C’est désormais officiel : Heung-min Son quitte les Spurs de Tottenham après dix saisons. L’attaquant sud-coréen a annoncé, non sans émotions, la triste nouvelle. Retour sur les moments forts de la carrière de Son, véritable légende du club du nord de Londres.
Un départ Émouvant
Alors que les supporters parisiens commencent à s’échauffer la voix pour la Supercoupe d’Europe, prévue le 13 août prochain face à Tottenham, les fans des Spurs doivent encaisser une mauvaise nouvelle : le capitaine Heung-min Son s’envole pour la MLS, direction le Los Angeles FC - équipe où joue son ancien coéquipier Hugo Lloris. Le Sud-coréen manquera donc cette rencontre de rentrée face au PSG, et a d’ores et déjà disputé son dernier match avec les Spurs.
L'attaquant sud-coréen et capitaine des Spurs, Heung-min Son, a fait part de sa volonté de partir cet été après dix saisons et un seul trophée. « Avant de commencer la conférence de presse, je voulais dire que j'ai décidé de quitter le club cet été », a déclaré l'ailier aux journalistes à Séoul, précisant que Tottenham lui apportait son aide en ce sens.
Les Adieux d'une Légende
« C'était la décision la plus difficile de ma carrière. Des souvenirs tellement incroyables », a-t-il raconté au côté de Thomas Frank, le nouvel entraîneur de Tottenham, qui prépare sa saison avec une étape en Corée du Sud. « J'ai besoin d'un nouvel environnement pour me dépasser. J'ai besoin d'un peu de changement, dix ans c'est long. Je suis venu dans le nord de Londres alors que j'étais un gamin, 23 ans, tellement jeune. Je quitte ce club comme un homme, un homme vraiment fier », a expliqué Son.
« Personnellement, j'aurais adoré travailler avec cette personne et ce joueur fantastiques », a dit Thomas Frank samedi, à l'intention de celui qui ne devrait donc jamais évoluer sous ses ordres.
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L'ascension d'une star asiatique
Située à environ quatre-vingt-dix kilomètres au Nord-Est de Séoul, Chuncheon, la capitale de la province du Gangwon, ne se doute pas un instant qu'en cet été 1992, l'un des futurs plus brillants footballeurs du pays et du continent vient de voir le jour. Son Heung-min est le rejeton de Son Woong-jung. Cet ancien attaquant, passé par Sangmu, Hyundai Horangi et Ilhwa Chunma connaît une carrière courte et modeste dont le point d'orgue est sa sélection au sein de l'équipe nationale B. Peu après ses premiers pas, Son Heung-min débute le football. Le jeune garçon bénéficie d'une enfance sportive dans le sillage de son frère aîné Son Heung-yun. Une enfance sportive mais une enfance très stricte imposée par un père débordant d'ambitions pour sa progéniture.
Obnubilé par le sport et le football, le jeune garçon ne s'intéresse pas aux autres loisirs tels que les jeux vidéo ou autres jouets. « Notre père nous frappait beaucoup pendant l'entraînement. Cela serait inimaginable aujourd'hui. Certains de nos voisins doutaient même qu'il soit notre vrai père. Mais même quand il était réprimandé par notre père, Heung-min était capable de hausser les épaules et sourire. Son père lui impose d'interminables séances d'entraînement. Il peut passer pas moins de six heures par jour, tous les jours, à répéter les bases du parfait petit footballeur. Parfois, les deux garçons se voient imposer quatre heures de jonglerie. Mais, souvent, au bout de trois heures, leurs yeux rougis par la fatigue aperçoivent alors trois ballons au lieu d'un. Un régime strict, intense concentré exclusivement sur le football et basé sur la technique et la volonté de gagner.
À partir de quatorze ans, il reçoit l'autorisation de son père de jouer des matchs en compétition. Avant cet âge, Son Woong-jung pense que cela peut ruiner le potentiel d'un jeune athlète en sollicitant trop tôt ses muscles. En 2008, il intègre l'académie du FC Séoul et rejoint le lycée Dongbuk où évolue les U18 du club de la capitale. Comme l'ancienne star de l'équipe nationale, Cha Bum-keun, ex-joueur de Darmstadt, de l'Eintracht Francfort et du Bayer Leverkusen dans les années 70/80 (lire Cha Bum-keun, la légende sud-coréenne : épisode 1 et épisode 2), Son Heung-min (16 ans) commence son parcours européen en Allemagne.
