Fondé en 1906, le Racing Club de Lens possède une histoire et une identité fortes, reposant sur des valeurs immuables telles que la fierté, l’authenticité, la transmission et la ferveur. Ces dernières émanent notamment du passé minier du club, longtemps soutenu par la Compagnie des Mines de Lens, et ont permis aux Sang et Or de se hisser au plus haut niveau du football français. Champions de France 1998, vainqueurs de la Coupe de la Ligue 1999 et qualifiés à de multiples reprises pour des compétitions européennes, les Lensois peuvent compter sur la fidélité et l’appui indéfectible de leur public.
Il est des clubs dont l’histoire s’écrit dans le marbre, d’autres dans la sueur et la poussière des corons. Le Racing Club de Lens appartient à la seconde catégorie. Un club qui n’a pas été fondé dans le faste mais dans l’ombre des mines, au cœur d’un bassin minier où la solidarité était une règle de survie. Son ADN ? Une identité populaire, un attachement viscéral à ses racines, une fidélité sans faille à son peuple. Mais comment est née cette institution qui fait trembler Bollaert à chaque week-end de Ligue 1 ?
1906-2024 : près de 120 ans de légende en Sang & Or ! Humilité, abnégation, ferveur accompagnent le Racing Club de Lens, très attaché à sa région et à son passé minier, depuis sa fondation en 1906, de son antre du stade Bollaert-Delelis - où ambiance et frissons sont garantis - aux terrains de toute l’Europe.
Découvrez ou redécouvrez la grande et la petite histoire du club, et revivez les grands moments des Sang et Or. Avec de nombreuses photos inédites et les entretiens exclusifs de Patrice Bergues, François Brisson, Franck Haise, Pierre Laigle, André Lannoy, Georges Lech, Gervais Martel, Joachim Marx, Arnaud Pouille et Alaeddine Yahia.
Une Naissance Liée au Charbon (1906)
Tout commence en 1906, dans un contexte social bouillonnant. La France industrielle est en pleine expansion, et le Pas-de-Calais est l’un de ses poumons économiques. Les mines de charbon tournent à plein régime, et les corons s’étendent à perte de vue. C’est dans cet environnement que de jeunes étudiants de Lens décident de créer un club de football. Le Racing Club de Lens est officiellement fondé, d’abord comme un club amateur destiné à offrir une distraction aux ouvriers et aux habitants du coin. L’anecdote veut que le nom de "Racing" ait été choisi en hommage aux clubs anglais de l’époque, symbole d’un football en pleine effervescence.
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À la fin du XIXe siècle, le football apparaît en France. Dans la région, plusieurs clubs sont créés comme à Arras (en 1901). Du côté de Lens, les étudiants ont pris l’habitude de se réunir sur la Place Verte (actuelle Place de la République) pour jouer le week-end et, désireux de leur offrir une équipe dans laquelle ils pourront évoluer, Arthur Lotin (premier président du club) et Carlos Douterlungne créent le Racing Club Lensois en 1906. Si le projet est lancé dès 1906, les premiers statuts du Racing Club Lensois sont déposés à la sous-préfecture le 18 octobre 1907. Déjà ancré dans son environnement, le Racing adopte le Vert et le Noir comme couleurs officielles, en référence à la Place Verte et au charbon. Les joueurs lensois s’installent sur un terrain prêté par la Compagnie des Mines de Lens, situé route de Béthune, puis doivent de nouveau déménager en 1912.
L'Ascension du Club et l'Adoption des Couleurs Sang et Or
Rapidement, le RC Lens devient bien plus qu’un simple club de quartier. Dans une région où le football est une religion, il fédère autour de lui mineurs, familles et dirigeants locaux. Le club change de couleur plusieurs fois avant d’adopter, dans les années 1920, le mythique sang et or, en référence à l’histoire de l’Espagne, qui régna autrefois sur la région. C’est aussi à cette époque que le RC Lens commence à se structurer, à gravir les échelons et à affirmer son ambition.
Après 1918, le club disparait pendant plusieurs saisons et fait son retour sous l’appui du Comité de Secours américain, qui fournit aux Artésiens un nouveau terrain. Après la Première Guerre mondiale, le Racing repart sous l’impulsion de M. Laroche, directeur du Comité de Secours Américain. Ce dernier soutient le club en lui offrant un nouveau terrain, la pâture Tacquet. Successeur de Carlos Douterlungne à la présidence, Marcel Pierron prend la tête du Racing en 1920. Auparavant composé de jeunes Artésiens, l’effectif est complété par des footballeurs étrangers (d’abord Italiens et Polonais) venus travailler dans les mines. En 1923, Pierre Moglia prend la fonction de Président et marque une véritable révolution dans l’histoire du club. Les Lensois évolueront désormais en Sang et Or, en référence à l’occupation espagnole de la Ville de Lens au XVIe siècle.
