L'histoire de l'OGC Nice a été marquée par des périodes d'espoir et de désillusion, notamment lors de l'ère Mandaric et du passage de Francesco Sensi à la tête du club. Cet article explore les dynamiques financières et les défis rencontrés par le club durant ces périodes.
Le Contexte Initial : Difficultés Financières et Sportives
À la mi-décembre 1998, l'homme d'affaires italien Francesco Sensi rachète 67 % des parts du club à Milan Mandaric, le président d'alors. À cette époque, Nice végète dans le bas du classement en Ligue 2 depuis sa descente en mai 1997. En première instance, la division nationale de contrôle et de gestion (DNCG), gendarme du football mis en place dans les années quatre-vingt par la Ligue nationale de football (LNF), avait, le mois dernier, fait dégringoler l’OGC Nice, qui vient de terminer au milieu du tableau de la D2, en National. Relégué pour ” manque de garanties financières ” !
L'Arrivée de Sensi : Espoirs et Ambitions
À l'arrivée de Sensi, l'espoir renaît. Nice parvient à éviter la descente en National (14e de L2), l'Italien éponge les dettes, promet la venue de joueurs de premier ordre et déborde d'ambitions pour le club. Sensi s'offre même un incroyable tour d'honneur sous les acclamations du public niçois lors du dernier match au Ray contre Laval à l'issue de la saison 1998/99.
L'histoire de l'OGC Nice en Coupe de France I FFF 2022
Un Budget Ambitieux
Le Gym dispose, avec Sochaux, du plus gros budget de la L2 (80 millions de francs). Il recrute Bravo et Cobos.
Les Désillusions et les Difficultés Croissantes
Mais les résultats resteront insuffisants et le club terminera à une triste 11e place. La saison est également plombée en coulisses. Des clans se forment. Il y a de la friture sur la ligne entre la direction du club et la mairie au sujet du stade, de la gestion de l'équipe. Loin de Nice, Sensi délègue : en trois ans, trois hommes (Salvi, Taveggia et Pastorello) se succéderont aux rênes du club, sans succès.
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À l'issue de la saison 1999/2000, l'entraîneur Guy David quitte le club. Le budget est réduit d'un tiers (50 millions de francs). Salvioni prend l'équipe et débarque à Nice une kyrielle de joueurs étrangers de second rang, ayant à peine le niveau de la Ligue 2. Fin août 2000, le propriétaire de la Roma menace de se retirer avant de se rétracter. Les ponts sont presque coupés avec la municipalité. Sur le terrain, la saison de Nice est très difficile et l'équipe ne se sauve qu'in extremis de la relégation en National (15e).
La Vente du Club et les Conséquences
Si sportivement, l'équipe assure la saison suivante (2001/2002), en coulisses, le club est à vendre. Pire, fin 2001, les caisses sont vides. Lassé, Sensi ne met plus la main à la poche. Deux listes se présentent pour racheter le club : l'une emmenée par Waldemar Kita, l'autre par le trio Boïs-Dayan-Biétry. Ni l'une, ni l'autre n'auront les faveurs de Sensi qui préférera laisser le club au quatuor Cano-Cassone-Mouret-Toroela.
Ces derniers ne resteront que quelques mois, Nice montera sportivement en L1 à l'issue de la saison avant d'être rétrogradé en National pour problèmes financiers puis repêché quelques jours plus tard avec Maurice Cohen comme président. On connaît la suite.
Tableau Récapitulatif des Budgets et Classements
| Saison | Budget | Classement | Entraîneur |
|---|---|---|---|
| 1998/99 | Inconnu | 14e (L2) | Divers |
| 1999/2000 | 80 millions de francs | 11e (L2) | Guy David |
| 2000/01 | 50 millions de francs | 15e (L2) | Salvioni |
| 2001/02 | Inconnu | Montée en L1, rétrogradé puis repêché | Divers |
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