Hambourg le prend alors dans son centre de formation. Cependant, si l'adaptation footballistique ne lui pose aucun problème, le jeune homme souffre de l'éloignement avec sa famille et sa culture. D'ailleurs, il est également confronté à la barrière de la langue et au racisme. Déterminé à réussir en Europe, il met toutes les chances de son côté et apprend la langue de Goethe en regardant des épisodes de Bob l'éponge. Attaquant polyvalent évoluant principalement sur une aile, le Sud-coréen poursuit son apprentissage dans le nord de l'Allemagne et prend part à des matchs de la réserve. Lors de la présaison 2010/11, il se fait remarquer en claquant neuf buts. Suffisant pour obtenir son premier contrat pro le jour de ses dix-huit ans.
Une blessure contractée contre Chelsea le laisse deux mois sur le flanc mais, à peine rétabli, Armin Veh lui offre sa première titularisation contre Cologne. Son Heung-min ne met que vingt-quatre minutes pour faire trembler les filets. Avec cette réalisation, il devient le plus jeune joueur de Hambourg à marquer un but en Bundesliga, battant le record détenu par Manfred Kaltz. Très vite, les experts font le parallèle avec Cha Bum-keun et lui prédisent un avenir aussi radieux. « Il n'avait jamais vraiment aimé le kimchi (plat traditionnel coréen à base de chou fermenté) mais il pleurait, il disait qu'il voulait manger du kimchi et que la famille lui manquait.
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Au total, le Sud-coréen termine la saison avec un bilan honorable de trois buts en treize apparitions en championnat. Comme l'année précédente, le natif de Chuncheon brille lors de la préparation estivale. Même si l'opposition est faible, il enquille la bagatelle de dix-huit buts en neuf rencontres. Cependant, l'équipe ne connaît pas une semblable réussite en Bundesliga. Plombé par un début de saison catastrophique, Hambourg passe la totalité de l'exercice dans la seconde partie de tableau. Le temps de jeu de Son Heung-min augmente (vingt-sept apparitions), son nombre de buts (cinq) également. Il permet même à son club d'éviter la relégation grâce à des réalisations essentielles dans la lutte pour le maintien contre Hanovre (1-0) et Nuremberg (1-1).
Avec les départs en attaque de Mladen Petrić et Paolo Guerrero à l'aube de la saison 2012/13, Thorsten Fink le promeut titulaire. L'entraîneur des Rothosen ne regrette pas son choix. Rapide, endurant, capable de frapper des deux pieds, de jouer dans la profondeur ou les petits espaces, Son Heung-min réalise un très bon exercice avec notamment une brillante victoire au Signal Iduna Park contre Dortmund (1-4) marquée par un doublé et un titre d'Homme du match. Ses performances ne laissent pas indifférent les recruteurs. Encore une fois, les routes des deux joueurs Sud-coréens se suivent. À l'instar de son illustre aîné en 1983, Son Heung-min s'engage avec le Werkself. Contre dix millions d'euros, soit le montant le plus élevé de l'histoire du club à l'époque, il s'engage avec le Bayer Leverkusen.
Et encore une fois, aucun problème d'adaptation dans son nouveau club. Prolifique lors de l'intersaison, l'attaquant poursuit sur sa lancée en championnat et inscrit son premier triplé en carrière contre le HSV. Le Coréen sait se montrer décisif comme lors de la victoire contre le BVB (0-1) qui place son équipe à quatre points du leader ou comme contre le Werder Brême (2-1) qui assure la présence du club en Champion's League. La saison suivante, il confirme les attentes placées en lui. Après une première expérience mitigée en C1, le buteur démontre ses capacités au plus haut niveau européen avec plusieurs réalisations contre Copenhague lors du tour préliminaire puis face à Benfica et le Zenit en phase de groupes. Le parcours continental s'interrompt dès les huitièmes de finale après un mano a mano très serré avec les Colchoneros (1-0 / 1-0 - 3-2 tab). En Bundesliga, Son Heung-min accomplit encore une très belle année avec onze buts au compteur dont un nouveau hat-trick contre Wolfsbourg (4-5).
