L'équipe de France de hockey sur glace est passée tout près d’un exploit retentissant face à la Finlande, championne olympique en titre, dimanche soir à Stockholm. Menant 3-1 dans les dernières minutes d’un match haletant, les Bleus ont vu leurs adversaires revenir de manière spectaculaire pour finalement s’incliner en prolongation (4-3 a.p.) lors de leur deuxième rencontre du Championnat du monde. Une défaite cruelle qui, malgré tout, permet à la France d’empocher un point précieux dans la course au maintien.
Les Bleus prennent un point face à la Finlande, troisième nation mondiale, en s'inclinant 4-3 en prolongation ! Dans un match au scénario renversant, les hommes de Yorick Treille ont fait preuve d’un courage admirable, d’une solidarité sans faille et d’une efficacité clinique sur leurs rares occasions.
Mais après avoir mené 3-1 à deux minutes de la fin du temps réglementaire, les Tricolores ont vu la Finlande renverser la vapeur en quelques secondes folles, avant que Juuso Pärssinen ne vienne crucifier les Français après seulement deux minutes de prolongation.
La dernière confrontation entre les deux équipes remontent à mai 2023. Poussés par leur public à Tampere, les Finlandais l’avaient emporté 5-3. Charles Bertrand avait alors marqué, lui qui a remporté la Liiga à deux reprises dans sa carrière.
Les Bleus s’étaient aussi inclinés 3-0 en 2019 lors du Mondial de Kosice, deux ans après… l’énorme succès 5-1 des Bleus à Paris ! Capitaine de l’équipe aujourd’hui, Pierre-Edouard Bellemare avait marqué tandis que dans les cages, Florian Hardy avait été irrésistible.
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Un Nouveau Chapitre Sous Antti Pennanen
Ancien entraîneur d’Ilves en Finlande, Antti Pennanen a pris la tête de la sélection finlandaise cette saison, et remplace Jukka Jalonen, entraîneur chef de la Finlande depuis 2008-2009 ! Troisièmes au classement IIHF, les Finlandais ont connu deux derniers Mondiaux plutôt mitigés par rapport aux éditions précédentes.
Ils ont terminé à la 7ème et 8ème place en 2023 et 2024 après avoir remporté le titre de champion du Monde en 2019 et 2022, les Jeux Olympiques en 2022 et un titre honorifique de vice-champion du Monde en 2021. Leur préparation pour cette nouvelle compétition est quelque peu à l’image de leurs derniers résultats aux Mondiaux avec quatre victoires pour cinq défaites.
La nation nordique, troisième au classement IIHF, fait figure de favori dans cette confrontation, elle qui prétend au titre final. Les Finlandais ont difficilement remporté leur premier match contre l’Autriche (2-1), grâce à des buts de Juuso Parssinen et Patrik Puistola.
Elle compte dans ses rangs six NHLers, dont Juuse Saros, le portier des Nashville Predators, et Teuvo Teräväinen, auteur de 58 points avec le Kraken de Seattle cette saison. Avec 23 buts inscrits à Seattle, son coéquipier Eeli Tolvanen amènera également du danger.
Les autres joueurs du collectif proviennent du championnat local, la Liiga, de la SHL (Suède) et de la National League (Suisse). Ainsi, Dylan Fabre retrouvera ses coéquipiers à Pori Eemil Erholtz, Lenni Hameenaho et Jan-Mikael Järvinen, qui ont enregistré plus de 140 points à eux trois cette saison. Les Français de Lausanne Tim Bozon et Antoine Keller croiseront eux la route de Ahti Oksanen.
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Éliminée en quart de finale des derniers championnats du monde par la Suède pour la « fin de règne » du Roi Lion Jukka Jalonen, la Finlande s’est bien vengée depuis. Elle a maintenant battu sa grande rivale 7 fois sur 8 cette saison (!), ne cédant qu’un match à Göteborg la semaine dernière.
Préparation et Ajustements Stratégiques
La stratégie des deux pays est différente. En défense, Antti Pennanen a retranché Peetro Seppälä pour intégrer le champion suisse Mikko Lehtonen de Zurich. En attaque, Viljami Marjala, Oiva Keskinen, Robert Leino et Eetu Päkkilä ont sauté afin d’ajouter Eeli Tolvanen (Seattle), Mikael Ruohomaa (Frölunda), Ahti Oksanen (Lausanne), Juho Lammikko (Zurich) et Juuso Pärssinen (auteur d’une fin de saison prometteuse aux Rangers après avoir été échangé deux fois pendant la saison NHL).
