Les années 2000 ont été une période riche en talents pour Liverpool, notamment en ce qui concerne ses attaquants. Certains ont marqué l'histoire du club, tandis que d'autres ont connu des trajectoires plus sinueuses. Cet article explore les parcours de plusieurs de ces joueurs, de leurs débuts prometteurs à leurs défis et succès.
Anfield Road Stand
Des Espoirs Fulgurants
Bojan Krkić
Si la nationalité est espagnole, le nom et les origines sont serbes : Bojan est né. À 17 piges, le gamin éblouit lorsqu’il apparaît comme second couteau dans une attaque de feu. Écrasé par la pression au Barça, il fuit en 2012 direction Rome, puis Milan, Amsterdam et enfin Stoke, en 2014. Malheureusement pour lui et pour le football, son mental fragile l’empêche de confirmer les belles promesses affichées à Barcelone. Aujourd’hui, il coule des jours heureux à Montréal, où il sera bientôt sous les ordres de son ancien coéquipier au Barça : Thierry Henry.
Nathan Delfouneso
À Aston Villa, prêt à tout casser après avoir terminé meilleur buteur de l’Euro U19 2009, où l’Angleterre avait été battue en finale par l’Ukraine (0-2), et avec le numéro 14 sur le dos, en hommage à Thierry Henry. Être l’avenir de la sélection anglaise, comme Gabriel Agbonlahor et Jack Rodwell. Mais ça, c’était avant que Martin O’Neill soit viré de Villa, que Gérard Houllier déboule et que Darren Bent avale le petit Nathan. Fan de Coach Carter, Delfouneso a plutôt pris l’ascenseur à l’envers et se dandine désormais en League One, à Blackpool, après avoir bouffé des prêts à gogo (Burnley, Leicester, Blackpool, deux fois, Coventry), des piges ratées (Blackburn, Swindon) et des occasions manquées. Delfounzero.
Mattia Destro
Formé à l’Inter, le jeune Mattia fracasse tout en Primavera, où il plante 18 buts en 24 matchs lors de la saison 2009-2010. Pas assez, malheureusement, pour se frayer un chemin dans l’équipe première, qui vient de remporter le triplé : à l’été 2010, Destro fait office de vulgaire monnaie d’échange dans le transfert de Ranocchia à Milan. Direction le Genoa pour lui. Du Genoa à Bologne, où il joue actuellement, Destro a enchaîné les piges décevantes à Sienne, Rome et au Milan. Sa meilleure saison ? Pas exactement sensationnel.
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Des Aventures Européennes Mitigées
André
Avec Neymar et Ganso, il faisait partie des pépites qui ont permis à Santos de glaner la Coupe du Brésil et le championnat de São Paulo en 2010. Mais contrairement à ses deux compères, lui n’attend pas mille ans pour se barrer. Avec son blase de quinquagénaire franchouillard, André devait frétiller comme un poisson dans l’eau en Europe. Comme tant de Brésiliens au patronyme raccourci avant lui, l’aventure en Europe a tourné court après une paire d’expériences malheureuses, et il est rapidement retourné au pays, seul endroit où son football savait s’exprimer. Après six mois à Kiev, il est prêté aux Girondins de Bordeaux où il ne perce pas davantage malgré la hype. Depuis, il enchaîne les clubs au Brésil, où il survit depuis 2018 au Grêmio. Ce qui lui fait toujours une carrière au moins aussi animée que Ganso.
Bebé
Quand tu en arrives à devoir relancer ta carrière à Brescia, c’est que ça a déconné à un moment donné. Il a joué 7 matchs avec MU, a marqué un but en Ligue des champions contre Bursaspor et a mis un petit pont à Ryan Giggs. Réaction du Gallois : « Vas-y, va dire à ta mère que t’as fait ça à Ryan Giggs. » Puis Bebé s’est lancé dans un grand voyage : Istanbul, Vila do Conde, Paços de Ferreira, Lisbonne, Madrid… Et pis c’est tout.
