Barcelone contre Juventus : Une Rivalité Historique et des Joueurs de Légende

Le monde du football est rempli de rivalités passionnantes, et celle entre le FC Barcelone et la Juventus de Turin est sans aucun doute l'une des plus captivantes. Ces deux clubs, riches d'une histoire glorieuse et de joueurs emblématiques, ont croisé le fer à de nombreuses reprises, offrant aux fans des moments inoubliables. Retour sur les moments clés de cette confrontation et les figures qui l'ont marquée.

Joueurs ayant joué pour Barcelone et Juventus
Quelques joueurs qui ont porté les couleurs des deux clubs. Source: Onze Mondial

Des Confrontations Mémorables en Ligue des Champions

La Ligue des Champions a souvent été le théâtre de duels épiques entre Barcelone et la Juventus. En 2015, la finale de Berlin a vu le Barça triompher 3-1, remportant ainsi sa cinquième Ligue des Champions.

Juventus vs FC Barcelona UCL Final 2015 Match Analysis| #footballtactics

Ce match a été marqué par des buts de Rakitic, Suarez et Neymar, tandis que Morata avait égalisé pour la Juve. Iniesta a été désigné homme du match pour sa performance exceptionnelle.

Plus récemment, en 2017, la Juventus a pris sa revanche en éliminant Barcelone en quarts de finale. Larges vainqueurs 3-0 au match aller, les Turinois n’ont pas tremblé pour se qualifier. Le Barça, n’a pas réitéré l’exploit d’une remontada. Les Italiens ont montré que leur défense de fer pouvait contenir l’attaque de feu. Cette fois, pas de « remontada » à Barcelone ! Le propre des miracles, c’est qu’ils n’arrivent qu’une fois.

Remontada du FC Barcelone face au PSG
Après leur remontada historique face au PSG, le FC Barcelone n'a pas réussi à réitérer l'exploit face à la Juventus. Source: YouTube

Les Réactions Après la Défaite de Barcelone en 2017

« C’est une qualification importante et méritée, s’est réjoui l’entraîneur italien Massimiliano Allegri. Quant à l’arbitrage, si complaisant face au PSG, il n’était cette fois pas tendre avec les Barcelonais. Neymar n'a que ses yeux pour pleurer. Les Barcelonais n'ont pas su briser la défense de la Juventus pour réaliser une "nouvelle" remontada". Neymar n'a que ses yeux pour pleurer. Les Barcelonais n'ont pas su briser la défense de la Juventus pour réaliser une "nouvelle" remontada". Les larmes de NeymarEt quand Messi a été victime d’une vive charge, l’arbitre n’a pas bronché non plus. Luis Enrique avait prévenu mardi qu’il faudrait que « les astres s’alignent » pour l’emporter. Côté Barça, le gouffre guette : dans cette semaine vertigineuse, les Catalans risquent de tout perdre dimanche dans le clasico face au Real.

Joueurs Emblématiques Ayant Porté les Couleurs des Deux Clubs

De nombreux joueurs de talent ont eu l'honneur de représenter à la fois Barcelone et la Juventus. Parmi eux, on peut citer :

Lire aussi: L'incroyable remontada de Liverpool face à Barcelone

  • Miralem Pjanic
  • Zlatan Ibrahimovic
  • Dani Alves
  • Michael Laudrup
  • Juan Pablo Sorín
  • Edgar Davids
  • Lilian Thuram
  • Gianluca Zambrotta
  • Thierry Henry
  • Martin Caceres
  • Arturo Vidal
  • Neto
  • Arthur

Ces joueurs ont marqué l'histoire des deux clubs, laissant une empreinte indélébile dans le cœur des supporters.

Les Légendes de la Juventus : Une Équipe de Rêve

La Juventus a vu passer des joueurs exceptionnels qui ont marqué l'histoire du club. Voici une composition possible d'une équipe de légende :

  • Gardien : Gianluigi Buffon
  • Défenseurs : Claudio Gentile, Gaetano Scirea, Giorgio Chiellini, Antonio Cabrini
  • Milieux : Marco Tardelli, Pavel Nedved, Michel Platini
  • Attaquants : Roberto Baggio, Alessandro Del Piero, Giampiero Boniperti

Ces joueurs ont incarné l'esprit de la Juventus, alliant talent, détermination et passion pour le jeu.

Quelques Figures Incontournables de la Juve

Alessio Tacchinardi : Onze saisons passées à Turin. Cinq Scudetti (+ un révoqué), une Coupe d’Italie, quatre Supercoupes, une Ligue des champions, une Coupe intercontinentale, une Supercoupe d’Europe. À la Juve, le grand Alessio s’est construit un joli palmarès. Mais pas seulement. Fidèle parmi les fidèles, il a été, tour à tour, la sentinelle du milieu de terrain de ses coachs successifs : Lippi, Ancelotti et Capello. Lippi l’a également testé pendant trois ans en tant que défenseur central, avant de le remonter au milieu. De Tacchinardi, les supporters turinois se souviennent également de ses frappes monstrueuses.

