L'histoire de la bougie Champion : D'un cycliste à un leader de l'allumage

L'histoire de la bougie Champion est intimement liée à celle d'Albert Champion, un homme doté d'une volonté de fer et d'un esprit entrepreneurial visionnaire. Son parcours, depuis les pistes cyclables européennes jusqu'à la création d'une marque emblématique dans l'industrie automobile américaine, est une source d'inspiration.

Albert Champion
Albert Champion

Les débuts d'un entrepreneur

Albert Champion a compris qu'une formidable mutation industrielle était en cours et il souhaitait y participer. Bon nombre de constructeurs de cycles se sont lancés depuis quelques années dans la production de voitures et de motos et certains ont même déjà totalement abandonné la fabrication de cycles pour se consacrer uniquement aux engins motorisés. Cette montée en puissance d'une industrie nouvelle offre d'importantes perspectives de développement économique.

Avec ses relations des deux côtés de l'océan, Albert Champion envisage d'établir un négoce de vente de pièces détachées européennes pour les constructeurs américains. Il décide de rester un peu plus longtemps à Paris pour affiner son projet. Il renoue des relations avec un ancien champion cycliste qui lui aussi travailla jadis avec Choppy Warburton et dont la reconversion professionnelle l'intéresse : Edouard Nieuport.

La rencontre avec Edouard Nieuport et le mystère de l'allumage

Ce qui a fasciné Edouard Nieuport tout comme Albert Champion, c'est d'abord le mystère de l'allumage. Comment la production d'une étincelle pouvait-elle provoquer l'explosion d'un mélange air carburant ? Les bougies d'allumage ont été inventées par le Belge Etienne Lenoir en 1876. La bougie est un élément du dispositif d'allumage du moteur à explosion à allumage commandé. Elle est le vecteur de l'arc électrique, qui se produit grâce à la forte tension apportée par la bobine, au moment où le dispositif de rupteurs (vis platinées) le commande, et permet la combustion du mélange gazeux, qui libère ainsi l'énergie.

Pour les électrodes, Nieuport utilise du platinium ou du nickel. Pour l'isolateur, il emploie de la porcelaine et pour la bobine du magnéto du cuivre de grande qualité. Edouard Nieuport n'a rien inventé. Il a simplement compris qu'en utilisant les matériaux les mieux adaptés, il obtenait des bougies plus solides et durables que celles de ses concurrents.

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L'accident qui avait coûté la vie à Charles Brécy à l'automne 1904 et que l'on avait attribué à une panne soudaine du moteur de sa moto d’entraînement, acheva de convaincre Albert Champion. Les produits fabriqués par Nieuport sont alors parmi les meilleurs sur le marché et ils équipent bon nombre de voitures de course européennes. De plus Nieuport vend des bougies à l'ancien employeur d'Albert, Adolphe Clément Bayard qui a, là aussi peut-être joué un rôle de facilitateur.

Le retour à Boston et le lancement de l'entreprise

Au printemps 1905, Albert Champion et sa femme reviennent à Boston. Albert n'arrive pas les mains vides. Il a avec lui des coffres remplis de bougies, de magnétos, de bobines et de batteries achetés à Edouard Nieuport. Finalement c'est au Cyclorama de la ville qu'il trouve ce qu'il cherche.

Ouvert en décembre 1884 au public, le Cyclorama de Boston est un immense bâtiment circulaire dans lequel était à l'origine présentée au public une peinture panoramique de la bataille de Gettysburg réalisée par l'artiste français Paul Philippoteaux. En quelques années, l'engouement pour les peintures circulaires pour lesquels avaient été bâtis plusieurs cycloramas disséminés un peu partout dans le pays, s'éteignit aussi rapidement qu'il était apparu.

Les profits générés par la revente de bougies importées de France lui permettent de bien gagner sa vie mais Albert Champion ne s'en satisfait pas. Il songe désormais à fabriquer à Boston des pièces moins chères et de meilleure qualité. Encouragé par Edouard Nieuport dont la réussite est impressionnante, il est décidé désormais à fabriquer sur place les produits qu'il importe.

