Le Paris Saint-Germain (PSG) et le FC Sochaux-Montbéliard (FCSM) ont une longue histoire de confrontations, marquée par des moments mémorables et des statistiques intéressantes. Samedi soir, le PSG accueille Sochaux. Cet article explore les rencontres les plus marquantes entre ces deux clubs, en mettant en lumière les chiffres clés et les anecdotes qui ont façonné leur rivalité.
Bilan historique face à Sochaux en L1 : 60 matches : 35V, 11N, 14D (89 buts pour, 56 buts contre).
Bilan historique à domicile face à Sochaux en L1 : 29 matches : 19V, 7N, 3D (47 buts pour, 22 buts contre).
Les Premières Rencontres et l'Ascension du PSG
Au commencement de la saison, Luis Fernandez comptait bien battre le promu sochalien pour lancer le championnat du PSG après deux matches nuls initiaux contre Lille et à Auxerre. Pour cela, le club de la capitale s’appuyait sur la première titularisation du nouveau génie annoncé : Ronaldinho.
Malgré son effectif au fort potentiel offensif et technique - Okocha et Anelka étaient aussi présents sur la pelouse -, le PSG a énormément de mal à emballer la rencontre. Tout se joue à la dernière minute du temps réglementaire : Édouard Cissé, rentré quelques minutes plus tôt, donne la balle à José Aloisio, recrue onéreuse du mercato également rentrée en cours de match. Celui-ci, initialement dos au but, réussit à se retourner et tire sur le poteau. La victoire est là, et le PSG démarre convenablement sa saison. José Aloisio est en très grande forme ; il sera par ailleurs décisif en coupe Intertoto.
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Malheureusement, les Sochaliens, qui ont toujours la défaite amère, vont jouer un sale tour à l’attaquant parisien. Maxence Flachez, le défenseur qui était au marquage d’Aloisio sur le but, dira dans la presse que ce but n’était pas valable, qu’Aloisio fait systématiquement faute sur ses prises de balles et que tous les joueurs le savent.
Un Affrontement au Sommet en 2004
Il s’agit d’une très belle saison pour le PSG de Vahid Halilhodzic qui est troisième, pas très loin des équipes de tête. Le PSG reçoit la modeste équipe sochalienne qui, quant à elle, réalise une saison incroyable : les Doubistes, entraînés par Guy Lacombe, sont quatrièmes. C’est donc une affiche du haut de tableau qui a lieu au Parc des Princes.
La rencontre est largement dominée par le PSG qui se procure d’excellentes occasions, mais par maladresse, Pauleta, Fiorèse ou Heinze ne se font pas récompenser. En début de seconde période, le défenseur sochalien Monsoreau effectue une main intentionnelle dans la surface. L’arbitre, Alain Sars, siffle logiquement un penalty que Pauleta transforme. Nous sommes à la 54e minute, et le match s’arrête là.
En effet, à partir de ce moment-là, les Sochaliens jouent la montre, et ce avec la bénédiction de l’arbitre qui laisse les joueurs de Guy Lacombe se rouler par terre au moindre coup de vent, dégager tous les ballons le plus loin possible après un coup de sifflet, prendre le maximum de temps à chaque coup-franc … Il faut dire que les joueurs du président Plessis s’étaient placés en victime six mois durant, ressassant inlassablement le match aller où l’arbitre leur avait supposément refusé un penalty - sans toutefois préciser que, ce soir-là, les joueurs sochaliens avaient multiplié les simulations en tout genre -, insistant sur le fait que le club parisien était toujours favorisé.
PSG - Sochaux en 2006: Les Débuts de Guy Lacombe
Le PSG ouvre l’année civile 2006 en accueillant Sochaux, 17e du championnat. Le fait marquant est qu’il s’agit du premier match de Guy Lacombe à la tête du staff parisien. Celui-ci a remplacé Laurent Fournier durant le mercato hivernal, sous ordre du président délégué Pierre Blayau pour un motif aujourd’hui encore incompréhensible.
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Le hasard du calendrier fait que Lacombe commence face à ce qui était encore son équipe six mois plus tôt. Le PSG est privé de Bonaventure Kalou, suspendu, et de Cristian Rodriguez, enfin libéré de ses soucis de transferts avec son ancien club, mais pas encore aligné à cause d’une crainte sur le nombre d’extra-communautaires trop important dans l’effectif parisien. Guy Lacombe titularise donc Fabrice Pancrate sur le côté droit - joueur jusque-là écarté par Fournier et qui était sur le point de s’engager avec Auxerre avant que Lacombe ne soit nommé - et Christophe Landrin en attaque.
En seconde période, Sochaux égalise par Badara Sène, qui jouait son premier match professionnel. Deux minutes plus tard, Rothen centre dans la surface, Landrin laisse intelligemment filer pour Pancrate qui reprend du gauche, et marque. Les deux joueurs relancés par Lacombe ont marqué. Victoire du PSG qui se retrouve ainsi troisième.
