Le basket-ball, sport collectif par excellence, a une histoire riche et passionnante en France, marquée par l'émergence de clubs emblématiques et de joueurs talentueux. Cet article vous plonge au cœur de cette histoire, en explorant le parcours de Rollin, un acteur majeur de ce sport.
L'histoire de Rollin est intrinsèquement liée à celle de plusieurs clubs et régions, notamment Orléans et Blois, qui ont contribué à façonner son identité et à alimenter sa passion pour le basket-ball. De ses débuts modestes à ses succès retentissants, Rollin a su marquer son époque et inspirer de nombreux jeunes joueurs.
Nous allons retracer ensemble les moments clés de son parcours, en mettant en lumière les équipes, les joueurs et les événements qui ont jalonné sa carrière. Accompagnez-nous dans ce voyage à travers le temps, à la découverte de l'histoire captivante du basket-ball Rollin.
Schéma d'un terrain de basket-ball
Genèse et Évolution de l'Entente Orléanaise
L’Entente Orléanaise voit le jour lors de l’été 1993, avec le rapprochement du CJF Fleury les Aubrais qui vient juste de devenir champion de France de Nationale 3 et de l’ABC Saint Jean de Braye alors en N2 et reléguable en fin de saison. Le club évoluera en N2 lors de sa saison inaugurale.
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Les matchs se disputent à la Halle des Sports de Saint Jean de Braye, dans une salle comble à chaque match. On y verra déjà de très beaux chocs notamment contre St Quentin lorsque les deux équipes évoluaient en N1.
Longtemps réfractaire, Orléans se joint à cette structure au printemps 1997. Le club déménage donc, et vient prendre ses quartiers dans un Palais des Sports d’Orléans fraîchement rénové, qui va pouvoir accueillir un public fort plus nombreux.
Championne de France de N2 en 2000, l’équipe connaît une nouvelle montée deux en plus tard, en terminant second de N1, cette fois-ci à l’étage professionnel.
Repêchée lors de ses deux premiers exercices dans l’antichambre de l’élite nationale, l’entente termine à la porte des playoffs lors de sa troisième saison, manquant la post-saison au point average particulier.
Si la saison suivante, l’ambition est de mise à l’EO, le plan de route a pris une sérieuse accélération car au terme de l’exercice 2005-06, le club atteint la finale de la Coupe de France (perdue face à Dijon) après avoir éliminé Cholet et Hyères, mais surtout obtient son ticket pour l’élite du basket français en remportant aisément les playoffs de ProB.
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Pour la troisième année consécutive l’EO termine avec la meilleure affluence de ProB.
En 2006-2007 une nouvelle ère commençait… mais au lieu de se battre pour sauver sa place, l’EO s’affichait dans le haut du classement, faisait tomber les gros bras du championnat un à un, mais échouait finalement au point average dans sa quête des playoffs… L’engouement populaire est tel que le club investissait à plusieurs reprises le Zéntih qui faisait le plein à chaque rencontre.
ADA Blois Basket 41: Un Pilier de la Formation
Le Patro de la rue du Plessis voit le jour en 1907 sous le nom d’Abeille des Aydes. Il s’agit au début d’un lieu de pratique de la Gymnastique puis du Tir.
Tous les spectateurs qui ont eu la chance de suivre les 4 années de Nationale 2 (1991/1995) se souviennent de cet engouement extraordinaire, du Palais des Sports bondé à chaque match et des exploits des Léo, Georget ou encore Rambault. Et s’il ne fallait retenir qu’un nom, c’est à l’évidence celui d’Etienne Preira qui apparaîtrait tellement ce joueur a enthousiasmé le Palais des Sports de Blois par son talent et sa classe !
Autour de Raoul Baudry, président, une nouvelle équipe se met en place avec comme objectif de reprendre la marche en avant. Le Club des Supporters se met en quête de partenaires et sur le terrain, autour du nouveau coach Eric Aouizrat, ce sont les jeunes blésois qui vont se battre pour relancer le club : Bertrand Rétif, Cédric Laurancy, Romain Bourgeois, Stéphane Klein, Franck Simon, Fabrice et Stéphane Robillard, David Chrismousse, Richard Derouin, Olivier Lambourde, Olivier Bichon, avec le renfort de Frédéric Bengue, vont remporter le titre régional - et même le titre interrégional contre Dijon - et ainsi accéder à la Nationale 4.
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S’ensuivra la montée en Nationale 3 puis l’accession en Nationale 2 en 2001 avec le coach Christophe Ivars et le capitaine Nicolas Raimbault. Lors de la saison 2004-2005, sous la houlette de Gilles Versier, l’ADA Basket accède enfin à la Nationale 1.