L’arrivée de René Moglia en tant que président marque un tournant. C’est à son initiative que l’équipe évoluera désormais en rouge et jaune, référence au drapeau de l’Espagne qui a occupé l’Artois aux XVIe et XVIIe siècles. La progression du club se lit également sur le terrain. Dès 1925-1926, il glane son premier titre en Ligue d’Artois. Une évolution éclair qui se poursuit avec l’accession en Division d’Honneur (DH Nord) en 1929. En parallèle, un certain engouement se crée avec la création du premier groupe de supporters, « Supporters Club Lensois ». Preuve que le RC Lensois suscite un intérêt grandissant, la Compagnie des Mines de Lens acquiert une parcelle de terrain, le 6 novembre 1929. Comme un symbole, la réalisation du stade est confiée à 180 mineurs de la Fosse 5, signe de l’importance de l'industrie du charbon dans le développement du club.
Professionnalisation et Premières Heures de Gloire
L’entre-deux-guerres marque un tournant : en 1934, Lens devient professionnel, signe que le club n’est plus un simple passe-temps mais une véritable institution. Les premières grandes heures arrivent dans les années 50, où Lens s’impose comme une place forte du football français.
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En 1934, Louis Brossard, ingénieur de la Compagnie et président du club, donne le statut professionnel avec un budget conséquent qui permet de recruter à l'extérieur des joueurs comme Georges Beaucourt (transféré de Lille pour 150 000 francs, une somme énorme à l'époque), l'autrichien Anton Marek, ou le hongrois Ladislas Schmidt (Siklo). Intégrant l'élite des clubs professionnels en disputant le Championnat de deuxième division, l'équipe-fanion du RCL évolue dans un stade Félix Bollaert tout entier conquis aux exploits des "Sang et Or" avant que la guerre et la période de l'Occupation ne viennent contrarier la pratique du football.
En 1932, le premier championnat professionnel français voit le jour. Pour ce premier exercice dans le monde pro, le Hongrois Ladislas Siklo et l’Autrichien Tony Marek contribuent à la 5e place acquise en 1934-1935. Les progrès de la formation dirigée par Robert De Veen se retranscrivent aussi dans les sélections de Raymond François et Edmond Novicki en Équipe de France.
Vainqueur du championnat de la zone interdite en 1941 et 1942, de la Coupe de France 1942, le Racing remporte le titre de la zone Nord en 1943. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, le championnat de France est divisé en trois zones (Nord, Sud et interdite). Positionné dans la zone interdite, le RCL écrase généralement les débats et termine 1er à deux reprises (1941 et 1942).
Remonté en 1ère division, il termine 2ème en 1956 et 1957 et remporte la coupe Drago en 1959 et 1960. Les Artésiens réapparaissent au plus haut niveau du football hexagonal en 1949 et s’y installent durablement. Jusqu’à la fin des années 1960, la formation lensoise fait partie des meilleures du pays et termine vice-champion de France deux fois (1956, 1957). Dans cette période positive, des individualités marquantes brillent sous les couleurs sang et or, à l’image d’Ahmed Oudjani qui devient le premier joueur de Lens à finir meilleur buteur de D1 (30 réalisations).
C'est à partir de la saison 1955-1956 qu'apparaît le blason avec sur fond noir, une lampe de mineur jaune lançant des rayons rouge, symbolisant ainsi le RCL comme le club des mineurs. Il sera modifié en 1968, toujours avec la lampe sur fond sang et or, puis la lampe ira s'intégrer en 1979 aux tours du blason de la ville de Lens.
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Au moment du reportage, engagée dans le championnat de France de 1ère Division pour la saison 1963-1964, l'équipe affiche le visage d'un véritable club professionnel, en dépit des affirmations de ses dirigeants. Joueurs vedettes recrutés dans les clubs de l'Hexagone et joueurs étrangers composent l'ossature d'un Onze lensois auquel viennent parfois s'agréger de jeunes joueurs issus des clubs amateurs périphériques et précocement recrutés via les écoles de football gérées par le club.
Le club termine 3ème cette saison-là avec la meilleure attaque du championnat : Georges Lech et Ahmed Oudjani.
