Buteurs Belgique Pologne : Un Aperçu Historique

La rivalité footballistique entre la Belgique et la Pologne a été marquée par des moments mémorables et des figures emblématiques. Cet article plonge dans l'histoire des buteurs qui ont illuminé ces rencontres, en mettant en lumière des légendes telles que Wlodzimierz Lubanski, Kazimierz Deyna, Grzegorz Lato et Zbigniew Boniek.

Piquée au vif par sa défaite contre les Pays-Bas, la Belgique s'est déchaînée face à la Pologne et lance enfin sa campagne de Ligue des nations. Les partenaires de Lewandowski se sont décomposés à l'heure de jeu, sanctionnés par cinq buts dont un doublé de Trossard et le tout premier d'Openda.

Dans un sursaut d'orgueil, la Pologne se projette enfin en attaque et Zalewski hérite, au point de penalty des Belges, d'un centre à ras de terre venu de sa gauche. Son tir rapidement enchaîné du droit fuse juste à côté de la base du montant droit !

Les Belges n'en finissent plus de dérouler leur football. En jouant à gauche un corner à deux avec Carrasco, Leandro Trossard n'est pas attaqué pour pénétrer de peu dans la surface et dégaine un superbe tir du droit qui se loge dans la lucarne opposée ! Quatrième but en dix-sept sélections pour l'attaquant Leandro Trossard avec la Belgique ! En relayant la passe de De Bruyne, Batshuayi prolonge en direction de Trossard qui s'invite à droite dans la surface de la Pologne. Le numéro 17 crochète intérieur pour éviter le retour de Bednarek et marque du gauche au premier poteau !

Le défenseur belge Dendoncker bénéficie d'un boulevard dans l'axe et avance aux trente mètres pour marquer d'un tir croisé du droit, petit filet opposé !

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Bilan des tirs alors que la fin de match se profile : dix cadrés sur dix-sept pour la Belgique, un sur quatre pour la Pologne.

Mais revenons aux figures emblématiques qui ont marqué l'histoire de ces confrontations :

Wlodzimierz Lubanski : Le "Pelé Blanc" Polonais

Né en 1947, Wlodzimierz Lubanski a rapidement montré des prédispositions exceptionnelles pour le football. Élégant et doté d’une technique bien au dessus de la moyenne, il est alors ce qui se fait de mieux en numéro 10 dans les années 70. Un génie précoce surnommé "Le Pelé Blanc" par des journalistes Brésiliens et Péruviens lors d’une tournée avec son club de Silésie en Amérique du Sud. Rien que ça. Un attaquant qui pesait sur le jeu et surtout qui marquait beaucoup de buts comme le "Roi".

C’est donc dans une équipe déjà performante que débarque, à l'âge de 15 ans, le jeune Lubanski. Loin de jouer les faire-valoir, il fait ses débuts en première division à 16 piges et s'offre déjà son premier titre de champion. Fer de lance du football polonais décomplexé, la renommée du Gornik Zabrze va rapidement franchir les frontières du pays. Le club polonais commence à obtenir des résultats intéressants dans les compétitions européennes.

Au niveau des récompenses personnelles, l’attaquant du Gornik termine quatre fois de suite meilleur buteur du championnat de Pologne. Il est même proche de signer au Real Madrid en 1970 après avoir fait forte impression lors d’un match de gala au profit de l’UNICEF. Pourtant en dépit d’une offre d’un million de dollars, la fédération polonaise refuse de laisser filer son joyau.

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Côté sélection, il devient à 16 ans et demi le plus jeune international polonais de l'histoire. Comme en club, il va rapidement s’imposer comme un titulaire indiscutable avec l’équipe nationale. Il remporte une médaille d'or durant les Jeux Olympiques de Munich en 1972 et participe à la Coupe du Monde 1978 organisé en Argentine. Il loupe malheureusement le Mondial 1974 à cause d'une vilaine blessure qu'il le prive d'une reconnaissance internationale proportionnelle à son immense talent.

En 1980, dix sept ans après ses débuts en sélection, Lubanski honore sa 65ème et dernière cape internationale face à la Tchécoslovaquie (1-1). Certes il n’a pas encore atteint l’âge requis de 30 ans, mais les instances dirigeantes lui accordent ce bon de sortie en raison de son état physique désastreux et de ses états de service glorieux.

