L'équipe de France de handball a connu des moments forts et des défis lors de ses récentes compétitions. Entre les performances encourageantes des jeunes talents et les difficultés liées aux forfaits de joueurs clés, l'équipe a dû s'adapter et se réinventer.
Les Enseignements Tirés des Matchs Préparatoires
Lors des matchs de préparation, l'équipe a montré deux visages. Malgré des moments de jeu de qualité, des erreurs ont été commises, notamment des tirs faciles manqués. Au lieu de prendre une avance confortable, l'équipe a permis à ses adversaires de rester dans le match.
Cependant, ces matchs ont été une expérience précieuse pour les nouveaux joueurs. Ils ont pu se mesurer à ce qui se fait de mieux sur le plan international. Olivier Nyokas a apporté une contribution notable avec 3 buts en 15 minutes, et Théo Derot a inscrit son premier but pour sa première sélection.
Claude Onesta a souligné l'importance pour les cadres d'accompagner cette jeunesse avec qualité. Tout en jouant logiquement la continuité, Claude Onesta a introduit une dose d'avenir dans l'effectif qui va disputer le Mondial avec Nguessan et Porte.
La Composition de l'Équipe
Voici la composition de l'équipe, poste par poste :
Lire aussi: Euro 2016 U19 - Lyonnais
Gardiens
- Thierry Omeyer (Kiel/ALL)
- Daouda Karaboué (Toulouse)
Claude Onesta ne semble pas presser de les séparer même si Cyril Dumoulin frappe à la porte depuis plusieurs années, sans parler de Vincent Gérard.
Ailiers Gauches
- Mickaël Guigou (Montpellier)
- Samuel Honrubia (PSG)
Ils sont incontournables. Malgré sa fragilité, Guigou cumule expérience et polyvalence, pouvant évoluer sur la base arrière. Honrubia, libéré à Paris de l'ombre de Guigou, cartonne en D1.
Arrières Gauches
- William Accambray (Montpellier)
- Nikola Karabatic (Montpellier)
- Timothey Nguessan (Chambéry)
2012 a été l'année où Karabatic et Narcisse ont échangé leur poste, même si la nuance est parfois fine. Le premier devrait jouer la bave aux lèvres, tout comme Accambray, longtemps joker aux JO et blessé en D1. Son forfait profite à Nguessan, le plus jeune du groupe, qui explose cette saison.
Demi-Centres
- Jérôme Fernandez (Toulouse)
- Daniel Narcisse (Kiel/ALL)
Elu meilleur joueur du monde en 2012, le futur Parisien Narcisse est aujourd'hui le dépositaire du jeu français, tout en étant le plus polyvalent des arrières. Fernandez, peut-être pour sa dernière grande compétition, sera le deuxième organisateur.
Pivots
- Didier Dinart (PSG)
- Grégoire Detrez (Chambéry)
- Cedric Sorhaindo (Barcelone/ESP)
Sorhaindo est aujourd'hui un pilier défensif comme offensif. Son niveau permet d'atténuer le forfait de Bertrand Gille, remplacé par Detrez, un autre Chambérien. Didier Dinart, joueur le plus titré du monde, tirera sa révérence après le Mondial.
Lire aussi: Enjeux du bizutage dans le sport
Arrières Droits
- Xavier Barachet (Atletico Madrid/ESP)
- Sébastien Bosquet (Dunkerque)
Barachet, le plus jeune des titulaires (24 ans), est nécessaire à ce poste, les gauchers ne pullulant pas. Il était le seul à ce poste aux JO. Il a cette fois un remplaçant. Kévynn Nyokas blessé, c'est Bosquet, 33 ans déjà, dont Onesta attend des progrès en défense, qui s'y colle.
Ailiers Droits
- Luc Abalo (Paris)
- Valentin Porte (Toulouse)
Abalo est en pleine forme pour sa première saison à Paris. Petite surprise : la révélation toulousaine (42/62) s'est imposée face au tireur de penalties.