[résumé] Montceau-Les-Mines - RC Lens (1-0), Coupe de France, saison 2006/2007
Crise et Reconstruction
S’ils ont dominé le football nordiste pendant plusieurs années, les Sang et Or sont relégués en D2 à l’issue de la saison 1946-1947. Cela s’explique notamment par la nationalisation des mines, qui a eu pour conséquence une forte diminution du budget alloué au club par les Houillères (Compagnie des Mines). En effet, l’activité des Houillères ralentit progressivement, causant la diminution des effectifs de la Compagnie des Mines. Traversant une crise sans précédent, la Compagnie des Mines se désengage du Racing Club Lensois.
Evoluant en deuxième division Lens est pourtant en finale de la Coupe de France contre le LOSC Lille, en 1948. Le 10 mai 1948, l’équipe de Nicolas Hibst font face à Lille devant une affluence de 61 473 spectateurs.
En 1968, les HBNPC diminuent leur aide, le Racing descend en 2ème Division, et en 1969, elles arrêtent de financer le club qui doit abandonner le professionnalisme. Le RCL doit évoluer dès lors en Championnat de France amateur.
Rebâtir, encore. Le club prend le nom de Racing Club de Lens et connaît une reconstruction encouragée par Henri Trannin (Directeur Sportif), Arnold Sowinski (Entraîneur) et André Delelis (Maire de Lens). Ainsi, avec l’intervention d’André Delelis, la Ville de Lens achète le stade Félix Bollaert en échange d’un franc symbolique.
C'est grâce au maire de Lens, André Delelis, qui rachète le stade Bollaert, que le club revient en 2ème Division.
Retour au Premier Plan et Premières Aventures Européennes
Après la promotion en D2 (1971), les Lensois se hissent jusqu’en demi-finale de la Coupe de France, emmenés notamment par les Polonais Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, puis en Division 1 au terme de la saison 1972-1973.
Promus, les Sang et Or marquent leur retour au premier plan en se qualifiant pour la finale de la Coupe de France 1975. Baptême du feu. La bande dirigée par Arnold Sowinski découvre l’Europe face aux Irlandais de Home Farm Dublin, le 17 septembre 1975.
Vice-champion de France en 1977, le Racing prend part à la Coupe de l’UEFA et réalise l’une de ses plus belles performances sur la scène européenne. Opposés à la Lazio, les coéquipiers de Daniel Leclercq s’inclinent à Rome au match aller (2-0) avant de renverser leur adversaire au retour (6-0), notamment grâce à un triplé de Didier Six. Éliminés par Magdebourg, les Lensois renouent avec la compétition pour la campagne 1983-1984.
Privé de plusieurs de ses éléments phares dont Philippe Vercruysse et Daniel Xuéreb qui ont quitté l’Artois, le Racing se maintient de peu sous les ordres d’Arnold Sowinski - qui a succédé à Joachim Marx - en 1988. En fin de saison 1988-89, Lens descend en D2.
L'Ère Gervais Martel et le Titre de Champion de France (1998)
Gervais Martel ambitionne de ramener l’équipe au plus haut niveau et il ne faut que deux saisons pour que les hommes de Marcel Husson rallient la D1. Ambitieux, les Lensois s’appuient sur des jeunes issus de la région comme Eric Sikora, Cyrille Magnier, Pierre Laigle ou Jean-Guy Wallemme. D’autres plus expérimentés, à l’image de Bernard Lama, Robbie Slater ou Roger Boli, étoffent l’effectif.
Lens se classe 5e deux fois en suivant (1996 et 1996), validant son billet d’entrée pour la Coupe de l’UEFA. En dehors des frontières, l’équipe fait honneur aux couleurs lensoises et signe son plus large succès contre l'Avenir Beggen (6-0, 0-7). Néanmoins, lors de l’exercice 1996-1997, les joueurs de Roger Lemerre sont concernés par la lutte pour le maintien jusqu’en fin de saison. Dans les années 90, le Racing fait bonne figure en championnat. Pour franchir un nouveau palier, il peut compter sur la ferveur de Bollaert, dont le record d’affluence est battu le 15 février 1992 à l’occasion de la réception de l’Olympique de Marseille (48 912 spectateurs).
Alors que Roger Lemerre rejoint le staff des Bleus en vue de la Coupe du Monde 98, son adjoint Daniel Leclercq le remplace à la tête de l’équipe. Novice en tant que coach principal en D1, « Le Druide » veut redynamiser le jeu lensois et bénéficie notamment des renforts de Stéphane Ziani et Anton Drobjnak. Invaincus lors de leurs 10 premiers matchs à Bollaert, les Sang et Or réalisent un parcours exceptionnel et raflent 13 succès sur la phase retour du championnat. Leaders au moment de se déplacer à Auxerre le 9 mai 1998 pour clore cette campagne mémorable, les Lensois, qui n’ont besoin que d’un point pour être sacrés champions, arrachent le nul grâce au but de Yoann Lachor (1-1). À Bollaert, la nuit sera longue.