Virginio Rosetta : Arrière droit doté d’un coup de patte velouté et facile techniquement, Virginio Rosetta était du genre à s’autoriser quelques excentricités. « Il faisait en une touche ce que d’autres arrières latéraux faisaient en deux ou trois » , se souvenait son ex-coéquipier Mario Varglien. « Mais je me rappelle d’un match à Budapest contre le Ferencváros où nous gagnons 3-0 à la mi-temps. Rosetta vient me voir pour me dire : « Mario, on devrait se reposer un peu, sinon personne n’ira nous voir pour le match retour à Turin »… Résultat, on a fait 3-3 et on a lutté pour l’emporter à domicile. » Dans le même ordre d’idées, Rosetta était aussi connu pour ses passes en retrait à l’aveugle pour son gardien, Giampiero Combi.

Lire aussi: Ligue des Champions : Milan vs Barcelone

Angelo Peruzzi : Une gueule carrée, des épaules de lutteur et 181 centimètres de muscles. Physiquement, Angelo Peruzzi est un cas à part. Une boule d’explosivité, prête à abandonner sa tranquillité de façade pour bondir sur les tentatives adverses. Le portier italien atteint le sommet de sa gloire en finale de la Ligue des champions 1996, où il détourne les tirs au but de Davids et Silooy, permettant ainsi aux Bianconeri de remporter la seconde C1 de leur histoire. Sa façon à lui de remercier pour l’éternité la Juve, le club qui lui a offert « une chance de salut » alors qu’il sortait d’un an de suspension pour dopage en 1990. Mais le vrai fil rouge de sa carrière restera Marcello Lippi, qu’il suit à l’Inter en 1999, quand ce dernier décide de quitter le Piémont pour Milan. Il accompagnera aussi l’ex-mister juventino lors de la Coupe du monde 2006.

Paolo Rossi : Paolo Rossi, c’est l’histoire d’un destin. Le destin d’un joueur dont la carrière aurait pu s’arrêter en 1980, lorsqu’il est suspendu deux ans dans l’affaire du Totonero. Dégoûté, Paolo pense alors arrêter le football une bonne fois pour toutes. On se serait alors juste souvenu d’un buteur exceptionnel pendant trois saisons avec Vicenza, et c’est tout. Heureusement, la Juventus a cru en lui et a su lui redonner foi. Le club bianconero le fait venir malgré sa longue suspension, qui prend fin en avril 1982. Juste le temps pour Rossi de disputer trois matchs, d’inscrire un but et de gagner le Scudetto. Dans la foulée, et à la surprise générale, il est convoqué pour le Mondial 82 par Bearzot. La suite, on la connaît : six buts marqués en Espagne, une Coupe du monde soulevée et un Ballon d’or remporté quelques mois plus tard.

Giorgio Chiellini : Sublime salopard pour les uns, génie du vice et mal nécessaire pour les autres, Giorgio Chiellini est sans doute un peu de tout ça à la fois. Gargouille inépuisable, Go Go Gorilla veille sur la défense turinoise depuis douze longues années, après avoir acquis ses galons de titulaire avec la Vieille Dame en Serie B. Et s’inscrit dans la plus pure tradition des grands stoppeurs juventini, de Claudio Gentile à Paolo Montero, prêts à tout ou presque pour garder leur cage inviolée. Quitte à jouer des coudes, avec un masque de protection sur la tronche ou même à dégager le ballon de la main, comme en quart de finale de Ligue des champions face à Monaco lors de l’exercice 2014-2015. Tant pis pour les esthètes. Ceux qui savent que le football de haut niveau est aussi une affaire d’ingéniosité et de ruse apprécieront. Les résultats de la méthode Giorgio parlent d’ailleurs d’eux-mêmes : six scudetti et deux finales de C1. L’incarnation de l’esprit Juventus.

Felice Borel : Piémontais de naissance, ouvrier de la FIAT pendant les années 1930, il pense un temps se consacrer à une carrière de cycliste. Mais il évolue aussi avec l’équipe de foot de l’entreprise automobile et tape dans l’œil des recruteurs de la Vieille Dame. En quelques mois, sa vie change du tout au tout : « Je ramenais à la maison 18 lires par mois… Essayez d’imaginer la réaction de ma mère quand je lui ai dit que, dorénavant, j’en toucherais 750 ! Il y glane le surnom qui contribuera à construire sa légende, « Signor Rovesciata » (Monsieur bicyclette), puisqu’il fait partie des joueurs qui ont popularisé ce geste technique en Italie.