Jeudi 24 avril 2025 à 17h30 à La Kivikylä Arena de Rauma. 2-0 à 18’28” : Leppänen assisté de Kiiskinen et Puistola (sup. 3-0 à 22’09” : Leppänen assisté de Puistola et Virtanen (sup.
Vendredi 25 avril 2025 à 17h30 à la Ritari Arena de Hämeenlinna. Hannes Björninen et Robert Leino ont été mis au repos pour la semaine, le centre Jan-Mikael Järvinen et l’ailier Lenni Hämeenaho, très performants cette saison avec les Ässät de Pori.
Mais si Hämeenaho est un espoir de 20 ans, Järvinen est un vétéran de… 37 ans. Cette sélection n’est donc pas pour préparer l’avenir : le coéquipier de Dylan Fabre a-t-il une chance d’aller au championnat du monde ? Le placement du passeur créatif Järvinen en première ligne est logique, mais les places semblent réduites.
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Les deux centres Hannes Björninen et Robert Leino ont en effet été mis au repos pour le déplacement en Suède mais reviendront la semaine prochaine. Les deux débutants ont tout deux fini par récolter une assist. Le jeune Lenni Hämeenaho l’a obtenue au début du premier match sur le but de l’arrière Atro Leppänen, pas au second match quand il été promu sur le premier trio aux côtés son collègue de club.
Järvinen, lui, a servi au deuxième match le défenseur Lassi Thomson qui a inscrit son premier but en équipe nationale. S’il faut chercher un gagnant de ces duels nordiques, c’est le gardien Emil Larmi.
Numéro 1 puis numéro 2 de la Finlande lors des deux derniers championnats du monde, il vient d’entendre l’arrivée des deux gardiens des Predators de Nashville, l’expérimenté Juuse Saros et sa doublure qui monte Justus Annunen.
Dans le camp suédois, ces rencontres étaient les premières depuis un mois pour certains joueurs. C’était le cas pour Felix Nilsson (Rögle), qui a disputé le dernier Mondial U20. Le junior a vite trouvé le rythme puisqu’a marqué dès son premier match avec Tre Kronor en gagnant son duel dans le slot pour égaliser au premier match.
Un match remporté sur un beau lancer de la ligne bleue du capitaine Tim Heed - le seul joueur de l’effectif provisoire à avoir participé à la médaille de bronze de l’an passé - à huit minutes de la fin.
Jeudi 17 avril 2025 à 18h00 au Frölundaborg Isstadion de Göteborg. Vendredi 18 avril 2025 à 18h00 au Frölundaborg Isstadion de Göteborg.
Jan-Mikael Järvinen (débutant de 37 ans de la Finlande) : « Une très belle expérience, c’est toujours une question d’honneur et il faut avoir la chance de le vivre. J’ai dû rencontrer tout le monde sur la glace, ou au moins regardé leurs matchs, donc il n’y avait pas beaucoup de nouveaux visages pour moi. Je profite de chaque instant ! Le rythme de jeu est élevé quand il y a des joueurs de qualité sur la glace, mais en même temps, il y a une certaine systématisation dans le jeu, les passes s’emboîtent sur l’épaule. Après quelques présences, j’ai remarqué que le hockey était le même.
Tournoi des Quatre Nations et Préparations Olympiques
Avant les Jeux Olympiques de Milan-Cortina d'Ampezzo en 2026, où les joueurs de NHL seront présents, le gratin international du hockey sur glace se retrouvera à Montréal et à Boston du 12 au 20 février prochains pour un tournoi à quatre nations, avec le Canada, les États-Unis, la Suède et la Finlande.
La compétition a été créée par la NHL et ne comprendra que des joueurs évoluant dans la prestigieuse ligue professionnelle nord-américaine. Fin juin, chaque équipe avait annoncé une première sélection de six joueurs. Mercredi, elles ont complété leur effectif.
Le Canada a ainsi appelé Sam Reinhart et Sam Bennett, tous deux champions avec les Florida Panthers la saison dernière. Les États-Unis ont, eux, notamment sélectionné Connor Hellebuyck (Winnipeg Jets), sacré meilleur gardien de NHL en 2024.
