L'Histoire Épique du Benfica en Ligue Europa : Gloire, Malédiction et Quête de Rédemption

Le Sport Lisboa e Benfica, plus connu sous le nom de Benfica Lisbonne, est un club de football portugais emblématique. Son histoire en Ligue des Champions, anciennement Coupe d'Europe des clubs champions, est marquée par des moments de gloire inoubliables et une longue série de défaites en finale, alimentant la légende d'une malédiction tenace. Cet article explore en profondeur le parcours de Benfica dans cette compétition prestigieuse, de ses premiers triomphes à ses récentes tentatives de briser le sort.

Logo du Benfica Lisbonne

Les Débuts Glorieux : La Conquête de l'Europe

Fondé le 28 février 1904 par un groupe d'anciens élèves de la Real Casa de Lisbonne, Benfica s'est rapidement imposé comme une force dominante du football portugais. Dès ses premières années, le club a affiché son ambition en remportant le championnat de Lisbonne et en participant au premier championnat portugais de l'histoire. Les Encarnados (les "Rouges") ont ensuite dominé la scène nationale, remportant de nombreux titres de champion et de coupe.

L'ascension de Benfica au sommet du football européen a commencé dans les années 1960. Sous la houlette d'entraîneurs talentueux et grâce à une génération de joueurs exceptionnels, dont le légendaire Eusébio, le club a marqué son époque. Entre 1960 et 1969, Benfica a remporté 8 championnats portugais sur 10, dominant outrageusement la compétition nationale.

Mais c'est sur la scène européenne que Benfica a véritablement brillé. En 1961, le club a remporté la Coupe des Clubs Champions en battant le FC Barcelone en finale sur le score de 3-2. L'année suivante, Benfica a réédité son exploit en atteignant une nouvelle fois la finale, cette fois contre le Real Madrid. Menés 3-2 après un triplé de Puskas, les Benfiquistes ont réalisé une remontée spectaculaire pour finalement s'imposer 5-3. Ces deux victoires consécutives ont propulsé Benfica au rang des grands clubs européens et ont marqué le début d'une période dorée.

Liste des victoires de Benfica en Coupe d'Europe des clubs champions :

  • 1961 : Benfica Lisbonne (Portugal)
  • 1962 : Benfica Lisbonne (Portugal)
Trophée de la Ligue Europa

La Malédiction de Guttmann : Une Longue Série de Désillusions

BENFICA LISBONNE : LA MALEDICTION GUTTMAN (100 ANS DES TOURMENTS)

Malgré son succès initial, Benfica n'a plus jamais remporté la Coupe des Clubs Champions/Ligue des Champions depuis 1962. Béla Guttmann était l'entraîneur de Benfica lors des deux victoires en Coupe des Clubs Champions en 1961 et 1962. Après son deuxième triomphe, il aurait demandé une augmentation de salaire à la direction du club, qui a refusé. Furieux, Guttmann aurait alors prononcé une malédiction : "Je m'en vais en vous maudissant. Benfica ne gagnera plus jamais une Coupe d'Europe pendant 100 ans."

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Depuis lors, Benfica a atteint huit finales de Coupe d'Europe/Ligue des Champions, toutes perdues :

  • 1963 : Défaite contre l'AC Milan (2-1)
  • 1965 : Défaite contre l'Inter Milan (1-0)
  • 1968 : Défaite contre Manchester United (4-1)
  • 1983 : Défaite en finale de la Coupe UEFA contre Anderlecht
  • 1988 : Défaite contre le PSV Eindhoven aux tirs au but (0-0 ap, 6 tab à 5)
  • 1990 : Défaite contre l'AC Milan (1-0)
  • 2013 : Défaite en finale de la Ligue Europa contre Chelsea
  • 2014 : Défaite en finale de la Ligue Europa contre Séville aux tirs au but

La défaite de 1988 contre le PSV Eindhoven est particulièrement cruelle. La finale, disputée à Stuttgart, s'est soldée par un match nul et vierge après prolongation. Lors de la séance de tirs au but, le gardien du PSV, Van Breukelen, a repoussé le tir de Veloso, scellant la défaite de Benfica.

Chaque défaite en finale a ravivé la légende de la malédiction de Guttmann, alimentant la frustration et la désillusion des supporters de Benfica. Malgré les efforts des joueurs et des entraîneurs, le club n'a pas réussi à briser le sort.

