Le Niveau Actuel du Rugby à Périgueux : Une Analyse Complète

Le rugby à Périgueux connaît un essor notable, avec le Club Athlétique Périgueux Dordogne (CAP) en figure de proue. Cet article explore en détail le niveau actuel du rugby dans cette ville, en mettant en lumière l'histoire du club, son stade emblématique et ses récentes performances.

Stade Francis Rongiéras de Périgueux

Périgueux Face à Floirac : Une Victoire Importante en Nationale 2

Le CAP a enregistré une nouvelle victoire lors de la 6ème journée de Nationale 2 de rugby. Périgueux trouve son rythme de croisière depuis deux journées et Floirac n'avait pas les armes pour les inquiéter, même si Périgueux a gâché la fête en deuxième mi-temps. Toujours invaincu à domicile, le CAP trouve son rythme de croisière et nous a signé deux belles victoires probantes et larges au niveau du score face à Lannemezan et face à Limoges. L'adversaire du jour était plus modeste, le club de Floirac comptait 2 victoires et 3 défaites avant de se présenter en terre périgourdine.

Périgueux s'impose 37 à 22, mais se prive du bonus offensif en laissant revenir Floirac en deuxième mi-temps. Le CAP fait une première mi-temps quasiment sans faute, et la termine par un probant 30 à 3. Mais au retour des vestiaires, ce n'est plus la même équipe, qui encaisse deux essais et semblent ne pas tenir la distance, comme ce fut le cas en début de saison. C'est incompréhensible selon le vice-président du CAP, Alain Curutchet.

Autres Résultats de Rugby en Région

En parallèle de la performance de Périgueux, d'autres équipes de la région ont également été en action :

  • Fédérale 1: Bergerac perd chez le leader, Langon.
  • Fédérale 2, Poule 4, 6ème journée: Belvès renoue avec la victoire en s'imposant aisément face à Riom 43 à 21.
  • Fédérale 3, Poule 15, 5ème journée: Argentat 32-29 Sarlat, Le Lardin Saint Lazare 44-24 Nontron, Lalinde 10-17 Saint Astier Neuvic.
  • Régionale 1: NSL Rugby 15-20 Montignac, Egletons 27-48 Cublac-Terrasson, Saint Cyprien 26-28 La Réole, Ribérac 39-40 Confluent Rugby.

Le Stade Francis Rongiéras : Un Lieu Emblématique

Le stade de rugby de Périgueux a une histoire riche et complexe, marquée par des figures emblématiques et des transformations significatives. Le choix de Francis Rongiéras s’est pourtant imposé comme une évidence aux yeux du maire de Périgueux. « C’était un homme d’ouverture qui ne s’intéressait pas qu’au rugby. C’est une grande figure du sport local qui a marqué l’actualité de façon tragique, mais c’était surtout un exemple. Je l’ai connu en tant que joueur, il était fier de porter les couleurs du CAP. Il défendait les valeurs de solidarité, de combat et de fraternité. Il était respecté à la fois par ses partenaires et ses adversaires. Je n’ai toujours entendu que des louanges à son égard. »

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Le 15 juin 1991 est marqué d’une pierre noire dans l’histoire du CAP. Francis Rongiéras, ancien numéro 8 de haut vol, avait rassemblé ses anciens copains du bataillon de Joinville pour une journée de retrouvailles, sur le stade Maurice-Lacoin du Copo. Au menu, rugby et fête. En plein match, le troisième ligne centre s’écroulait, victime d’un malaise cardiaque, laissant derrière lui une ville en deuil et, surtout, une épouse et trois enfants.

Lors de sa disparition, ses enfants étaient encore jeunes. Romain, l’aîné, avait 9 ans, Hugo, 5 ans et Clara, la petite dernière, trois semaines seulement. « Tout le monde le connaissait et m’en parlait avec émotion, sourit-elle aujourd’hui. Bien sûr que voir le stade porter son nom est une fierté. Mais, je dois avouer que ça fait bizarre quand les gens parlent du Rongiéras, pour nous, c’est avant tout une personne. »

Romain, l’aîné, avait 9 ans lors de la mort de son père. « J’ai quelques souvenirs, mais c’est assez diffus, avoue l’ancien arrière. C’est une fierté que le stade porte son nom, même si, évidemment, on aurait préféré qu’il soit encore là. J’ai eu la chance de pouvoir jouer sur ce stade. Mon premier match ? C’était contre le Métro-Racing, en descendant de Top 16. J’étais rentré en fin de match. »

