Si vous êtes formateur, ou si vous projetez de faire carrière dans la formation de jeunes footballeurs, le rêve vécu par Antonio Delfino, et l’histoire qui va vous être racontée, ne peuvent que vous intéresser. L'histoire d'Antonio Delfino est un témoignage de passion, de persévérance et d'amour pour le football, qui l'a mené à réaliser son rêve de travailler pour la Juventus Academy.
Un Tournant Décisif
Commençons par un tournant. Alors qu’il est déjà formateur au Sporting Charleroi, la Juventus effectue un stage à… Marchienne-Au-Pont : « La Juventus, c’est mon club de cœur, j’en suis fan. Quand j’ai appris qu’il y avait un stage organisé par le club, je me suis demandé à quel sketch j’allais assister. Puis, j’ai vu que c’était du sérieux et j’ai pu rencontrer Filippo Savona, qui était, et est toujours, le responsable des stages et des académies en Belgique. Je l’ai appelé, je l’ai rencontré, il a vu mon CV, compris que j’étais supporter, il m’a proposé d’intégrer le staff et m’a envoyé à Turin où j’ai réussi ma formation. J’ai ensuite été responsable d’un stage en Belgique, sur le plan purement sportif. Ça a duré trois ans, à Paturages.
Les Étapes Préliminaires
Avant de réaliser ce premier rêve, le Juventino a franchi les étapes petit à petit et a vécu une première désillusion en tant que joueur : « A 17 ans, à Mouscron, j’ai connu une grosse blessure. Mes ligaments ont été touchés et j’ai été privé de football pendant six mois. A ce moment-là, j’ai été réaliste. Ça allait être difficile de faire carrière en D1. J’ai décidé de mettre l’accent sur mes études, sans arrêter le football.
C’est l’année suivante qu’il a connu sa première expérience de formateur : « A 18 ans, Pellegrino Di Zenzo m’a fait venir à Tertre et m’a permis de participer à des stages du Standard. Avant ma formation nationale, il était notamment intéressé par le fait que je puisse faire les démonstrations aux enfants.
Encore joueur, désormais formateur, il a également été efficace durant ses études : « J’ai obtenu un graduat en marketing. Je m’étais dit qu’il était plus judicieux de faire un graduat plutôt que d’aller directement à l’université, pour me laisser une chance au foot. Finalement, j’ai obtenu mon graduat en trois ans et j’ai directement été embauché chez Belgacom. J’ai donc commencé à cumuler ce job, le fait de jouer en P1 et la formation. Depuis ce moment-là, je suis habitué à concilier trois choses : travail, football et famille. Si l’équilibre entre les trois n’est pas bon, je ne suis pas bien. J’ai la chance d’avoir une femme extraordinaire, et c’est pareil pour mes parents. Mon épouse a un job très important, mais c’est une femme d’affaires, une maman et une femme extraordinaire. Le fait d’être tous les deux dans des situations comparables nous aide aussi.
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Après sa formation au niveau national, au RFB, à la RAAL, à l’Union Saint-Gilloise et à Mouscron, il a fait carrière en Provinciale 1, passant par Acren, Paturages, Châtelet et Nalinnes, où il a terminé à 35 ans. En jonglant avec ses jobs et sa famille, il a gravi les échelons de la formation : « Quand je jouais à Châtelet, à 31 ans, les U21 m’ont été proposés, à condition que j’entame les cours. J’ai donc commencé mon brevet C puis enchaîné avec le brevet B. C’est Benoit Paulet, alors directeur technique au Sporting Charleroi, qui était notre formateur. Il m’a proposé de le rejoindre à Charleroi, ce que j’ai fait. En trois ans, j’ai eu les U9, les U10 puis les U12 et j’ai passé mon UEFA B.
Aussi, à Châtelet, je devais cumuler U21 et U9. Alors que je pensais ne pas apprécier les petites catégories, j’ai eu un vrai déclic.