Depuis quelques mois, la prospection commerciale qu'il effectue ainsi que les annonces qu'il passe régulièrement dans la revue américaine « Automobile » lui permettent d'écouler ses importations sans difficulté. La demande est forte et il fait le calcul qu'en produisant sur place il pourrait nettement diminuer les coûts et augmenter d'autant sa marge. Dans son esprit, la clé de la réussite réside avant tout dans la simplicité et la qualité des produits proposés aux clients.

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Mais s'il maîtrise désormais la technique, il lui manque le matériel nécessaire à une production industrielle et l'achat dudit matériel supposent des fonds qu'il ne possède pas. Ce soutien financier indispensable, il finit par le trouver auprès des frères Frank et Robert Stranahan.

Dans le bâtiment du cyclorama, deux entreprises installées à coté des locaux d'Albert, « the Tremont Garage Company » et « the Boston Buick dealership » sont la propriété de Frank Duane Stranahan. Après de longues discussions auxquelles participent Spencer l'un des trois frères Stranaham, ils décident de mettre en commun leurs ressources pour développer l'importation de pièces détachées françaises. Le 10 juin 1905, ils créent « The Albert Champion Company » au capital de 5000 dollars.

La somme est divisée en 100 parts de 50 dollars chacune. Frank D. Stranaham en détient 51, Albert Champion 49. C'est pourtant lui qui devient Président de la toute nouvelle compagnie. Frank Duane Stranahan a très vite compris que la notoriété acquise par Albert, notamment en étant le premier à descendre sous la barre mythique de la minute sur un mile, était un atout commercial indéniable. De plus, il jouit dans le milieu d'une réputation d'excellent préparateur moteur ce qui constitue un atout réel pour démarrer l'activité.

La marque Champion était déjà utilisée sur le territoire américain depuis 1894 avec une police de caractère quasiment similaire à celle que reprendront Albert Champion et ses associés. Durant les premiers mois, Albert Champion se transforme en représentant de commerce. Munis d'échantillons des produits qu'il souhaite vendre, il fait le tour des grossistes et autres revendeurs de pièces auto. Il va jusqu'à New York. Son nom demeure connu dans le milieu et il connaît déjà certains de ses futurs clients ce qui facilite le démarrage de l'activité.

Albert apporte avec lui la technologie française et son entreprise est la première entreprise "américaine" à fabriquer des bougies en utilisant des isolateurs en céramique afin de protéger l'électrode centrale de l'humidité, de la chaleur du moteur et de la haute tension de la bougie d'allumage. Albert Champion aurait, pour cela, importé de l'argile de France qu'il aurait fait cuire dans son atelier de Boston.

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Le cyclorama building est aujourd'hui le siège du « Boston Center for the Art ».

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Les défis personnels et professionnels

Alors que l'avenir professionnel d'Albert commence à prendre forme, sa vie de couple se détériore. Le 14 octobre 1905, Albert assiste à la deuxième édition de la coupe Vanderbilt, la plus célèbre et la plus ancienne compétition automobile des Etats Unis qui se déroule à Mineola dans l’État de New York. Alors que les spectateurs s'intéressent à la course, lui n'a d'yeux que pour une starlette du nom d'Olta de Kerman, épouse d'un français nommé Jean Hallier. Entre eux ce n'est peut être pas un coup de foudre mais ils se sentent très proches et décident de se revoir dès que possible.

Un mois plus tard, Albert qui a quasiment vendu tout son stock, décide de partir pour Paris afin de refaire le plein de pièces détachées. Albert qui a tout planifié s'embarque avec Olta. Lui qui en course prévoyait tout pour éviter les imprévus commet quelques imprudences. A Paris où Elise et lui on pourtant toutes leurs attaches et où de nombreuses personnes peuvent reconnaître son visage, il s'affiche sans vergogne, avec sa maîtresse. Visiblement très heureux dans cette nouvelle vie, il prolonge son séjour au-delà du raisonnable en ne revenant à New York que le 2 janvier 1906.

Le couple Hallier de Kerman résident habituellement à New York. Elise en l'absence des deux tourtereaux, prit contact avec Jean Hallier pour se faire confirmer l'absence de sa femme et pour l'informer de leur infortune à tous les deux. A l'arrivée du paquebot le Lorraine, c'est un comité d'accueil peu engageant qui attend Albert et Olta. La presse et la police ont été prévenues par Elise qui déclare en public qu'elle va immédiatement demander le divorce.

