Rémi Reverchon est une figure incontournable du paysage audiovisuel sportif français, notamment grâce à son rôle de présentateur des émissions "NBA Extra" et "Sunday Night Live" sur beIN SPORTS. Sa passion communicative pour le basket-ball, et plus particulièrement pour la NBA, en fait un animateur apprécié des fans. Mais qui est réellement Rémi Reverchon, et quel est son parcours ?
Un Parcours Atypique
Le parcours de Rémi Reverchon est marqué par sa détermination et sa volonté de vivre de sa passion. Rémi Reverchon : J’ai commencé à travailler en 2006 après un diplôme en journalisme. J’ai fini mes études dans une fac dans le Colorado aux États-Unis. Je suis rentré en France et j’ai travaillé à la pige pour plusieurs rédactions à L’Équipe TV à l’époque, à Eurosport et à BFM TV. Après 3 ans, j’ai décidé de vivre mon rêve qui était de partir travailler aux États-Unis donc je suis parti m’installer à Los Angeles en tant que journaliste indépendant.
Il devient alors le correspondant NBA de Canal+ et de BFM TV. Je suis devenu correspondant de plusieurs médias. J’ai bossé pour Canal+ où je couvrais la NBA, je bossais pour BFM TV dont j’étais le correspondant sur la côte Ouest. J’ai fait ça pendant 3 ans, un rêve d’enfant ! J’allais voir les Lakers tous les deux jours, j’habitais à Los Angeles au bord de la plage, c’était incroyable.
En 2012, il rejoint beIN Sports et devient le visage de la NBA en France. Et puis arrive l’année 2012, je reçois un coup de fil de Charles Biétry qui monte la rédaction de ce qui à l’époque s’appelle « Al Jazeera Sport » avant de devenir beIN SPORT. Il me dit qu’il a entendu parler de mon profil et qu’il cherche des jeunes qui parlent anglais, polyvalent. « Si tu es prêt à rentrer en France, il y a un poste pour toi » me dit-il.
Un Passionné de Basket-ball et des États-Unis
Rémi Reverchon n'est pas seulement un présentateur, c'est avant tout un passionné de basket-ball. Même s’il n’a pas évolué au plus haut niveau, il a joué en Nationale 2 à La Rochelle et Charenton, il voue une véritable passion pour le basket en général, et la NBA en particulier. Cette passion transparaît à l'écran et se nourrit d'une connaissance approfondie du sport et de ses acteurs.
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Son amour pour le basket s'étend également aux États-Unis, un pays qu'il a découvert lors de ses études et où il a vécu plusieurs années."En troisième année de licence à l’IUT de journalisme de Tours, j’ai réussi à décrocher une bourse pour aller faire ma dernière année à l’université de Northern Colorado, près de Denver. Cela a été le big coup de foudre. Je me suis pris de passion pour le basket bien sûr, la NBA, mais plus simplement pour ce pays de tous les possibles", confie Rémi Reverchon.
Un Journaliste-Présentateur Polyvalent
Au-delà de "NBA Extra" et "Sunday Night Live", Rémi Reverchon a également présenté l'émission "NFL Extra" et la soirée Super Bowl en direct sur beIN SPORTS. Il est également l'auteur de "Road Trip NBA", un guide qui emmène les lecteurs à la découverte des villes américaines à travers le prisme du basket-ball. Fort du succès du premier ouvrage, il a sorti "Road Trip NBA - Le Guide USA", un compagnon de voyage pour les passionnés de sports US.
"Après avoir été contacté par la société d’édition Amphora pour écrire un premier bouquin sur les équipes NBA en 2021, il a sorti un deuxième livre, qui parle forcément des équipes NBA mais qui propose des tas d’astuces pour découvrir les villes. Quel autre sport aller voir, les transports, les bons restos, les belles adresses pour les meilleurs sneakers, les lieux incontournables à visiter, etc.", peut-on lire.
J’ai la chance avec mon travail de toucher à pas mal de choses en dehors de beIN SPORTS. Oui, l’écriture de bouquin est quelque chose dans lequel je me suis épanoui. J’en ai même écrit deux, « Road Trip NBA » et « Le Guide USA » qui est un guide de voyage aux États-Unis. À côté de ça, j’ai pas mal de collaborations. Je bosse avec NBA 2K, Winamax pour qui j’anime une émission aussi. Je donne des cours en école de journalisme. J’ai toujours eu besoin de m’accomplir dans d’autres trucs à côté et je suis complètement ouvert à tout type de projets dans lesquels je pourrai me sentir impliqué parce que j’ai besoin de ça.
Le Rapport avec les Joueurs NBA
Au fil des années, Rémi Reverchon a tissé des liens avec de nombreux joueurs NBA, notamment les Français. "Nicolas Batum, je ne le cache pas, est devenu un ami au fil du temps. On est arrivés en NBA au même moment : lui en tant que joueur et moi en tant que journaliste, quand je me suis installé à Los Angeles. Avec son équipe de l’époque (Portland), il venait quatre fois dans la saison jouer à Los Angeles, et petit à petit des liens se sont tissés.