Voici les sélections complètes pour le Tournoi des Quatre Nations :
| Équipe | Gardiens | Défenseurs | Attaquants |
|---|---|---|---|
| Canada | Binnington, Hill, Montembeault | Makar, Morrissey, Parayko, Pietrangelo, Sanheim, Théodore, Toews | Bennett, Cirelli, Crosby, Hagel, Jarvis, Konecny, MacKinnon, Marchand, Marner, McDavid, Point, Reinhart, Stone |
| États-Unis | Hellebuyck, Oettinger, Swayman | Faber, Fox, Hanifin, Q. Hughes, MacAvoy, Slavin, Werenski | Boldy, Connor, Eichel, Guentzel, J. Hughes, Kreider, Larkin, Matthews, Miller, Nelson, B. Tkachuk, M. Tkachuk, Trocheck |
| Suède | Gustavsson, Markstrom, Ullmark | Andersson, Brodin, Dahlin, Ekholm, Forsling, Hedman, E. Karlsson | Arvidsson, Bratt, Carlsson, Eriksson Ek, Forsberg, W. Karlsson, Kempe, Landeskog, Nylander, Pettersson, Zibanejad |
| Finlande | Saros, Annunen, Lehtinen | Heiskanen, Lindell, Määttä, Ristolainen, Vatanen, Jokiharju, Seppälä | Aho, Barkov, Granlund, Hintz, Laine, Lehkonen, Rantanen, Teräväinen, Tolvanen, Armia, Björninen |
Aperçu du Championnat mondial junior 2026
L'équipe de France U17 poursuit son parcours à la Coupe du monde au Qatar. Après une entame réussie face au Chili (2-0), les Bleuets affrontent ce samedi 8 novembre le Canada pour la deuxième journée du groupe K. Les jeunes tricolores, emmenés par Christ Batola et Rémi Himbert, tenteront d'enchaîner avec une deuxième victoire.
Le Canada, vainqueur de l'Ouganda (2-1) lors de la première journée, est dans la même situation : trois points sur trois possibles. Cette rencontre s'annonce donc décisive pour la première place du groupe K, composé également du Chili et de l'Ouganda.
Dans cette nouvelle formule du tournoi, les deux premiers de chaque poule, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, se qualifieront pour les 16es de finale, marquant le début des matches à élimination directe. Le vainqueur de ce duel franco-canadien ferait donc un grand pas vers la qualification.
Rappelons que le Canada fonctionne différemment des équipes européennes. Sa mission était simple : ne pas répéter les erreurs de Wayne Gretzky, un autre ancien grand joueur qui avait formé en 2006 une équipe lente et vieillissante, dépassée sur la grande glace de Turin. Pour autant, il n’a pas abandonné ses centimètres et ses kilos.
Les Canadiens seront encore les plus lourds et les plus puissants, mais cela pourra être plus utile cette fois puisque les Jeux olympiques se joueront pour la première fois sur une glace de format NHL. Le Canada respecte sa tradition d’avoir une ligne défensive, mais la principale surprise est la présence de pas moins de 7 centres : Crosby, Thornton, Getzlaf, Staal, Richards, Toews, Bergeron, et encore on ne compte même pas Marleau dont c’est la vraie position.
Il est rare qu’un poste ne fasse pas débat au Canada compte tenu de l’immense réserve de joueurs disponibles, mais c’est le cas des gardiens. On savait qui ils seraient, et on sait tout autant dans quel ordre ils seront placés. Il y a peu de chances que ça change maintenant, alors que Martin Brodeur vient de rentrer dans l’histoire en battant le légendaire record de blanchissages en carrière de Terry Sawchuk.
Le soir même de la nomination olympique, Brodeur a encore amélioré le record d’une unité (105) pour bien faire. C’est sans doute la ligne la plus connue, comprenant deux futurs membres du Hall of Fame. Leur sélection n’a pas été mise en cause. Pour tout dire, Scott Niedermayer a même été désigné capitaine de l’équipe, et Chris Pronger assistant.
Les deux hommes ont gagné une Coupe Stanley côte-à-côte à Anaheim et c’est un argument fort en faveur de leur tandem. Pour autant, ce n’est pas la ligne qui offre le plus de certitudes. Niedermayer a une fiche de -10 en NHL cette saison, et Pronger sauve sa tête en étant le seul défenseur survivant de la débâcle de Turin, dont il était pourtant partie prenante.
Quelle grande erreur ce fût de laisser Dan Boyle comme réserviste à Turin en 2006, surtout pour rapppeler un McCabe… L’injustice faite à ce défenseur offensif de grande classe, responsable dans sa zone, est maintenant réparée. Il pourra lancer le jeu pour « son trio » de San José.
Comme il n’y a aucune préparation avant les Jeux olympiques, le staff canadien préfère avoir des paires défensives qui ont déjà l’habitude de travailler ensemble. Autre changement de politique par rapport à Turin : à l’époque, on avait considéré que les jeunes pouvaient attendre. Maintenant, le Canada grille les étapes.
