L'Histoire du Stade de Reims: De l'Omnisports au Football Champagne

Au Stade de Reims (SDR), les souvenirs du « football champagne » et de l’âge d’or du club, dans les années 1950, s’effacent à mesure que le temps passe. Depuis plus d’un demi-siècle, le Stade de Reims possède l’un des palmarès les plus riches du football français : six titres de champion, deux Coupes de France et les deux premières finales disputées par une équipe hexagonale en Coupe des clubs champions européens - qui deviendra par la suite la Ligue des champions. Ces exploits remontent à la période 1949-1962. Les images des illustres Raymond Kopa, Just Fontaine ou Albert Batteux se sont peu à peu estompées et, désormais, le club est plus proche d’une descente en Ligue 2 que des sommets européens.

Ce samedi 18 juin, le Stade de Reims aura 80 ans. Les premiers statuts de l'époque indiquent qu'il s'agissait d'une association omnisports. À l'époque de la création du Stade de Reims, le qualificatif omnisports était évident, puisque c'est la Société Sportive du Parc Pommery (qui, comme son nom l'indique, était omnisports), qui a donné naissance au Stade.

Voulue par les dirigeants de la Maison de Champagne Pommery & Greno, la société sportive était à l'origine un moyen de proposer des occupation athlétiques aux employés de la maison et à leurs familles. Le parc Pommery (de Champagne aujourd'hui) avait d'ailleurs été conçu en ce sens, et son collège d'athlètes également. Après plusieurs années en Division d'Honneur de l'époque, les footballeurs pommerysiens étaient aux portes du professionnalisme. Pour cela, il fallait un stade, et seule la municipalité pouvait lui « offrir ».

Le 12 juin 1931, les dirigeants de la SSPP engageaient un entraîneur professionnel, l'Anglais Dave Harrisson, qui officiait jusque là à Marseille, vainqueur de la Coupe de France en 1926 et 1927. Le 18 juin 1931, la sous-préfecture de Reims a enregistré la constitution d'une association Loi 1901, le Stade de Reims, qui remplaçait la Société Sportive du Parc Pommery. Cette association est omnisports, présidée par le comte Maxence de Polignac, patron de Pommery & Greno.

À l'article 8, il est indiqué que le Stade de Reims est composé notamment d'une section football, dont le président est René Humbert, son vice-président Louis Hatzfeld, son secrétaire et trésorier M. Dupont. Les autres membres sont MM. Bastid, Badu, Dowling et Perchat. La suite de l'histoire est connue. Le Stade de Reims deviendra, trente ans plus tard, le premier grand club français.

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Les origines du Stade de Reims remonte au début du 20ème siècle lorsque que le comte Maxence Melchior de Polignac fonde en 1911 la "Société Sportive du Parc Pommery" pour permettre à ses ouvriers de pratiquer plusieurs sports dont le football. Quelques années plus tard et l'arrivée du football professionnel en France, le club décide de se séparer des autres sections pour représenter les Rémois au plus haut niveau et d'afficher ses ambitions.

Logo du Stade de Reims

Après avoir grandi très tranquillement à un niveau régional, le club rémois passe la vitesse supérieure en 1935 avec la validation de son dossier de demande d’accès au professionnalisme. Le club s’installe dans le ventre mou de la D2 dans un premier temps. Car il dispose de ressources trop limitées à ce niveau pour présenter une équipe réellement compétitive. Cela va changer en 1938 à la suite d’une seconde opération de fusion réalisée cette fois avec le Sporting Club Rémois, champion amateur du Nord Est en 1937, qui postule également au statut professionnel. Une fusion devenu obligatoire à cause de la fédération qui refusait à l'époque qu’une ville de 100 000 comptent deux clubs à ce niveau.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Reims est promu en première division et connaît ses premières heures de gloire. Les hommes d’Henri Roessler inscrivent une première ligne au palmarès, leur premier titre de champion de France de D1. À partir de là, le Stade va entamer une incroyable moisson de titres nationaux. La coupe de France l'année suivante, des titres de champion puis un superbe succès en Coupe Latine en 1953, aux dépens des Italiens du Milan AC (3 buts 0) avec, notamment, un doublé d’un certain Raymond Kopa… lui ouvre de nouvelles perspectives. Le club devient également un style de jeu caractéristique basé sur du jeu court à terre.