Tentatives de Rompre la Malédiction

Au fil des ans, de nombreuses tentatives ont été faites pour conjurer la malédiction de Guttmann. En 1990, avant la finale de la Coupe des Clubs Champions contre l'AC Milan, Eusébio, la légende de Benfica, s'est rendu sur la tombe de Béla Guttmann à Vienne pour prier et demander la fin de la malédiction. Malgré cet acte symbolique, Benfica a perdu la finale 1-0.

D'autres ont suggéré que la malédiction ne pouvait être brisée que par un acte de réconciliation officielle entre le club et la famille de Guttmann. Cependant, aucune démarche concrète n'a été entreprise dans ce sens.

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Le Benfica d'Aujourd'hui : Entre Espoir et Réalité

Malgré la malédiction persistante, Benfica reste un club ambitieux avec une riche histoire et une base de supporters passionnée. Le club continue de participer régulièrement à la Ligue des Champions et de lutter pour les titres nationaux.

Au cours des dernières années, Benfica a connu des périodes de succès, remportant plusieurs championnats portugais et atteignant les quarts de finale de la Ligue des Champions à plusieurs reprises. Cependant, le club n'a pas encore réussi à retrouver sa gloire passée sur la scène européenne.

La saison 2022-2023 a été particulièrement prometteuse pour Benfica. Sous la direction de l'entraîneur Roger Schmidt, l'équipe a réalisé un excellent parcours en Ligue des Champions, éliminant notamment le Paris Saint-Germain en phase de groupes et atteignant les quarts de finale.

L'avenir de Benfica en Ligue des Champions reste incertain. Le club devra continuer à investir dans de jeunes talents et à développer une stratégie à long terme pour rivaliser avec les meilleures équipes européennes. La malédiction de Guttmann plane toujours, mais l'espoir de la briser un jour demeure dans le cœur de chaque supporter de Benfica.

L'Héritage de Benfica en Ligue des Champions

Malgré sa longue période sans victoire, Benfica a laissé une marque indélébile dans l'histoire de la Ligue des Champions. Le club est reconnu pour son style de jeu offensif, son engagement envers le développement des jeunes joueurs et sa passion pour le football.

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Les victoires de Benfica en 1961 et 1962 ont contribué à populariser le football portugais et à inspirer toute une génération de joueurs. Eusébio, la légende de Benfica, est considéré comme l'un des plus grands footballeurs de tous les temps et son héritage continue d'inspirer les joueurs d'aujourd'hui.

La malédiction de Guttmann est devenue une partie intégrante de l'histoire de Benfica et de la Ligue des Champions.

Le Benfica Lisbonne affronte le FC Seville, ce mercredi 14 mai en finale de la Ligue Europa. Ce mercredi 14 mai, le Benfica Lisbonne dispute la finale de la Ligue Europa contre le FC Séville, au Juventus Stadium de Turin.

Malgré sept finales européennes perdues (Coupe des Champions 1963, 1965, 1968, 1988, 1990 et Coupe de l'UEFA/Europa League 1983, 2013), dont la dernière l’année passée face à Chelsea (1-2), le Benfica Lisbonne apparaît comme le grand favori de la finale contre le FC Séville. Forts d’un parcours exemplaire cette saison, les hommes de Jorge Jesus ont les moyens de réaliser un quadruplé exceptionnel.

Alors qu’il avait également l’opportunité de réaliser le triplé (championnat - coupe - Ligue Europa), lors de l’exercice 2012/13, les Lisboètes s’étaient successivement fait doubler en championnat par le FC Porto, battre en finale de Ligue Europa par Chelsea puis en finale de Coupe du Portugal par Guimarães (1-2). Aujourd’hui, les "Aigles" reviennent plus fort encore. Ils sont champions du Portugal depuis le 20 avril, ont remporté la finale de la Coupe de la Ligue (2-0) face à Rio Ave le 7 mai et joueront la finale de la Coupe du Portugal le 18 mai contre ce même club de Rio Ave, modeste 11e du championnat national. Éliminés de Ligue des Champions, les Portugais ont été reversés en Ligue Europa.