Antonio Conte : L’histoire d’Antonio Conte avec la Juventus est celle d’un homme à la fois comblé et frustré. Joueur tactique par excellence, son abattage sur le pré et sa lecture du jeu font le bonheur de ses entraîneurs. Mais Antonio se heurte aux limitations d’un corps fragile, qui l’éloigne à plusieurs reprises des terrains. Y compris au nirvana de sa carrière, quand le natif de Lecce sort sur blessure en finale de la Ligue des champions 1996 pour être remplacé par Vladimir Jugović. Ceci ne l’empêchera pas de se construire un palmarès pharaonique dans le Piémont, où son charisme et son autorité naturelle lui permettent de porter pendant cinq saisons le brassard de capitaine. Comme entraîneur, ces qualités lui permettront de ramener la Vieille Dame au sommet du championnat italien. Même si, là encore, ses moments de gloire resteront teintés d’une pointe d’amertume, quand il voit ses hommes irrémédiablement échouer en C1.

Lire aussi: Rétrospective : Barça - Liverpool, une affiche mythique

Fabrizio Ravanelli : Quatre saisons, dont seulement trois comme titulaire, et puis s’en va. Mais quelles saisons ! Avant de former un quatuor d’esthètes composé de Roberto Baggio, Gianluca Vialli et Alessandro Del Piero. Mais Fabrizio entre définitivement dans la légende bianconera en ouvrant le score face à l’Ajax lors de la finale de la Ligue des champions 1996. Penna Bianca profite d’une sortie foireuse d’Edwin van der Sar pour placer un coup de patte millimétré dans un angle réduit. Paradoxalement, cette réalisation signe aussi la fin de son épopée en noir et blanc, la Vieille Dame préférant miser sur de nouveaux talents offensifs, comme Zinédine Zidane et Christian Vieri. Fabrizio rebondira tout de même en Angleterre, du côté de Middlesbrough, puis à Marseille, où il continue d’envoyer un bon paquet de frappes enroulées en lucarne.

Gianluca Vialli : Au début des années 90, Gianluca Vialli est un homme heureux. Mais il échoue en finale de la C1 face à Barcelone. Un acte manqué pour le Re Leone, qui prendra sa revanche sur le destin sous les couleurs bianconere. Footballeur total, aussi à l’aise dans la construction que dans la finition et leader naturel, l’ancien de la Samp hérite du capitanat le temps d’une année, après le départ de Roberto Baggio du Piémont en 1995. Une saison mémorable, où les Juventini remportent la seconde C1 de leur histoire. Pourtant, sa rupture avec la Vieille Dame sera brutale. Ruud Gullit, devenu entraîneur-joueur de Chelsea, lui fait la cour et Vialli ne cache pas son enthousiasme devant le projet londonien. Ce qui lui vaut d’être placardisé du onze type, avant de s’envoler pour l’Angleterre.

Ciro Ferrara : Enfant chéri de Naples, avec lequel il a remporté deux titres de champion et une C3, Ciro Ferrara découvre la Juventus et le Piémont lors de l’été 1994 : « Naples vit du football, alors que Turin est plus froid, même dans la façon de fêter les succès. Sept ans plus tard, en 2003, c’est encore lui qui est aligné dans l’axe central avec Igor Tudor en finale de C1 face à l’AC Milan. Ciro a alors 36 ans.

Giuseppe Furino : De tous les milieux besogneux, enclins au sacrifice et au travail de l’ombre qu’a connus la Juventus, il est peut-être le plus emblématique. Petit, techniquement quelconque, c’est la rage de vaincre et le parfait esprit de groupe de Giuseppe Furino qui impressionnent d’emblée le président de la Juve, Giampiero Boniperti : « Tous les joueurs de la Juve devraient mettre autant de cœur à jouer que lui. » Une exemplarité sans faille, qui vaut à Furino d’assurer pendant huit longues années le capitanat des Bianconeri, de 1976 à 1984. Mais il refuse obstinément d’être considéré comme la bandiera du club turinois, lui, le besogneux qui s’est donné pour tâche de servir ses fuoriclasse : « Capitaine, oui, bandiera, non. Je ne suis pas du genre à vouloir monter sur un piédestal.

