La Coupe UEFA des Régions est une compétition qui met en lumière le football amateur européen. Cet article explore l'histoire de cette coupe et se penche sur la participation des clubs de Bourgogne.
Ça n’est pas encore la ligue des Nations mais ça y ressemble. 8 régions, 13 matches, 5 stades. La phase finale de la Coupe UEFA des Régions version 2017-2019 est sur le point de rendre son verdict. Ce sera le 26 juin prochain en Bavière. La France sera alors représentée par la ligue de Normandie.
La Bourgogne Franche-Comté n’en est pas encore là. Pour elle, l’aventure 2019-2021 commence ce dimanche dans le Loiret. Avec un premier tour qualificatif contre le Centre-Val de Loire. Pour cette première étape, les 16 meilleurs footballeurs régionaux de National 3 et Régional 1 ont été détectés puis sélectionnés par la ligue régionale.
Parmi eux figure le Louhannais Kevin Mingoua. Une sélection accueillie avec fierté, pour lui et son club, actuel 2e de son groupe de N3.
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« Ça fait toujours plaisir d’être sélectionné », souligne le défenseur louhannais. « C’est une récompense et une vraie...
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Coupe de France : Les clubs amateurs à l'honneur
Bien que cet article se concentre sur la Coupe UEFA des Régions, il est intéressant de noter les performances des clubs amateurs en Coupe de France. Ces dernières années, plusieurs clubs de niveau 4 (National 2 / CFA) et niveau 5 (National 3 / CFA2) se sont illustrés dans cette compétition nationale.
Depuis 1988-1989, on compte donc dix-huit éditions de la coupe de France avec au moins un club amateur de niveau 4 ou niveau 5 en quart de finale. Si ce n’était pas le cas la saison dernière, les quatre précédentes ont vu émerger l’Etoile Fréjus Saint-Raphaël (2016-2017), l’US Granville (2015-2016), l’US Concarneau (2014-2015) ou encore l’AS Cannes et l’AS Moulins (2013-2014). Les années 2000 ont d’ailleurs été très prolifiques avec neuf quarts de finale en dix ans pour le football amateur… dont trois clubs de niveau 5 (CFA2).
Parcours remarquables en Coupe de France
Le parcours le plus fou est sans aucun doute celui du SO Chambéry en 2010-2011 avec l’élimination de trois clubs de Ligue 1 (AS Monaco, Stade Brestois et FC Sochaux-Montbéliard) avant de tomber face à Angers SCO (0-3) en quart de finale. Ensuite, on trouve l’USJA Carquefou en 2007-2008 qui avait sorti le FC Gueugnon (L2) puis l’AS Nancy-Lorraine et l’Olympique de Marseille (L1).
Puis c’est le SC Schiltigheim en 2002-2003 avec des exploits face à l’ESTAC Troyes (L1), l’AS Beauvais-Oise (L2) et le Toulouse FC (L2). Les Carquefoliens avaient été éliminés par le Paris Saint-Germain (0-1) et les Schilikois par le Stade Rennais (1-2).
Parmi les dix-neuf clubs amateurs qui ont participé à un quart de finale, seuls trois ont été plus loin. Il y a donc Calais en 2000 - le seul à avoir joué une finale - mais aussi le FC Montceau-Bourgogne en 2006-2007 et l’US Quevilly en 2009-2010. Le club de Saône-et-Loire avait eu un tirage favorable jusqu’en huitièmes de finale avant de s’offrir les Girondins Bordeaux et le RC Lens, deux clubs de Ligue 1. Les Quevillais avaient éliminé Angers SCO (L2) puis le Stade Rennais et l’US Boulogne (L1).
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Cinq des clubs amateurs de niveau 4 (National 2 / CFA) qui ont atteint les quarts de finale de la coupe de France ont ensuite connu le monde professionnel : Clermont Foot 63, FC Bourg-Péronnas, FC Libourne, l’US Boulogne Côte d’Opale et l’US Quevilly (devenue Quevilly-Rouen Métropole).
Quant aux clubs pros qui ont la chance de tomber sur le petit poucet en quart de finale, c’est En Avant Guingamp qui se taille la part du lion avec des succès contre Fréjus Saint-Raphaël (1-0 en 2016-2017), Concarneau (1-0 en 2014-2015) et Cannes (2-0 en 2013-2014).
Sur les dix-neuf confrontations en quart de finale, les score ont toujours été très serrés. Un seul club pro s’est imposé par trois buts d’écart, Angers SCO contre Chambéry en 2010-2011 (3-0). Et les victoires par deux buts d’écart sont aussi très rares avec Sedan contre l’Olympique Rouen en 1998-99 et Guingamp contre Cannes en 2013-2014 (les deux fois 2-0). Si on excepte les trois qualifications de clubs amateurs, douze confrontations ont été par un but d’écart (six fois 1-0 et 2-1)… l’AS Moulins étant le seul à s’être incliné aux tirs aux buts contre Angers SCO en 2013-2014 (0-0, 2-4).
En conclusion, l’AS Vitré sera le dix-neuvième club amateur à jouer un quart de finale de coupe de France sur les trente dernières saisons. Le pourcentage de qualification est très faible (3 sur 20 confrontations) mais il laisse un part de rêve à Michel Sorin et ses joueurs.