Meilleur buteur du club (ex æquo avec Bellarabi), sa réussite devant le but assure une autre qualification européenne au Bayer. Mais l'aventure germanique est sur le point de se terminer. Si le Sud-coréen n'a seulement que vingt-trois ans quand il découvre la Premier League, il possède néanmoins déjà une solide expérience matérialisée par cent-soixante-cinq matchs et quarante-neuf buts (toutes compétitions confondues). Ardemment désiré par Mauricio Pochettino, l'Argentin n'hésite pas à débourser trente millions d'euro pour s'attacher ses services. Avec ce transfert, il dépasse le record établi par le Japonais Hidetoshi Nakata (transféré en 2001 de Rome vers Parme contre vingt-cinq millions d'euro) et devient le joueur asiatique le plus cher de l'Histoire.
L'ère Tottenham : Gloire et consécration
À 23 ans, en 2015, Son signe chez les Spurs de Tottenham pour 30 millions d’euros. Un montant important pour l'époque, ce qui fait de lui l’un des joueurs asiatiques les plus chers de toute l’histoire du football.
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Après des débuts réussis notamment face à Crystal Palace où son but salvateur à White Hart Lane offre le premier succès de la saison à domicile (1-0), la nouvelle recrue des Spurs n'arrive pas vraiment à s'imprégner du rythme éreintant de la Premier League. Installé sur une aile, droite ou gauche en fonction des matchs, Pochettino le fait évoluer dans un 4-3-3 pour servir au mieux le nouveau Prince du Nord de Londres Harry Kane. Le Sud-coréen ne rechigne pas à la tâche mais doit trouver la bonne carburation. Plus remplaçant (quatorze) que titulaire (dix) en championnat, il n'atteint pas la barre des dix buts ou plus depuis trois ans. Une première année plus formatrice que réellement décevante pour un joueur encore relativement jeune.
Cependant, déçu par son bilan, il demande à son coach de quitter Londres. « Peu importe où je joue. L'essentiel, c'est que je sois sur le terrain. Je peux jouer en tant que deuxième attaquant ou derrière. Quoi que dise l'entraîneur, je ferai ce qu'il faut. Je n'ai pas de position favorite.
Le joueur saisit sa chance. Il travaille dur et se voit récompenser de ses efforts. Le 10 septembre 2016, il ouvre son compteur contre Stoke City avec un doublé et une passe décisive pour un succès 4-0. Il récidive contre Middlesbrough (1-2) avec un autre doublé. En vingt-cinq matchs de moins que la saison précédente, Son Heung-min vient d'égaler son nombre de buts inscrits en 2015/16. Pochettino salue sa métamorphose et déclare aux médias : « c'est une personne différente - il est plus mûr et il connaît la ligue et il s'est installé de façon fantastique maintenant. » Ses performances lui valent également le trophée honorifique de Joueur du mois de septembre, une première pour un Sud-coréen et un Asiatique.
En confiance, l'ailier des Spurs semble libéré. Il tente des gestes (dribbles, frappes, courses ...), parfois même très difficiles, et les réussit. Tottenham profite de la bonne forme du Coréen mais aussi de Dele Alli, de Christian Eriksen et de l'inévitable Harry Kane pour s'insérer dans le wagon de tête en championnat. Les prestations de l'équipe en Champion's League sont plus décevantes et, dans un groupe pourtant abordable (Bayer Leverkusen, CSKA Moscou et Monaco), les Londoniens sont reversés en Europa League mais quittent rapidement la compétition. Après une période creuse, il enquille à nouveau les buts au printemps. Contre Millwall en FA Cup, Son Heung-min doit subir les insultes racistes des « fans » des Lions mais il répond sur le terrain en scorant un triplé (6-0). Auteur de cinq buts en six matchs du mois d'avril, il remporte à nouveau la récompense de Joueur du mois. Une prouesse unique lors de cette saison 2016/17. Au total, il accumule vingt-et-une réalisation (toutes compétitions confondues). Sa meilleure série en carrière.
En nette progression depuis l'arrivée du manager Argentin Mauricio Pochettino, l'équipe de Tottenham enchaîne lors de la saison suivante. Le Sud-coréen aussi. Buteur contre Dortmund (3-1) en Champion's League à Wembley, le domicile temporaire des Spurs en attendant la construction et la livraison du nouveau White Hart Lane, il récidive quelques jours plus tard face à Crystal Palace (1-0) et porte son total à vingt réalisations en Premier League. Avec ce chiffre, il devient le meilleur buteur asiatique de l'histoire de la Premier League battant le record établi par Park Ji-Sung à Manchester United (dix-neuf). Très en réussite, il égale aussi le record établi par Jermaine Defoe en 2004 en inscrivant cinq buts consécutifs à domicile. Cependant, Tottenham ne parvient toujours pas à remplir son armoire à trophée. Désespérément vide.