Lors du jubilé de l’UEFA, chaque pays doit choisir son meilleur joueur des 50 dernières années. C’est bien entendu Wlodzimierz Lubanski qui est retenu pour la Pologne devant plusieurs légendes polonaises du ballon rond (Boniek, Lato, Deyna...). Une récompense amplement méritée pour ce joueur peut être le plus doué du football polonais mais également le plus malchanceux.

En effet, Wlodek n’aura jamais la reconnaissance internationale que son immense talent aurait méritée à cause des contraintes diplomatiques d’une époque où les footballeurs de l’Est ne franchissaient pas le rideau de fer comme il le voulait.

Wlodzimierz Lubanski

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Kazimierz Deyna : Le Général du Milieu de Terrain

Kazimierz Deyna est surement l'un des meilleurs footballeurs polonais de l'histoire. Jouant toujours tête levée, la marque des grands, "Kaz" avait une excellente vision du jeu qui lui permettait d’alterner sans aucune difficulté le jeu long ou le jeu court.

Capable de jouer en déviation, il savait également temporiser par un dribble ou une conservation de balle en attendant de pouvoir faire la meilleure passe possible à un partenaire démarqué. Si le jeu de tête n’était pas son point fort, il n’en demeurait pas moins un excellent buteur. La qualité de sa frappe de balle était remarquable dans le jeu et aussi sur coup de pieds arrêtés.

Sélectionné dans les équipes nationales de jeunes, il attire la convoitise des grands clubs de Pologne. En 1966, le LKS Lodz pense avoir réalisé la bonne affaire en faisant signer le jeune surdoué. Mais une mauvaise nouvelle va être envoyé par le tout puissant club du Ministère de l’Armée, le Legia Varsovie. Après seulement un match joué pour le club de Lodz, Kazimierz reçoit une très habile convocation pour effectuer son service militaire à Varsovie.

Dès la saison 1967-68, il devient le titulaire indiscutable au poste de meneur du Légia et côtoie des joueurs très talentueux comme Brychszy, Gadocha, Gmoch et Kasperczak. Il fait partie des campagnes glorieuses de l’équipe nationale. En 1972, la Pologne devient championne olympique avec un Deyna meilleur buteur du tournoi (9 buts). En 1973, suite à la grave blessure de Lubanski, il devient capitaine de la sélection.

Lors de la compétition en Allemagne, Deyna est au sommet de son art et contribue très largement à la troisième place polonaise. Désigné meilleur meneur de jeu du tournoi, il figure dans l’équipe type de la compétition. Cette année là, le joueur polonais est même classé troisième à l’élection du Ballon d’Or derrière l'allemand Franz Beckenbauer et l'hollandais Johan Cruyff, rien que ça.

Après avoir obtenu une médaille d’argent aux Jeux olympiques de Montréal, il participe à sa seconde phase finale de coupe du Monde en Argentine en 1978.

À cette époque le football britannique n’est pas réputé pour son côté technique. Deyna l’amoureux du beau geste ne se fera jamais au jeu rugueux développé dans le championnat anglais. Il reste deux saisons et demi chez les Citizens disputant au total 38 rencontres de championnat et marquant 12 buts.

L'occasion pour le prodige d'apparaître dans le film historico-footballistique de John Huston "À nous la victoire". Deyna y joue le rôle, fugace, d'un soldat polonais prisonnier d'un camp allemand durant la seconde Guerre Mondiale.

Désigner le meilleur footballeur polonais de tous les temps n’est pas un exercice facile. Avec des joueurs tels que Boniek, Lubanski ou Lato la concurrence est rude. Il me semble toutefois que Deyna possède une longueur d’avance sur ses "adversaires". À ses qualités de buteur évidentes il associe, contrairement aux autres prétendants, cette capacité d’organiser le jeu et une véritable sensibilité tactique.

Kazimierz Deyna

Grzegorz Lato : L'Ailier Droit Explosif

Natif d'une petite ville située au nord de la Pologne près de Gdansk, le jeune gamin débarque avec sa famille à Mielec. Son père disparu quelques années après s'était fait muter dans l'industrie aéronautique. Dès son plus jeune âge, il se passionne pour le ballon rond. À l'âge de 12 ans, il décide lui et son frère de se présenter au centre de formation du club de la ville, le Stal Mielec.