Il a sélectionné deux défenseurs juniors aux derniers championnats du monde, et celui qui a convaincu (Doughty) se voit déjà offrir une place dans l’équipe olympique. Les absents en défense : ils sont forcément nombreux, car un « rejet » de l’équipe canadienne pourrait très bien être un arrière majeur dans n’importe quelle autre équipe.
Le meilleur exemple est sans doute Mike Green, un des meilleurs défenseurs offensifs au monde. Heureusement par ailleurs que les JO se jouent à Vancouver et pas à Calgary, car les Flames, qui ont rassemblé trois défenseurs internationaux canadiens dans leur effectif, n’en ont pas eu un seul de sélectionné.
Il est vrai que la tendance est à des joueurs plus mobiles et habiles que Robyn Regehr. La puissance des mises en échec et des slaps de Dion Phaneuf sont redoutables, mais Weber est aujourd’hui aussi bon en ces domaines. Par contre, Jay Bouwmeester, toujours excellent patineur et converti à un rôle plus défensif à Calgary qu’en Floride, serait titulaire pour n’importe quel autre pays.
Mais sa dernière apparition en équipe nationale est un mauvais souvenir : c’était la finale perdue du championnat du monde 2008, sur petite glace. Crosby est le talent d’exception de cette équipe, et après avoir remporté la Coupe Stanley, il lui faut maintenant gagner en senior avec le Canada.
Le maestro peut être encore plus efficace qu’à Pittsburgh s’il peut délivrer des passes à des finisseurs patentés, comme le sont Nash et Iginla. En plus, avec de telles bêtes physiques aux ailes, ce trio peut être aligné sans problème face au meilleur trio adverse.
Cette ligne est possible car elle a été formée lors du camp d’entraînement de l’équipe olympique qui s’est tenue cet été. Ceci dit, Jarome Iginla avait été remplacé par Martin Saint-Louis sur ce trio à la fin du camp.
C’est la tradition soviétique d’aligner une ligne fixe avec trois joueurs d’un même club, mais pour une fois c’est le Canada qui la prend à son compte. C’est un trio avec une complémentarité rêvée : le pur passeur Thornton et le pur buteur Heatley, plus un Marleau qui amène la qualité qui manque aux deux autres, la vitesse.
Et pourtant, ces joueurs n’ont pas toujours été aussi incontestables. Malgré ses statistiques, Thornton n’est pas un joueur très aimé, on lui reproche de ne pas avoir un tempérament de vainqueur. On a même pu se demander si l’équipe canadienne ne risquait pas de se priver de Dany Heatley, le meilleur marqueur de son histoire, lorsqu’il a excédé tout un pays cet été par ses caprices : il s’est d’abord fait haïr à Ottawa en demandant à partir, puis à Edmonton en refusant d’y être échangé.
Cette ligne, moins étoilée que les deux premières peut être décisif pour la médaille d’or. Ces trois joueurs d’un mètre quatre-vingt-dix peuvent faire très mal. Pas facile de prendre le palet à cette ligne.
Ryan Getzlaf est capable d’étouffer totalement un centre adverse au profil de passeur de petit gabarit et sera un atout majeur face à un Zinoviev. Reste à concrétiser avec un talent de buteur, que possède justement Eric Staal. Il revient de blessure, ce qui n’est pas forcément un défaut. Il sera un des joueurs les plus frais aux JO.
Réserviste en 2006, il a tout fait pour ne pas revivre ça. Le Canada a toujours une ligne qualifiée de défensive qui peut harceler les meilleurs joueurs adverses à l’usure.
Babcock avait lâché une petite phrase comme quoi Mike Richards était le joueur qui l’avait le plus impressionné au camp d’été. Morrow est le prototype du joueur de l’ombre, qui n’a jamais inscrit le moindre but en quatre championnats du monde (le dernier remonte à 2005).
Cependant, il est très volontaire au forechecking, et ses trois ans de moins qu’un Doan ou un Smyth ont pu peser dans la balance. Voilà un joueur qui revient de très loin : une commotion cérébrale en octobre 2007 l’a éloigné des patinoires pendant six mois.
Il est revenu aujourd’hui à son meilleur niveau, celui d’un très bon patineur, utile dans toutes les situations de jeu. De même que Toews, c’est un joueur polyvalent. On peut lui donner un rôle défensif, lui confier des tâches précises en particulier pour gagner des mises au jeu décisives ou bien… le placer en première ligne.
Les absents en attaque : c’est peut-être la volonté de rajeunissement qui a coûté leur place à deux des plus grands serviteurs de l’équipe. On ne s’attendait plus trop à voir Ryan Smyth, celui qu’on surnommait « Capitaine Canada » mais qui n’a plus été sélectionné depuis Turin.
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