L'Ambiance des Supporters : Focus sur le Match Tifo FCN Contre Angers

Cet article se penche sur l'ambiance particulière qui a régné lors d'un match entre le FC Nantes et Angers, en mettant en lumière les initiatives des supporters, les défis rencontrés et les moments marquants de la rencontre.

Supporters du FC Nantes

Une Ambiance Contrastée dans les Tribunes

L'ambiance était feutrée dans le parcage visiteur de Jean-Bouin, composé de 18 personnes. La liste des convives se décompose ainsi : 5 UB90 arrivés d'Alsace en voiture, l'(ex) élève de la Confrérie des Chats Noirs de l'Ouest accompagné de l'(ex ?) maître de cette dernière et de son fidèle acolyte, deux jeunes Alsaciens exilés en Vendée et déjà présents à Nantes, plus un supporter venu seul, ce qui porte à 11 le nombre de fidèles certains du Racing. Les choses se corsent ensuite.

Nous observons tout d'abord deux jeunes gens qui avoueront rapidement être supporters du SCO, installés parmi nous uniquement « parce que c'est moins cher ». 5 euros au lieu de 7 juste à côté, il n'y a pas de petites économies en temps de crise. Je soupçonne les 4 individus assis en haut à droite là d'avoir usé de la même combine. Enfin, un papy isolé et au club favori inconnu complète le paysage. Dans tous les cas, à 11 ou à 18, nous n'avons pas tenté de nous faire entendre. Une petite soirée au calme entre potes, ça ne se refuse pas !

La première période a ainsi été majoritairement consacrée à une discussion de comptoir sur l'action de boycott de lundi et ses lourdes conséquences. Quand l'extra-sportif prend une nouvelle fois le dessus sur le jeu... Jeu observé du coin de l'oeil et qui de toute façon n'avait pas l'air terrible, les Angevins ayant globalement la maîtrise du ballon. Un immense soupir de soulagement toutefois lorsque Stéphane Cassard sauve la mise face à Modeste en seconde période. Des encouragements aussi ont brisé le silence sur les occasions alsaciennes juste devant nous, notamment cette tête de Farès Brahmia qui restera la plus franche, tout comme un « Habib, je t'aime ! » à l'origine douteuse. Les applaudissements et les « Lâchez rien, les gars !

L'Engagement des Supporters Angevins

Néanmoins, car il y a toujours un "néanmoins" quand on veut passer une soirée tranquille, les supporters angevins avaient, eux, décidé de passer leur répertoire de chants en revue. Si l'on excepte les quelques excités à gauche qui tapent des pieds sur la tôle, l'essentiel de l'action se concentre dans la tribune en face de nous où sont regroupés la Brigade Ouest et les Magic Scop. Ces derniers déploient un tifo noir et blanc lors de l'entrée des deux équipes, tandis que les premiers nommés ont encore zappé la dernière consigne de Brice Hortefeux sur l'interdiction des fumigènes.

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Diantre, mais que fait la police ? Ah oui euh, la police... ne parlons pas trop fort, car ils sont justement en rang serrés à l'entrée de la butte visiteur. Nous avons d'ailleurs l'air tellement dangereux que leur nombre doublera entre le coup d'envoi et la fin du match, doublant par là même l'affluence du parcage ! Mais revenons à nos moutons : le SCO s'en tirera avec une amende, et ses supporters ont pu se casser la voix pendant l'ensemble des 90 minutes, ce qui constitue une bonne surprise pour quiconque a été à Laval ou à Clermont récemment.

Une banderole « Unis dans la douleur » restera en place également pendant la soirée, faisant écho au sobre « RIP Brice » des Ultras Boys et au « Soutien aux Toulousains » de la Brigade en début de match.

Le Stade Jean-Bouin : Un Lieu de Rencontre

Après le programme du soir, il est temps de parler du lieu de rencontre : le stade Jean-Bouin. Commençons par la tribune qui a abrité, façon de parler, notre petite réunion alsacienne. Il s'agit d'une butte de terre qui offre en son sommet une vue imprenable sur le stade, censée impressionner de suite le supporter adverse. Des gradins en escaliers ont été taillés côté terrain pour permettre de suivre le match debout mais somme tout assez confortablement.