Irrésistibles en D1, les coéquipiers de Jean-Guy Wallemme atteignent les demi-finales de la Coupe de la Ligue et la finale de la Coupe de France, mais doivent s’incliner face à Paris (2-1). 1998 continue de s’écrire sur la scène européenne. Champions de France, les Artésiens disputent la Ligue des Champions pour la toute première fois. En phase de groupe, ils font face au Dynamo Kiev, au Panathinaïkos et à Arsenal. Si la tâche s’annonce relevée, le Racing se met au niveau de la plus prestigieuse des compétitions continentales. Après deux nuls à Londres (1-1) et en Ukraine (1-1), Lens glane sa première victoire en C1 face au Panathinaïkos à Bollaert sur un but de Wagneau Eloi (1-0) avant de devenir le premier club français à s’imposer à Wembley grâce à Michaël Debève, contre Arsenal le 25 novembre 1998 (0-1).
La formation de Daniel Leclercq se console sur la scène nationale. Vainqueur de Marseille, Le Havre, Rennes et Sochaux, elle rejoint Metz en finale de la Coupe de la Ligue le 8 mai 1999. Au Stade de France, Daniel Moreira fait trembler les filets et offre un second trophée majeur au Racing en l’espace de quelques mois (victoire 1-0).
Les Années 2000 : Vice-Champion et Parcours Européens
Le début de saison 1999-2000 est mitigé et « Le Druide » (Daniel Leclercq) laisse sa casquette d’entraîneur à François Brisson. S’il est bousculé en D1, c’est en Coupe de l’UEFA que le Racing joue ses plus belles partitions. Vainqueurs du Maccabi Tel-Haviv puis du Vitesse Arnhem, les coéquipiers de Joseph-Désiré Job font chuter Kaiserlautern (1-1, 1-4). Viennent ensuite le tour de l’Atletico de Madrid (2-2, 4-2) et du Celta Vigo (0-0, 2-1) lors de soirées épiques à Bollaert.
Suite à une campagne 2000-2001 moyenne (14e), Joël Muller prend les commandes de l’équipe. Revanchards, les Sang et Or démarrent tambour battant et occupent la place de leader pendant 28 journées. Proches de rafler un deuxième titre de champions, les Lensois terminent finalement vice-champions après leur revers à Lyon (3-1) lors de la J34.
Qualifiés pour la Ligue des Champions, ils écrivent une nouvelle page de leur histoire continentale en battant notamment l’AC Milan (2-1), futur vainqueur de la C1. Entre résultats et coups d’éclats réguliers, le RC Lens se stabilise dans le haut du tableau de Ligue 1. Sous la houlette de Joël Muller, les Artésiens finissent 8es de l’élite en 2003-2004, saison au cours de laquelle ils atteignent le deuxième tour de la Coupe de l’UEFA. Privés d’Europe l’exercice suivant, ils parachèvent leur parcours au 7e rang et sont auréolés d’un succès en Coupe Intertoto contre les Roumains de Cluj, cette fois sous la direction de Francis Gillot.
La campagne 2005-2006 est plus réussie. La formation constituée, entre autres, de Vitorino Hilton, Seydou Keita, Olivier Thomert ou Daniel Cousin valide son retour en UEFA grâce à sa 4e place en Ligue 1. De bon augure pour la suite puisque les Lensois sont tout proches de retrouver la Ligue des Champions au terme de la saison 2006-2007. Guidés par leur meilleur artificier Aruna Dindane (16 buts), les Sang et Or combinent bon parcours en championnat et en Coupe de l’UEFA.
Descente, Instabilité et Renaissance
La dynamique négative insufflée par la déception européenne se prolonge jusqu’au terme de la campagne 2007-2008. En difficulté en championnat, l’équipe voit plusieurs coachs se succéder à sa tête et plonge en Ligue 2, dix ans après avoir été championne de France et après 17 saisons au plus haut niveau. En parallèle, le Racing s’incline en finale de la Coupe de la Ligue face à Paris (1-0) au terme d’un scénario cruel.
C’est le début de 12 années d’instabilité dans les performances. Dans l’antichambre du foot français, Lens stagne en milieu de classement avant 2013-2014. Un recrutement ambitieux et la nomination d’Antoine Kombouaré en tant que coach contribuent à la belle 2e place synonyme de promotion en Ligue 1.