Diego Contento
Avant toute chose, Diego est libre dans sa tête. Malgré son patronyme d’Argentin (fun fact : ses deux parents sont napolitains, et l’ont nommé en hommage à Maradona), le natif de Munich émerge dans un Bayern qui n’a pas encore tout à fait retrouvé sa superbe. Pour sa défense, il s’est créé un joli point commun avec Jean-Pierre Papin en devenant le deuxième joueur de l’histoire à quitter le Bayern Munich pour les Girondins de Bordeaux. On attend toujours de savoir ce que peut bien être une « Contentade » , ceci dit.
Des Parcours Surprenants
Yacine Brahimi
Signer au Real Madrid ou à Arsenal, qui lorgnaient sur lui à ses débuts à Rennes. Puis, comme ses pairs, passés par Clairefontaine avant lui, taper à la porte de l’équipe de France A sans broncher. Il a vogué vers Grenade l’Andalouse, aux côtés de Youssef El-Arabi, ce qui lui a ouvert les portes des Fennecs en 2013, et celles du FC Porto en 2014. Régulier, inspiré et décisif, il devient l’atout charme des Dragons, et son nom anime à nouveau les gazettes mercato. Mais après une dernière saison portugaise plus que réussie, et une CAN remportée vue du banc, il a préféré céder aux sirènes du Qatar, plutôt qu’à celles du Vieux-Port. Triste sort.
Sergio Canales
Dans le club de son enfance, le Racing Santander, où sa patte gauche et sa vision du jeu font saliver tous les recruteurs d’Espagne. Huit jours après la nouvelle année, il marque deux buts contre le FC Séville, dont un lob savoureux sur Andrés Palop. S’installer comme le nouveau numéro dix d’une Maison-Blanche pleine à craquer, avant de participer à la montée en puissance de la Roja sur la scène internationale. Barré au Real par Van der Vaart, Kaká, Özil et Di María, il signe finalement à Valence, lieu où la malédiction commence. En octobre 2011, il se fait les croisés. Rebelote dès son retour à la compétition six mois plus tard, à seulement 21 ans. Parti à la Real Sociedad, tout semble aller mieux. Mais en décembre 2015, une nouvelle rupture l’éloigne plus de 200 jours des terrains. Depuis, le numéro dix soyeux s’est relevé, et a remis le pied à l’étrier du côté du Betis. En même temps, avec Joaquín, Guardado et Fekir, la monture andalouse a fière allure.
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Douglas Costa
En janvier, Douglas Costa vient grossir les rangs de l’étonnante colonie brésilienne du Shakhtar Donetsk. Luiz Adriano, Willian, Jadson, Ilsinho, Alex Teixeira, Fernandinho, Leonardo et donc le brave Douglas, autant de talents auriverdes sur lesquels le club ukrainien espère banquer. Pour tout ce qui est départ et gros chèque, c’est fait. À l’été 2015, Douglas rejoint le Bayern pour 30 plaques, avant de rejoindre la Juventus trois ans plus tard pour 10 millions de plus. Bilan des courses ? Pas un crack - il n’a fait l’unanimité ni en Bavière ni à Turin -, mais pas un flop non plus. En club comme en sélection, un second couteau bien tranchant.
Des Talents Confirmés
Alberto Aquilani
Dans un charter qui l’emmène à Milan pour commencer son aventure italienne, sous les ordres de maître Benítez. Mais la dolce vita n’est qu’une invention, et après un prêt réussi à l’Espanyol Barcelone, puis un retour illico presto sur le banc de San Siro, il file à Liverpool pour dix petits millions d’euros.
Philippe Coutinho
Marquer Liverpool de son empreinte en nettoyant les lucarnes d’Angleterre, et en marchant sur la Premier League. Et, dans la foulée, devenir le nouveau maître à jouer du Brésil pour les dix prochaines années. Il a quitté les Reds en plein mois de janvier, dans la confusion la plus totale. Vexé, Liverpool en a quand même récupéré plus de 120 millions d’euros, avant de profiter tactiquement et collectivement de son départ. Ce dernier sera un échec, poussant les Catalans à le prêter cet été au Bayern, avec une option d’achat de 120 millions d’euros. La banane du siècle.