La partie réservée aux visiteurs occupe le tiers de la butte, le reste étant devenu une tribune populaire après avoir accueilli pendant longtemps le fameux Kop de la Butte qui s'est maintenant, lui aussi, réfugié dans la tribune en face. Parlons-en justement, de cette tribune. Elle constitue un des arguments permettant de qualifier Jean-Bouin de stade Canada Dry : très élevée, non couverte et surtout de forme arrondie, elle ressemble au virage sud du Vélodrome. A sa droite par rapport à la vue du parcage, la tribune principale dite Jean Bouin : un seul étage, toit ondulé, elle présente un faux air de Jules-Deschaseaux.

L'accueil de l'hôte du soir a, lui, ma foi, été plutôt chaleureux. Stadiers pas trop désagréables, toilettes pas trop sales, enfin moins que lors du dernier déplacement, on a connu pire. Le maître d'hôtel, micro à la main, tente de faire monter l'ambiance avant le match. Conscient de la faible mobilisation strasbourgeoise, il nous invente des amis imaginaires lors de la composition des équipes, un certain Robert Pelé, défenseur central de son état, ou encore Sed Khiter, numéro 29. Et comme avoir pleins d'amis, c'est bien, il annonce également aux Angevins que Damien Tulett, obscur journaliste d'une chaîne cryptée, viendra fêter avec eux les 90 ans du club. Youpi !

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En plus on se marre bien pendant cet avant-match, puisque la musique d'encouragement du SCO, chanté sans doute par un ami de Johnny Halliday, est tout aussi ridicule que les voix du « Allez allez Strasbourgeois » de la Meinau. Une minute de silence est observée pour le récent décès d'un proche du club, minute que notre Gai-Luron transformera en minute d'applaudissement. Pas un mot officiel pour Brice cependant...

Il est bien connu qu'une soirée ne peut être réussie sans restauration convenable, et comme nous n'avons pas encore parlé de buvette, réparons de suite cet oubli. Si une légitime déception s'est faite sentir à l'entrée à la vue de la buvette fermée, celle-ci a vite disparu lors de l'arrivée en tribune, au milieu de la première période, d'un vendeur ambulant de sandwichs et boissons fraîches ! Initiative originale, avec les tongs et le short en plus, on se serait cru de retour à la plage. Je passe outre les soucis logistiques liés à une pénurie soudaine de Coca, mais pour répondre de suite aux questions que je vois poindre : oui, les casse-croutes sont meilleurs à Angers qu'à Nantes !

Toutes ces histoires nous feraient presque oublier qu'il y a encore un match à suivre, qui ne brille pas vraiment par son haut niveau. Tout juste rêve-t-on de la gigantesque orgie à venir si le coup-franc puis le corner strasbourgeois de la dernière minute avaient débouché sur un but. Elle est restée au rang de rêve.

Zero-zero : score final, quelques sifflets du public angevin et déception globale dans le parcage visiteur, même si j'ai levé les bras pour raisons personnelles. Sans doute intimidés par notre nombre impressionnant, les joueurs ne daignent s'approcher à moins de 30 mètres. Nous nous contenterons des applaudissements lointains de Rodrigo, Pelé, Bellaid et Lacour, même si Gueye et le jeune Brahmia resteront quelques instants de plus. Direction les voitures, les stadiers nous pressant de quitter rapidement l'enceinte. Au moment de déguster pour certains une dernière merguez, nous croisons le kop angevin, matériel sous le bras et qui visiblement n'était toujours pas arrivé au bout de son répertoire. Chapeau ! Une discussion avec un passant s'informant du score, et c'est parti. Sans victoire.