L'Ère du Football Champagne et les Légendes du Club

Dans le « football Champagne » prôné par Albert Batteux, tant au Stade de Reims qu’en équipe de France, Armand Penverne, par son infatigable activité, sait se rendre indispensable dans un registre plus austère. Fait du granit de sa Bretagne natale, il opère en milieu de terrain, soutenant sans relâche sa défense, en parfait complément de Robert Joncquet, et relançant le jeu avec clairvoyance vers les virtuoses de l’attaque. Artisan de l’ombre, « Pampam » de son surnom, écrit ainsi aux côtés des Raymond Kopa, Roger Piantoni, Just Fontaine…, quelques-unes des plus belles pages du Stade de Reims et du football français.

Il prend part à la conquête des quatre premiers titres de champion de France (1949, 1953, 1955, 1958), aux deux victoires en Coupe de France (1950, 1958), et au triomphe en Coupe Latine (1953) ainsi qu’à leur seconde défaite en finale de la Coupe d’Europe (1959).

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Le 13 juin, le club champenois disputait la première finale de l'histoire de la Coupe d'Europe des Club Champions, devenue depuis Ligue des Champions. Les Rémois s'inclinent 4 buts à 3 face au Real Madrid au terme d'une rencontre qui a laissé beaucoup de regrets. En effet, les hommes d'Albert Batteux ont touché de près leur rêve. En menant 2 buts à 0 après seulement 10 minutes de jeu, le Stade de Reims semblait s'ouvrir la voie vers un succès facile. Raymond Kopa avait même une balle de 3 buts à 0 repoussée par un défenseur espagnol. Mais les Merengues ont eu le talent nécessaire pour revenir à deux buts partout. Et même si Michel Hidalgo redonnait espoir aux Rémois à 28 minutes de la fin en inscrivant un troisième but, Madrid a encore su réagir et finalement s'imposer 4 buts à 3.

Le Stade de Reims remporte son tout dernier titre de champion de France, dans un final fou qui le verra sacré… pour un but! En effet, tout se joue sur la dernière journée et les Rouge et Blanc se retrouvent finalement à égalité parfaite avec le Racing Club de Paris. Fait exceptionnel, c’est au goal average que les deux équipes doivent se départager… Avec une moyenne de 1,383 contre 1,365, Reims l’emporte.

Les temps changent. Il y a d’abord le refus, en 1963, de continuer de confier à Albert Batteux les commandes de l'équipe. À cela s’ajoute une santé financière de plus en plus précaire. Au moment où l’équipe, vieillissante, aurait eu besoin d’une cure de rajeunissement, les moyens viennent à manquer. Les conséquences sont immédiates: descente en Division 2 et ouverture d’une période d’instabilité sportive qui durera jusqu’en 1970, date de retour parmi l'élite.

Malgré les exploits de la star argentine Carlos Bianchi, symbole de l’époque "Tango" des Rouge et Blanc, caractérisée par sa filière de joueurs sud-américains (Delio Onnis, César Laraignée, Santiago Santamaria) joue le haut du classement en D1, remplit Delaune plus souvent qu’à la grande époque… mais ne gagne rien. Aucun titre, aucune qualification européenne ne viendront récompenser les investissements consentis entre 1972 et 1976. Après une nouvelle finale de Coupe de France perdue en 1977, le club redescend à l'étage en-dessous en 1979.

Après des belles heures en D2 entre 1981 et 1988, avec deux demi-finales de Coupe de France atteintes en 1987 et 1988, le club dépose le bilan en 1991. Sans aucun projet de reprise en vue, le Stade de Reims cessera administrativement de vivre le 11 mai 1992. Mais pas son cœur de battre.

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Le club renaît de ses cendres sous l'appellation Stade de Reims Champagne. La nouvelle équipe présidée par Jean-Claude Hérault démarre en Division d'Honneur. Il faudra l’aide de quelques anciens pros revenus au Stade pour relancer la machine. Reims va finir par retrouver la lumière. Montée en National en 1999, retour en D2 et du statut professionnel en 2002.

Après 33 années de purgatoire, le club rémois renaît de ses cendres et remonte parmi l'élite. Jonquet, Kopa, Muller, Onnis ou Bianchi, vont donc enfin avoir des successeurs. Pour revenir en Ligue 1, le Stade a livré une saison quasi-parfaite dans l’antichambre de l’élite.