David De Gea
Sur le banc des Colchoneros grâce au départ de Coupet pour le PSG. Mais il n’y reste pas longtemps, et pousse rapidement Asenjo hors des cages madrilènes. Quelques mois plus tard, à seulement 19 ans, c’est lui qui les protège lors de la finale de Ligue Europa remportée contre Fulham. Se muscler, être régulier, gommer ses erreurs aériennes, améliorer son jeu au pied et encore se muscler, afin d’être le meilleur gardien du monde, si ce n’est le roi. Remporter la Ligue Europa, en 2017, une seconde fois. « Évidemment, j’ai eu de bons moments quand j’ai soulevé le trophée en 2010. C’est une compétition plus longue et un peu différente avec les matchs le jeudi, ce qui peut dérégler un peu nos habitudes. Mais nous sommes Manchester United et tant que nous sommes qualifiés pour une compétition, nous devons tout faire pour l’emporter. » Manque de chance, en Premier League, United se fait moucher par City. Et en sélection, De Gea se fait enrhumer par Kepa. Qu’importe, le portier espagnol a décidé de prolonger son séjour anglais.
Luuk de Jong
En train de commencer à écrire un CV qui compte, aujourd’hui, quatre titres de champion des Pays-Bas. Le premier, c’était en 2010, avec le FC Twente de Steve McClaren. À votre avis ? Il a marqué des buts. 25 lors de la saison 2011-2012, ce qui lui a permis de s’envoler pour la Bundesliga, à Gladbach, où il a échoué, avant de se planter à Newcastle. Résultat, Luuk est revenu chez lui, aux Pays-Bas, au PSV, où il a claqué 115 fois en 216 apparitions, et est devenu le cinquième meilleur buteur de l’histoire du club, juste derrière Romário. Fils d’anciens volleyeurs pros, il rêvait d’exporter son talent : l’été dernier, il s’est alors envolé pour le FC Séville, où il n’arrive toujours pas à s’imposer. La vie d’un renard maison.
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Alan Dzagoev
Emboîter le pas de Youri Zhirkov en acceptant le salaire lucratif d’Abramovitch à Chelsea. Malgré un Euro 2012 qu’il termine en qualité de co-meilleur buteur, il n’a jamais quitté Moscou ni Eugeny Giner. « Dzagoev ne joue pas au football pour la gloire et l’argent, mais par amour pour ce sport. À notre époque, rares sont les joueurs pour lesquels gagner est plus important que les bonus. Mais Alan est comme ça » , rappelait son entraîneur à Samara. Le genre de joueurs qui préfèrent jouer plus de 350 matchs avec le CSKA plutôt que de s’exiler à l’étranger. Bel esprit.
Christian Eriksen
Dès janvier, le Danois goûte pour la première fois aux joies de l’équipe première de l’Ajax, dont il écume les équipes de jeunes depuis 2008. Il ne lui faut pas bien longtemps pour s’imposer chez les Lanciers et attirer les regards, notamment celui de la sélection danoise. Un numéro 10 au talent fou formé à l’Ajax ? Trois saisons, plus de 160 matchs et une trentaine de buts après ses débuts en pro, il s’envole pour la Premier League et Tottenham où il est devenu, saison après saison, l’un des meilleurs à son poste. Alors d’accord, c’est en train de se finir en eau de boudin avec les Spurs. Mais à son meilleur niveau, le Danois a tout simplement été irrésistible. Vivement qu’il retrouve le sourire, parce qu’il nous manque.
Thomas Müller
Dans les petits papiers de Jürgen Klopp, qui semblent indiquer qu’un petit milieu de terrain joufflu n’a pas encore dit son nom, mais ne devrait pas tarder à le faire. L’entraîneur allemand a le nez creux. Il a remporté cinq Bundesliga, envoyé l’Allemagne sur le toit du monde, subi la dure loi de Guardiola, combattu une myopathie, et réinventé le poste de faux numéro neuf. Balotelli, Gómez, Mandžukić et Lemina peuvent aller se rhabiller, ils ne mangeront jamais à sa table. Un indice sur la qualité du gamin.