La Brigade Loire et les Défis Rencontrés

Les supporters de la Brigade Loire ont le sentiment d'être les boucs-émissaires du club et de la préfecture. Ils appellent au boycott. Les supporters de la Brigade Loire n'ont plus envie ni de chanter, ni d'encourager les Canaris. Ils ont l'impression que le club et la préfecture leur en veulent après l'envahissement de la tribune présidentielle début novembre, lors du match contre Toulouse.

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La Brigade Loire qui assure qu'aucun de ses membres n'y a participé, même si cette colère est compréhensible vu les résultats du FC Nantes (dix-neuvième de Ligue 1). On ne vas pas chanter pour cacher la misère En tous cas, pas question d'être les boucs-émissaires pour son porte-parole, Romain Gaudin : "il n'y a rien qui fait qu'aujourd'hui ont peut reprendre les encouragements. D'une part, on est décrié par le club qui interdit les banderoles. D'autre part, on est assommé par la préfecture qui convoque les responsables, qui les perquisitionne et qui veut faire en sorte que la Brigade Loire soit muselée et soit même dissoute".

Les supporters de la Brigade Loire veulent donc un nouvel interlocuteur au sein du club qui ne soit pas le responsable de la sécurité. "Clairement, il faut que la situation soit plus claire que là ! On ne sait pas si on pourra poser une banderole au prochain match. Et si on n'a pas cette possibilité là, on ne va pas chanter pour couvrir la misère. Si on ne nous donne pas les moyens, s'ils veulent nous voir morts, on ne va pas aller chanter en tribune pour sauver les meubles !"

Des supporters du FC Nantes manifestent contre le déménagement du club

La Brigade Loire appelle même au boycott du match de Coupe de la Ligue entre Nantes et Montpellier, mardi prochain à la Beaujoire. avec leurs maires, leurs communes.

Mesures Drastiques Envisagées par le FC Nantes

Après la décision de la Ligue de Football Professionnel de fermer la tribune Loire de la Beaujoire pour les deux prochains matches du FC Nantes à domicile, suite aux incidents face à Bordeaux dimanche, le club envisage des mesures drastiques pour "rassurer les supporters".

Derrière leur banderole, la centaine de supporters réclame des éclaircissements sur le rachat du FC Nantes. Ils attendent aussi une prise de position de Nantes métropole, propriétaire des infrastructures du club.

Pas de tifo, pas de banderoles, pas de mégaphones : la tribune Loire de la Beaujoire punie par le FC Nantes Le FC Nantes a décidé de sévir après l'envahissement de la tribune présidentielle lors du match contre Toulouse le 5 novembre. Aucune bâche ni aucune animation ne sera autorisée pour la réception du LOSC ce samedi. Le club, lui, passe devant la commission de discipline de la LFP, ce jeudi.

Supporters du FC Nantes

Le Contexte Politique et les Dissolutions de Groupes Ultras

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, est actuellement en conflit avec plusieurs associations de supporters de football en France, notamment en raison de sa décision de lancer des procédures de dissolution contre certains groupes ultras. Cette initiative fait suite à divers incidents survenus dans les stades cette saison, tels que le déploiement d’une banderole pro-palestinienne par le Collectif Ultras Paris lors d’un match de Ligue des Champions au Parc des Princes, que le ministre a fermement condamné en déclarant que «ce tifo n’avait pas sa place dans ce stade» et en envisageant des sanctions à l’encontre des clubs ne respectant pas les règles.

De plus, des chants homophobes entendus lors de plusieurs rencontres ont conduit Bruno Retailleau à proposer des mesures telles que la mise en place d’une billetterie nominative et l’augmentation du nombre de policiers en civil dans les stades pour identifier et sanctionner les fauteurs de troubles.

Les groupes concernés incluent : Offenders (Strasbourg), Magic Fans et Green Angels (AS Saint-Étienne), Légion X (Paris FC) et Brigade Loire (FC Nantes). Ces procédures de dissolution, initiées fin 2024, font suite à une enquête menée par le ministère de l’Intérieur, qui avait initialement identifié neuf groupes de supporters avant de réduire la liste à cinq. Les groupes concernés auront l’opportunité de se défendre devant une commission composée de huit membres.