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Il a également eu l'occasion d'interviewer Kobe Bryant, son idole de jeunesse. "L’interview la plus forte pour moi a été celle de Kobe Bryant (star de la NBA décédée en janvier 2020), qui était mon idole de jeunesse, le mec qui m’a fait aimer le basket. J'ai eu un entretien d’une demi-heure avec lui, en face à face, quand il est venu à Paris, en 2017, pour son équipementier. C’était génial, il était déjà en retraite, donc très libéré de plein de contraintes. C’est la plus belle pièce de ma collection", se souvient-il.
Avant la saison, j’ai pu discuter avec Luka Doncic qui est un des joueurs NBA les plus forts, j’ai pu interviewer dans ma carrière Kobe Bryant, Lebron James, Tony Parker… Tous les plus grands. Victor Wembanyama aussi.
Les Coulisses du Métier
Rémi Reverchon décrit son métier comme une passion, mais aussi comme un travail exigeant. "Quand je travaille sur NBA Extra (diffusée du lundi au vendredi, de 12 h 45 à 13 h 30), je vais au bureau tôt, car on a la conférence de rédaction à 9 h, pour définir le contenu de l’émission. Cela dure une petite heure. Pour NBA Extra, je travaille sans texte, mais je prépare les infos, je consulte les statistiques des matchs de la nuit, j’essaie d’être au courant de tout. Après le direct, on va manger avec l’équipe et on débriefe l’émission. L’après-midi, c’est moins speed, on essaie d’anticiper pour les jours suivants, de voir s’il y a des sujets qu’on peut préparer. Ensuite, c’est tranquille, sauf si je dois commenter un match la nuit, ce qui arrive", explique-t-il.
Il souligne également l'importance de rester informé en permanence : "C’est un métier qui prend les tripes, qui t’occupe tout le temps. On ne coupe pas : tous les matins au réveil, je consulte les statistiques des matchs de la nuit, même quand je suis en vacances."
Anecdotes et passions personnelles
Rémi Reverchon est également un grand fan du Paris Saint-Germain depuis l'âge de 7 ans. Il a eu l'occasion de partager sa passion pour le PSG dans l'émission "100% PSG" sur France Bleu Paris.
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Il est également un sportif accompli, pratiquant notamment le crossfit. En 2019, il a même été sacré champion de France d'aviron indoor.
Moi, amoureux des Lakers, j’aime beaucoup le traditionnel « Purple and Gold » historiquement le numéro 8 ou 24 de Kobe. Ça faisait partie des plus beaux. J’ai une attache particulière à Denver parce que j’y ai fait mes études. Denver est surnommé « The mile high city », « la ville a un mile d’altitude » parce que c’est à 1 600 mètres d’altitude. Washington.
Oui ! Je suis un amoureux de sneakers. J’ai une collection indécente pour laquelle ma mère me conspue. Elle trouve que je dépense beaucoup trop d’argent. Ma chaussure ultime, c’est la Jordan 11. Elle est sortie il y a longtemps, en 1995, quand Michael Jordan sort de sa retraite et que Nike décide de marquer le coup. C’est celle qui a la petite bande en cuir, la « leather patent »., cette espèce de cuir qui fait le tour de la chaussure. J’en suis amoureux, j’ai une dizaine, en haute et en basse.
Conseils aux Jeunes Journalistes
Pour les jeunes qui souhaitent devenir journalistes TV, Rémi Reverchon insiste sur la nécessité d'être passionné, compétent et ouvert d'esprit. "En TV, pour se faire une place, il faut avoir la hargne, être le meilleur. Si on veut être commentateur foot, par exemple, il faut tout connaître dans ce domaine, les joueurs, les équipes, être capable de parler de tout le monde, être à l’aise à l’antenne.
Être un « killer » ! Le problème du journalisme sportif, c’est que c’est un milieu qui fait rêver mais il y a très peu d’élus. Je le conçois, j’ai un job de rêve, je m’en rends compte, j’ai la chance de parler de basket tous les jours à l’antenne. C’est chanmé ! Je le vois en donnant mes cours en école de journalisme… Si tu veux réussir dans ce milieu, c’est comme dans le sport, il faut être un « killer », il faut être meilleur que le voisin. Taffer, bosser son domaine, lire tout ce que tu peux sur ton domaine, essayer d’en apprendre constamment, accepter la critique. Moi, je vois une carrière de journalisme comme une carrière dans le sport, quand tu arrives en NBA, que tu es « rookie », très bien, félicitations mais ta carrière n’est pas faite.
#5 - Rémi Reverchon : Des parquets au micro pour devenir la voix d’une génération.
Tableau récapitulatif du parcours de Rémi Reverchon :
| Période | Poste | Entreprise |
|---|---|---|
| 2006 | Pigiste | L’Équipe TV, Eurosport, BFM TV |
| 2009-2012 | Correspondant NBA | Canal+, BFM TV |
| 2012-Présent | Présentateur NBA Extra, Sunday Night Live | beIN SPORTS |
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