Si le couple Champion finit par se réconcilier, c'est finalement au niveau professionnel que les répercussions sont les plus grandes. Le coup de projecteur qui vient d'être donné sur les frasques d'Albert déplaît énormément à ses associés, inquiets pour le développement de leur business et pour la réputation sans tâche de leur famille. Albert minimise l'affaire devant la presse. Pour lui, tout cela n'est pas très important, ce n'est que de la jalousie féminine. Tout cela semble même l'indifférer.

La réconciliation du couple est scellée par deux événements clés : l'achat d'un cottage dans le village de Magnolia, sur la côte du North Shore (partie nord de la baie de Boston) et l'arrivée de membres de la famille. Prosper le plus jeune frère d'Albert, âgé de 18 ans, handicapé par la perte de l’œil droit, a accepté avec enthousiasme de venir travailler pour Albert. Il est accompagné durant le voyage par Gabrielle Delpuech, la sœur d'Elise. Âgée de 22 ans, elle vient tenir compagnie à sa sœur qui n'aime pas rester seul quand Albert est en voyage d'affaire.

Basil de Guichard, qui lui aussi est désormais retiré des pistes rejoint également l'équipe d'Albert qui compte tenu des dissensions qu'il rencontre désormais avec ses associés, cherche à s'entourer d'un noyau de collaborateurs loyaux et dévoués. Basil de Guichard, sera jusqu'au bout un bras droit fidèle.

Bougies Champion
Bougies Champion

Les premières fabrications et le développement de la marque

Dans son atelier aménagé à l'intérieur du local de la compagnie au Cyclorama rue Tremont Sreet, Albert se lance enfin dans la conception de ses propres produits. Il conçoit d'abord une batterie qu'il nomme Champion BGS Battery. Selon Peter Nye, un car de la compagnie Maxwell aurait parcouru 2500 miles sur les routes mauvaises et sales de la Nouvelle Angleterre sans avoir besoin de recharger cette fameuse batterie ce qui aurait fait un énorme coup de publicité à Albert et à sa compagnie.

Durant l'hiver 1906, Albert Champion travaille d'arrache-pied à la conception d'une bobine d'allumage. Le premier modèle est composé de quatre parties : un noyau de fer, des enroulements primaires et secondaires, et un condenseur. Spencer, le plus jeune des trois frères Stranaham, Prosper Champion et quelques personnes de confiance participent au montage de la première série.

Au printemps 1907, les toutes premières publicités vantant les mérites des bougies fabriquées par Albert Champion sont diffusées. Les bougies Nieuport importées par Champion jouissant d'une excellente réputation auprès des professionnels, la compagnie Champion appelle sa propre production « Champion Nuport Plug ». Entre Nieuport et Nuport, la différence est si infime qu'il est difficile de ne pas croire qu'il s'agit là d'un choix délibéré et sans scrupule de la compagnie afin de conserver la clientèle des bougies Nieuport.

Certes Nieuport est déjà très occupé par le marché Français et il commence à avoir des difficultés à répondre aux commandes d'Albert mais le procédé ne brille pas par son honnêteté.

L'expertise de Charles Albert Schmidt et le déménagement

Pour fabriquer des bougies, il est nécessaire de maîtriser parfaitement la cuisson de l'argile pour en faire une porcelaine de qualité. Albert sait que la fiabilité de ses produits dépend en grande partie de la qualité de la porcelaine c'est pourquoi il décide de s'attacher les services d'un spécialiste. Finalement il trouve l'homme qu'il recherche en la personne de Charles Albert Schmidt, un ingénieur français qui vient de débarquer sur le sol américain en quête d'un travail. Âgé de 40 ans, Albert Schmidt parle l'anglais mais également l'allemand et l'arabe. Ses compétences feront rapidement de lui un élément indispensable dans l'équipe rapprochée d'Albert.

Entre 1908 et 1918, c'est au minimum 17 brevets qui seront déposés seul par Albert Schmidt au nom de « Champion Ignition Company» puis d'AC Spark Plug. Champion achète un four et le matériel nécessaire à la production. Il importe de France et d'Angleterre les matières premières nécessaires à la fabrication : le quartz, le feldspath le kaolin et l'argile à pipe (terre à pipe ou ball clay). La production démarre réellement au tout début de l'année 1908.