Ces actions ont suscité une vive réaction de l’Association Nationale des Supporters (ANS), qui accuse le ministre de prendre des décisions politiques sans concertation préalable et de considérer les supporters comme des «terrosupporters».

Réactions des Supporters Face aux Dissolutions

Ce week-end, de nombreuses banderoles déployées dans les stades de Ligue 1 et Ligue 2 ont ciblé Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, alors que plusieurs groupes de supporters risquent une dissolution. En réponse, une majorité d’ultras ont exprimé leurs revendications à travers ces messages. À Reims, le parcage marseillais a ainsi clamé : « Retailleau : stop aux dissolutions des groupes ultras ». À Monaco, on pouvait lire : « La dissolution ne sera jamais la solution ».

De leur côté, les Ultras Boys de Strasbourg ont dénoncé, lors d’un match contre Lyon, que « la dissolution des groupes ultras est une basse manœuvre politique, l’entêtement d’un homme incompétent et isolé ; revenez d’urgence à la raison ». Les supporters de Metz ont même poussé leur revendication plus loin en déclarant : « Le véritable dialogue suppose la reconnaissance d’interlocuteurs. Pas d’interlocuteurs, pas de dialogue. Pas de dialogue, pas de paix. Qui prend la responsabilité? Le ministère de l’Intérieur? ».

Ce message a trouvé un écho dans les tribunes de Guingamp, qui ont ajouté : « Retailleau, à vouloir faire cavalier seul, cela va te retomber sur le coin de la gueule. Mais d’autres stades de France ont emboîté le pas, notamment à Saint-Etienne, qui ont même organisé des manifestations dans les rues de la ville avant le match contre le PSG : « Retailleau, ton nom sera synonyme de chaos », ont abondé les supporters stéphanois au stade Geoffroy-Guichard, avant que les supporters de Rouen en National ont tapé plus fort : « Retailleau, fort avec les ultras mais timidement face aux OQTF ».

Les Indians Tolosa, ultras du Toulouse FC, ont joué sur les mots en évoquant l’intention d’interdire le port du voile dans le sport : « Retailleau : si quelqu’un se voile la face, c’est bien toi. Vive le sport et, par conséquent, à bas les dissolutions! ».

Pour les supporters de Lille, « Retailleau, d’Intervilles à Beauvau, c’est magouille et compagnie », faisant allusion aux accusations de tricherie pesant sur l’ancien conseiller général de Vendée, lors de l’émission Intervilles, où s’étaient affrontés en 1997 le Puy du Fou et Ancenis.

Près de 163 associations de supporters dans toute la France ont signé l’appel de l’Association nationale des supporters (ANS) pour «s’opposer à la destruction administrative des bénévoles qui animent les tribunes et qui sont les interlocuteurs des clubs et des autorités pour garantir la sécurité en tribunes*».

«Sur toute la saison dernière, il n’y a eu que 24 interpellations à l’occasion des rencontres de l’AS Saint-Etienne. C’est un épiphénomène. ll y a une méconnaissance à Paris, au sein des services centralisés de l’administration sur la réalité d’une association de supporters, a fortiori à Saint-Etienne. Deux coups de téléphone et cinq minutes de travail de terrain auraient suffi pour se rendre compte que ce n’est pas la réalité. Tant que l’effort d’identifier les coupables individuellement ne sera pas fait par l’Etat, la police et la justice, déstructurer ne fera qu’amplifier le problème. Cette mesure va détruire ce qui a été construit pendant 33 ans. Elle n’écartera pas les personnes qui se comportent mal», a précisé Pierre Barthélémy, l’avocat des deux groupes de supporters.

Les deux groupes de supporters stéphanois seront auditionnés mardi. Le ministère de l’Intérieur pourrait alors envisager leur dissolution par un décret signé du Premier ministre.