Entre temps, sous la présidence de Jean-Claude Botton, la section Basket de l’ADA Omnisports a pris son indépendance pour devenir l’ADA Blois Basket 41.
Grâce à la ténacité efficace de Claude Derue, le Basket Club Entreprises a été créé et mis sur de bons rails.
Il est évident que la place de la formation est considérable dans l’histoire du club. Elle est la base de tous les succès. Depuis longtemps le club est l’un des meilleurs clubs formateurs de la Ligue du Centre. Plusieurs titres régionaux et de nombreux titres départementaux illustrent la volonté des dirigeants de mener une politique résolument tournée vers les jeunes.
La saison 2006-2007 débute avec un nouvel homme aux commandes : Philippe Daudin. Il décide de confier le coaching de l’équipe à Nicolas Faure qui arrive de Dijon avec une expérience de la Pro A.
Les partenaires ont choisi de maintenir leur engagement malgré la relégation en Nationale 2. L’équipe est de qualité mais elle s’incline malheureusement en demi-finale du Final Four à Saint-Vallier… Mais une opportune victoire lors du match pour la 3ème place, initialement sans enjeu, permettra un repêchage en Nationale 1.
Ce retour au meilleur niveau fédéral va permettre aux supporters de l’ADA Basket de voir évoluer une équipe tout simplement euphorique ! Le recrutement est très costaud avec notamment les arrivées de Johan Blot (Orléans Pro A), Lorenzo Orr et Pierre Brochard.
La meilleure attaque de Nationale 1 se met en marche ! Néhémia Brazil, Johan Blot et Lorenzo Orr sont les 3 meilleurs scoreurs du championnat !!! L’effectif, qui compte également Teddy Maizeroi, est juste un peu court pour rivaliser avec Antibes et Charleville.
En 2008-2009, Nicolas Faure tâche de densifier son effectif avec les arrivées de Fabien Calvez, Benjamin Recoura, David Condouant et Ian Caskill tandis que les seuls Maizeroi et Orr partent.
L’été 2009 verra le départ de l’ancien joueur Hugues Chollet, devenu ensuite responsable marketing. Il se lance dans l’entrepreneuriat après avoir fédéré, accompagné de son mentor Claude Derue, une centaine de partenaires privés autour du club.
L’intersaison est compliquée puisque l’effectif ne se finalisera qu’au mois d’août. L’équipe 2009-2010 s’appuie sur une rotation courte. A 38 ans, Lorenzo Orr fait son retour et Mathieu Tensorer arrive.
Le meilleur scoreur, Johan Blot, se blesse en novembre et manquera toute la saison mais les 6 joueurs majeurs restants (Pierre Brochard, Zaka Alao, Benjamin Recoura, Mathieu Tensorer, David Condouant et Lorenzo Orr - renforcés par “les moyens du bord” - vont se battre bec et ongles.
Il y a parfois des saisons où rien ne fonctionne, c’est un peu ce que le club va vivre en 2010-2011. Après un bon début de saison, grâce notamment aux larges épaules du pivot américain Chris Grimm, les blessures se multiplient.
Malgré les belles envolées de Zaka Alao et la hargne du capitaine Pierre Brochard, la saison se termine dans une spirale négative. La reconstruction est au programme de l’été 2011 : Hugues Occansey est le nouveau coach et le recrutement amène de nouveaux visages.
Hormis Pierre Brochard et Benjamin Recoura, tout est neuf ! Parmi ces joueurs, un futur double MVP de Nationale 1 en la personne du poste 4, Ville Kaunisto. Le jeune pivot Jonathan Tornato, déniché sur le banc de Dijon en Pro B, ainsi que les réguliers Gary Staelens et Tahirou Sani arrivent également.
Bénéficiant de l’arrivée durant la trêve du très spectaculaire ailier Daviin Davis, l’ADA termine 5ème et gagne son quart de finale contre Saint-Etienne. Direction le Final Four à Souffelweyersheim !
La saison suivante sera celle d’une prise de risque, le Président Philippe Daudin met son mandat sur la table : ce sera la montée ou rien. Hugues Occansey choisit d’amener de l’expérience à l’équipe avec les arrivées de Kris Morlende et de Wilfrid Aka.
Les départs de Benjamin Recoura et Tahirou Sani sont à signaler. Daviin Davis est resté et va devenir la coqueluche du Palais des Sports. Kaunisto est un métronome et Jonathan Tornato explose littéralement aux yeux du basket français.
Malgré un parcours irrégulier, l’équipe prouve qu’elle peut rivaliser avec les meilleures équipes de la division. Le BC Orchies terminer premier de la saison régulière et monte directement en Pro B.