Albert Champion cherche à développer sa clientèle pour obtenir une production régulière. Il va même, nanti d'un matériel de sa fabrication qui reproduit le fonctionnement d'une bougie, effectuer une démonstration au bar de l'hôtel Pontchartrain de Detroit pour convaincre les industriels de l'automobile qui y passent régulièrement.

C'est à peu près au même moment que Champion bien entouré par sa petite équipe de français (Prosper Champion, Basil de Guichard, Albert Schmidt...), déménage soudainement avec son four et ses outils pour s'installer dans un entrepôt situé dans Whittier Streeet, quartier de Roxbury. C'est la rupture entre les frères Stranahan et Champion.

Il est difficile d'en connaître les raisons exactes mais il est important de noter qu'elle intervient peu de temps après l'entrée dans la compagnie de Robert Allen le plus jeune des trois frères Stranahan. Diplômé de Harvard, Robert a dix ans de moins que Franck et il possède une vision toute différente des choses. Il n'apprécie pas du tout Albert Champion (un boiteux, ayant mauvaise réputation et parlant mal l'anglais). Robert a assisté à la fabrication des premières bougies Champion et sachant que son frère est actionnaire majoritaire de la compagnie, il a peut être considéré qu'ils n'avaient plus besoin du petit français pour poursuivre l'activité.

Albert Schmidt a transmis son savoir pour la cuisson de la porcelaine à Albert mais aussi à Prosper, Basil de Guichard et Robert Stranahan. Habile gestionnaire avec un ego au moins aussi fort que celui d'Albert, Robert n'a aucune affinité avec Albert. Les deux hommes ne pouvaient travailler ensemble sur le long terme.

La séparation peut également avoir trouver une de ses causes dans le développement des autres activités de Franck Stranahan qui, sont elles aussi installées dans l'ancien Cyclorama.

L'importance de la bougie d'allumage

La bougie d’allumage est indispensable au démarrage d’un moteur à essence. L'allumage d'un mélange air-carburant par une étincelle est préconisé, en 1877, par l'Italien Alessandro Volta, puis par François Isaac de Rivaz, en 1807, pour le moteur à combustion interne, appelé communément moteur à explosion.

En 1860, Étienne Lenoir un inventeur autodidacte Belge crée le premier moteur à allumage commandé opérationnel par bougie d'allumage, un moteur à deux temps utilisant du gaz de houille comme carburant. En 1885, il invente un système d'allumage, très proche des bougies d'allumage actuellement utilisées.

Robert Bosch et Albert Champion

Au début des années 1900, Albert Champion cycliste français immigré aux États-Unis pour courir fabriquait et vendait des bougies d'allumage pour subvenir à ses besoins. En 1904, Champion déménage à Flint (Michigan) où il crée la Champion Ignition Company pour la fabrication de bougies d'allumage… En 1902, en Allemagne, Robert Bosch livre ses premières bougies d'allumage (le brevet ayant été déposé en 1894) et la première magnéto haute tension, permettant d'apporter la solution au problème majeur d'allumage des moteurs thermiques.

Le principe de la bougie

La bougie produit une étincelle à partir du courant électrique haute tension qui lui arrive en provenance de la bobine et de son fil ; un courant qui arrive sous une tension d’au moins 12 000 à 15 000 Volts sur le plot de la bougie. Cette étincelle, qui éclate entre les deux électrodes, crée un arc électrique qui enflamme le mélange air/carburant, fortement comprimé et échauffé, qui l’entoure, pour repousser le piston.

Diesel, des bougies aussi

Les moteurs à cycle diesel ont un système d’allumage par compression ; dans les moteurs d’ancienne génération, dits à injection indirecte, la combustion est initiée par la compression du mélange air/carburant ; les bougies - qui sont qualifiées de préchauffage - ont pour unique but de chauffer le carburant dans une préchambre de combustion. Pour les moteurs récents à injection directe et pompe à haute pression, les bougies ont un rôle secondaire car l’atomisation du carburant facilite l’allumage même à basse température.

Pourquoi une bougie ?

Le moteur à explosion est basé sur le principe qu'une explosion permet de dilater les gaz et donc d'entraîner un piston dans un cylindre.

Federal-Mogul et l'héritage de Champion et Beru

L’américain Federal-Mogul est passé maître dans l’art de s’attribuer les noms des meilleurs spécialistes de chaque domaine. En matière de bougies justement, la notoriété de Champion et de Beru n’est plus à faire. On ne présente plus Federal-Mogul et l’aréopage de chiffres enivrants qui flottent dans le sillage de l’équipementier.

Près de 7 milliards de dollars de chiffre d’affaires (en 2015), 45 000 employés dans le monde, dans 34 pays, 103 sites de production, 18 sites de distribution, 17 centres technologiques et enfin, une quinzaine de marques à son actif. Federal-Mogul est de ces équipementiers dits « multi-spécialistes ». Freinage, étanchéité, pièces de direction ou encore essuyage ou allumage et préchauffage…aucun élément du véhicule, quel qu’il soit (VL, PL, VUL, mais aussi aérospatiale, marine ou ferroviaire) n’a de secret pour l’américain.

Parmi ses nombreuses marques, deux ont, depuis plus d’un siècle, gravé leurs noms dans la famille « bougie » : Beru et Champion.

Champion, la marque des champions !

Chez Federal-Mogul, l’histoire de la bougie commence, en 1907, avec la naissance de la marque Champion. Une marque déjà dominée par les couleurs rouge et noire, reconnaissables entre milles. Et pour cause. Champion ne se contente pas de produire des bougies, elle va rapidement devenir leader mondial de la bougie d’allumage pour tous les types de moteurs à combustion.

Ses faits d’armes : avoir su profiter, plus qu’un autre, d’une couverture médiatique hors norme pour une marque d’équipement automobile. Car si Champion entre dans l’histoire en équipant de bougies la célèbre Fort T dès 1908, elle se fait un nom indissociable des sports mécaniques grâce aux 24H du Mans et à la Formule 1.

Ce que l’on sait un peu moins en revanche, c’est que des pièces Champion équipaient, en 1934, le premier avion à réaction américain, le Bell P-59 Airacomet, premier avion de chasse à deux, conçu et construit aux États-Unis, mais aussi les quatre moteurs Rolls Royce/Snecma Olympus qui équipaient le Concorde, avion de tous les records…

Ainsi, depuis plus de 100 ans, de ses innovations pour l’aviation à sa tradition de domination des sports mécaniques, la marque Champion a participé au développement de produits pour chaque type de moteur et fabrique une gamme de bougies d’allumage utilisant un large panel de matériaux (iridium, métaux précieux, etc.) et de conceptions, afin de proposer une gamme complète d’allumage amélioré et de durée de vie prolongée, ainsi que des remplacements directs de bougies d’origine.

Beru : matériaux précieux et origine

De son côté, la marque Beru, détenue par BorgWarner et dont Federal-Mogul a obtenu la distribution exclusive pour le marché international de la rechange est, elle aussi, incontournable depuis près d’un siècle. Son credo : l’origine.

Avec une part de marché mondiale estimée à plus de 40 % des bougies de préchauffage équipant les moteurs diesel, Beru est devenue l’une des marques leaders dans le monde de la technologie de démarrage à froid des moteurs diesel. Dans le domaine des techniques d’allumage des moteurs essence, elle compte également parmi les quatre premières marques d’Europe. La quasi-totalité des constructeurs automobiles et de moteurs du monde entier s’approvisionnent auprès de Beru Systems.

Bref, là encore, impossible de faire l’impasse, lorsque l’on parle de bougies, sur cette marque. D’autant que, comme Champion, Beru se fait fort d’exploiter son savoir-faire en première monte pour ses produits lancés sur le marché de la rechange. Dernières innovations en date : une gamme de bougies d’allumage iridium ou encore la gamme compacte Ultra Plus Titan utilisant le platine et le titane. Bref, tout roule pour Beru, au point d’ailleurs que Federal-Mogul et Borg Warner ont renouvelé, pour une durée de 5 ans, leur partenariat.

Chiffres clés de Federal-Mogul (2015)
Indicateur Valeur
Chiffre d'affaires Près de 7 milliards de dollars
Nombre d'employés 45 000
Pays d'implantation 34
Sites de production 103

tags: #bougie #champion #histoire

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