors-jeu, côté droit.
- 39'. Incroyable, Manchester United fait le break ! D’une superbe transversale, Rashford change côté droit vers Garnacho.
- 55'. Doku provoque Wan-Bissaka côté gauche et centre à ras de terre vers le second poteau. Haaland reprend en pivot mais sa frappe heurte la barre transversale.
- 87'. L’ancien ailier rennais est décalé sur le côté gauche par Foden. Il repique vers l’intérieur et tente sa chance à l’entrée de la surface.
Manchester City humilie le Chelsea FC (6-0)
Manchester City a humilié le Chelsea FC (6-0) à l'Etihad Stadium. Dimanche 10 fevrier lors de la 26e journée de Premier League, Manchester a humilié son opposant grâce à des réalisations de Sergio Agüero (triplé), d'Ilkay Gündogan et de Raheem Sterling (doublé).
L'ouverture du score est arrivée par Sterling dès la 4e minute, au profit de l'équipe mancunienne. Manchester City a par la suite aggravé le score grâce à un triplé de Sergio Agüero (13e, 19e et 56e, sur penalty), un but d'Ilkay Gündogan (25e) et un autre de Raheem Sterling (80e).
Avec 9 tirs cadrés (sur 14 tentatives au total) contre 4 (sur un total de 7), les Citizens se sont révélés plus menaçants que les Blues. La possession a été plutôt équilibrée entre les deux sélections, légèrement en faveur des Mancuniens (53 % contre 47 %).
Les buteurs:
- Raheem Sterling
- Sergio Agüero
- Ilkay Gündogan
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