Le basket féminin est en plein essor, gagnant en visibilité et en niveau de jeu. Cet article met en lumière des joueuses emblématiques et leurs palmarès exceptionnels, tout en retraçant l'évolution du basket féminin.
Voici une liste non exhaustive de quelques-unes des plus grandes joueuses de basketball de l'histoire :
- JANETH ARCAIN : Brésilienne, née en 1969, arrière. Championne du monde en 1994, meilleure marqueuse du Mondial 1998 ; médaillée d'argent aux JO 1996 ; All-Star en WNBA.
- ELENA BARANOVA : Russe, née en 1972, intérieure. Championne olympique avec la CEI en 1992 ; championne d'Europe avec l'URSS en 1991 et la Russie en 2003 ; médaillée d'argent et MVP du Mondial en 1998 ; victorieuse de l'Euroligue en 2003 ; All-Star en WNBA.
- MALGORZATA DYDEK : Polonaise, 1974-2011, pivot. La plus grande joueuse de l'histoire du basket international (2,18 m). Championne d'Europe et meilleure marqueuse du tournoi en 1999 ; All-Star et meilleure contreuse de l'histoire de la WNBA.
- HANA HORAKOVA : Tchèque, née en 1979, arrière. Championne d'Europe en 2005 ; victorieuse de l'Euroligue en 2006 ; médaillée d'argent et MVP du Mondial en 2010.
- LAUREN JACKSON : Australienne, née en 1981, intérieure. Trois fois médaillée d'argent olympique ; championne du monde en 2006, meilleure marqueuse des Mondiaux 2002 et 2006 ; deux fois championne, trois fois MVP et meilleure marqueuse en WNBA.
- SANCHO LYTTLE : Espagnole, née en 1983, intérieure. Championne d'Europe, MVP et meilleure marqueuse de l'Euro en 2013 ; médaillée d'argent et meilleure marqueuse du Mondial 2014 ; victorieuse quatre fois de l'Euroligue ; All-Star en WNBA.
- HORTENCIA MARCARI : Brésilienne, née en 1956, ailière. Championne du monde en 1994 ; médaillée d'argent olympique en 1996 ; meilleure marqueuse des Mondiaux 1979, 1983, 1990 et 1994 et des JO 1992.
- RAZIJA MUJANOVIC : Bosnienne, née en 1967, pivot. Médaillée d'argent aux JO 1988 et au Mondial 1990 avec la Yougoslavie ; meilleure marqueuse de l'Euro 1991 ; élue trois fois meilleure joueuse d'Europe.
- TATYANA OVECHKINA : Russe, née en 1950, meneuse, mère du hockeyeur Alexandre Ovechkine. Invaincue en compétition officielle avec l'URSS entre 1970 et 1980 ; double championne olympique ; championne du monde ; six fois championne d'Europe.
- TICHA PENICHEIRO : Portugaise, née en 1974, meneuse. Championne en 2005 et sept fois meilleure passeuse en WNBA ; victorieuse de l'Euroligue en 2007 ; titrée en club dans huit pays différents.
- OULIANA SEMENOVA : Lettonne, née en 1952, pivot. Invaincue en compétition officielle avec l'URSS entre 1968 et 1986 ; double championne olympique et meilleure marqueuse des JO en 1980 ; trois fois championne du monde ; dix fois championne d'Europe ; victorieuse onze fois de l'Euroligue.
- PENNY TAYLOR : Australienne, née en 1981, ailière. Championne du monde et MVP en 2006 ; double médaillée d'argent olympique en 2004 et 2008 ; triple championne et All-Star en WNBA.
- AMAYA VALDEMORO : Espagnole, née en 1976, ailière. Championne d'Europe en 2013, MVP de l'Euro 2007, meilleure marqueuse de l'Euro 2005 ; titrée en Euroligue en 1993 et en WNBA en 1998, 1999 et 2000.
- ANN WAUTERS : Belge, née en 1980, intérieure. Victorieuse quatre fois de l'Euroligue ; All-Star et championne en WNBA ; victorieuse de dix titres nationaux dans six pays ; élue cinq fois meilleure joueuse d'Europe.
- HAIXIA ZHENG : Chinoise, née en 1967, pivot. Médaillée d'argent aux JO 1992 et au Mondial 1994 ; médaillée de bronze aux JO 1984 ; MVP du Mondial 1994 ; première joueuse asiatique de l'histoire de la WNBA.