Hugo, son petit frère, a lui aussi, longtemps porté les couleurs du CAP. Et au couloir, comme son père. Il avait cinq ans lors de sa disparition. « Malheureusement, je ne l’ai pas trop connu, mais les gens en parlent beaucoup, avoue-t-il. Moi, je n’ai que quelques flashs. C’est agréable de pouvoir échanger avec d’anciens joueurs ou dirigeants restés proches de la famille, comme Jean-Paul Fontalirant ou Jean-Michel Costes. »

Il y avait déjà le Challenge Rongiéras qui rassemble des centaines de graines de champions chaque jeudi de l’Ascension. Il y avait aussi la rue Francis-Rongiéras, entre le Municipal et le stade Maurice-Lacoin, inaugurée le 19 mai 2001. Il y aura désormais le stade Francis-Rongiéras, sans débaptiser pour autant l’historique stade Roger-Dantou qui jouxte l’enceinte municipale.

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La proposition du maire de Périgueux, Michel Moyrand, était presque passée inaperçue lors de l’assemblée générale du CAP, le 26 juin 2008. Mais ce n’était pas une parole en l’air. Le stade municipal devait être rebaptisé stade Francis-Rongiéras, du nom de cet emblématique capitaine du club périgourdin, décédé tragiquement sur un terrain en 1991.

« C’est en bonne voie, confirme le nouveau maire. Le président Michel Macary m’a dit qu’il y était très favorable. Il est satisfait et très touché par cette proposition. Je dois encore voir avec lui les conditions de ce changement de nom à son retour de vacances, mais cela devrait très vite se concrétiser. »

Une décision qui devrait se traduire par la pose d’une plaque qui sera inaugurée, fin septembre (le 21 ou le 28), lors de la première journée à domicile du championnat de Fédérale 1.

« Il n’y a pas d’explication, assure Michel Moyrand. C’est peut-être parce qu’il n’est pas dédié à un seul sport, puisqu’on y pratique également du football et de l’athlétisme. »

Signe du destin, cette décision coïncide avec le retour au club de son fils aîné, Romain Rongiéras. « La conjonction des deux événements a symboliquement une valeur toute particulière, note Michel Moyrand. Ce sera un grand moment pour le CAP. »

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Une inauguration dont se réjouit déjà l’ouvreur capiste de 25 ans. « Je suis très content de cette nouvelle. Que le stade porte le nom de notre père, ça représente quelque chose, d’autant plus que je vais y rejouer cette saison. »

Présentation Stade Francis Rongiéras - Mairie de Périgueux

Les trois enfants de Francis Rongiéras, Romain, Hugo et Clara, lors de l'inauguration du stade en son honneur. Les trois enfants de Francis Rongiéras, Romain, Hugo et Clara, seront présents, ce samedi, lors de l’inauguration du stade qui porte le nom de leur père. Samedi, il sera, comme Clara et Romain, présent au stade. Une journée endeuillée par la perte de l’ancien président, Stéphane Turban.

Restructuration et Avenir du Stade

Destinée à pouvoir accueillir des rencontres prestigieuses, la restructuration du stade Rongiéras, de Périgueux, était attendue. Décidément, le nouveau stade de Périgueux n'a pas de chance. Après un retard au démarrage du chantier, son inauguration, prévue le samedi 26 avril prochain avec un alléchant match CAP-Rouen, menace d'être reportée en raison des inondations. Au plus fort de la crue, dans la nuit de lundi à mardi, la pelouse a été submergée, et les installations ont pris l'eau.

Une frustration si la fête devait être annulée, car l'ouverture du nouveau stade Rongiéras est très attendue par les amateurs. Sur le principe, le projet ne posait pas de problèmes à grand monde : le parc des sports avait été oublié depuis plusieurs mandatures, sa rénovation s'imposait. C'était même devenu le projet phare de la municipalité de Delphine Labails, nouvellement élue à l'époque.

En octobre 2022, un budget de 8 millions d'euros TTC est voté en conseil municipal. Mais comme tous les grands chantiers, le nouveau stade Francis Rongiéras déjoue les prévisions dès le départ. Le chantier débutera avec deux mois de retard, en 2023.

15 millions d'euros pour ce plaisir, la somme ne fait pas que des heureux. Il y a même des fâcheux qui se permettent des allusions. Surtout parmi l'opposition municipale. "Il suffit de regarder ce stade et on se dit : qu'est-ce qui, là-dedans, vaut 18, 19, 20 millions d'euros ?", s'interroge à haute voix Michel Cadet, élu Horizons d'opposition.

18 à 20 millions d'euros TTC, c'est la somme réelle que pourrait finalement coûter ce stade, selon lui. Bien loin des 8 millions d'euros avancés en 2022 par la municipalité de Delphine Labails.