Plus tard, il a rejoint Courtrai : « Quand j’étais coach à Charleroi, je jouais forcément contre Courtrai. En fin de match en élites, les formateurs se retrouvent dans une salle. Après un match, j’ai pu discuter avec Nico Deconinck, avec qui j’avais joué à Mouscron. Il était coordinateur du jeu à 5 et 8. On a discuté de tout et il a fini par me proposer un job à temps plein à Courtrai. J’étais bien à Charleroi et ma situation ne me permettait pas d’accepter. Mais après, quand j’ai saisi l’opportunité donnée par la Juventus, Charleroi n’a pas voulu que je cumule les deux.
Antonio Delfino a aussi marqué les esprits au RAS Monceau : « J’ai lancé le projet Mon For Fun : Monceau, Formateur, Plaisir. Je voulais qu’on joue sans donner les résultats, sans y penser, mais en voulant atteindre d’autres objectifs.
Pour en arriver là où il est, le formateur a aussi dû faire d’autres choix de carrière : « Chez Belgacom, j’ai commencé à travailler avec un casque sur la tête, au call center. Là-bas, les formations sont au top, j’ai pu apprendre beaucoup de choses au niveau de la gestion de projets, sous divers aspects. Ce que j’y ai appris me sert aujourd’hui dans mes activités footballistiques. Je suis devenu business consultant puis formateur. Bien sûr, j’y étais à temps plein. Un jour, un ami assureur m’a proposé de travailler dans le domaine des assurances, et aujourd’hui je travaille en part-time au bureau Nicaise. Je dois remercier Olivier Nicaise, qui me comprend aussi parce que son fils est cycliste non-amateur.
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Son fils joue en U11 à la Juventus Academy du Shape et s’entraîne aussi à Monceau avec l’école technique de Courtrai. Il s’entraîne les lundis, mercredis et vendredis, en plus du match. Mais il n’y a pas de surcharge de travail, les entraînements étant étudiés pour. Et puis avant, on s’entraînait et on passait notre temps à jouer dans les rues. Je fais le maximum pour le voir, mais je ne lui parle jamais de foot en dehors du terrain. Je ne veux pas être un papa qui fait tout, qui en fait trop, pour qu’il réussisse. S’il me pose des questions, je lui réponds, on discute de tout. Il est curieux concernant mon travail, ce que je fais et comment je le fais. Ca l’aide de m’en parler, parce qu’il pense parfois comme un petit coach.
L'Importance des Valeurs Familiales
« Mon papa me déposait au foot et me disait qu’il allait boire un café ou faire une course. C’est un ancien ouvrier, il m’a transmis des valeurs importantes, c’est mon exemple, mon idole. Il partait travailler à vélo alors qu’il neigeait, pour que moi j’ai des baskets pour aller jouer au foot. C’est vraiment mon idole. Je pensais qu’il ne regardait pas non plus mes matchs. Un jour, avec Mouscron, on a battu Waregem 3-1 et j’ai vraiment marqué un superbe but. Le soir, on mangeait à la maison. En plein milieu du repas, il a arrêté de manger. Il m’a dit : « Ton goal était vraiment super ». Et il s’est remis à manger comme si de rien n’était.
Ce récit touchant souligne l'importance des valeurs familiales et du soutien parental dans la réalisation des rêves, que ce soit sur le terrain ou en dehors.
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Adresse de Juventus Academy du SHAPE
L'adresse de la Juventus Academy du SHAPE n'est pas mentionnée dans le texte. Pour obtenir cette information, il est recommandé de consulter le site officiel de la Juventus Academy ou de contacter directement le SHAPE.
Le parcours d'Antonio Delfino est un exemple inspirant pour tous ceux qui aspirent à travailler dans le monde du football, que ce soit en tant qu'entraîneur, formateur ou dirigeant. Sa passion, sa détermination et son amour pour le jeu sont une source d'inspiration pour les jeunes footballeurs et les professionnels du secteur.
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