- LIZ CAMBAGE : Australienne, née en 1991, pivot. La plus grande joueuse de la WNBA (2,03 m), à la puissance ravageuse ; meilleure marqueuse de la WNBA en 2018 ; vice-championne du monde en 2018 ; meilleure marqueuse des JO 2016 et du Mondial 2018.
- ANA DABOVIC : Serbe, née en 1989, arrière. Une joueuse à la personnalité bien trempée, championne d'Europe et MVP en 2015, médaillée de bronze aux JO et championne WNBA en 2016. Elle joue en France depuis 2018 et retourne à Montpellier après une saison à Bourges.
- ELENA DELLE DONNE : Américaine, née en 1989, ailière. Un mélange rare entre une adresse d'extérieure et une taille d'intérieure (1,96 m) ; championne du monde et olympique en titre ; meilleure marqueuse et MVP de la WNBA en 2015, championne et MVP de la WNBA en 2019.
- OLIVIA EPOUPA : Française, née en 1994, meneuse. Une pile électrique qui excelle en défense ; dix fois médaillées entre ses succès avec les Bleuettes (7 dont 2 titres) et les Bleues (trois fois 2e de l'Euro) ; victorieuse de l'Eurocoupe en 2018 ; championne d'Australie et MVP de la finale en 2020.
- BRITTNEY GRINER : Américaine, née en 1990, pivot. Immense (2,02 m) avec un caractère volcanique ; championne olympique et double championne du monde ; en WNBA, elle est la meilleure contreuse depuis sept ans et a été la meilleure scoreuse en 2017 et 2019.
- ALINA IAGUPOVA : Ukrainienne, née en 1992, arrière. Une pure scoreuse, double meilleure marqueuse de l'Euro en 2015 (29,2 points) et 2017 (21,2) ; l'ancienne joueuse de Villeneuve d'Ascq arrive à pleine maturité (meilleure marqueuse et MVP de l'Euroligue cette saison).
- SABRINA IONESCU : Américaine, née en 1997, meneuse. La dernière pépite du basket US, choisie en première position de la Draft WNBA cette année par le New York Liberty. La reine des triples doubles à l'université bénéficiait de leçons personnelles données par Kobe Bryant.
- MARINE JOHANNES : Française, née en 1995, arrière. L'avenir du basket français, médaillée d'argent à l'Euro en 2017 et 2019 ; dotée d'une technique moderne et d'un jeu spectaculaire ; elle fait des doubles saisons avec Lyon-Asvel puis le New York Liberty en WNBA.
- EMMA MEESSEMAN : Belge, née en 1993, intérieure. Première Européenne MVP de la finale WNBA en 2019, un an après avoir été MVP du Final Four de l'Euroligue ; elle a fait monter la Belgique sur son premier podium (3e de l'Euro 2017) et a été élue dans le meilleur cinq du Mondial 2018.
- ASTOU NDOUR : Espagnole, née en 1994, intérieure. D'origine sénégalaise, elle a remporté huit médailles en neuf tournois avec l'Espagne (en jeunes et en A), dont l'or à l'Euro 2019, où elle a été élue MVP. Elle avait été élue dans le meilleur cinq du Mondial l'année précédente.
- NNEKA OGWUMIKE : Américaine, née en 1990, ailière-forte. Texane d'origine nigériane, c'est l'une des meilleures Américaines du moment ; double championne du monde ; championne et MVP en WNBA en 2016, victorieuse de l'Euroligue en 2017 ; une excellente défenseuse.
- BREANNA STEWART : Américaine, née en 1994, intérieure. La nouvelle leader du basket US, qui a tout gagné en 2018 (championne, MVP et MVP de la finale en WNBA, médaillée d'or et MVP au Mondial) et 2019 (MVP de l'Euroligue). La plus jeune des médaillées d'or des JO de Rio en 2016.
- ALBA TORRENS : Espagnole, née en 1989, ailière. Une des meilleures Européennes de la décennie, quintuple vainqueur de l'Euroligue (deux fois MVP du Final 4) et médaillée 13 fois avec l'Espagne (en jeunes et en A), dont deux titres européens en 2013 et 2017. MVP de l'Euro 2017.