"Ce chiffre est infondé, rétorque Émeric Lavitola, le maire par intérim de Périgueux officiellement en poste après la démission de Delphine Labails. Dans le détail, l'édile par intérim rappelle que les 15 millions avancés concernent aussi d'autres structures. "Il y a aussi un stade d'athlétisme, il y a des reprises sur la partie tennis et le stade Dantou.

Concernant les 8 millions votés en 2022 au conseil municipal, il ne s'agissait en réalité que de la base permettant une demande de subventions publiques. Depuis, la somme n'a fait qu'augmenter. "La difficulté, c'est qu'on ne nous dit jamais le détail de toutes ces dépenses. Difficile donc d'obtenir un montant clair, précis et définitif. Un flou aussi constant que l'augmentation de l'ardoise.

Qu'un budget bouge au fil de la réalisation, c'est assez classique, mais là on est dans des proportions qui sont complètement inhabituelles." La remarque est d'autant plus audible que ce budget a été totalement financé par des fonds publics et de collectivités.

Émeric Lavitola, lui, préfère se concentrer sur l'unique somme payée par ses administrés directs, les habitants de Périgueux. "C'est 7 millions d'euros. On a fait le calcul sur 40 ans, c'est 200 000 euros par an. Est-ce qu'une ville comme Périgueux ne peut pas mettre 200 000 euros pour avoir un stade, un bel écrin de verdure et de loisirs ?", interroge l'édile intérimaire. Vu sous cet angle, l'ardoise est effectivement beaucoup plus acceptable pour les Périgourdins.

Roger Dantou et les Débuts du Rugby à Périgueux

Né à Tourtoirac en 1880, Roger Dantou est une figure incontournable du rugby à Périgueux et au-delà. C'est à lui que l'on doit l'introduction et le développement de ce sport dans la région. En 1901, Roger Dantou, avec Roger Magnanou, fonde le Club Athlétique Périgueux Dordogne (CAPD). Cette création marque une étape importante dans l'implantation du rugby en Périgord. Le CAPD deviendra un club phare de la région.

L'engagement de Dantou ne s'arrête pas à la fondation d'un club. En 1910, il est l'un des créateurs et le premier président du Comité Périgord Agenais de rugby. Cette instance régionale joue un rôle crucial dans l'organisation et la structuration du rugby dans le Sud-Ouest.

Roger Dantou est l'un des pères fondateurs de la Fédération Française de Rugby (FFR). En 1919, aux côtés de figures emblématiques comme Octave Lery et Charles Brennus, il participe activement à la création de cette instance nationale. Il en devient le premier vice-président, Octave Léry occupant le poste de président.

À ses débuts, les Magnanou, Dantou qui présida la FFR, Cornut, Dulac, Deschamps, Latreille, Marchet, Peyrou, Giraudeau, Bornet entre autres, joueront un rôle primordial pour installer le CAP dans le paysage rugbystique français. Et ce, en dépit des difficultés dues aux deux guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945.

C’est après la guerre et sa scission avec le COPO que le CAP va devenir un des plus grands clubs de l’hexagone. Un homme aura à cette époque un rôle essentiel et capital, c’est Pierre Andrieu. Lui qui fut joueur puis capitaine de l’équipe première de 1918 à 1930, puis entraineur de 1930 à 1945, et enfin Président de 1949 à 1971, soit 22 années à la tête du club, un record jamais atteint depuis, aura été le fondateur du CAP de l’ère moderne.

C’est sous sa présidence que notre vieux club connaitra un véritable essor en se structurant et en obtenant de remarquables résultats sportifs. L’équipe première se qualifiait quasiment tous les ans pour les fameux seizièmes de finale. Les quarts de finale seront même atteints à deux reprises en 1952 et en 1958. Sans oublier les titres de champion de France pour les juniors Crabos en 1960, les juniors Reichel en 1966 et l’équipe 2 appelée alors réserve en 1969.

La Bille comme il était surnommé fut un très grand Président dont on parle encore aujourd’hui avec affection et une certaine nostalgie.

Depuis, plusieurs présidents se sont succédé avec des fortunes diverses mais dont l’engagement pour le club ne peut être démenti.

Des dernières années très difficiles qui a vu le club rétrogradé administrativement pour raisons financières et connaitre un niveau jusqu’alors jamais connu en Fédérale 3 puis 2. Le CAP ayant toujours été en première division exceptée la saison 1987-1988.