Figures Emblématiques du Stade de Reims

Albert Batteux

Attaquant puis Entraîneur légendaire. Né le 2 juillet 1919 à Reims, décédé le 28 février 2003 à Meylan. Titulaire avec les « pros » rémois à l’âge de dix-huit ans, Albert Batteux ne connaît pas la carrière de joueur qu’il mérite, la guerre venant briser son ascension. Doté d’un gabarit modeste, l’attaquant intérieur privilégie la technique, principe guidant par la suite la conception du football qu’il s’efforce, en tant qu’entraîneur, de faire pratiquer à ses joueurs.

Il a tout juste vingt-huit ans lorsqu’il est sélectionné pour la première fois en équipe de France dont il devient rapidement le capitaine grâce à sa personnalité singulière. Champion de France sur le tard avec Reims (1949), il remporte également la Coupe de France (1950) et prend en main, à trente et un ans, la formation champenoise. Tant à Reims (cinq titres de champion, deux Coupes de France, une Coupe Latine, deux finales de Coupe d’Europe) qu’avec les tricolores et Saint-Etienne, il se bâtit un palmarès d’entraîneur sans égal à l’échelon national au point d’être considéré comme l’entraîneur français du siècle.

Just Fontaine, son avant-centre, dira de ce phénomène de précocité : « C’était le meilleur entraîneur que j’ai jamais eu. Quand il a commencé à nous entraîner, il portait un chapeau mou qui m’avait beaucoup impressionné, et quelques années plus tard, il m’avait avoué qu’il ne l’avait mis que pour se vieillir, car il n’avait que 33 ans à l’époque. » Inventeur du jeu combiné, il reste pour tous les puristes et les amoureux du football comme le créateur d’un style de jeu et l’âme d’une équipe mythique, le Stade de Reims.

Albert Batteux s’est éteint à Meylan le 28 février 2003 à l’âge de 83 ans.

Carlos Bianchi

Carlos Bianchi, véritable renard des surfaces, mobilise sens du placement, coup d’œil, roublardise et une technique hors pair dans ses frappes de balle. Il est ainsi couronné cinq fois meilleur buteur en France (1974, 1976, 1977, 1978, 1979), un record, remportant également deux souliers d’argent et un de bronze. Surnommé « El Goleador », Carlos Bianchi rejoint le Stade de Reims en 1973 et marque cent sept buts en cent vingt-quatre matchs de championnat, un bilan exceptionnel écorné par une terrible fracture de la jambe qui survient en octobre 1974 ; blessure qui ôte toute chance au Stade, alors leader de première division, de renouer avec son glorieux passé.

Il quitte le club en 1977 pour le Paris Saint-Germain où il évolue durant deux saisons, puis passe par Strasbourg et retourne à Velez en Argentine de 1980 à 1984. Carlos revient à Reims en deuxième division et devient entraîneur au printemps 1985.

Just Fontaine

Transféré de Nice à Reims en 1956, Just Fontaine remporte le doublé Coupe-Championnat et est couronné roi des buteurs (34 buts pour 26 matchs) en 1958. La même année, l’épopée suédoise avec les Bleus et son association inédite avec Raymond Kopa font franchir un cap à « Justo » qui inscrit treize buts en six matchs, avec pour point d’orgue, un quadruplé lors de la petite finale remportée face à l’Allemagne.

En club, il dispute la finale de la Coupe d’Europe en 1959 et gagne un nouveau titre de champion en 1960, étant à chaque fois le canonnier le plus prolifique de la compétition avec respectivement dix et vingt-huit buts. Malheureusement, une double fracture du tibia péroné en mars 1960 et une rechute en janvier 1961 sonnent prématurément le glas de sa carrière. Il ne contribue ainsi qu’épisodiquement au dernier sacre des Rouge et Blanc en 1962.

Michel Hidalgo

Michel Hidalgo débute en amateur à L’US Normande avant d’entamer une carrière professionnelle riche de 369 rencontres de première division qui le mène entre 1952 et 1966, du Havre à Monaco en passant par le Stade de Reims qu’il rejoint en 1954. Il s’adjuge le titre de champion de France en 1955 avec les Rouge et Blanc, puis affronte le Real Madrid en finale de la Coupe Latine (1955) et de la Coupe d’Europe (1956).