Sonja Vasic : Une Carrière Couronnée de Succès
C'est l'année de tous les honneurs pour Sonja Vasic (1,89m, 32 ans). L'ailière de l'équipe nationale serbe Sonja Vasic, récente championne d'Europe, aura le grand honneur d'être la porte-drapeau de la délégation serbe aux Jeux de Tokyo (23 juillet-8 août). L'ailière de la sélection serbe sacrée championne d'Europe, après avoir récemment battu la France en finale de l'Euro 2021, vient d'être choisie par le comité national olympique serbe pour être la porte-drapeau de son pays, à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des prochains Jeux Olympiques de Tokyo (23 juillet- 8 août).
Vasic avait été élue MVP de l'Euro, et avait conduit la Serbie au titre en étant la joueuse la plus performante du groupe de Marina Maljkovic à l'évaluation (19,2), au scoring (15,5 pts) et à la passe (4,2). Elle était aussi la deuxième rebondeuse de la Serbie (7.2 rebonds). Grâce à l'ailière de Gijon, le basket serbe est distingué : c'est la première fois de son histoire qu'une basketteuse/basketteur sera porte-drapeau de la sélection nationale aux JO.
En 2015, Ana Dabovic, une autre joueuse serbe née en 1989, a également marqué le basket féminin. Arrière de talent, elle a été championne d'Europe et MVP en 2015, médaillée de bronze aux JO et championne WNBA en 2016. Elle joue en France depuis 2018 et retourne à Montpellier après une saison à Bourges.
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Tableau des distinctions de Sonja Vasic :
| Distinction | Année |
|---|---|
| Championne d'Europe | 2021 |
| MVP de l'Euro | 2021 |
| Porte-drapeau de la Serbie aux JO de Tokyo | 2021 |
Elle sourit et dit : « Nous avons décidé de fonder une famille. » Je répondis : « Avec quel homme ?
L'Évolution du Basket Féminin
Le début du basketball féminin se fait rapidement après la création de ce sport. Pour les hommes, c’est James Naismith qui est considéré comme l’inventeur de ce sport. Au niveau des femmes, c’est Senda Berenson qui est mise en avant comme la personne qui a adapté les règles pour que les femmes puissent jouer avec les normes sociales de l’époque.
L’évolution du basketball féminin a vu les nations s’affronter dans une compétition internationale pour la première fois aux Jeux Olympiques de 1924 à Paris. Néanmoins, cela a été déclaré discipline olympique officielle seulement lors des Jeux Olympiques de Montréal en 1978. Le basketball féminin connaît une telle croissance qu’il est retransmis en direct et qu’il est disponible pour les parieurs en ligne. Cette évolution a amené les plateformes à s’y intéresser en offrant des contenus variés avec analyses, sport et jeu en ligne.
À la suite des Jeux Olympiques de 1978 et l’officialisation de la discipline, le basket féminin a vu les projecteurs se tourner sur eux. Le basket américain a ensuite pris le relais avant de voir la Coupe du Monde féminine se développer, tout comme l’EuroBasket. Le sport se professionnalise et permet l’émergence de nouveaux talents qui offrent un spectacle de qualité et une structure de la discipline.
Senda Berenson, pionnière du basket féminin.
Les Compétitions Majeures
De nos jours, le basket féminin propose un spectacle régulier entre les compétitions internationales, continentales et les différentes ligues domestiques proposées. La compétition féminine de basket la plus suivie à travers le monde est celle proposée tous les quatre ans avec les Jeux Olympiques. C’est un rendez-vous qu’aucune nation ne souhaite manquer au vu de la médiatisation de l’événement.
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Comme dans de nombreux sports, la Coupe du Monde est organisée tous les 4 ans et regroupe les meilleures nations d’un seul et même sport. En Europe, l’EuroBasket féminin est la compétition la plus attendue par les pays. Les équipes qui sont souvent présentes dans le carré final sont la France et l’Espagne.
Après l’Israël et la Slovénie, hôte de l’édition 2023, quatre pays et quatre villes accueilleront la 40e édition du championnat d’Europe féminin de basket. Bologne en Italie, Le Pirée en Grèce, Brno en Tchéquie et Hambourg en Allemagne seront les hôtes des matches de la phase de poules.
Concernant le format de la compétition pas de changement par rapport aux éditions précédentes. Le groupe A avec la France, la Turquie, la Grèce et la Suisse, le groupe B avec la Serbie, l’Italie, la Slovénie et la Lituanie et le groupe C avec la Belgique, la Tchéquie, le Monténégro et le Portugal.
Lors de la phase de poules qui se disputera du 18 au 22 juin, la France affrontera tour à tour dans le groupe A, la Turquie (le 18), la Grèce (le 19) et la Suisse (le 21). Une sélection helvète qui fait son retour sur la scène européenne pour la première fois depuis 1956.
Le 4 juin 2025, la Fiba a dévoilé son dernier Power Ranking pour l’EuroBasket féminin 2025 où l’on retrouve l’équipe de France en tête de ce classement. Les Bleues restent notamment sur une médaille d’argent aux Jeux olympiques de Paris 2024 après une finale perdue de peu face aux États-Unis (66-67). Dans ce classement, on retrouve la Belgique, quatrième des JO 2024 et surtout tenante du titre. Emma Meesseman sera l’élément fort des Belgian Cats au même titre que Iyana Martin Carrion pour l’équipe d’Espagne, sacrée en 2017 et 2019.
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L'EuroBasket féminin est une compétition majeure en Europe.
Les matchs de l’équipe de France à l’EuroBasket féminin 2025 seront diffusés en direct sur les chaînes du groupe TF1.
Céline Dumerc : Une Légende Française
Légende de la balle orange en France et en Europe, Céline Dumerc est considérée comme l’une des plus grandes joueuses de l’histoire du basketball français. Caps’ a commencé sa carrière professionnelle en 2003 avec le club de Tarbes Gespe Bigorre, avant de partir pour le grand Tango Bourges Basket. Elle a également été membre de l’équipe de France de basketball féminin pendant 14 ans, de 2003 à 2017, remportant notamment la médaille d’argent aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et la médaille d’o à l’Eurobasket en 2009. Elle recordwoman du nombre de sélections en Bleu avec un total de 262 sélections.
En France, Dumerc est considérée comme une icône du basketball. Elle a notamment remporté 15 trophées nationaux avec le club de Bourges Basket. Cette joueuse légendaire dans l’hexagone a également collectionné de nombreuses distinctions individuelles telles que le titre de meilleure joueuse française de l’année en 2008 et en 2014.
En Europe, Dumerc est également très respectée en raison de ses performances exceptionnelles en tant que membre de l’équipe de France. Elle a été élue meilleure joueuse européenne de l’année en 2012 et a été sélectionnée à plusieurs reprises dans l’équipe-type du championnat d’Europe de basketball féminin. Elle est également appréciée pour son leadership et sa capacité à diriger son équipe sur le terrain.
En 2012, Céline Dumerc, alors agée de 30 ans, a eu une influence majeure durant la campagne olympique de l’équipe de France féminine de basketball aux JO de Londres en 2012.
Les Bleus ont déjoué de nombreux pronostics en remportant la totalité de leurs matchs (9 au total), jusqu’à la finale gagnée face à la Russie tenante du titre sur le score de 57-53.
Au cours de ce tournoi, Céline Dumerc a marqué 8,1 points et délivré 3,3 passes décisives de moyenne, contribuant grandement à la victoire de son équipe, à tel point qu’elle fut nommée dans le cinq majeur de la compétition en compagnie de sa coéquipière intérieure Sandrine Gruda , l’arrière lettonne Anete Jēkabsone-Žogota, l’ailière russe Svetlana Abrosimova et l’ailière grecque Evanthía Máltsi (MVP et meilleure marqueuse de la compétition avec une moyenne de 22,6 points / match).
En dehors du terrain, Céline Dumerc a également joué un rôle important en tant que leader et inspiratrice pour ses coéquipières.
Céline Dumerc en communion avec son public.
Les Défis du Basket Féminin
Le sport féminin doit encore faire face à de nombreux défis pour se développer. L’une des batailles les plus présentées concerne l’inégalité salariale avec les hommes. C’est un combat dans le sport mondial, dont le basketball. En WNBA, la différence avec les hommes est énorme et cela est dû à la médiatisation du sport. Avec moins de budget, tout est un peu moins développé, dont l’accès à des infrastructures de qualité. Les joueuses ont une couverture médiatique moindre, ce qui entraîne moins de sponsoring et donc moins de bénéfices pour les équipes.
L’histoire du basketball a commencé rapidement avec des compétitions dédiées aux hommes et aux femmes. Cependant, le développement a été bien plus rapide pour les hommes qui ont pu bénéficier de la médiatisation et de la professionnalisation rapidement. Les femmes sont encore en route sur ce chemin et ont réussi à égaler le niveau de spectacle.
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