Le CAP en Nationale : Ambitions et Défis

Le CA Périgueux Dordogne, n’en finit plus de progresser en Nationale (troisième division de rugby en France). Avant la 12e journée de championnat, les Périgourdins occupent la 2e place du classement, à un point seulement du RC Narbonnais. Le leader du classement se déplace ce samedi, à Périgueux. Il est tout juste 9h quand nous arrivons au quartier général du Club Athlétique Périgueux Dordogne.

Dans ces locaux, c'est Didier Casadeï (manager général) en personne, qui s’improvise guide et dévoile les infrastructures : une salle de musculation, un dojo pour travailler notamment les attitudes au contact, une grande salle qui fait office de gymnase pour répéter les lancements de jeu ou pour manger les midis tous ensemble. "Nous sommes bien dans ces locaux, tout est réuni dans un même endroit que nous partageons avec d’autres associations". La visite se termine dans le « cockpit » avec la salle de travail du staff où l’écran géant diffuse différentes vidéos de matchs. En face, dans une ambiance détendue et joviale les joueurs s’agglutinent dans une petite salle vidéo. Ils attendent patiemment le briefing de la journée d’entrainement et du match contre Narbonne.

"On est plutôt détendus, on est toujours comme ça, on ne se prend pas la tête. Mais quand arrivent les entrainements, là on est focus sur notre plan de jeu", précise Yon Camou, ailier du CA Périgueux Dordogne.

Quelques minutes plus tard, on retrouve Yon, jeune ailier du CA P sur la nouvelle pelouse du stade Francis Rongièras. Après presque deux ans de travaux, l’équipe séniors joue de nouveau sur son terrain. Ce matin-là, durant l’entrainement collectif, la concentration est effectivement au rendez-vous. Didier Casadeï observe ce qui se passe sur la pelouse. Pendant près de 40 minutes, le natif de Brive-La-Gaillarde suit chaque action sur le terrain, donne de la voix et répète les consignes à ses joueurs.

Dans la tête de tous ces joueurs, il y a le rendez-vous du week-end, sans doute l’un des plus grands défis du club de la saison : recevoir le RC Narbonnais, premier au classement et tout faire pour les battre et devenir numéro un en national.

"Notre objectif à l’année, c’est de remporter tous les matchs à domicile, on ne regarde pas le classement. On veut simplement faire un gros match, gagner et alors oui, on sera dans le haut du tableau" ,confirme Yon Camou avec un large sourire.

Maxime Lançon, l’enfant du club formé à Périgueux est catégorique : il est davantage pressé que stressé à l’idée de jouer "ce match de gala". "J’étais là quand le club était en nationale 2, il y a une grande progression dans le jeu, ça fait plaisir de voir le club jouer à ce niveau ".

Jouer à domicile offre toujours un avantage au club-receveur et ce n’est pas à Périgueux qu’on dira le contraire. Didier Casadeï a d’ailleurs une statistique « fétiche » : 28 victoires en 30 matchs à domicile. "J’aime bien et je n'aime pas non plus parce que ça peut nous porter malheur…", mais ces chiffres prouvent surtout que le travail du staff et des joueurs portent ses fruits. Didier glisse avec le sourire, que ce qui est positif dans cette statistique, c’est de pouvoir dire aux habitants de la ville que "s’ils veulent venir voir jouer le club au Stade Rongièreas, ils ont de grandes chances d’assister à une victoire". Une victoire et de la place pour tout le monde grâce aux quelques 6 000 sièges prévus dans le nouveau stade.

Après la 12e journée de Nationale, Périgueux pourrait se retrouver en tête du classement et confirmer une bonne fois pour toutes ses ambitions de top 4 dans le championnat.

Tableau Récapitulatif des Résultats

Compétition Match Résultat
Nationale 2 Périgueux vs Floirac 37-22 (Victoire de Périgueux)
Fédérale 1 Bergerac vs Langon Défaite de Bergerac
Fédérale 2, Poule 4 Belvès vs Riom 43-21 (Victoire de Belvès)
Fédérale 3, Poule 15 Argentat vs Sarlat 32-29 (Victoire d'Argentat)
Fédérale 3, Poule 15 Le Lardin Saint Lazare vs Nontron 44-24 (Victoire de Le Lardin)
Fédérale 3, Poule 15 Lalinde vs Saint Astier Neuvic 10-17 (Victoire de Saint Astier)
Régionale 1 NSL Rugby vs Montignac 15-20 (Victoire de Montignac)
Régionale 1 Egletons vs Cublac-Terrasson 27-48 (Victoire de Cublac-Terrasson)
Régionale 1 Saint Cyprien vs La Réole 26-28 (Victoire de La Réole)
Régionale 1 Ribérac vs Confluent Rugby 39-40 (Victoire de Confluent Rugby)

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