Si l’exercice 2017/18 commence mal (7 défaites) et voit les Lensois lutter pour le maintien en Ligue 2, un vent de fraîcheur souffle sur Bollaert-Delelis. Dès la saison suivante, les joueurs coachés par Philippe Montanier (5es de L2) disputent les play-offs d’accession à la Ligue 1. Emportés par une dynamique positive et poussés par plusieurs milliers de supporters à l’extérieur, les Artésiens viennent à bout du Paris FC puis de Troyes avant de tomber en barrages face à Dijon (1-1, 3-1), 18e de l’élite. Ce n’est que partie remise.
Le renouveau lensois est inspiré par des joueurs comme Jean-Louis Leca, Massadio Haïdara, Yannick Cahuzac ou Florian Sotoca. Les Sang et Or jouent les premiers rôles tout au long de la saison 2019-2020 et, malgré l’arrêt du championnat en raison de la crise sanitaire, ils sont récompensés de leurs efforts en étant promus en Ligue 1.
L'Ère Franck Haise et le Retour en Ligue des Champions
À la tête du Racing à deux reprises en Ligue 2, Franck Haise poursuit l’aventure. En Ligue 1, son équipe est notamment renforcée par Seko Fofana, Jonathan Clauss, Facundo Medina et Gaël Kakuta. Rapidement, le tacticien impose sa patte et Lens acquiert un maintien confortable (7e), tout en prônant un football plaisant et authentique. Bis repetitia la saison qui suit. Deiver Machado et Kevin Danso viennent compléter le onze lensois, surprenant de nouveau (7e).
Mené, entre autres, par son capitaine Seko Fofana, son gardien Brice Samba et son meilleur buteur Loïs Openda (21 buts), le Racing débute sur les chapeaux de roue (1 défaite en 20 matchs) et effectue le meilleur parcours de son histoire en première division (84 points). Deuxièmes pendant 17 journées, les Sang et Or glanent 17 succès sur 19 possibles à Bollaert - véritable forteresse - et confortent leur place de vice-champions de France au terme d’un sprint final épique (11 victoires en 12 rencontres).
L’attente fût longue… mais elle valait le coup ! 16 ans après sa dernière participation européenne, 21 ans après sa dernière rencontre de Ligue des Champions, le Racing renoue avec la C1 sur le terrain du Séville FC (1-1), tenant du titre de la Ligue Europa. Enthousiasmants, les Sang et Or réalisent ensuite l'exploit de renverser Arsenal - vice-champion d'Angleterre - à Bollaert-Delelis (2-1) puis dominent Séville lors du 6e match de poule (2-1). Avec 8 points obtenus (2 victoires, 2 nuls), ils sont reversés en barrages de la Ligue Europa mais s'inclinent face à Fribourg (0-0, 3-2 a.p). Sur la scène nationale, les vice-champions de France connaissent une entame délicate mais relèvent la tête.
Le blason actuel du Racing est utilisé depuis 2014. C’est une version modernisée du blason de 1979. Il reprend les couleurs sang et or et rappelle deux symboles artésiens : la lampe de mineur et les armoiries de la Ville de Lens, qui avait pris, en 1969, le relais de la Compagnie des Mines dans la gestion du club.
Création de la Section Féminine
Le 20 juillet 2020, le Président lensois Joseph Oughourlian et Sarah M'Barek actent la création de la section féminine du RC Lens. Nommée Manageure de la toute première équipe féminine sang et or, l'ex-internationale tricolore débarque dans l'Artois avec l'ambition d'accéder à l'élite. Brique par brique, elle construit un édifice à son image - combatif, valeureux et résilient - qui grandit saison après saison.
En 2024/25, le RC Lens Féminin franchit un cap. Fédéré autour d’intentions de jeu résolument offensives et valeurs collectives fortes, les Sang et Or enchaînent 14 rencontres sans défaite en Seconde Ligue, remportent le derby face à Lille à deux reprises (0-3, 2-1) et attirent 10 237 supporters à Bollaert-Delelis pour la réception de Metz, réalisant la meilleure affluence pour une rencontre de Seconde Ligue. Épique, ce Racing de tous les records entre définitivement dans l'histoire du club au Stadium de Toulouse, concurrent direct, le 11 mai. En quête d'au moins un point pour accéder à l'élite, les coéquipières de Carla Polito renversent...
Tableau des Honneurs du RC Lens
| Compétition | Nombre de Titres/Finales | Années |
|---|---|---|
| Championnat de France de Ligue 1 | 1 | 1998 |
| Championnat de France de Ligue 2 | 5 | ... |
| Coupe de la Ligue | 1 | 1999 |
| Coupe de France | 0 (3 finales) | ... |
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