Onze ans après la liquidation judiciaire du Cannes Bocca Futsal (CBF), sacré vice-champion de France en 2014, les Alpes-Maritimes pourraient à nouveau disposer d’une vitrine offrant un joli panorama sur le plus haut niveau du futsal tricolore dès la saison prochaine.
Les infrastructures du Futsal I FFF 2019
Les fondations et l'esprit de compétition
Parmi les principaux "pères fondateurs", Elyesse Ben Salem se souvient de tout ce chemin parcouru et des obstacles qu’il a fallu surmonter, sans pour autant renoncer à cet esprit de compétition, sans lequel il est d’ailleurs impossible de faire avancer les projets les plus fous. Même si, à l’instant T, il dit être "uniquement focus sur ce dernier match".
"On veut la Ligue 1, mettre Nice sur la carte du futsal français. Voilà donc les Niçois aux portes du rêve", sans que rien n’ait été réellement programmé.
"On s'attendait à vivre une saison compliquée, reprend Ben Salem. On se pensait condamnés à devoir batailler pour le maintien. Jusqu'à janvier et cette victoire à Béthune, qui était alors en tête du classement. C'était le premier match après que je me sois réveillé du coma (où une méningite l'avait plongé, NDLR). Ça a été le déclic…"
Un déclic et une fierté
Un déclic, mais la chance, aux yeux de Ben Salem, n’explique rien. "En être là aujourd’hui, c’est une fierté. On le doit à notre état d’esprit. On n’a pas toujours été les meilleurs sur le terrain, mais on a souvent su faire la différence au mental. Alors, pas question de laisser filer cette incroyable opportunité." Sachant qu’un nul suffirait face à Orléans pour définitivement valider l’accession.
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"Même en cas de défaite, le goal-average nous serait favorable (+23, contre +14 au 2e, Béthune). Mais qu’importe ce demi-suspense! En coulisses, on se projette déjà. On anticipe."
Préparations pour la D1
"Pour la D1, on sait qu’il faudra renforcer l’effectif", confirme le responsable opérationnel du NFC, Salem Soussi. "Alors on a commencé à nouer des contacts avec quelques joueurs. La plupart adhèrent au projet."
Voici la composition de l'équipe :
1. Cristiano Cardoso, 20. Issam Didouh, 2. Enzo Lamar, 3. Mehdi Ben Salem (cap), 4. Gustavo Schéma, 6. Naoufel Chared, 7. Fracisco Pereira (Chico), 8. Momo Kebir, 10. Salym Briki, 17. Paulo Basilio, 21. Jasim El Asri, 23.
Le FC Antibes : bien plus qu'un club sportif
Après une carrière qui l'a mené aux quatre coins de la France, Jérôme Alonzo retrouve les terrains qui ont accueilli ses premiers pas, ceux du FC Antibes, son club formateur. Son retour à Antibes n'est pas juste une réminiscence, mais un puissant symbole d'intégration et d'espoir, dans un club qui dépasse le simple côté sportif et propose un programme de réinsertion au sport des jeunes réfugiés.
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Jérôme n'est pas là pour renouer avec la compétition, mais pour partager des moments avec ceux qui, comme lui autrefois, rêvent plus grand. C'est dans ce contexte que Jérôme évoque les souvenirs de son père venant le voir jouer, signifiant pour lui le véritable début de chaque match. Ces premières émotions sportives, premières victoires, tout a commencé ici, à Antibes, là où l'homme et le footballeur se sont construits.
Antibes ne se contente pas d'être un cadre idyllique pour grandir ; elle devient aussi un havre pour ceux qui cherchent une nouvelle vie. Aujourd'hui, le FC Antibes ouvre ses portes à une trentaine de réfugiés, leur offrant non seulement licences et équipements, mais aussi un accompagnement dans leur intégration citoyenne.
Ces nouveaux joueurs, sérieux et calmes, deviennent rapidement plus que des membres de l'équipe : ils sont des bénévoles engagés, prouvant par leur implication que le football est bien plus qu'un sport. Le club a également pris un rôle actif pour rassurer les joueurs réfugiés face aux préjugés et insultes, leur rappelant que les fautes viennent de la société et non d'eux.
En jouant chaque week-end avec un comportement irréprochable, ces joueurs montrent à tous la fausseté de ces stéréotypes, et redéfinissent l'image du réfugié dans le sport et au-delà. Le FC Antibes ne se contente pas de former des footballeurs; il forme des citoyens, faisant du sport un véritable outil d'intégration sociale.
Jérôme Alonzo, en revenant sur ses terres, ne fait pas que revisiter un lieu, il revisite une mission : celle de donner au football un rôle central dans la construction d'une société plus inclusive.
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