Histoire du Beach Soccer : Rivalité Portugal-Brésil et Compétitions Internationales

Le beach soccer, discipline spectaculaire jouée sur le sable, continue de gagner en popularité à travers le monde. Cet article explore l'histoire de ce sport, en particulier la rivalité entre le Portugal et le Brésil, ainsi que les compétitions internationales qui mettent en valeur ce sport unique.

Action de beach soccer lors des Jeux Européens de 2015
Action de beach soccer lors des Jeux Européens de 2015.

Un Sport Spectaculaire

Le beach soccer est une discipline très particulière, jouée sur le sable, un terrain extrêmement exigeant, à 5 contre 5. Ce foot loisir de plage très spectaculaire se développe grâce à quelques personnalités leaders.

Encore une fois, le beach soccer a offert une pluie de buts spectaculaires. Pedro Moran (Paraguay) et Madjer (Portugal) se sont notamment distingués.

Le Parcours du Portugal en Coupe du Monde

Après avoir manqué la dernière édition de la Coupe du Monde, il y a deux ans à Tahiti, la sélection lusitanienne ne veut pas passer à côté de "son" Mondial. Son objectif est clair : remporter une couronne mondiale qui lui échappe depuis toujours dans la discipline.

L’équipe du Portugal de beach soccer retrouve les demi-finales de la Coupe du monde. Un an après avoir été éliminés en quarts de finale par la surprenante équipe de la Biélorussie, les Portugais ont pris le meilleur sur le Japon (7-6) et retrouvent le dernier carré de la compétition.

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Côté Portugais, les buteurs sont Miguel Pintado (2), Jordan (3), Be Martins et Ruben Brilhante. Pour les Nippons : Ozu Moreira (2), Kosuke Matsuda, Yusuke Kawai, Takaaki Oba et Masato Suzuki.

Le Portugal pourra bien sûr compter sur le soutien inconditionnel de son public. L'équipe de Mário Narciso sait très bien que sa tâche ne sera pas facile lors de ce match inaugural, devant une formation japonaise vice-championne d'Asie qui compte dans ses rangs l'excellent buteur Ozu Moreira, Ballon d'Argent adidas à Tahiti 2013.

Le Portugal a décroché, dimanche 19 juillet, son premier titre de champion du monde de beach soccer. À domicile, la Selecção s'est défaite de Tahiti en finale (5-3) grâce à des buts d'Alan, Madjer ou encore Velchior.

Madjer : Une Légende Portugaise

Cette journée inaugurale permettra de voir en action à Espinho l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du beach soccer en la personne de Madjer, capitaine de l'équipe du Portugal. Au cours des six Coupes du Monde auxquelles il a déjà participé, Madjer a inscrit 79 buts, ce qui le place très largement en tête du classement des meilleurs buteurs de la compétition, ses premiers poursuivants - les Brésiliens Bruno et André - ne totalisant "que" 39 réalisations.

Madjer compte à son palmarès trois Souliers d'Or adidas. Il aura l'occasion devant son public d'améliorer des statistiques déjà étourdissantes.

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WOW! Magic Madjer's amazing beach combo

La Rivalité Portugal-Brésil

Le tirage au sort a fait que le Portugal se retrouve dans le groupe du Brésil. Comment appréhende-t-on ce match à venir ? Ce sera particulier car le niveau du Portugal et celui du Brésil sont très élevés.

Décidément, le Brésil est vraiment la bête noire du Portugal. Ce samedi 10 mai, les Portugais affrontaient les Brésiliens en demi-finales de la Coupe du monde de Beach Soccer. Mais comme à chaque fois depuis 2013, ce sont bien les Verts et Or qui en sont ressortis vainqueurs (2-4).

Ce dimanche, le Portugal affrontait le Brésil lors de la deuxième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2024. À quelques minutes de la fin du match, les brésiliens ont même écopé d’un carton rouge, et les portugais avaient la possibilité de prendre les devants sur penalty.

Mais Bê Martins, pourtant auteur d’un très bon match, a vu sa tentative être repoussée. Au classement du groupe D, le Portugal pointe à la seconde place, derrière le Brésil, et devant son prochain adversaire, l’équipe d’Oman.

Hier, le Brésil (6-4 contre la Russie, le Portugal (6-3) face à l'Uruguay) et l'Espagne (2-0) contre l'Argentine, se sont qualifiés pour les demi-finales de la coupe du monde qui auront lieu samedi.

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Estêvão sera chaud ! Il s'en est fallu de peu, mais la meilleure équipe de l'histoire du beach soccer a fait parler sa maestria.

Autres Moments Clés et Joueurs

Plusieurs moments clés et joueurs ont marqué l'histoire de ce sport :

  • Bokinha (Brésil) : Son envol contre l'Iran à Espinho a été un moment spectaculaire.
  • Jordan (Portugal) : Sa conclusion contre la Russie a démontré le sens du jeu collectif de l'équipe portugaise.
  • Mao (Brésil) : Sa prise de responsabilités lors du match contre la Russie a été cruciale.
  • Pedro Moran (Paraguay) : Son but exceptionnel contre la Russie, avec une passe de son gardien suivie d'un retourné en pleine lucarne, reste mémorable.
  • Shishin (Russie) : Son coup franc transformé contre Tahiti a été une belle démonstration de technique.

Voici quelques moments spectaculaires de la Coupe du Monde de Beach Soccer :

  1. Une passe, un contrôle, une lucarne pour Pedro Moran : À l'instar de Madjer, Pedro Moran s'est amusé durant cette compétition. Face à la Russie, le Paraguayen s'est offert une des plus belles réalisations du tournoi. Sur une passe de son gardien, l'attaquant a contrôlé le ballon de la poitrine avant d'envoyer un retourné en pleine lucarne.
  2. Madjer ou le Zidane des plages : C'est, sans doute, le plus beau but de ce championnat du monde de beach soccer, avec celui de Pedro Moran (Paraguay). En quart de finale face à la Suisse, le Portugais Madjer, 38 ans, a envoyé une sublime reprise volée du pied gauche dans la lucarne du gardien helvète, sur une passe de son propre portier.
  3. Quand Mao (Brésil) prend ses responsabilités : Le match au sommet entre le quadruple champion du monde brésilien et son rival russe, deux titres à son actif, a tenu toutes ses promesses.
  4. Jordan (Portugal) conclut contre la Russie : Le beach soccer, ce n'est pas que des retournés acrobatiques, des frappes lointaines ou des contres assassins, c'est aussi un collectif. Le Portugal, vainqueur de cette édition, a montré tout son sens du jeu avec cette action de grande classe.
  5. Bokinha (Brésil) s'envole contre l'Iran : À Espinho, le Championnat du monde a offert un beau spectacle aux supporters.
  6. Shishin (Russie) allume la mêche face à Tahiti : Russie - Tahiti était l'un des chocs de ce tournoi. Malgré cette belle combinaison sur coup-franc, transformé par Shishin, les Russes, tenants du titre, se sont inclinés (6-7) dans une rencontre ouverte. Les coups de pieds arrêtés ont plusieurs fois été une arme fatale lors de cette compétition.

Coupe du Monde de Beach Soccer 2015 à Espinho

La Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2015 à Espinho a été un événement marquant. Voici quelques faits saillants :

Match Description
Italie - Costa Rica Les Italiens ont été battus par la Russie en demi-finales des qualifications européennes, puis ont battu l'Espagne pour la médaille de bronze.
Suisse - Oman La Suisse, vice-championne du monde en 2009, a été battue par la Russie en finale des qualifications européennes. Oman, champion d'Asie en titre, a participé pour la première fois en 2011 sans prendre de points.
Portugal - Japon Le pays hôte va devoir relever son premier grand défi face au Japon. Le Portugal pourra bien sûr compter sur le soutien inconditionnel de son public.
Argentine - Sénégal Deux équipes qui ont éprouvé beaucoup de difficultés à décrocher leur qualification pour cette Coupe du Monde à Espinho. En Afrique, c'est à la différence de buts que le Sénégal s'est qualifié pour les demi-finales, où il a battu le Nigeria (2:1).

Deux des trois sélections qui n'ont manqué aucune édition de la Coupe du Monde ont fait leur entrée en lice dès cette première journée de compétition : le Japon (face au Portugal) et l'Argentine (contre le Sénégal). Le Brésil a foulé le sable lusitanien pour la première fois dans l'épreuve vendredi, où il a affronté le Mexique.

Elinton Andrade : Du Football au Beach Soccer

L'histoire d'Elinton Andrade, ancien gardien de football professionnel, est fascinante. Après une carrière en Europe, notamment à l'Olympique de Marseille, il a opté pour le beach soccer avec le Portugal.

Ses expériences et perspectives offrent un aperçu unique sur les défis et les spécificités de ce sport.

WOW! Salut Elinton, comment tu t’es retrouvé à faire du beach soccer ? Après l’Olympique de Marseille, j’ai joué à Chypre, au Ermís Aradíppou, dans un championnat qui est très bien. Puis je suis retourné au Brésil à Duque de Caxias pour rester à côté de mon fils. Le problème, c’est que ce club n’avait pas de structure digne de ce nom. Et puis l’organisation au Brésil… Du coup, quand, lors de la Coupe du monde 2014, le championnat s’est arrêté et que j’ai eu 15 jours de vacances, j’ai réfléchi à ma situation. J’ai parlé avec ma femme et je lui ai dit que j’allais arrêter avec Duque de Caxias pour aller m’entraîner avec Flamengo en beach soccer. L’idée était juste de m’entraîner, mais finalement, j’ai fait le championnat avec eux et j’ai été élu meilleur gardien de la saison. La Fédération portugaise m’a alors invitée pour me demander si je voulais jouer avec eux.

Pourquoi avoir opté pour le Portugal alors que tu n’y as quasiment jamais mis les pieds ? Le Portugal, grâce au passeport, m’a aidé à faire la carrière que j’ai faite. Je parle portugais, j’ai de la famille au Portugal et c’est vrai que le passeport portugais m’a beaucoup aidé durant ma carrière. Je suis arrivé à l’Olympique de Marseille parce que je jouais bien en Roumanie au Rapid Bucarest et que je suis professionnel, OK. Mais le passeport m’a aidé. Car pour une grande équipe comme Marseille, c’est difficile d’acheter un gardien remplaçant étranger. Et avec le passeport portugais, j’étais européen et je ne prenais pas une place d’extra-communautaire. Ça, c’est la première raison de mon choix de jouer avec le Portugal. L’autre, c’est que le Portugal a toujours eu une équipe magnifique, mais beaucoup de gens ont souvent dit qu’il fallait un gardien qui puisse jouer avec les pieds. J’ai donc profité de cette situation pour venir en sélection en 2015.

Durant ta carrière de footballeur, tu as aussi joué avec le Portugal en foot volley. Oui, j’ai joué le Mondial 2013 de foot volley à Rio de Janeiro. J’ai profité de mon passeport portugais pour le faire. C’était mon premier moment avec l’équipe nationale du Portugal. Nous avons fini troisièmes et j’ai été élu meilleur joueur de la compétition. Il y a beaucoup de gens qui jouent au foot volley à Marseille d’ailleurs sur la plage. Ça peut se jouer à 2 contre 2, 3 contre 3 et même 4 contre 4. Même si la majorité joue en 2 contre 2. Le championnat de France de foot volley a progressé avec deux ou trois équipes qui jouent très bien.

