Il n’y a rien à dire sur l’Olympique Lyonnais. Que voulez-vous dire sur cette équipe construite pour gagner des titres (série de 17), espérant réaliser l’objectif stratégique d’obtenir une vingtaine de titres nationaux afin d’égaler le record des handballeuses du FC Metz (23 titres) ou des volleyeuses du RC Cannes (21 titres nationaux).
Sauf à constater que l’Olympique Lyonnais bute sur un obstacle depuis cinq saisons, et que rien ne dit que l’OL va gagner avec les certitudes passées. Bousculées, et pourtant, elles se pensent imbattables. Elles sont même convaincues d’être les Reines du football féminin. Pas loin de croire qu’elles sont dans « le meilleur club au monde », d’où elles écriront l’Histoire.
Les joueuses de l'Olympique Lyonnais célébrant une victoire. Source: Eurosport
Revendiquant les honneurs (Ballon d’Or) et les récompenses (six joueuses sur la liste 2019), toutes présentes sur les listes européennes, asiatiques, mondiales, escomptant sur un Président qui connait de son coeur, la raison : Rien n’existe en dehors de l’OL. Juché haut dans un donjon de réseaux, connaissances, performances.
Rares sont les joueuses sorties de la formation lyonnaise qui explosent en dehors de Lyon. Un indicateur du regard porté par ceux qui sont en dehors du plat « football ». Lyon est certainement trop cannibale. Tout cela m’oblige de le constater.
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Paris est moins fort. C’est une évidence. Elles ne savent pas être leader et espèrent plutôt « ne pas le savoir encore ». Prête à l’apprendre cette saison. Un sentiment légitime, si peu les ont séparés tant de fois. Les féminines du Paris Saint Germain ont buté sur le rôle de leader que les équipes du championnat lui ont proposé.
Challenger des lyonnaises depuis 2012, elles connaissant avec précision cette situation et vont arriver au Groupama Stadium avec la même émotion que celles des saisons précédentes. Quelques fois des défaites. Pas si courante. Des fois des victoires, pas si nombreuses. Dans cet ensemble, elles savent qu’elles peuvent perdre, mais tout autant gagner. Paris va venir en humilité, juste pour dire des vérités.
C’est ainsi que les victoires parisiennes se sont faites à Lyon. Des matches de défenses, des hold-up bien menées pour une seule chose : accrocher l’ogre au tableau des souvenirs et émotions, hier. Pour les Diani, Paredes, Perisset, Endler ou Kiedrzynek, Katoto, Diallo, Formiga, Geyoro, Morroni, Lawrence, Nadim, Daebritz et consoeurs.
Faute de savoir. Faute de renommée. En raison d’exclusivité lyonnaise sur le football féminin. On maitrise la communication médiatique. Pourtant, elles ont même demandé l’installation informelle d’un code de langage et de reconnaissance la saison dernière quand on parle d’elles!
En infligeant un (5-0) à domicile sur le plan sportif. En réclamant des les premiers micros, le respect des Maîtres par les obligés. Imposer un Code quand on parle de Lyon, c’est gonflé quand même. Lyon qui, pourtant, ne reçoit le football mondial qu’au niveau des demis et d’une finale de Coupe du Monde ! Repoussant le Parc des Princes à un second rôle.
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Dans un monde d’aujourd’hui où toutes les paroles se libèrent, ou l’équité doit être une vérité et non pas des mots exclusivement intéressés. C’est bourgeois. L’illustre Molière l’a décrit. On a jamais vu une Révolution à Lyon. L’histoire lyonnaise est bourgeoise.
Avant le PSG venait à Lyon en se demandant si elles allaient pouvoir gagner, les bousculer. Aujourd’hui, elles savent qu’elles peuvent le faire. Elles l’ont fait. D’autres l’ont déjà fait. Elles sont devenues les « chevalières du PSG ».
Duel intense entre les joueuses du Paris Saint-Germain et de l'Olympique Lyonnais. Source: Twitter
C’est ce que l’OL a fait pour dominer. Même en 2012, cinq ans après sa prise de pouvoir du football féminin, quand l’OL a gagné à Bondoufle, elles ont fait craquer la porte de leur vestiaire visiteur. En tapant dessus. De joie, d’avoir bousculé les anciennes leaders.
Demandez à Laure Boulleau, à Sabrina Delannoy, à Kiedrzynek et à d’autres. Au coup de sifflet, Laure Boulleau et Sabrina Delannoy sont tombés dans leurs bras respectifs. A travers l’écran, elles marchaient sur l’eau. Tout simplement.
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Dijon est encore dans le bonheur et le plaisir d’avoir réussi un (0-0) face aux lyonnaises devant 5.000 personnes. Qu’attend-on de la jeunesse ? La volonté de faire des choses que l’expérience refuse de tenter. La détermination de s’imposer.
24 APL Féminines J13 PARIS SAINT-GERMAIN ( PSG ) / OLYMPIQUE LYONNAIS ( OL )
Non pas contre les lyonnaises, mais pour vous imposer au club de l’OL. L’Ol vous remerciera. Les duels entre le PSG et l’OL n’ont pas toujours été des matchs au sommet du championnat, loin de là. Ce vendredi, le match PSG-Lyon sera décisif pour le titre comme toutes les confrontations entre les deux équipes depuis quelques années.
Quelques mois avant, le FC Lyon avait joué et perdu son dernier match, une sorte de finale du championnat contre le Montpellier de Camille Abily. Pendant l’été, ce qui était prévu depuis quelques saisons - depuis que le FC Lyon jouait ses matchs à la plaine des jeux de Gerland - se produisait : le Football Club Féminin de Lyon devenait la section féminine de l’Olympique Lyonnais.