Si le club atteint à nouveau le podium (troisième), les Spurs échouent en demi-finale de FA Cup et connaissent une désillusion en League Cup quand les Hammers renversent la vapeur pour s'imposer 2-3 après avoir été mené rapidement 2-0. Le parcours en Champion's League est plus réussi que l'an passé mais il s'achève cruellement dès les huitièmes. Les Anglais se heurtent au réalisme et à la froideur de la Juventus (2-2 / 1-2). Grâce à sa très bonne saison, le Sud-Coréen termine dans le top 10 des meilleurs buteurs du Royaume. Il s'agit d'une première pour un joueur originaire d'Asie.
Pour sa quatrième saison au Royaume-Uni, l'attaquant continue de traumatiser les défenses avec ses dribbles courts, ses longues courses, ses appels de balle dévastateurs ou encore ses lourdes frappes comme cette magnifique réalisation inscrite face à Chelsea (3-1) qui lui vaut le prix du but du mois de novembre de la Premier League. Pour pallier l'absence sur blessure de Harry Kane, son manager l'utilise en pointe. Sa vitesse, son réalisme et son excellente technique individuelle lui permettent de parfaitement assurer l'intérim. Les résultats en Premier League sont intéressants et Tottenham est dorénavant un membre régulier du Big 4. Mais l'équipe de Son Heung-min termine mal le championnat avec une série négative de cinq matchs sans victoire entre fin février et début avril qui l'oblige à céder leur place sur le podium à Chelsea.
Ce coup de mou est sans doute une conséquence du superbe parcours continental des Spurs. Pourtant, le groupe B composé du FC Barcelone du PSV Eindhoven et de l'Inter Milan n'est pas vraiment un cadeau. Et les deux premiers résultats (défaites face aux Nerazzurri et Blaugranas) de la compétition ne sont pas pour rassurer les fans londoniens. Les hommes de Pochettino réussissent quand même à renverser la vapeur pour décrocher la seconde place pour les huitièmes de finale grâce à deux nuls et deux succès. « Je veux féliciter Son Heung-min, il est le meilleur joueur asiatique pour la troisième année d'affilée. Je suis amoureux de ce gars. Imaginez les gens qui sont ici avec lui depuis quatre ou cinq ans. Ce garçon est fantastique.
En février 2019, les revers initiaux sont bien loin quand Dortmund est balayé (3-0 / 0-1). Puis, le sort offre un duel anglo-anglais en quart de finale avec l'affrontement contre Manchester City de Guardiola. Les coéquipiers de Kun Agüero dominent la Premier League depuis bientôt deux ans. Même si City fait office de favori, les Spurs passent après un match retour épique (1-0 / 4-3) et une prestation majuscule pour le Coréen (auteur d'un doublé à l'Etihad stadium). Pour l'anecdote, l'unique réalisation de Son Heung-min lors du match aller est le premier but européen marqué dans la nouvelle enceinte de Tottenham.
Peu avant, le Coréen avait déjà inscrit son nom en capitale comme le tout premier buteur du New White Hart Lane. Dans le dernier carré pour la première fois depuis 1962, le club anglais doit affronter la révélation de la compétition : l'Ajax Amsterdam. Les Bataves, tombeurs du Real Madrid, viennent s'imposer à Londres (0-1) mais finalement les Lillywhites renversent la vapeur et vont en finale pour la première de leur histoire suite à leur succès inespéré aux Pays-Bas (2-3). Malheureusement, Liverpool ne manque pas l'opportunité de remporter un sixième trophée européen (0-2).
Sans doute perturbé par sa défaite en finale, et par la fin du cycle qui touche l'effectif, Tottenham rate complètement son début de saison avec seulement trois succès en douze journées de Premier League. Le début de saison de Son Heung-min n'est pas aussi brillant que les saisons précédentes. D'ailleurs, un fait de jeu va compliquer un peu plus ces débuts mitigés. Face à Everton, il est exclu pour avoir causé une grave blessure à la cheville de André Gomes. Terriblement choqué par cet incident, les images montrent qu'une glissade est à l'origine de la blessure e...