#PSGretro : Sochaux 🆚 Paris Saint-Germain (1-2) 2008
Saison 2007-2008 : Un Match Nul Décevant
C’est le premier match de la saison dernière. Le PSG, fort d’une préparation estivale réussie, avec pour point d’orgue le tournoi amical à l’Emirates Stadium, se sent en confiance. Seules deux recrues sont alignées : Zoumana Camara en défense centrale et Didier Digard au milieu du terrain.
Sammy Traoré est titularisé en défense centrale et Youssouf Mulumbu au poste d’arrière droit, Bernard Mendy étant suspendu et Ceara pas encore arrivé. Le match commence très mal pour les Parisiens, le premier quart d’heure est infernal, les Sochaliens se retrouvent dans la défense adverse en deux passes, et ils se procurent de très grosses occasions, dont une arrêtée superbement par Landreau.
Le début de match digéré, les Parisiens se réveillent et font preuve d’une grande malchance. Une double une-deux entre Luyindula et Pauleta se termine par une frappe sur le poteau. À la mi-temps, mécontent de son système défensif, Paul Le Guen réorganise son équipe : Mulumbu sort, Digard prend le poste d’arrière droit, et Granddi N’Goyi fait sa première apparition en L1 au poste de milieu défensif. Celui-ci fait une très belle mi-temps, jouant très simplement vers l’avant.
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Les occasions se multiplient pour le PSG, Diané venant tout juste de remplacer Pauleta, tape à son tour le poteau après un numéro de dribble dont il a le secret. En fin de match, le tout pour le tout est joué, puisque Gallardo remplace Traoré. Match nul décevant, qui condamne certains joueurs : Mulumbu et Traoré sont peu de temps après prêtés, respectivement à Amiens et Auxerre.
Saison 1982-1983: Une Victoire Facile pour le PSG
PARIS ST-GERMAIN F.C. - F.C. - 17 000 spectateurs environ. Buts : Pascal Zaremba, 32′ ; Jean-Marc Pilorget, 47′, Dominique Rocheteau, 49′ sur penalty, Fernier, 80′.
Le Paris-SG a dû attendre pratiquement toute la première période avant de prendre réellement la mesure d’une équipe sochalienne très tendre qui ne put que serrer les rangs un certain temps avant de craquer après la mi-temps. Les Parisiens appuyèrent alors sur l’accélérateur et firent la différence en deux minutes. Et de sept pour les Parisiens ! Septième victoire de suite, en effet, pour les protégés de Lucien Leduc si l’on tient compte des deux succès acquis en Coupe dos Coupes. Le dernier succès contre le F.C. Sochaux a été le plus facile. La preuve quo le P.-S.-G. est actuellement en jambes et ne manque pas de réserves et de… réservistes.
Il reste qu’il est toujours difficile d’affirmer que le P.-S.-G. fut irrésistible dans la mesure ou les lionceaux sochallens n’affirmèrent pas une personnalité bien marquée et qu’ils manquèrent singulièrement de crocs. Toutefois, on aura remarqué la solidarité, les accélérations subites, une circulation du ballon précise, les éclairs de génie de Susic qui laissent donc à penser que les Parisiens sont, décidément, sur la bonne voie.
La première période avait été, en effet, “tristounette”, comme le temps et le froid qui se sont subitement abattus sur la capitale. Sochaux ayant disposé un réseau défensif renforcé et pratiquant un strict marquage individuel, rares furent les moments enthousiasmants, si on excepte une jolie percée de Susic, un très bon tir de Zaremba et un dégagement en catastrophe de Rust dans les pieds de Rocheteau. Et si le P.-S.-G. avait creusé un premier écart logique, il faut convenir que les circonstances avaient été favorables dans la mesure ou le jeu de… billard fut plus prépondérant que le football précis.
Trappatoni n’avait pas le temps de répondre aux questions des journalistes, dans la tribune de presse, que le P.-S.-G. allait s’empresser de faire le trou, en deux minutes. D’abord à la suite d’un remarquable une-deux entre Pilorget et Rocheteau qui vit le premier nommé fusiller Rust en position… d’avant-centre, ensuite, deux minutes plus tard, grâce à un penalty consécutif à une faute de Ruty sur Rocheteau placé merveilleusement sur orbite par Fernandez. En cinquante minutes, les carottes étalent cuites et les partenaires de Susic s’amusèrent comme des petits fous et affolèrent une défense sochalienne fébrile.
L’addition eût pu être corsée mals Rust limita les dégâts. Notamment devant Pilorget (décidément…), Tanasi et Rocheteau. Il fallut un remarquable tir, décoché de 30 mètres. du jeune Fernier pour que la pilule sochalienne fût moins amère. Paris-S.-G. a désormais six jours Pour préparer son déplacement pour Nîmes, ultime rencontre de répétition avant la venue de la Juve.
Statistiques Clés des Confrontations
Seize places et trente-et-un points séparent les deux équipes. 32 confrontations dont 22 victoires pour le PSG, voilà quelques chiffres réunis dans un article de canal-supporters.com qui revient sur l'historique des matches entre le PSG et le FCSM.
| Statistique | PSG | Sochaux |
|---|---|---|
| Nombre de matches | 60 | 60 |
| Victoires | 35 | 14 |
| Nuls | 11 | 11 |
| Buts marqués | 89 | 56 |
Le PSG n’a plus perdu contre Sochaux depuis 1990, mais les deux clubs restent sur deux matches nuls 0-0. Avec seulement 2,31 buts par match en moyenne, les PSG-Sochaux sont moins prolifiques en buts que la moyenne : lors des autres rencontres du PSG à domicile, la moyenne est de 2,66.
Quelques autres confrontations notables : en 1974/1975, le PSG s’impose 0-3 sur le terrain de Sochaux, en huitièmes de finale aller. en 1976/1977, toujours en huitièmes de finale aller, le PSG perd 1-0 à Sochaux. en 2006/2007, Paul Le Guen aligne une équipe bis pour disputer à Sochaux les quarts de finale alors que le club est aux portes de la relégation (17e, à trois mois de la fin du championnat). Dramé, Chantôme, Mulumbu, Hellebuyck et Piètre sont défaits 2-1 par le FCSM, qui remportera l’épreuve quelques mois plus tard.
F.C. SOCHAUX-MONTBÉLIARD - PARIS ST-GERMAIN F.C. - 16 405 spectateurs. L’Équipe du PSG : Grégory Coupet - Marcos Ceará, Sammy Traoré (Grégory Bourillon, 66′), Mamadou Sakho, Sylvain Armand - Christophe Jallet, Clément Chantôme, Jérémy Clément, Stéphane Sessègnon (Younousse Sankharé, 76′) - Mevlüt Erding (Granddi Ngoyi, 82′), Péguy Luyindula.
Le Paris-SG a mis fin à une série de cinq matches sans victoire à Sochaux (4-1). Paris a renoué avec la victoire. Il n’attendait pas autre chose de son déplacement à Sochaux (4-1). A défaut d’une vraie révolte après cinq matches sans succès, les joueurs d’Antoine Kombouaré ont fait preuve de beaucoup de sérieux et d’application. Pas assez aux yeux de leur entraîneur qui pourra une nouvelle fois regretter un but encaissé dans les cinq dernières minutes. Entre satisfaction et soulagement, il n’a pas pu s’empêcher de lâcher un «ça me fait enrager» au micro de Canal +.
Mais contrairement aux rencontres face à Montpellier (1-1), Monaco (0-2) ou encore Lyon (1-1), la réalisation de Dalmat (87e) n’a pas eu d’incidence majeure. Le club de la capitale remonte à la dixième place -avec un match en moins-, tandis que les Lionceaux voient leur série de trois victoires consécutives prendre fin. Luyindula abuse M. Dans l’ensemble, Paris n’a pas volé son succès maquillé dans les dernières minutes par Luyindula (88e). Il a profité de l’apathie sochalienne et du vent de panique qui a parfois soufflé dans la défense doubienne pour s’installer progressivement dans le match.
Seule l’ouverture du score de Jérémy Clément sur un penalty transformé en trois temps devrait certainement faire naître un sentiment d’injustice dans les rangs lionceaux. M. Kalt s’est laissé abusé par Peguy Luyindula après un contact inexistant avec Teddy Richert (35e). Le double arrêt du gardien devant Erding puis Jallet n’a servi à rien. En l’absence de Makelele, suspendu, Kombouaré avait décidé de titulariser Chantôme aux côtés de Clément, Jallet dans le couloir droit et Sessegnon dans l’axe en soutien de Erding. Tous ses choix se sont révélés payants.
Le premier a inscrit le but du break (56e), le second a délivré trois passes décisives, tandis que le troisième a énormément soulagé ses équipiers par ses courses, ses dribbles et son audace. Seule la finition lui fait toujours défaut. L’autre motif de satisfaction concerne la bonne prestation de Mevlut Erding. L’international turc, auteur du troisième but parisien (75e), s’est montré très disponible et a offert beaucoup de solutions dans la profondeur.
Oui, mais il ne faut pas que ce soit un feu de paille. Il va falloir confirmer et enchaîner dès le week-end prochain contre Nice. Bien sûr, je suis satisfait que nous ayons inscrit quatre buts, mais aussi de la manière. Après la semaine mouvementée que nous venions de vivre, c’est bien. Mettez vous à ma place… Cela faisait cinq matches et deux mois que nous n’avions pas gagné. J’attends beaucoup de mes joueurs, car je sais qu’ils ont un gros potentiel.
Ce soir, vous avez évolué dans un système différent, en positionnant Stéphane Sessegnon dans l’axe. J’ai modifié mon système car j’étais à la recherche du meilleur système. Stéphane Sessegnon me demandait souvent de le faire jouer dans l’axe. J’attendais le bon moment. Et il ne faut pas oublier Peguy Luyindula qui à gauche peut faire mal grâce à sa vitesse, ou Mevlut Erding qui a beaucoup pesé sur la défense sochalienne. Cette victoire est la récompense du travail qui a été effectué par l’équipe ces derniers jours. Ce soir, elle a su bien défendre, bien récupérer le ballon pour se projeter vers l’avant.
Toute l’équipe doit être concernée par l’animation offensive. Mais je le répète, ce n’est que la satisfaction d’un match. Oui, bien sûr.
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