Et d’un début de campagne européenne pour le moins mitigé, Benfica s’est alors mis en quête de laver l’affront d’une finale volée par Chelsea, dans les toutes dernières secondes de la finale 2013. Sur la route de la finale , Cardozo et ses coéquipiers ont remporté six de leurs huit matchs (pour deux nuls), éliminant successivement le PAOK Salonique, Tottenham et l’AZ Alkmaar. En demies, Benfica s’est même payé le luxe de priver la Juventus, tombeuse de Lyon au tour précédent , d’une finale rêvée à Turin . Un joli pied-de-nez au destin quand on sait qu’eux-mêmes, en étant éliminés de la Ligue des Champions, ont été privés d’une finale à domicile, à l’Estádio da Luz.

Grand favori de cette finale, même en l’absence de Perez, Salvio (suspendus) et Silvio (blessé), le Benfica Lisbonne part donc avec un avantage psychologique considérable sur le FC Séville de Kevin Gameiro.

Des Andalous qui, contrairement à leur adversaire, ne se sont pas facilité la tâche durant les phases finales : pénible victoire face à Maribor en seizièmes (1-1, 2-1), qualifiés au tirs au but face à leurs voisins du Betis en huitièmes (0-2, 2-0, 4 tàb à 3), victoire en quarts face au FC Porto après une défaite au match aller (0-1, 4-1). Tout n’est cependant pas joué d’avance et le spectacle affiche de belles promesses, le Benfica ne compte, cette saison, que quatre matchs sans marquer (sur 50) quand en face Séville en compte huit (sur 57). Enfin, s’il y avait une raison pour laquelle la balance devait pencher du côté Espagnol, Séville peut s’enorgueillir d’une belle réussite en finale de Ligue Europa.

LIGUE EUROPA - Encore battu, mercredi soir, en finale de Coupe d'Europe par le FC Séville, Benfica a aligné une 8e défaite en finale. Ou comment attiser la prophétie d'un entraîneur qui avait clamé que le club ''ne gagnerait rien pendant cent ans''.

L'Histoire ne dit pas si Raymond Poulidor a des attaches à Lisbonne. Mais c'est à croire que le Benfica s'inspire de la trajectoire de l'ancien cycliste tricolore, monté huit fois sur le podium du Tour de France sans jamais le gagner. Car mercredi soir, le club lisboète a perdu sa huitième finale européenne de rang, face au FC Séville, en Ligue Europa, aux tirs au but cette fois (0-0, 4 à 2). Et ce alors que le Benfica a bénéficié d'occasions à la pelle. De quoi passer pour un loser continental. Malchance ou peur de gagner, selon les avis. A moins qu'une malédiction explique tout ça.

Petit retour en arrière : en 1962, les Portugais remportaient leur deuxième Ligue des champions de suite, face au Real Madrid (5-3), sous la houlette de Bela Guttman, technicien reconnu. Mais à la fin de la saison, l'entraîneur hongrois s'en va, déçu que le club ne lui accorde pas l'augmentation de salaire qu'il réclamait. Et de lâcher : ''Le Benfica ne gagnera plus de Coupe d'Europe pendant cent ans !'' Cinq finales de Ligue des champions et trois de Ligue Europa plus tard, il n'a toujours pas été contredit.

Brillant, cette saison, où il a déjà remporté deux titres (Championnat, Coupe de la Ligue), éliminé la Juventus Turin chez elle en demi-finale de Ligue Europa, et encore en lice pour lever la Coupe du Portugal, le Benfica s'est montré à la hauteur de la finale, mercredi. Dominateurs, les Aigles ont eu de nombreuses occasions, par Maxi Pereira, en face à face (45e), Lima ou Rodrigo dans les dix dernières minutes. Sans parvenir à concrétiser : l'excellent Beto ou le pied d'un défenseur étaient là pour protéger le but sévillan.

Faisant le dos rond, les Espagnols ont attendu la séance de tirs au but où leur gardien s'est, encore une fois, illustré, stoppant deux tentatives, avant que Kévin Gameiro offre la Coupe aux siens. ''Dans le jeu, ce n'est pas la meilleure équipe qui a gagné la Ligue Europa'', estimait après le match Jorge Jesus, l'entraîneur du Benfica. La statue érigée à la gloire de Guttman en février au pied du stade de Lisbonne n'y fait rien.

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