En trois saisons consécutives en D1, le PSG avait jusque là fini 5e, 7e et 8e. Autant dire que sa 9e place correspondait alors à son standing. C’est donc avec le blason du PSG sur la poitrine que les Lyonnaises disputaient la partie.
Si ce PSG-OL était le premier de l’histoire, le suivant sera plus symbolique du changement de statut de l’équipe lyonnaise. Il était donc prévu qu’il se dispute en lever de rideau à Gerland dont les joueuses de l’OL n’avaient encore jamais foulé la pelouse.
L’OL va ensuite prendre son envol et changer de catégorie en remportant titre sur titre dont deux Ligues des Championnes. Pour le PSG, la progression sera plus lente. La saison suivante est marquée par une importante réorganisation, la suppression de l’équipe de D3 et un grand ménage dans l’effectif.
Mais cette saison 2005-2006 est aussi fondatrice puisqu’elle voit l’arrivée de Laure Boulleau et Sabrina Delannoy. L’étape suivante se fera avec l’arrivée de la manager Brigitte Henriques et de l’entraîneur Camillo Vaz qui initient le recrutement en 2009 de plusieurs internationales ou joueuses confirmées comme Élise Bussaglia, Julie Soyer ou Jessica Houara.
Au moment où elles retournent aux États-Unis, le PSG est premier et invaincu. La suite sera un peu plus difficile mais le club s’installe alors dans le quatuor de tête qu’il n’a plus quitté depuis. Même quand le rapport de force était très déséquilibré, le PSG a toujours fait bonne figure contre l’OL, obtenant même deux nuls en 2010 et 2011.
Mais le nouveau PSG a aussi réussi à battre l’OL deux fois, l’une en championnat, l’autre en Coupe d’Europe, ce que l’ancien n’avait jamais réussi.
Finale de la D1 Arkema 2025 : OL vs PSG
Le vendredi 16 mai 2025, l'Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain se sont affrontés pour la finale de la D1 Arkema. L'OL a remporté ce match 2-1, décrochant ainsi son 17e titre de champion de France.
- Score final: OL 2 - 1 PSG
- Buts pour l'OL: Delphine Cascarino (18e), Kadidiatou Diani (22e)
- But pour le PSG: Tabitha Chawinga (73e)
L'Olympique Lyonnais sacré champion de France de D1 féminine face au PSG. Source: Sport365
En cas de succès, Lyon décrochera son 18e titre de champion de France, soit le triple de toute autre équipe. Joe Montemurro peut devenir le deuxième coach de Lyon seulement à remporter ses trois premiers affrontements face au Paris SG toutes compétitions confondues après Farid Benstiti en décembre 2004-mai 2009 (11).
Lors de la saison régulière, les Lyonnaises (1res, 62 pts) avaient dominé les joueuses de la capitale à l'aller (1-0, le 3 novembre 2024) et au retour (0-2, le 18 janvier 2025). Au Groupama Stadium, les coéquipières d'Elisa De Almeida auront l'opportunité d'obtenir un deuxième titre de championnes de France (après 2020-2021).
Le Paris SG pourrait de son côté être sacré pour la deuxième fois de son histoire après 2020-2021, devenant le cinquième club plusieurs fois titré au 21e siècle après Lyon (17), le Paris FC (2), Toulouse (2) et Montpellier (2).
L'équipe féminine du Paris Saint-Germain a remporté le titre de championne de France pour la première fois de son histoire. Un an après la création du club, le Paris Saint-Germain créée sa section féminine en 1971 qui débute alors dans le championnat de Paris.
Après 20 ans passés dans l'antichambre de la Division 1, la section féminine du Paris Saint-Germain retrouve l'élite en remportant le titre de championnes de France de Division 2. La jeune femme débarque au Paris Saint-Germain à l'été 2005, tout juste âgée de 19 ans.
La première performance du PSG au meilleur niveau du football français se produit en 2008. Alors que les Parisiennes n'avaient connu qu'une seule demi-finale de Challenge de France, désormais Coupe de France, en 2005, celles-ci passent le cap trois ans plus tard.
À la recherche d'un nouveau trophée à brandir depuis 2001, et après l’échec en finale en 2008, les filles du PSG marquent un coup d'éclat en remportant la Coupe de France en 2010. Au terme d'une saison au scénario serré, le Paris Saint-Germain termine deuxième de la Division 1 en 2011, synonyme de qualification en Ligue des Champions.
Alors qu'elles n'ont jamais dépassé les 8e de finale en Coupe d'Europe, les Parisiennes frappent un grand coup en 2015. Elles éliminent Twente en seizièmes de finale avant de battre Lyon, favorites de la compétition. Elles renversent ensuite Glasgow puis Wolfsburg, double tenant du titre, pour se hisser en finale de Ligue des Champions, la première de l'histoire du club, contre Francfort.
À peine deux ans plus tard, le Paris Saint-Germain retrouve la finale de cette même Ligue des Champions, encore une fois en croisant la route de l'Olympique Lyonnais. Sans buts dans le temps réglementaire, ni lors de la prolongation, les deux équipes jouent la victoire aux tirs au but. Dans le football féminin, il faut souvent réussir à battre l'Olympique Lyonnais pour gagner un trophée.
Les Parisiennes y arrivent en 2018 en Coupe de France. Le PSG se balade dans la compétition pour retrouver son ennemi de toujours en finale.
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