D’abord ailier, il évolue ensuite au poste d’attaquant intérieur et achève sa carrière à la place de « neuf-et-demi » avec l’AS Monaco. Il y remporte deux autres championnats et deux finales de la Coupe de France avec le club de la principauté. Albert Batteux, qui l’a déjà entraîné en Champagne, le dirige lors de son unique sélection en équipe de France, le 5 mai 1962 à Florence, contre l’Italie.

Robert Jonquet

« Bob » de son surnom, intègre l’équipe professionnelle du Stade de Reims dès 1942 et s’impose comme un défenseur central à l’élégance souveraine. Fort d’un ascendant moral, empreint de modestie sur ses partenaires, il devient leur capitaine emblématique. Cumulant près de 600 matchs en Rouge et Blanc, ce qui constitue le record pour un joueur du Stade de Reims, il remporte le championnat de France en 1949, 1953, 1955, 1958 et 1960 ainsi que la Coupe de France en 1950 et 1958.

Il est le seul joueur à glaner cinq titres de champion avec Reims. À l’échelle continentale, après avoir gagné la Coupe Latine en 1953 contre le Milan A.C, il perd face au Real de Madrid la finale de cette même épreuve en 1955 et celle de la Coupe des Clubs Champions en 1956 et 1959. Adoubé parmi les meilleurs arrières de son époque, il contribue comme capitaine à l’épopée suédoise de l’équipe de France en 1958. Robert Jonquet décède le 18 décembre 2008 à Reims à l’âge de 83 ans.

Raymond Kopa

Raymond Kopa, de son vrai nom Kopaszewski, est repéré par Angers en 1948, qui le cède après deux saisons au Stade de Reims. Sous la direction d’Albert Batteux, sa progression fulgurante le conduit pour la première fois en équipe nationale en octobre 1952. L’année suivante, il remporte le championnat avec Reims et la Coupe Latine face au Milan A.C. Il décroche un nouveau titre de champion en 1955 mais cède en finale de la Coupe Latine face au Real Madrid qu’il rejoint l’année suivante. Il y gagne deux titres de champion d’Espagne et trois trophées continentaux.

En 1959, Kopa revient à Reims, auréolé du titre de meilleur joueur de la Coupe du Monde et du Ballon d’Or 1958, le premier pour un joueur français. Il contribue aux deux derniers titres de champion (1960, 1962) des Rouge et Blanc, dont il revêt la tunique plus de quatre cent fois et avec qui il inscrit plus de quatre-vingt buts en championnat. Qualifié de « Napoléon du football », il achève sa carrière dans la cité des sacres en 1967.

Roger Marche

Surnommé le « Sanglier des Ardennes », Roger Marche détient durant près de trente ans (1955-1983) le record de sélections en équipe de France (63), dont il est le capitaine à 42 reprises et l’inamovible arrière gauche de 1947 à 1959. Il remporte la plupart des trophées de son temps avec Reims, s’adjugeant deux titres de champion de France (1949, 1953), la Coupe de France (1950), la Coupe Latine (1953) et la Coupe Charles Drago (1954).

Il revêt 360 fois la tunique Rouge et Blanche du Stade, qu’il avait rejoint en 1944, avant d’être transféré au Racing Club de Paris en 1954. Athlète rude, personnage taciturne, solitaire et atypique, Roger Marche a pour habitude de s’entraîner seul, chez lui dans les Ardennes, ne rejoignant ses équipiers qu’à quelques heures du coup d’envoi des quelques mille matchs qu’il dispute à l’échelon pro. Il représente sans conteste l’une des figures marquantes de l’histoire du Stade de Reims et du football français.

Francis Méano

Francis Méano débarque en Champagne en 1949 en provenance d’Aix-en-Provence, auréolé du titre de champion d’Europe qu’il vient de remporter avec les « juniors » français. En quatre ans, il remporte la Coupe de France (1950), le championnat de première division (1953) et la Coupe Latine (1953). Ailier ou attaquant intérieur gauche rapide et décidé, il devient vite l’un des chouchous des supporters rémois.

Aimé pour sa simplicité, son insouciance et sa joie de vivre, il inscrit plus de cinquante buts sous les couleurs du Stade, championnat et coupes confondus. Un soir de juin 1953, Francis Méano, tout juste âgé de 22 ans, trouve la mort dans un accident de voiture avec son épouse, son père et son beau père. Ce dramatique événement plonge toute la cité des sacres dans une profonde tristesse. Un vibrant et retentissant hommage lui est rendu devant la cathédrale de Reims.