Statistiques et Réalisations
L’attaquant marque les esprits dès son arrivée, enchaînant les buts et les passes décisives, en Premier League comme en Europe. Portés par l’alliance entre Son et Kane, les Spurs parviennent même à créer la surprise en allant en finale de Ligue des Champions. Une finale ratée, perdue 2 buts à 0 contre les Reds de Liverpool.
Si Harry Kane est le plus grand buteur de l’histoire du club du nord de Londres (280 buts), Heung-min Son est parvenu, en dix ans, à décrocher la cinquième place avec 173 buts, devant des légendes comme Jimmy Greaves (266), Bobby Smith (208) et Martin Chivers (174), qui ne dépasse le Sud-coréen que d’un petit but.
En plus de ses 173 buts en 454 matchs disputés, Heung-min Son peut surtout se targuer d’avoir emmené son équipe sur le toit de l’Europe cette année, avec une Ligue Europa, remportée face à Manchester United 1-0 au mois de mai dernier. Un trophée absolument historique, et le premier pour le club londonien depuis la League Cup gagnée en 2008.
Véritable star chez lui en Corée du Sud, l'ancien joueur du Bayer Leverkusen a été meilleur joueur asiatique de l'année 2017. Il s'agit de son troisième triomphe dans cette distinction après 2014 et 2015. L'année d'avant, c'était Okazaki qui avait été désigné, grâce à son titre remporté avec Leicester.
TOUS LES BUTS DE HEUNG-MIN SON MARQUÉS POUR TOTTENHAM HOTSPUR…
Tableau des Statistiques Clés
| Compétition | Matchs Disputés | Buts Marqués |
|---|---|---|
| Premier League | ||
| Ligue des Champions | ||
| Ligue Europa | ||
| Total | 454 | 173 |
Un avenir à Los Angeles
Le Sud-coréen, qui a déjà fait ses émouvants adieux à ses coéquipiers et aux supporters des Spurs, devrait donc rejoindre le Los Angeles FC. D’après les dernières rumeurs, le montant déboursé par la franchise californienne avoisinerait les 27 millions de dollars.
Une victoire historique pour Tottenham… et pour l’Asie
Cette finale a mis fin à 16 ans de disette pour les Spurs, qui n’avaient plus remporté de trophée depuis la League Cup de 2008. Grâce à ce succès, le club londonien signe également un retour attendu en Ligue des champions la saison prochaine.
Si Son Heung-min a commencé le match sur le banc, sa montée au jeu à la 66e minute a changé l’atmosphère. Récemment revenu de blessure, il a retrouvé sa place sur le flanc gauche, arborant le brassard de capitaine transmis par Romero.
Bien qu’il n’ait pas marqué, sa présence a été saluée pour son rôle défensif et son énergie dans les dernières minutes de pression mancunienne.
Lors du coup de sifflet final, l’émotion était palpable. Entouré de ses coéquipiers, Son a soulevé le trophée en larmes, enveloppé dans le drapeau sud-coréen, sous les ovations de milliers de supporters.
« C’est le jour que j’attendais depuis toujours. Je suis l’homme le plus heureux du monde, » a-t-il déclaré à TNT Sports.
« On peut dire que je suis une légende, non ? Cela fait 17 ans qu’aucun joueur ici ne l’a fait. Alors oui, je suis probablement une légende du club. »
Ce titre met un terme à une attente interminable pour le joueur, souvent qualifié à tort de « maudit » en raison de l’absence de titres collectifs malgré un palmarès individuel impressionnant, incluant un Soulier d’or de Premier League.
Son n’a jamais caché son désir d’un titre européen. Battu en finale de la Ligue des champions 2019 contre Liverpool, puis en finale de la League Cup 2021 contre Manchester City, il a dû attendre cette troisième finale pour enfin triompher.
« Il manquait une pièce à mon puzzle. J’ai passé dix ans à la chercher. Aujourd’hui, je l’ai enfin trouvée, » avait-il déclaré quelques jours plus tôt lors du Media Day de l’Europa League.
Une fierté nationale
Sur les réseaux sociaux, les messages de fierté venus de Corée du Sud ont inondé la toile. Des personnalités politiques aux fans anonymes, tous ont salué cet exploit historique. Son, quant à lui, n’a pas oublié d’adresser un message à son pays natal : « Je suis fier d’être Coréen.
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