Si son frangin Ryszard préfère arrêter pour se consacrer pleinement à ses études, Grzegorz lui se consacre l’esprit libre au football après avoir obtenu son diplôme de mécanicien. De plus, le Stal Mielec lui offre une maison ainsi qu'une voiture afin de préserver son élément le plus prometteur. Une polémique et des critiques de la presse que Lato préfère répondre sur le terrain.

En plus de Jan Domarski, Lato démontre tout le potentiel de son talent et explose. Le club de la petite ville réalise l'authentique exploit en étant sacré champion de Pologne lors de la saison 1972-73 pour la première fois de son histoire, trois ans seulement après sa montée. L'euphorie qui s'était emparée alors de la ville de Mielec est indescriptible.

Conséquence logique de ses excellentes prestations en club, Lato est appelé en sélection et honore sa première cape en équipe nationale en novembre 1971 face à la redoutable RFA à Hambourg (1-1). Un an plus tard, il fait partie des 22 sélectionnés par le légendaire Kazimierz Gorski aux Jeux Olympiques de Munich.

Certes, Lato a dû le plus souvent se contenter du rôle de joker de luxe, mais ce n'est que partie remise, car deux ans après cette victoire historique, toujours en RFA, il dispute non seulement tous les matches de la coupe du Monde, mais termine également meilleur buteur de la compétition avec 7 buts inscrits, contribuant ainsi aux succès historiques des Polonais face aux grandes nations du football notamment l'Argentine (3 buts à 2), l'Italie (2 buts à 1) et le Brésil (1 but à 0), des victoires qui ont permis de décrocher une troisième place mérité.

Il participe également au Mondial de 1978, éliminé au second tour, et celle de 1982, pendant laquelle les Polonais achève une décennie épatante terminant de nouveau à la troisième place. Le paradoxe, c'est que cette génération dorée n'est jamais parvenue à atteindre la phase finale d'un Euro.

En fin de carrière, en récompense pour tout ce qu'il a réalisé pour la Nation polonaise, le Parti ouvrier au pouvoir (le POUP) lui permet de tenter sa chance à l'étranger. Il refuse une invitation du roi Pelé pour jouer avec les Cosmos de New-York qui compte dans ses rangs Franz Beckenbauer, Carlos Alberto Torres et Johan Neeskens préférant rejoindre finalement la Belgique en 1980 et le KSC Lokeren.

Il y reste trois saisons et compose une attaque impressionnante aux côtés de son coéquipier Wlodzimierz Lubanski et un puissant Danois, le "bison", Preben-Elkjaer Larsen.

Il a été président de la Fédération Polonaise de football de 2008 à 2012.

Grzegorz Lato

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Zbigniew Boniek : L'Ailier Gauche Vif et Technique

C'est en 1975 que le natif de Bydgoszcz débute sa carrière dans le modeste club local à l'âge de 17 ans, avant de prendre un tournant décisif en signant au Widzew Łodz, l'un des clubs phares du pays, qui flaire le bon coup et recrute l’étoile montante de la nation. Entre 1975 et 1982, il mène le club polonais au titre de champion de Pologne en 1981 et 1982.

"Zibi" connaît la première de ses 80 sélections internationales en 1976 face à l'Argentine. Vif ailier gauche, il se révèle sur la scène internationale avec l'équipe nationale de Pologne, qui atteint les quarts de finale de la Coupe du Monde 1978, puis les demi-finales de la Coupe du Monde 1982, où il s'affirme comme l'un des meilleurs joueurs du tournoi au sein d'un effectif pléthorique (Deyna, Lato, Szamarch......

Zbigniew Boniek

Tableau des Buteurs Polonais Marquants

Joueur Période Faits marquants
Wlodzimierz Lubanski Années 1960-1970 Plus jeune international polonais, Médaille d'or aux JO 1972
Kazimierz Deyna Années 1970 Meilleur buteur aux JO 1972, 3ème au Ballon d'Or 1974
Grzegorz Lato Années 1970-1980 Meilleur buteur de la Coupe du Monde 1974
Zbigniew Boniek Années 1970-1980 Demi-finaliste de la Coupe du Monde 1982

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