De toute son histoire, jamais l’AS Sornay n’était encore parvenu à atteindre le dernier carré de la Coupe de Bourgogne. Inutile de dire qu’après avoir assuré leur maintien en Honneur au prix d’une phase retour exceptionnelle, Anthony Aubry et les siens se sont promis de donner le meilleur d’eux-mêmes pour gagner le droit de disputer la finale qui aura lieu le 9 juin au stade de Bram, à Louhans.
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Pour cela, les Sornaysiens tombeurs (3-2 a.p.) en quarts de finale du FC Gueugnon à Jean-Laville, devront réitérer leur exploit du tour précédent face à Sens qu’il accueille ce soir. Face à une équipe icaunaise physique et qui pratique un bon football de mouvement, les locaux savent qu’ils devront évoluer à leur meilleur niveau s’ils veulent avoir une chance. Ils seront hélas privés de plusieurs pièces maîtresses, leur capitaine Kevin Pouprix victime d’une fracture de l’auriculaire gauche lors de la Coupe UEFA des régions à Toulouse, Emilien Calrad retenu par ses obligations professionnelles, mais aussi Maxime Creniaut qui doit se faire opérer des ligaments croisés. Le groupe : Ferrier, Blonde, Gaunet, Al. et Ad. Merle, Joly, Genevois, Journeaux, Okih-Okih, N’Diaye, R. et Q. Boulay,, Perrot, Jaillet, Aberlenc.
Maxime Verrier garde le but de Dives-Cabourg en championnat. Il est aussi en sélection normande. 20 sept. Il était l’un des trois joueurs de Régional 1 sélectionnés dans l’équipe de la Ligue de Normandie pour y disputer le tour intermédiaire de la Coupe UEFA des régions. Maxime Verrier, gardien du SU Dives-Cabourg, n’a pas boudé pas son plaisir après la qualification de son équipe pour la phase finale de cet Euro des régions. « Je ne dirai pas avec qui j’étais, mais on a fini à deux au petit matin après notre dernier match », s’amuse l’invétéré fêtard.
Les Normands pouvaient bien célébrer leur dernière victoire, c’est elle qui les a qualifiés pour l’ultime échéance. Championne de France en juin 2018, la ligue normande a confirmé ses ambitions durant la semaine passée en Croatie. Elle s’est d’abord baladée contre la sélection lettone (« sûrement une équipe corpo »), puis celle issue de Lituanie (« qui ressemblait plus à une équipe de foot »). Ses deux victoires 8-0 et 7-0 ne suffisaient toutefois pas à garantir une place en phase finale, Zagreb ayant battu ces formations… 8-0 deux fois. Avec un goal average inférieur à celui de son adversaire, la Normandie devait impérativement battre la sélection hôte pour espérer poursuivre l’aventure.
« Un joueur européen » La « finale » avait lieu mardi 18 septembre 2018, et elle a mal commencé. « Zagreb, tenant du titre, nous a acculés pendant les vingt premières minutes, raconte Max Verrier. On a pourtant concédé l’ouverture du score sur penalty plutôt contre le cours du jeu. » Les Normands, menés au milieu du premier acte, n’ont pas attendu pour réagir. Maxime Roynel et Thomas Vauvy, déjà buteurs lors des deux premiers matchs, ont remis les pendules à l’heure avant la pause (1-3). « Ils nous ont tiré une belle épine du pied. Après, on a déroulé. » La LFN a aussi pu s’appuyer sur un très bon Xavier Gallien au but, auteur notamment de deux grosses parades quand les Croates ont fini par s’approcher de sa cage. Un dernier but de Stive Mendy a donné un peu plus d’ampleur au succès français : 1-4.
Ce troisième match décisif, Maxime Verrier l’a observé depuis le banc de touche. Le Divais avait disputé la rencontre précédente contre le représentant lituanien. J’ai dû toucher environ trois ballons (sourire). Sur le plan sportif, c’est un peu décevant pour moi. Bien sûr j’aurais préféré jouer contre la Croatie. Mais les coachs ont fait leur choix et je n’en reste pas moins un joueur européen désormais (sourire). J’ai eu la première sélection ! C’est une chance. Le staff technique, désormais emmené par Clément Lerebours, lui a de nouveau accordé sa confiance. Une reconnaissance de ses qualités de joueur… et d’un certain statut dans le groupe. Maxime Verrier avec la sélection normande contre l’équipe de Lituanie.
Au moment de retrouver son club, Maxime Verrier peut donc porter un autre regard quelque peu différent sur la saison qui débute. L’objectif collectif va de pair avec celui de rester dans le binôme des gardiens de but lors de la compétition finale, en juin 2019. Maxime Verrier aura de bonnes raisons de briller dans un championnat de R1 qu’il retrouve après deux années passées à l’échelon supérieur.
C’est un peu moins glamour sur le papier. Notre objectif à moyen terme est de retourner en N3.
Maxime Verrier aurait pu s’éviter cette étape s’il avait cédé aux sirènes de Pacy-Ménille, avec lequel il a des contacts avancés. À 26 ans, l’ancien portier de Verson a fait le choix de la stabilité. Et il mettra de nouveau du cœur à l’ouvrage, dimanche 23 septembre, dans le troisième tour de la Coupe de France qui l’opposera à Pont-l’Évêque.
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