Le Forfait de William Accambray
Très peu utilisé au Paris SG, William Accambray avait peu de chance d’être retenu dans la liste des 16 tricolores. Toute la frustration d’une première partie de saison pourrie avec le Paris SG, où il cire le banc plus que de raison, est alors ressortie. Dès lors, le revoir sous la tunique bleue à l’occasion de ce Mondial en France relevait presque de l’utopie, après un Euro 2016 manqué pour une opération des ligaments croisés du genou, et les JO de Rio. Mais c’était sans compter sur le forfait sur la blessure du Montpelliérain Mathieu Grébille qui avait chipé la place du Parisien aux Jeux.
Début décembre, Didier Dinart et Guillaume Gille étaient donc à la recherche d’un arrière droit de métier. Forcément, le nom d’Accambray est ressorti du chapeau car le solide gaillard n’a jamais déçu en équipe nationale et qu’il est capable de se transcender dans un contexte a priori défavorable.
Il ne lui restait plus qu’à prouver lors de la préparation à Capbreton puis à Toulouse qu’il était toujours compétitif. Catogan au vent, il a débarqué au stage sans nourrir le moindre complexe : « Je ne me posais pas la question de savoir si j’allais être ou non retenu. J’avais vécu tellement de frustration après Rio que je me disais juste « entraîne toi bien, fais ce que tu as à faire et de toute façon, tu n’es pas maître de ton destin ». C’est le choix des coaches après. À part être le meilleur possible et le montrer à l’entraînement puis en match, je ne pouvais faire que ça et je l’ai plutôt bien fait apparemment ».
Lire aussi: AS Monaco : Analyse Post-Mercato
Une mi-temps convaincante contre la Slovénie à Montpellier avec un 3/3 au tir. Si bien que le binôme placé à la tête de l’équipe de France n’a pas hésité à l’inclure parmi les 16. « Cette confiance n’est pas due au hasard, reconnaît-il d’un ton mesuré. Didier et Guilllaume ont bien vu que je me donnais à 100 % à chaque entraînement. Tout ce que je fais, je le fais avec sérieux comme avec le PSG sauf que le coach à Paris, il s’en fout un peu. Là, en équipe de France, c’est différent. Les gens sont attentifs à ce que je fais et regardent les performances avant tout. Même s’il n’a inscrit qu’un seul but sur quatre tentatives face à la sélection auriverde mercredi soir, il s’est évertué à montrer sa fougue, son enthousiasme et une folle envie de tout arracher. Si bien que le public qui ne l’a pas oublié a scandé son prénom sur l’air des lampions. « Ça fait chaud à cœur », a-t-il avoué après coup dans un grand sourire. De quoi entrer de plain-pied dans ce Mondial.
ITW William Accambray
Le Rôle de Raphaël Caucheteux
Du haut de ses trois sélections en Équipe de France de handball, Raphaël Caucheteux, 32 ans, dispute son premier Championnat d'Europe avec les Bleus. Ignoré par l'ancien sélectionneur Claude Onesta pendant plus de dix ans, le meilleur buteur de l'histoire du championnat français (1438 buts) savoure ses premiers pas en sélection. "Je suis très heureux de faire partie du groupe. Quand ça fait dix ans que vous attendez, vous apprenez à persévérer", déclare-t-il.
Longtemps barré par la densité de talents à son poste, le joueur de Saint-Raphaël, qui doit aussi sa convocation au forfait tardif de William Accambray, oublie aujourd'hui la "frustration" accumulée pendant une grande partie de sa carrière. Désormais joueur international, Raphaël Caucheteux n'a pas raté son intégration dans le groupe lors des trois matches de préparation des Bleus le week-end dernier.
Les Bleus entament en effet l'Euro avec un match déjà capital contre la Norvège. "Je vais tout faire psychologiquement pour entrer dans la compétition, il faut que je sois prêt", déclare-t-il. "Je vais essayer de ramener ma première médaille.
tags: #equipe #de #france #handball #selection #euro