L’ADA remporte facilement son quart de finale et retourne à Souffelweyersheim pour un nouveau Final Four. La demi-finale contre La Rochelle est une quasi formalité, Jonathan Tornato et Daviin Davis dominent le match.
Le lendemain, les locaux du BC Souffelweyersheim se dressent devant les blésois et un match accroché va s’en suivre. L’ADA Basket comptera du retard mais reviendra toujours…jusqu’à voir le shoot de la victoire de Davis rebondir sur le cercle… Les prolongations seront fatales, les titulaires finiront le match épuisés face à une équipe comptant sur ses 10 joueurs.
Le cycle du président Philippe Daudin s’achève, Hugues Occansey est en fin de contrat et ne restera pas. Le nouveau président est Paul Seignolle, sponsor du club avec la société Sidamo qu’il codirige.
Philippe Daudin, lui aussi chef d’entreprise, a pris du recul mais reste au bureau. Malgré de nouveaux visages au sein du bureau directeur, une certaine stabilité demeure et Julien Monclar reste manager général.
Premier chantier : le coach. Deux profils se dégagent avec Mickaël Hay et Guillaume Quintard. Le premier tentera sa chance comme coach de Chalon-sur-Saône en Pro A, le second arrive donc en provenance de Nantes (Pro B).
L’effectif est aussi à reconstruire malgré la présence rassurante du capitaine Pierre Brochard qui fait figure de gardien du temple. L’équipe réalise une bonne préparation. Florian Thibedore et Kevin Dinal font belle impression.
Le début de saison est honnête puis les choses vont se gâter avec une terrible spirale de défaites qui va conduire le club à se séparer de Guillaume Quintard. Mickaël Hay, libéré de Chalon-sur-Saône entre temps, débarque donc en décembre.
L’effectif a besoin de confiance et les blessures de Corey Raji et Pierre Brochard posent problème. Même si l’équipe reprend peu à peu confiance, elle occupe toujours la zone de relégation. Benjamin Monclar, fils de l’ancien international et petit frère de Julien, arrive durant la trêve de Noël.
Le fidèle public du Palais des Sports aide l’équipe à construire son nouveau visage dans les victoires. L’ADA Basket va finir la saison en boulet de canon ! Urbutis, Monclar, Dinal et Thibedore se signalent et l’ADA Basket se qualifie en playoffs après avoir pourtant été longtemps en bas du classement.
Une très belle série se jouera contre une vieille connaissance, Charleville-Mézières. Une certaine stabilité s’opère pour la saison 2014-2015. Brochard, Monclar, Thibedore, Ferchaud et Urbutis restent, Héctor Manzano, Anthony Brown ainsi que les jeunes Thomas Cornely et Anis Gabsi arrivent.
Malgré de nombreuses blessures, l’équipe s’installe sur le podium. Mais les playoffs vont montrer que l’ADA Basket, version 2014-2015, a bien deux visages. Elle bat sèchement en 2 manches le Vendée Challans (3ème) en quart de finale et rejoint le Final Four qui va se jouer à Vichy.
En demi-finale, l’ADA Basket est opposée à Saint-Vallier, 4ème de la saison régulière. A l’issue d’un superbe match et avec un Pierre Brochard de gala, l’ADA Basket s’impose et se qualifie pour la finale où elle sera opposée à la JA Vichy qui aligne une équipe très dense.
La lutte est acharnée pendant 35 minutes mais l’ADA Basket lâchera sur la fin, laissant exulter les 3200 spectateurs du bouillant Palais des Sports Pierre Coulon. C’est donc une 3ème défaite en finale en 4 saisons pour l’ADA Basket mais celle-ci laisse espérer des lendemains victorieux.
Un gros travail va s’opérer durant l’été 2015. Entre stabilité et renforts de choix, l’effectif prend forme avec 5 anciens et 5 nouveaux dont 3 étrangers : Zaire Taylor, Richie Gordon et Eric Boateng.
En septembre, les joueurs de Mickaël Hay sont prêts à en découdre ! L’ambition est au rendez-vous mais l’adversité s’annonce forte avec notamment Aix-Maurienne, Caen, Tarbes-Lourdes, Saint-Vallier ou encore Rueil.
La saison débute mal avec une défaite d’entrée sur le parquet du SAP Vaucluse. Mais la réaction est immédiate et à la faveur de 9 victoires consécutives, l’ADA Basket s’installe tout en haut du classement.
A la fin de la phase aller, l’ADA Basket affiche un bilan 14 victoires pour 3 défaites et compte 1 victoire d’avance sur Rueil et 2 sur un trio composé d’Aix-Maurienne, Saint-Vallier et l’Union Tarbes-Lourdes.
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