Le football européen est un univers complexe et passionnant, marqué par des moments historiques, des figures emblématiques et des enjeux économiques et sociaux importants. Cet article explore divers aspects de ce monde, allant de l'impact de l'arrêt Bosman sur les ligues nationales à l'importance des clubs de supporters et à l'évolution des stades modernes.
L'Allianz Arena, un symbole du football moderne.
L'Impact de l'Arrêt Bosman et la Montée en Puissance de la Premier League
L’Angleterre a une tendance naturelle pour le libéralisme. Rien d’étonnant alors que le football national soit, à sa manière, le fer de lance de la libéralisation appliquée au ballon rond. Dans la perfide Albion, la concordance de deux révolutions a accéléré la mutation : la création de la Premier League en 1992, et l’arrêt Bosman, rendue par la Cour de justice des communautés européennes en décembre 1995. Si la première devait permettre au football anglais - plus particulièrement ses clubs - de se moderniser et redevenir compétitif, la seconde éradiquait toutes les barrières frontalières au sein de l’Union européenne pour ses ressortissants.
Toute révolution a ses gagnants et ses perdants. Les grands cadors historiques des ligues majeures du Vieux Continent sont de la première caste : avant l’arrêt Bosman de 1995, dix pays différents ont goûté l’ivresse d’une victoire en Coupe/Ligue des champions, treize ont humé l’odeur des finales. Depuis 1995, le carré VIP s’est réduit à cinq championnats : Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie et Portugal, ce dernier faisant figure d’intrus avec un seul trophée, celui du FC Porto en 2004. Quant à la France et aux Pays-Bas, une finale chacun, on peut parler de bug dans la matrice… Les perdants ? Tous les autres, qu’ils soient serbes, belges, écossais ou roumains.
La Question de la Préférence Nationale et la Formation des Jeunes Joueurs
La Professionnal Footballers Association, l’équivalent de l’UNFP de l’autre côté de la Manche, a mis les pieds dans le plat le 22 septembre, sous la forme d’un communiqué et de déclarations de son président Gordon Taylor. Parlant de « grande campagne politique » , l’association anglaise a réclamé haut et fort une règle imposant aux écuries de Premier League d’aligner au moins quatre joueurs anglais à chaque match de championnat, et dans ces quatre « nationaux » , d’avoir un joueur formé au club. Le sujet a déjà pris un tour politique, le président Taylor ayant évoqué sa cause auprès de représentants du Parti travailliste, et s’apprêtant à en débattre au niveau gouvernemental.
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La question de la préférence nationale, mise en avant depuis plusieurs années pour justifier les déconfitures régulières de l’équipe nationale, devient chaque jour un peu plus affaire d’État chez sa Gracieuse Majesté. Même la FA (Football Association) a déjà entrouvert une porte : celle de la réduction du nombre de non-Européens dans les clubs anglais. L’idée serait de réduire leur nombre de moitié, et de ne les autoriser qu’en Premier League, à condition que le joueur concerné soit issu de l’une des 50 premières nations au classement FIFA… Sauf si son niveau justifie une arrivée en Premier League, le montant de son indemnité de transfert faisant foi : 15 millions d’euros minimum.
L'Importance de la Formation
La préférence nationale donc, mais aussi la formation derrière les revendications des joueurs anglais, visiblement enclins à suivre la voie tracée par Southampton et sa très productive Saints Academy. Pour Taylor, les gros bras de Premier League sont allés trop loin dans leur politique sportive « internationalisée » , et pas forcément à raison : « Il n’y avait que quatre Anglais lors de Manchester City-Chelsea, et le meilleur sur le terrain était l’un d’eux, James Milner. » Pour appuyer ses dires, le président de la PFA compare les résultats de la formation made in England avec ceux d’une institution d’enseignement supérieur : « Le taux d’échec est tellement haut que si nous étions une université, nous aurions probablement dû fermer. » À ses yeux, une seule solution : l’instauration des quotas de discrimination positive pour les Anglais.
Ce qui a ses yeux n’affaiblira pas le football national, mais lui permettra au contraire de puiser dans un vivier qui n’a rien à envier aux autres pays européens : « J’ai regardé les U19 anglais faire match nul contre l’Allemagne, pourtant championne d’Europe.