Les Ducs d'Angers et l'Ambiance à l'IceParc

Les Ducs ont sans aucun doute l'une des plus belles patinoires de France, souvent remplie. Mais le public angevin reste très (trop ?) souvent spectateur. Avec l'aide d'étudiants, un nouveau groupe de supporters veut dynamiser l'ambiance en tribunes.

Depuis l'ouverture de l'IceParc en septembre 2019, l'engouement populaire est indéniable. Les affluences sont excellentes, même au-delà des attentes du président des Ducs, Michaël Juret. Cette saison, le club angevin affiche la deuxième meilleure moyenne de Ligue Magnus (3482), derrière Grenoble (3716). Sur la glace, le show est au rendez-vous à chaque match. Les hommes d'Ethan Goldberg sont 2e en championnat et qualifiés pour le dernier carré de la Coupe de France.

Pourtant, en tribunes, l'ambiance est très variable d'un match à l'autre. Pourquoi ? D'abord, un constat, qui s'applique non seulement aux Ducs mais également au Sco: le public angevin, certes connaisseur, est plus spectateur que supporter. Est-ce la douceur angevine qui tempère les ardeurs dans les tribunes de l'IceParc et de Raymond-Kopa ?

Pour remplir et apporter de la ferveur dans leur nouvelle patinoire, les Ducs ont tout de suite eu la bonne idée de cibler la grande communauté étudiante présente à Angers (ils sont environ 40 000) avec des tarifs spéciaux. Un pari gagnant puisque des étudiants de différentes écoles (ENSAM, ESTHUA, ISTOM...) sont présents en nombre lors des matchs du mardi soir et mettent le feu en tribunes.

Le kop de l'ESEO remplit au moins une fois par mois la tribune B (154 places), juste derrière le but des Ducs au premier et troisième tiers temps. "On avait fait deux matchs juste avant le Covid. On a vite senti qu'à l'IceParc le public était très familial et l'ambiance était assez "basique" on va dire. On a la chance d'avoir une patinoire à l'américaine et une des meilleures équipes en France mais il manque ce petit truc, c'est dommage. Comme on a réussi à faire venir un bon groupe à chaque fois, on s'est dit qu'on pouvait apporter un peu de folie mais toujours dans le respect, tout le monde est là pour s'amuser. On a eu de supers retours des joueurs, du club, du public... "

"Cette saison il y a un peu plus d'ambiance, on sent que le public est un peu plus réactif, ajoute Antoine. Le mardi il y a souvent un groupe d'étudiants derrière chaque but donc on essaie de se répondre un peu comme au foot dans les virages, même si on ne s'entend pas trop à cause du plexiglas. Notre objectif est de faire kiffer les étudiants qui viennent voir le match, et si ça peut prendre dans tout l'IceParc, tant mieux. Parfois on ne voit pas grand-chose du match tellement on est occupé à encourager les autres étudiants à faire du bruit !

Au départ on est un groupe de potes avec des idées un peu farfelues mais on est assez débrouillard donc on a fait nos drapeaux avec des bouts de tissus et des morceaux de PVC, on a fait nos propres t-shirts... Maintenant on a un vrai budget ce qui nous a permis d'acquérir des mégaphones, un tambour... On travaille sur des chants et on aimerait déployer un grad tifo à l'entrée des joueurs.

En revanche, un nouveau groupe de supporters fera sa première apparition à l'IceParc ce dimanche. Ils donneront de la voix pour porter les Ducs vers une cinquième finale, pour l'instant toujours prévue le dimanche 30 janvier à l'AccorHotel Arena de Paris-Bercy. Le Puck Angevin, s'est créé il y a quelques semaines, non pas pour concurrencer les Raptors, le groupe de supporters historique, mais pour apporter un soutien supplémentaire aux Ducs.