Armand Penverne

Dans le « football Champagne » prôné par Albert Batteux, tant au Stade de Reims qu’en équipe de France, Armand Penverne, par son infatigable activité, sait se rendre indispensable dans un registre plus austère. Fait du granit de sa Bretagne natale, il opère en milieu de terrain, soutenant sans relâche sa défense, en parfait complément de Robert Joncquet, et relançant le jeu avec clairvoyance vers les virtuoses de l’attaque.

Artisan de l’ombre, « Pampam » de son surnom, écrit ainsi aux côtés des Raymond Kopa, Roger Piantoni, Just Fontaine…, quelques-unes des plus belles pages du Stade de Reims et du football français. Il prend part à la conquête des quatre premiers titres de champion de France (1949, 1953, 1955, 1958), aux deux victoires en Coupe de France (1950, 1958), et au triomphe en Coupe Latine (1953) ainsi qu’à leur seconde défaite en finale de la Coupe d’Europe (1959).

Roger Piantoni

Roger Piantoni, surnommé « Bout d’chou » est doté d’un pied gauche exceptionnel. Il se révèle au F.C Nancy avant de rejoindre le Stade de Reims en 1957. Celui qu’Albert Batteux tient pour le plus complet des joueurs français réalise le doublé Coupe-Championnat en 1958 puis joue la finale de la Coupe d’Europe en 1959. Dès lors, bien qu’il contribue aux titres de champion conquis en 1960 et 1962 après être sacré une seconde fois dans sa carrière meilleur buteur en 1961, les séquelles de cette blessure sont récurrentes.

Au total, Roger Piantoni inscrit cent cinq buts en championnat et dispute plus de cent soixante rencontres en Première Division au cours de son épopée Rouge et Blanche .

Pierre Sinibaldi

Pierre est le premier et le plus jeune des trois frères Sinibaldi à rallier Reims durant l’été 1944, Paul et Noël ne l’y rejoindront que 4 ans plus tard. Adroit, précis et doté d’un excellent jeu de tête, il termine meilleur réalisateur dès sa première saison en Rouge et Blanc avec 30 buts au compteur. Il réédite cet exploit en 1947 et trouve au total, cent quatorze fois le chemin des filets durant ses quatre premières années rémoises. (1944-1948).

Avant de partir pour Nantes en 1953, il enlève le championnat (1949) ainsi que la Coupe de France (1950), et porte son total de buts marqués en première division à cent quarante-cinq, soit le meilleur total jamais réalisé dans l’histoire du club. À l’échelle rémoise, ni Fontaine (122 buts), ni Piantoni (105 buts), ni Bianchi (107 buts) ne pourront faire mieux.

Palmarès du Stade de Reims

Le tableau suivant résume le palmarès du Stade de Reims à travers les années :

Stade de Reims, TOP 6 BUTS Retournés acrobatiques (Repload)

Compétition Titres Années
Championnat de France de D1 6 1949, 1953, 1955, 1958, 1960, 1962
Coupe de France 2 1950, 1958
Coupe Latine 1 1953
Équipe du Stade de Reims dans les années 50

Tiens, côté omnisports, dans les années 70, c'est la section football féminin qui brillera, comme le plus grand club de l'époque, au monde.

Le projet n'existe, à notre connaissance, nulle part, mais pourquoi ne pas copier le club omnisports le plus connu de la planète ? Le FC Barcelone a des résultats partout, en football, bien évidemment, et aussi en basket, en hand ou en rink hockey (il y a aussi une section rugby depuis quelques années). Pourquoi pas imaginer un Stade de Reims omnisports, qui brillerait sur les scènes du football, de l'athlétisme, du basket, du handball, du rugby, du hockey sur glace ?

Ça en ferait du monde à asseoir autour d'une table et des ego à mettre dans la poche, et un tel projet fondateur ne peut trouver ses origines qu'en politique, en l'occurrence à la mairie de Reims. Les intérêts d'un tel projet : d'abord, donner à toutes les composantes sportives un même rayonnement sous le nom évident du Stade de Reims, ensuite, mutualiser des moyens, et peut-être surtout, enrayer définitivement les jalousies des uns pour les autres, qui les plus lésés, qui les mieux lotis.

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