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L'Évolution des Stades et l'Expérience des Supporters
Les gestionnaires des stades post-Taylor avaient déjà une sainte horreur des supporteurs radicaux qui recherchaient le contact physique de leurs congénères afin de faire masse. L’économie du football était déjà un colosse aux pieds d’argile lorsque le coronavirus a surgi, signant sa mise à mort, en 2019-2020. Les conflits entre diffuseurs, clubs et ligues au sujet des droits de retransmission avaient fini par se régler sous l’égide des gouvernements, mais le mal avait été fait.
Les plus riches clubs professionnels d’Europe ont fait sécession pour devenir des « franchises ». Ils ont quitté leurs ligues et fédérations nationales pour créer une compétition sur invitation, une ligue fermée, évitant l’incertitude sportive et financière des relégations. En France, seuls Paris, Lyon et Marseille ont été cooptés. L’UEFA et la FIFA ont vainement cherché à garder la main sur le projet. Le huis clos est devenu la règle. L’économie de ces ligues dépend presque exclusivement des droits de retransmission et du merchandising. En conséquence, les franchises ont abandonné leurs stades devenus obsolètes pour construire des arenas ou « stades-studios ». Ces équipements d’un nouveau type sont entièrement clos et couverts.
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Ils ne comportent pas de tribune mais des loges, louées au match ou à l’année à des sponsors. Le côté opposé à ces loges est couvert d’une bâche où sont diffusées des images de foules. Des fonds sonores rappelant les ambiances survoltées des ultras accompagnent la diffusion des spectacles sportifs. Les matchs sont divisés en tiers-temps afin de maximiser les plages de publicité. Certains jeunes supporteurs adultes n’ont pas souvenir d’avoir vu leur équipe dans un stade et se moquent de la nostalgie de leurs parents évoquant les ambiances des stades d’antan.
Les Championnats Amateurs et Sémiclandestins
Une partie des fans s’est détournée des ligues fermées et « championnats nationaux ». Ils suivent les championnats amateurs et semi-clandestins qui fleurissent dans les interstices de la ville régulière : les clandés français et clandestinos brésiliens. Ces championnats n’appartiennent à aucune ligue officielle. Ils poussent comme les champignons et disparaissent aussi vite. Des équipes s’affrontent lors de matchs en 7×7 ou 5×5. Les joueurs se contactent par messagerie cryptée et décident ensemble d’un lieu et d’une heure pour le match, sans arbitre.
Le Stade de France, un exemple de grande infrastructure sportive.
Les Moments Historiques et les Figures Emblématiques
Pour qui s'intéresse au ballon depuis la mi-temps des années 80 (oui je sais, on écrit "mitan" normalement), c'est plus qu'un panthéon mémoriel qui se déploie, c'est carrément un mausolée monumental. Car le foot belge, c'est le foot français mais en belge, avec des épopées européennes incroyables, des gardiens de buts cultissimes, des joueurs exilés dans des clubs mythiques, un Thierry Rolland bien plus attachant… Revue de détails, avec l'accent.
- 1986, LA grande heure du foot d'outre-Quiévrain: La folle aventure, marquée par un match de folie (4-3) contre les favoris de l'épreuve, la redoutable URSS de Belanov et Dassaev.
- Les épopées européennes ensorcelantes: En tête de gondole, le grand Anderlecht des années 76/78 (trois finales, une coupe UEFA), mais aussi plusieurs finales jouées par le Standard de Liège, le FC Bruges ou encore Antwerp. Et puis le FC Malines en 1988.
Quelques joueurs emblématiques
Dans la lignée de deux légendes elles-aussi reconnues comme les n°1 planétaire, Jean-Marie Pfaff et Michel Preud'homme. Pfaff, pour le minot que j'étais dans les années 1980, c'est celui qui détendait tout le monde lors du jubilé Platini, avec ses gants démesurés. Roi de la vanne, il n'en était pas moins un incroyable portier, taulier du Bayern Munich six ans durant.
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| Joueur | Club principal | Réalisations |
|---|---|---|
| Jean-Marie Pfaff | Bayern Munich | Gardien de but emblématique |
| Enzo Scifo | Anderlecht, Bordeaux, Auxerre | Milieu de terrain talentueux |
| Eric Gerets | PSV Eindhoven | Latéral barbu et héros à Eindhoven |
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