Kim English Junior, né à Baltimore (Maryland), a marqué le monde du basketball par son talent de shooteur et son parcours atypique, le surnom de Kim English à la fac, était "le Sniper", en raison de ses aptitudes derrière l’arc et eu égard à sa superbe mécanique de shoot. Après une brève mais remarquée carrière de joueur, il a entamé une nouvelle voie en tant qu'entraîneur.
Formation et Débuts Prometteurs
Très précoce, Kim English fait ses premières armes à Randallstown (High School), dont il sera le capitaine lors de son année senior (18,2 points et 7,4 rebonds). Il passera également une saison à Notre-Dame, une prep school, où il sera élu MVP de l'équipe après une saison là aussi très aboutie (17,3 points ; 6,2 rebonds et 3,9 passes). Il conduira d'ailleurs sa formation jusqu'en demi-finale du tournoi national des "prep school". Il sera alors classé 6e meilleur joueur de la Nouvelle-Orléans, et 112e de sa génération (1988) à l'échelon national par Rivals.com.
Scouté par des facs parmi les plus réputées (Tennessee, Cincinnati, Florida State, Miami, Seton Hall, Saint-John), il fait finalement le choix de s'engager avec l'université du Missouri, pour la simple raison qu'il avait accès à la salle 24 heures sur 24 !
Kim English: “My program identity was developed from my time at Missouri”
Pour sa première saison NCAA (qu'il dispute avec le NBAmer DeMarre Carroll et le futur Chalonnais Marcus Denmon), il fait déjà montre de ses indéniables qualités de shooteur (2e pourcentage de l'équipe), et parvient déjà à peser sur le jeu (6,5 points à 37% derrière l'arc). Il finira même l'année sur un impeccable 12 sur 12 aux lancers lors du tournoi final NCAA. Mais son équipe est sorti au 4e tour.
La saison suivante, il sera élu par deux fois joueur de la conférence Big-12, après avoir scoré 24 contre Illinois, puis 23 face à Austin Peay. En parallèle, il sera le meilleur scoreur de son équipe (14 points à 37% à 3 points ; 3,4 rebonds ; 1,1 passe). L'exercice 2010/2011 est globalement moins abouti (10 points à 37% ; 3,1 rebonds et 2 passes), même s'il dépasse les 1 000 points inscrits avec sa fac cette année-ci.
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Son année senior, en revanche, est de tout premier choix. Deuxième de la saison régulière de la Big12 Conference (avec un bilan de 30 victoires et 4 défaites), Missouri remporte le tournoi de la conférence, grâce notamment à 19 points de son shooteur attitré en finale. Il est ainsi élu MVP du tournoi, et termine donc la saison en beauté, en ayant sensiblement fait grimper son ratio à 3 points (14,5 points à 46% derrière l'arc ; 4,2 rebonds ; 1,6 passe ; 1,2 interception). Il enchaînera avec le tournoi de Portsmouth, dont il terminera 4e meilleur scoreur (avec 18,3 points en moyenne). Ce qui lui vaudra d'être drafté par Detroit au 2e tour (44e position).
Passage en NBA et D-League
Conservé dans l'effectif des Pistons, il découvre donc la NBA, avant, en décembre, d'être envoyé une semaine en D-League, où il retrouve des sensations (18 points ; 5 rebonds ; 5,7 passes en 3 matches). Il revint alors garnir à nouveau les rangs de Detroit (10 points et 3 passes contre Brooklyn), mais sa franchise ne décolle pas, et vit d'ailleurs une fin de cycle cette saison-là (2,9 points à seulement 28% à 3 points). Il est ainsi pressenti pour être coupé en fin de saison, et fait en effet les frais du retour de Chauncey Billups dans l'équipe.
Il est vrai que ses stats lors de la Summer League d'Orlando n'avaient pas rassuré le GM des Pistons (6,3 points à 8/34 aux tirs, dont 3/17 à 3 points...). L'aventure NBA d'English se termine donc après seulement une saison.