"En faisant les déplacements, on s'est rendu compte que Cergy, Rouen ou Amiens ont plusieurs groupes de supporters et ça se passe très bien, confie Stephen Eudier (alias Stef Hockey sur les réseaux sociaux) l'un des fondateurs du Puck Angevin. Le club et les joueurs ont tout de suite été réceptifs à notre initiative, notamment Robin Gaborit qui est très impliqué à nos côtés. Cela nous a conforté dans notre idée qu'il y avait de la place pour faire quelque chose. On a contacté le kop de l'ESEO pour avancer ensemble car on a le même projet: dynamiser l'ambiance, enflammer les tribunes de l'IceParc avec par exemple des chants simples, inspirés de ceux du Sco, qui pourraient être repris non seulement par notre groupe mais aussi par les 3 500 spectateurs.

Le projet est bien parti avec déjà une cinquantaine d'adhésions. On sera en tribune C, donc à l'opposé des Raptors. S'ils remportent le point vendredi, les joueurs du Sco offriront un joli jouet à leurs supporters.

L'Expérience des Supporters et l'Identité du Club

« Vingt-deux ans sans voir une Ligue 1 à Angers, vous vous rendez compte ? » À côté de Patrick Couturier, fan des premières heures, toute une brochette de spectateurs assiste à l'entraînement du matin. « Entre les deux montées, il y a une génération qui patiente. À 59 ans, Patrick est l'un deux. Depuis quinze ans, il s'occupe du forum Sco1919, qui distille les tout derniers scoops sur le club. « Je l'alimente aussi pour faire venir du monde au stade ! » Et ça marche.

« Alors que la moyenne de fréquentation à Jean-Bouin tournait de 5 000 à 6 000 personnes, on a distribué des affichettes dans les commerces de la ville. » Résultat : ils étaient plus de 10 000 à franchir les portes du stade depuis les cinq derniers matchs. En marabout du ballon rond, il imagine déjà le scénario : « S'il monte, Angers devrait naviguer autour de la quatorzième place. Mais il lui faudra recruter avec intelligence, comme l'ont fait Caen ou Guingamp, par exemple.

Autour de lui, personne ne dit le contraire. Même si, pour beaucoup, Angers « la bourgeoise » ne supporte pas assez son équipe. « Quand ils étaient en première division, les gens venaient pour la plupart de Mayenne, de la Sarthe ou de Touraine ! » Vendredi, il faudra donc sortir l'artillerie lourde. Sa mission, Daniel Madiot l'a acceptée depuis longtemps. Responsable du Magic Scop qui regroupe 100 supporters, il sera l'homme-orchestre qui, demain soir, lancera les chants pendant le match, s'occupera du « tifo » (immense banderole) et surveillera l'ambiance de la rencontre. Pas loin, les ultras de l'ex-KDLB donneront aussi de la voix, mégaphone en main.

Daniel, lui, verrait bien l'effectif de son club doubler l'année prochaine. Enthousiaste, il savoure à l'avance le défilé que lui et ses amis du Magic ont organisé pour se rendre jusqu'au stade Jean-Bouin. « Contre Nîmes, il faudra être soudé. Que tout le monde se lève et encourage l'équipe jusqu'à la dernière seconde.

Les Tensions et les Rivalités Entre Supporters

Bien entendu que vous êtes ultra arrogants mais en même temps si vous ne l'étiez pas ces matchs contre le sco deviendraient aussi insipides que ceux contre feu les voisins manceaux ! C'est d'ailleurs pour cela que j'aime bien suivre les derbys à jean bouin , pas tant pour l'ambiance car c'est souvent aléatoire chez vous mais ce manque d'objectivité/chauvinisme me rappelle le stade des années 90's (contre rennes notamment). Reste que ce soir vous pouvez très bien nous battre donc je ne pense pas qu'il y ait un excès de confiance côté nantais. Bon allez dans quelques heures je prendrai place en colombier (oui la st-leo ne m’intéresse plus vu qu'on a enlevé ses mythiques toilettes !

Conclusion

Les interactions entre les supporters du FC Nantes et d'Angers sont marquées par un mélange de fierté locale, de rivalité et d'attachement profond à leur club respectif. Malgré les tensions et les défis rencontrés, l'engagement des supporters reste un élément essentiel de l'identité de chaque club, contribuant à l'ambiance unique des matchs et à la passion qui anime les tribunes.

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