Eden Hazard
Le Belge est la figure de proue de l’une des meilleures équipes de l’histoire du LOSC, génie technique insaisissable d’un trio d’attaque fabuleux aux côtés de Moussa Sow et Gervinho. La saison 2010-2011, avec le doublé coupe-championnat du club nordiste, reste l’une des performances les plus marquantes des années 2010. Devenir l’un des meilleurs joueurs du monde, tout simplement. Exactement ce qui était prévu. Eden a indubitablement inscrit son nom au panthéon des meilleurs joueurs de ballon de l’histoire du Plat Pays, empilant buts, assists et titres pendant sept ans à Chelsea et menant les Diables rouges jusqu’en demi-finales de la Coupe du monde 2018. Avec, pour bien commencer la décennie 2020, un petit transfert au Real Madrid où il a récupéré la liquette de Cristiano Ronaldo. Histoire de faire définitivement l’unanimité.
Eden Hazard
Abel Hernández
À Palerme, un peu à la peine, mais en pleine découverte du football européen et buteur dès sa première sortie avec l’Uruguay face à l’Angola d’Hervé Renard, en juillet. Être, lui aussi, un bijou. Il a pioché, pioché et pioché encore, avant de briller un petit peu avec Hull City lors de la saison 2015-2016, au point d’être l’artisan principal de la montée des Tigers en Premier League et d’être élu joueur de l’année par les supporters. Puis, alors que tout semblait enfin s’aligner, Abel est parti s’enterrer au CSKA Moscou. Aujourd’hui, il claque de nouveau, mais… avec Al Ahli. Un bijou qui a perdu de la valeur, donc.
Gaël Kakuta
À Chelsea, pardi ! Le gamin de Lille y a signé son premier contrat pro en 2009, à 18 ans. « À cet âge, je n’avais jamais vu un joueur avec un tel talent » , soufflait Carlo Ancelotti, alors entraîneur des Blues. Tellement fort que le club londonien avait risqué une interdiction de transferts pour l’attirer en 2007, alors qu’il était encore mineur. Du sale. On tenait le leader technique de toute une génération en France. Infoutu de s’imposer à Chelsea, il enchaîne six prêts entre 2011 et son départ en 2015. Il partira même en Chine, où il se refera une santé, avant de se stabiliser, à peu près, à Amiens. À 28 ans, il n’a malheureusement plus grand-chose d’un crack.
Toni Kroos
L’an 1 de la décennie est une année charnière pour Toni. Au terme de deux saisons en prêt au Bayer Leverkusen, il revient au Bayern Munich, son club formateur, avec une saison pleine de Bundesliga dans les jambes et un statut de jeune espoir affirmé. C’est aussi cette année-là qu’arrive sa première cape avec la Nationalmannschaft, un 3 mars contre l’Argentine en amical. Son transfert au Real, contre une grosse vingtaine de millions d’euros en 2014, est un hold-up absolu. L’affaire du siècle. Sans lui, l’équipe fabuleuse qui a enchaîné trois C1 consécutives n’aurait sans doute pas eu la même maestria. Là où beaucoup d’Allemands s’imposent en BuLi, lui a prouvé que le génie teuton savait aussi s’exporter. Deutsche qualität.
Les Meilleurs Buteurs en Activité des Années 2000
Voici un aperçu des meilleurs buteurs en activité des années 2000, mettant en lumière leur efficacité et leur impact:
- Cristiano Ronaldo (1er, 725 buts)
- Lionel Messi (2e, 697 buts)
- Zlatan Ibrahimovic (3e, 540 buts)
- Robert Lewandowski (4e, 472 buts)
- Henrik Larsson (6e, 468 buts)
- Raul (8e, 432 buts)
- David Villa (9e, 428 buts)
- Ronaldo (12e, 414 buts)
- Thierry Henry (13e, 411 buts)
- Karim Benzema (34e, 334 buts)
Ce classement met en évidence la domination de Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, ainsi que l'importance de joueurs comme Zlatan Ibrahimovic et Robert Lewandowski dans le football moderne.
Cristiano Ronaldo et Lionel Messi
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