Expériences Européennes et Retour en France
Pour sa première expérience européenne, il rejoint le champion d'Italie, qualifié pour l'Euroligue. Hélas pour English, le tout va rapidement tourné au vinaigre. Le temps de disputer 4 matches sur la scène européenne (7,5 points et 2,3 rebonds), et guère davantage en championnat. Malgré ses 22 unités (à 4/8 à 3 points) inscrites face à Crémone, il quitte le club dès novembre, sur un bilan très mitigé (8,6 points à 39% à 3 points).
Il rejoint alors Roanne, à la peine en Pro A (3 victoires en 8 matches). Il est d'ailleurs le 5e et dernier joueur étranger à rejoindre la Chorale, qui va vivre un véritable chemin de croix cette saison-là. Malgré son shoot (23 points à 4/7 à 3 points face à Strasbourg) et sa bonne volonté, English ne parvient nullement à inverser la vapeur. A titre perso, il signera pourtant un exercice correct (11,2 points à 34% à 3 points), néanmoins marqué par la relégation de Roanne dans l'antichambre.
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En juillet, il sera très timide lors de la Summer League de Las Vegas, disputée avec Washington (1,8 point en 6 matches). Son étiquette de shooteur né, affirmé à Roanne la saison précédente, n'est pas restée sans lendemain. English dispute d'abord la pré-saison avec les Chicago Bulls, avant d'être coupé 10 jours avant la reprise de la NBA. De nouveau, il rallie la France et s'engage avec un postulant aux playoffs.
A Nancy, il remplace Vaughn Duggins, blessé aux adducteurs. Mais English ne cache rien de sa volonté de rejoindre au plus vite la NBA. Par conséquent, le contrat d'un mois qui est le sien en Lorraine lui va comme un gant. Il disputera ainsi 5 matches d'Eurocup avec le Sluc, en étant très loin de ses standards habituels, notamment dans le shoot à distance (5 points à 29% à 3 points). C'est un poil mieux en Pro A (9,3 points à 40% à 3 points), où English croise CB dès son premier match et manque de peu de se jouer du Mans (20 points à 3/4 à 3 points en 26'), par la suite.
Coupé logiquement par le Sluc après le retour de Duggins, il traverse finalement la France pour atterrir... à Cholet, qu'il considère encore comme une brève étape vers la NBA. CB est alors orphelin de Cedrick Banks, mais décide de miser sur un profil déjà averti de la Pro A. Avec le club des Mauges, English ne fera pourtant pas d'étincelles, signant sa meilleure performance lors de son dernier match à la Meilleraie face à Orléans (16 points à 4/8 à 3 points en 22')... alors même qu'il savait qu'il serait coupé après la rencontre !! Le shooteur de Baltimore terminera sa saison (et sa carrière de joueur) au Venezuela (11,8 points à 52% à 2 points) avec Guaros de Lara.
Transition vers le Coaching
Après une ultime expérience au Venezuela en 2015, il décide de mettre fin prématurément à sa carrière de joueur (à seulement 27 ans) et d'entamer une carrière d'entraîneur. En 2016, il rejoint donc Tulsa (NCAA) en qualité d'assistant-coach, après avoir occupé le poste de directeur du programme de développement du joueur, au sein de cette même université.
Kim a deux sœurs (Jessica et Bria) et un frère (Khalil). Son joueur préféré est Larry Bird.
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Statistiques Clés de la Carrière de Kim English
| Saison | Équipe | Ligue | Points par match | % à 3 points |
|---|---|---|---|---|
| 2012/2013 | Detroit Pistons | NBA | 2.9 | 28% |
| 2013/2014 | Montepaschi Siena | Italie-SerieA | 8.6 | 39% |
| 2013/2014 | Chorale de Roanne | Pro A | 11.2 | 34% |
| 2014/2015 | Nancy | Pro A | 9.3 | 40% |
| 2014/2015 | Guaros de Lara | Venezuela-LPB | 11.8 | N/A |
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