Zbigniew Boniek : Lors d’une tournée à New York, l’Avvocato Agnelli et certains joueurs de la Juventus rencontrent l’ancien secrétaire d’État américain Henry Kissinger. Amoureux transi de Platini, le dirigeant de la Juve commence par présenter à l’homme politique américain son meneur de jeu français en ces termes : « Voici, Il « bello di giorno » » (la belle de jour, ndlr). Puis il se tourne vers Zbigniew Boniek et ajoute : « Et voici « Il bello di notte » » (la belle de nuit). Un surnom en référence aux exploits répétés du Polonais lors des soirées européennes. Splendeur nocturne, Boniek conduit la Vieille Dame à remporter la C2 et surtout la première C1 de son histoire. Attaquant altruiste et racé, il n’hésite pas à mettre ses courses incessantes et sa qualité de passe au service de Michel Platini, qui termine à trois reprises capocannoniere pendant les trois saisons où il évolue aux côtés du Polonais.

Antonio Cabrini : Le talent et la grâce. Rapide, technique, explosif, capable de multiplier les allers-retours sur son aile, Antonio Cabrini est purement et simplement considéré comme le meilleur arrière gauche de l’histoire de la Juventus. Un style de jeu moderne couplé à une gueule d’Apollon, qui lui valent rapidement de se faire surnommer le « Fidanzato d’Italia » (le fiancé de l’Italie, ndlr). Cabrini, c’est l’élégance et le style, sur comme en dehors du pré : le wonderkid ne fume pas, ne boit pas, lit Hemingway, écoute Bob Dylan, et « rêve de tourner dans un film réalisé par Ingmar Bergman » .

Franco Causio : À l’image des ouvriers du sud de l’Italie que la FIAT faisait venir à Turin pour faire tourner ses gigantesques usines, Franco Causio est un gamin du Mezzogiorno qui quitte à 16 ans Lecce, sa ville natale, pour tenter sa chance à Turin. Après deux saisons non concluantes, il s’endurcit en prêt à la Reggina, puis à Palerme pour revenir dans le Piémont en 1970. Suivent onze années de gloire, où il glane six scudetti et une Coupe UEFA avec les Bianconeri. Une époque dorée, où cet ailier fantasque marque à jamais les tifosi grâce à sa technique ciselée et ses dribbles affolants. Une gestuelle élégante, dans la lignée des magiciens sud-américains, qui lui vaut de se faire surnommer « Il barone » (le baron, ndlr), ou encore « Brazil » .

David Trezeguet : À sa manière, David Trezeguet aura personnifié l’ambivalence et la complexité de l’esprit Juventus. À savoir le mélange d’une obsession de la gagne à tout prix, qui requiert une approche froide et calculatrice, et celle d’une passion incandescente et intemporelle. Sur le terrain, le Français est un pur animal du but, prédateur à sang-froid qui mesure chacun de ses mouvements et ceux de ses adversaires. Ses courses sont mesurées, ses passes et déviations sciemment étudiées, sa gestuelle constamment épurée. « Il se dégage une beauté plastique de ses gestes. C’est un vrai personnage sur le terrain » soulevait Dino Zoff en 2008. Le Roi David ne se révèle vraiment que lorsqu’il est servi dans son jardin d’Eden : la surface de réparation. Là, du droit, du gauche, de la tête, de la hanche, du cul, Trezegol frappe. Et explose de bonheur à chacun de ses pions, avec la joie et la spontanéité d’un gosse qui marque un but dans la cour de récré. De quoi lui permettre de devenir le meilleur buteur étranger de l’histoire de la Juventus.

Claudio Gentile : « J’ai grandi en Libye, où j’ai eu ma première expérience de football ; nous jouions dans la rue et c’est là que je me suis endurci : là-bas, il fallait frapper la balle, mais surtout regarder en arrière, pour éviter les coups de pied à venir. » L’existence de Claudio Gentile l’a prédestiné à devenir un dur, un vrai. De retour en Italie, le gamin de Tripoli grandit pour devenir un défenseur intraitable, qui incarne à lui seul l’art du marquage à la culotte. À la Juve, Gentile met ainsi à profit sa rage de vaincre et sa science du duel pour remporter tous les trophées majeurs nationaux et internationaux, exception faite de la C1. Mais son chef-d’œuvre restera sans doute le Mondial 1982 disputé avec la Nazionale, où il réserve un traitement survitaminé à Maradona et Zico. De quoi écœurer Mario Kempes : « Si vous allez aux toilettes, Gentile vous y suivra. » À la fin du match opposant l’Italie à l’Argentine, Claudio se contentera, lui, de déclarer que « le football, ce n’est pas pour les danseuses » .

D'autres statistiques

Compétition Barcelone Juventus
Ligue des Champions 5 victoires 2 victoires
Ballons d'Or 12 8

La rivalité entre Barcelone et la Juventus est bien plus qu'une simple confrontation sportive. C'est une histoire riche en émotions, en moments de gloire et en joueurs de légende. Ces deux clubs continueront sans aucun doute à nous offrir des spectacles passionnants dans les années à venir.

tags: #barcelone #juventus #rue #des #joueurs #histoire

Articles populaires: