Maison Close à Barcelone : Histoire et Réalité Actuelle

Barcelone, ville de culture et d'histoire, possède un passé complexe en matière de prostitution. Si l’on se promène dans les petites rues tortueuses du centre historique de Barcelone, on peut apercevoir des vestiges d’une activité marginale qui s’est développée en même temps que les grandes villes médiévales : la prostitution. En nous promenant dans les petites rues tortueuses du centre historique de Barcelone, on peut apercevoir des vestiges d’une activité marginale qui s’est développée en même temps que les grandes villes médiévales : la prostitution.

Au détour d’une petite rue du quartier du Born, elle est là, elle vous observe, elle toise le passant avec son regard fixe et énigmatique. Son visage de pierre est bien connu des habitants du quartier. Ce morceau de patrimoine se situe à l’angle des carrer dels Mirallers et dels Vigatans, à deux pas de l’église Santa Maria del Mar. Le visage est positionné au niveau du rez-de-chaussée sur l’arête de l’édifice dont la façade a été récemment remise en état. Cette petite sculpture est comme une enseigne dans ce quartier historiquement commercial et artisanal.

D’ailleurs, certains racontent que ce visage, comme tous les autres que l’on pouvait trouver dans le quartier, indiquerait le type de métier établi dans la rue. Cependant, la signification la plus probable de sa présence dans cette petite rue de la vieille ville de Barcelone tient à tout autre chose. Ce visage de femme, par son regard, indiquait la présence d’un commerce particulier, celui des maisons de prostitution.

Selon Joan Amades, célèbre ethnologue et folkloriste catalan, ces petites sculptures ont fleuri sur les murs du quartier historique à partir du XVIIe siècle, après la guerre des Faucheurs de 1640. Ainsi, les rues de la vieille ville de Barcelone ont vu apparaître des satyres, des visages de femmes, de Méduse (ce personnage mythologique qui a le pouvoir de vous transformer en pierre si vous le regardez dans les yeux), ou des personnages aux traits maléfiques.

L’activité est recensée dans les documents officiels bien avant le XVIIe siècle. En effet, depuis le Moyen-Âge, on atteste de l’existence de la prostitution dans les bains publics ou dans les auberges de voyageurs. Le Conseil Municipal va notamment imposer que la prostitution s’opère dans des établissements exclusivement dédiés à cela et interdire toute activité en dehors des maisons closes publiques. L’institutionnalisation est justifiée par les autorités comme une question de santé publique : ces établissements éviteront les violences sexuelles, individuelles et les troubles à l’ordre public.

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De son côté, l’Église y trouve aussi son compte : par exemple, les recettes des maisons de prostitution permettent d’investir dans des oeuvres charitatives. À Barcelone, ville suffisamment grande pour permettre un certain anonymat, la plupart des maisons closes s’étaient installées près du port, autour du Portal del Ángel et de l’église Santa Maria del Pi.

Déambuler sur la Rambla, la rue la plus célèbre de Barcelone, est comme parcourir d’un coup d’œil la capitale catalane. Son architecture, ses platanes, son marché couvert… et, durant le Moyen-Âge, ses maisons closes. Si c’est un peu un cliché, il est véridique : Barcelone a toujours été un haut lieu de la prostitution, et cela ne date pas d’hier.

La Catalogne est devenue une sorte de zone franche de la prostitution réglementée, où les quotidiens locaux regorgent d'annonces de prostituées travaillant aussi en appartement. Sans oublier celles des clubs très coquins où les vendeuses de charmes se partagent un pourcentagesur les boissons payées par le client et environ les trois quarts des passes qu'elles effectuent.

A Barcelone, où les maisons closes sont légales depuis 2002, la femme est un objet commercial à qui les clients sont invités à décerner des étoiles, comme on peut le faire pour un hôtel, un restaurant ou n'importe quel service. Stéphane Gomez, un Français de 41 ans, loue des chambres à des dizaines de prostituées qui y emmènent leurs clients. Estimant qu'il s'agit d'un business comme un autre, il a réalisé des diagrammes pour analyser les spécificités de ce marché. Parmi les enseignements ? La fréquentation explose à certains moments de l'année, comme lors du salon du téléphone mobile en février.

La Rambla, Barcelone

La Rambla, un lieu emblématique de Barcelone avec une histoire liée à la prostitution.

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Les Maisons Closes et le Droit Espagnol

De l'autre côté de la frontière espagnole, en Catalogne, les maisons closes ont pignon sur rue. Leurs patrons ne sont pas considérés comme des proxénètes mais comme des chefs d'entreprise. Quatre cent cinquante établissements de plaisir, du plus chic au plus rustique, sont recensés dans la région de Barcelone où travaillent environ 10 000 prostituées.

« La prostitution est devenue une activité économique à part entière reconnue par le gouvernement catalan », annonce fièrement Manuel Nieto, avocat d'affaires et porte-parole de l'Anela, l'association des tenanciers de maisons closes et clubs de nuit de Catalogne. Et, qui plus est, dans une région dirigée par la droite nationaliste catalane.

A l'opposé, la mairie socialiste de Barcelone a reconnu au mois de novembre l'activité légale de ces établissements et a même institué une proposition de réglementation draconienne sur les normes de sécurité que les clubs devront respecter pour obtenir une licence d'exploitation. Aucun club à moins de 100 m d'une école et aucune implantation dans un immeuble d'habitation. « C'est très restrictif, beaucoup de clubs ne pourront satisfaire à ces mesures mais c'est un début de normalisation », admet Manuel Nieto.

Ces maisons closes paient aussi l'équivalent de la taxe professionnelle au fisc espagnol, qui a trouvé le moyen de mettre la main sur presque 185 M€ de chiffre d'affaires en Catalogne.

Dans ces établissements, les prostituées travaillent sans contrainte et notre charte impose d'employer des majeures, et celles qui sont en règle avec l'immigration, et toute nouvelle venue doit se soumettre à un test médical chez un médecin agréé par le club. La police a porte ouverte pour tout vérifier », assure encore l'avocat. Mais pas un mot sur les filières russes, tchèques ou brésiliennes qui alimentent ces maisons. « C'est le bouche-à-oreille », indique seulement le juriste qui avance une justification historique : « La Catalogne est par tradition une région progressiste. »

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La prochaine étape de l'organisation sera d'obtenir « un véritable statut social pour les prostituées pour être considérées comme travailleuses indépendantes », selon Manuel Nieto. Le Sénat espagnol est déjà saisi. Une façon pour les prostituées d'avoir une couverture sociale complète ouvrant droit à une retraite.

L'Influence de Picasso

Les Demoiselles d'Avignon

"Les Demoiselles d'Avignon" de Picasso, une œuvre inspirée par les maisons closes de Barcelone.

Presque partout où Picasso a séjourné, il existe un musée qui lui est consacré. A Malaga où il est né, à Antibes, à Paris, bien sûr. A Barcelone, le musée Picasso est formé à partir des collections de son fidèle secrétaire particulier, Jaume Sabartes.

Le jeune Pablo est arrivé à la rentrée scolaire de ses quinze ans dans la capitale catalane et c'est dans cette ville qu'il va découvrir l'existence de la modernité des poètes et des peintres qu'il fréquente au cabaret Els Quatre Gats. Là, son talent est pour la première fois reconnu. A cette période, le jeune garçon dont l'attirance pour les femmes est légendaire, devient un homme. Nous sommes vers 1896.

Un de ses biographes, l'anglais John Richardson, évoque le plus vieil ami du peintre, et peintre lui même, Manuel Pallarès, son aîné de six ans et grand coureur de jupons, comme l'initiateur précoce de ses virées dans les bordels du coin (1). Malen Gual, conservatrice à Barcelone ajoute même : « L'artiste nous a laissé de ses incursions dans le Barrio Chino, les tavernes et les bordels de splendides dessins dans lesquels le thème de la prostitution est traité avec une certaine crudité de la part d'un jeune homme de dix-sept ou dix-huit ans. » (2)

Mais, dans son esprit, Barcelone restera la ville de toutes les initiations, celle de la modernité et celle de l'érotisme aussi. A la fin de l'année 1906, il peint l'une de ses oeuvres les plus célèbres, connue sous le titre des « Demoiselles d'Avignon ». Elle est aujourd'hui exposée au Moma de New York -244x234 cm2d'une peinture considérée comme le manifeste d'un nouveau genre : le cubisme. Picasso y travaille plus de neuf mois. Il y représente des femmes nues aux formes anguleuses et aux visages déformés en masques africains qui se montrent de face et sans pudeur : une scène de maison close.

En 1916, le poète André Salmon organise une exposition de tableaux modernes dans les salons du couturier Paul Poiret. Il y dévoile la grande toile qu'il rebaptise, histoire d'éviter la censure « Les Demoiselles d'Avignon ». Picasso n'acceptera jamais ce titre, qui est pourtant passé à la postérité : « Les Demoiselles d'Avignon, ce que ce nom peut m'agacer. Vous saviez bien que ça s'appelait "Le Bordel d'Avignon" au début. Vous savez pourquoi ? Avignon a toujours été un nom que je connaissais. A Barcelone, j'habitais à deux pas de la carrer d'Avinyo. C'est là que j'achetais mon papier, mes couleurs d'aquarelle [...] L'une des femmes était la grand-mère de Max. L'autre Fernande, une autre Marie Laurencin, toutes dans un bordel d'Avignon. » (4) Picasso peuple son lupanar fantasmatique de figures connues.

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Le Tourisme Sexuel et les Conséquences Frontalières

C'est un nouveau phénomène frontalier. Les clients français affluent dans les maisons closes en Espagne où les prostituées francophones les ont devancés. Une conséquence d'une législation française plus répressive.

Parmi elles, de plus en plus de Françaises qui se « réfugient » côté espagnol pour fuir les rondes de police en France.« Sous le régime de Franco, les clubs existaient déjà mais les Espagnols préféraient aller en France, et maintenant c'est l'inverse. Les clients viennent de Marseille, Montpellier, Perpignan, Toulouse... Il va falloir s'adapter à cette clientèle et on voit déjà de plus en plus de filles d'origine francophone s'installer à Barcelone. Il faut que je songe moi aussi à recruter des Françaises de plus en plus candidates à l'immigration », constate Neus Baro, la directrice du club Londres 20 à Barcelone. Quant à Thomas Pena, copropriétaire du New Club Aribau, il se frotte les mains : « Merci M. Sarkozy, ça nous fera plus de clients. »

A deux pas de Perpignan, côté espagnol, les puticlubs abritent des centaines de filles venues d’Europe de l’Est ou d’Amérique latine. Une prostitution "sous contrôle" mais qui profite aux réseaux. Il est 17 heures: la maison close ouvre ses portes. Des voitures, pour la plupart immatriculées en France, s’engouffrent déjà sur le parking, tandis que des belles de nuit descendent des taxis collectifs qui les amènent devant ce "club" situé aux portes de La Jonquera. Un vigile contemple, impassible, ce ballet quotidien surveillé par une demi-douzaine de caméras.

Après avoir passé un portique détecteur de métaux, le client doit acquitter un droit d’entrée de 10 euros. C’est Pépé, un Marseillais de 25 ans, qui vend les tickets. "Je bosse ici depuis trois ans. Mes copains en rigolent, mais je n’ai pas avoué à ma mère que je travaillais dans un bordel. Je lui ai dit que je travaillais à Carrefour, dans les entrepôts, de nuit."

Dans une vaste salle aux allures de discothèque, les clients sont accueillis par une centaine de filles. Toutes jeunes, sexy, dénudées et perchées sur d’interminables talons. Les jours d’affluence, le week-end ou en été, elles seraient plus de deux cents. La plupart sont roumaines, les autres originaires de Russie, de Hongrie, de Bulgarie ou d’Amérique du Sud. Aucune Espagnole.

"L’ambiance est festive, on peut fumer, boire pour pas cher, et il n’y a pas de délit de sale gueule à l’entrée. C’est le week-end facile entre potes, raconte Tom, 45 ans. On s’organise pour partir en groupe; l’un conduit, les autres partagent les frais d’essence et de péage."

Sous les néons du bar, les hommes sont un brin agités. Quant aux filles, elles n’ont qu’un objectif: les convaincre de prendre l’escalier masqué par des portes battantes et menant aux 60 chambres. "La passe, c’est environ 50 euros, explique Erica, une Brésilienne de 32 ans. Chaque fille doit donner au club 80 euros par jour pour avoir le droit de travailler ici; certaines dorment sur place. Moi, je paie 20 euros de taxi pour venir ici et rentrer chez moi. Au-delà de deux clients, je commence à gagner de l’argent; 300 euros ou 400 euros par nuit, ça dépend."

"Aucun travail ne paie autant, assurent deux très jeunes Roumaines. Même si c’est moins bien depuis la crise."

Nico, qui se présente comme l’"administrateur" du lieu, affirme que son établissement, l’un des plus gros de Catalogne, accueille en moyenne 600 clients par nuit. "On ne prend pas d’argent sur les transactions, assure-t-il. Chaque fille est maître de ce qu’elle veut faire, et décide du prix. Mais les clients doivent acheter un kit à usage unique de 5 euros qui comprend un drap jetable, un préservatif, du lubrifiant et une serviette. N’importe quelle fille peut venir travailler ici.

A deux pas de la frontière, entre La Jonquera et Figueres, une dizaine de puticlubs racolent en toute légalité, au grand dam des habitants. "Il y avait autrefois un restaurant familial, avec une petite chapelle, où l’on organisait des banquets. C’est là que mon cousin s’est marié. En 2004, il a été transformé en bordel…", soupire Maria, 54 ans, salariée d’un hôtel à La Jonquera.

"La Catalogne est la région d’Espagne la plus touchée par la prostitution", estime Jose Luis Yecora, adjoint au maire de Figueres, chargé de la sécurité et de la protection civiles. "Le fait est que ces établissements, autorisés en Catalogne, possèdent toutes les permissions nécessaires."

Le maire de La Jonquera mène une autre guerre, plus ardue, contre la prostitution sur la voie publique: "Nous avons pris un arrêté prévoyant que la femme comme le client écoperaient d’une amende de 300 euros à 3.000 euros selon la sensibilité du lieu du délit, près d’une école par exemple. Plus de 500 amendes ont été infligées à des prostituées, aucune n’a payé. Les clients, tous français, ont payé."

La prostitution de rue continue à prospérer sur cette terre sillonnée chaque jour par 8.000 poids lourds. Conscientes de cette manne, certaines maisons closes leur ont aménagé des parkings spéciaux. Mais les camionneurs peuvent aussi obtenir des services à bord: les immenses aires de stationnement qui défigurent La Jonquera sont en effet visitées nuit et jour par des dizaines de filles.

De l’autre côté de la frontière, l’ivresse à vil prix fait des adeptes même parmi les plus jeunes. "Avant, ils partaient là-bas le week-end pour acheter du pastis; maintenant, ils y vont aussi pour consommer des filles, dénonce Jean-Louis Bevelacqua, délégué pour l’Hérault du mouvement Le Nid. Les collégiens de Montpellier connaissent déjà le nom des maisons closes de la frontière. Au lycée, dès qu’un grand frère a sa voiture, il amène les autres…"

Etrange retournement de l’Histoire: sous Franco, c’étaient les Espagnols qui venaient s’encanailler en France. Les files d’attente s’étiraient alors devant les cinémas qui projetaient des films pornos. Jacques Font, dont la famille dirige depuis un siècle des cinémas en Catalogne - côté espagnol d’abord, à Perpignan aujourd’hui -, se souvient: "Toutes les salles de Perpignan en passaient; les Espagnols s’y pressaient.

Le Débat Actuel en Espagne

En Espagne, 60 000 femmes se prostituent, dont plus des deux tiers sous contrainte. Un demi-million de femmes y vendent leur corps, dans un pays où l’industrie du sexe pèse plus de 3,7 milliards d’euros par an. Pourtant, le débat est retombé. Un silence pesant s’est installé. Il y a quelques années encore, l’Espagne semblait prête à en finir avec cette zone grise juridique qui autorise l’acte, mais pas le proxénétisme. Aujourd’hui ? L’Espagne était longtemps considérée comme "le bordel de l’Europe". Pas de loi abolitionniste, pas de réelle répression, pas de prise en charge massive des victimes. Juste un statu quo qui arrange tout le monde, sauf celles qui en sont prisonnières.

L’immense majorité des prostituées sont des migrantes, venues d’Amérique latine, d’Europe de l’Est ou d’Afrique, attirées par des promesses de travail, avant de se retrouver piégées par les réseaux mafieux. La "liberté de se prostituer" qu’invoquent certains n’existe que dans les discours des dominants. Et puis, pourquoi changer un système qui fonctionne si bien ?

D’un côté, la France qui pénalise les clients depuis 2016, au nom de l’abolitionnisme. De l’autre, l’Espagne qui tergiverse, débat, mais ne tranche toujours pas. En 2022, Pedro Sánchez promettait de pénaliser le proxénétisme sous toutes ses formes. Deux ans plus tard, rien n’a bougé. Les maisons closes, interdites en France, continuent d’exister en Espagne sous l’appellation hypocrite de "clubs de nuit".

Le pire, c’est l’oubli. Il fut un temps où les médias espagnols s’emparaient du sujet, où les associations réclamaient des lois, où l’opinion publique s’indignait. Aujourd’hui, silence radio. L’extrême droite monte, l’inflation frappe, les urgences politiques s’accumulent. Et les femmes prostituées ? Oubliées.

Selon le ministère de l’Intérieur, plus de 45 000 femmes sont victimes de prostitution forcée en Espagne. Au total, environ 60 000 femmes se prostitueraient dans le pays, d’après la ministre de l’Égalité. Plus des deux tiers seraient donc contraintes.

Mais rassurez-vous, en Espagne, on a inventé un concept formidable : la prostitution "alégale", ni légale, ni illégale, juste un entre-deux confortable qui évite de prendre des décisions. Les proxénètes ? Sanctionnés seulement si une plainte est déposée. Les clients ? Poursuivis uniquement si la transaction a lieu sur la voie publique.

Ce choix en demi-teinte ne satisfait personne. Ni les réglementaristes, qui rêvent d’une reconnaissance officielle des travailleuses du sexe. Ni les prohibitionnistes, qui veulent tout interdire. Ni les abolitionnistes, qui veulent faire disparaître la prostitution sans criminaliser les femmes.

Faudra-t-il encore dix ans pour rouvrir le débat ? Combien de femmes doivent disparaître, être exploitées, subir la violence ? L’Espagne, pourtant championne des grandes causes féministes, osera-t-elle affronter celle-ci ? Pour l’instant, elle préfère détourner les yeux.

Chiffres clés de la prostitution en Espagne
Indicateur Valeur
Nombre de femmes prostituées Environ 60 000
Pourcentage de femmes prostituées sous contrainte Plus de 66%
Revenus annuels de l'industrie du sexe Plus de 3,7 milliards d'euros
Nombre de femmes victimes de prostitution forcée Plus de 45 000

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