Le tirage au sort a fait que le Portugal se retrouve dans le groupe du Brésil. Comment appréhendes-tu ce match à venir ? Ce sera particulier car le niveau du Portugal et celui du Brésil sont très élevés. Mais pas parce que je suis brésilien. Ça, je l’oublie sur un terrain. Mon cœur est un peu avec le Brésil forcément, car je suis né là-bas, mais ma vie dans le football a toujours été avec le Portugal. C’est ce pays qui m’a aidé, grâce au passeport, à faire la carrière que j’ai faite. Quand le match va commencer, je serai à 100% portugais.

C’est quoi l’objectif du Portugal dans cette Coupe du monde ? C’est toujours le même : gagner. En 2015, nous avons gagné. En 2017, c’est le Brésil qui a gagné après nous avoir battus 4-3 en quarts de finale. Cette année, nous avons donc une nouvelle opportunité de gagner et tous les joueurs ont cet objectif en tête. Mais le niveau global a augmenté, beaucoup d’équipes ont progressé et jouent très bien. Normalement, en beach soccer, tu ne joues que très peu de matchs dans l’année. Mais en 2019, nous avons fait beaucoup de matchs, et du coup, ça a permis aux autres équipes de progresser.

C’est quoi la différence entre le beach soccer et le football pour un gardien ? Si tu plonges comme au football, tu vas te faire avoir par un rebond à tous les coups. Dans le sable, tu as besoin de faire plus attention. Tu ne peux pas plonger comme sur le terrain, car le ballon peut toucher le sable et changer de direction. C’est intéressant du coup. Il faut rester fort sur ses appuis et sur ses jambes afin de sauter au dernier moment et arriver derrière le ballon. Si tu plonges comme au football, tu vas te faire avoir par un rebond à tous les coups. Je fais donc beaucoup de renforcement musculaire et d’entraînements pour arriver toujours derrière le ballon. C’est le plus important.

Revenons un peu sur ta carrière de footballeur et notamment ton passage à l’Olympique de Marseille. Quels souvenirs en gardes-tu ? Marseille est toujours dans mon cœur. Ce club m’a tout donné dans le foot. Surtout que j’étais là-bas au moment où nous avons tout gagné. Et je ne pourrai jamais l’oublier. Même si je n’ai pas beaucoup joué en championnat, où j’étais remplaçant de Mandanda, ce n’est pas grave, car nous avons gagné la Ligue 1 dix-huit ans après le dernier trophée du club. Il y a d’ailleurs ce fameux match face au Bayern Munich en quarts de finale aller de Ligue des champions que tu as disputé. Tu en gardes quand même un bon souvenir malgré la défaite ? Je n’ai jamais vraiment compris l’arrivée de Gennaro Bracigliano. C’est un cadeau de Dieu. J’ai obtenu cette chance, car j’ai beaucoup travaillé pour l’avoir. Marseille était dans une très mauvaise série en championnat avec huit matchs consécutifs sans victoire lorsque l’on a affronté le Bayern Munich. Pour moi, c’était une année particulière avec l’arrivée de Gennaro Bracigliano que je n’ai jamais vraiment comprise. J’ai essayé de ne pas m’en préoccuper et j’ai continué à m’entraîner à 100% tous les jours. Et j’ai obtenu ce cadeau : j’ai pu écouter la musique de la Ligue des champions. Au Vélodrome en plus ! C’était magique… Ce n’est pas grave qu’on ait perdu 2-0.

Lors de la saison 2009-2010, tu joues tous les matchs de Coupe de la Ligue. Mais en finale tu es sur le banc. Tu en as voulu à Didier Deschamps sur le coup ?En réalité, c’est un peu normal. Beaucoup de gens m’ont dit que ce n’était pas logique que je ne joue pas, mais Mandanda est le gardien de l’équipe nationale. C’est un phénomène et je comprends donc le choix. Logiquement, je veux jouer tous les matchs, mais imagine, c’est une finale contre Bordeaux ? Un match difficile avec plein de supporters qui attendent depuis 18 ans que l’OM gagne un trophée. Si j’avais été à la place de Mandanda, peut-être que j’aurais parlé avec le coach pour lui dire qu’il vaudrait mieux que je joue.

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