L'arrivée de Neymar au Paris Saint-Germain a suscité des réactions passionnées et contrastées parmi les supporters du club. Initialement accueilli avec enthousiasme, le joueur brésilien a rapidement fait face à la désapprobation d'une partie des fans, en raison de son comportement perçu comme irrespectueux envers le club et de ses velléités de départ.
Neymar n’était pas dans le groupe parisien pour la reprise du championnat le 11 août dernier contre Nîmes (3-0), mais le Brésilien a bien dû se rendre compte qu’il était devenu persona non grata. Une banderole avec écrit "Neymar casse-toi !" a été dévoilée virage Auteuil, ne laissant aucune ambiguïté sur le ressentiment des supporters parisiens envers l’attaquant star.
Oui mais voilà, depuis, le mercato a fermé ses portes et "Ney" est resté au Paris Saint-Germain. Il va donc falloir faire avec, pendant quatre mois au mieux, peut-être huit au pire. Le Brésilien est dans le groupe parisien pour la rencontre contre Strasbourg samedi (17h30), quel accueil lui réserveront les supporters ?
Contacté par Eurosport, le Collectif Ultra Paris (CUP) avait confirmé qu’il communiquerait "avant le match". Promesse tenue. Alors, pardon ou pas ? Les lignes sont divisées au sein du groupe. Une minorité d’entre eux espère tourner la page, et compte bien profiter de l’attaquant toute la saison, surtout pour la campagne européenne. Le sportif avant tout.
L’autre frange du CUP, beaucoup plus majoritaire, n’a pas prévu de passer l’éponge, bien loin de là. Le communiqué du groupe va d'ailleurs dans ce sens. "Footballistiquement, Neymar est un des plus grands talents de sa génération. Mais c'est loin d'être le point le plus important pour nous aujourd'hui. [...] Le virage Auteuil qui regroupe les plus fidèles supporters du club, a le devoir de lui montrer que tout ceci ne peut rester sans conséquence. C'est pourquoi nous invitons tous les supporters parisiens qui se sont sentis heurtés à un moment ou un autre à lui montrer aujourd'hui, qu'il n'a plus le droit à l'erreur et que le chemin de la rédemption sera long... très long."
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C’est cette position que partage Paul, membre du groupe d’ultras : "Je considère qu’il mérite les sifflets qu’il devrait recevoir contre Strasbourg s’il joue. Je le sifflerai personnellement." Il ajoute : "Les sifflets cesseront peut-être s’il fait gagner Paris dans les matches importants cette année mais pour moi il ne recevra plus l’affection qu’il pouvait avoir d’une partie du Parc."
Le joueur et le club vont devoir ramer pour que Neymar soit à nouveau dans les petits papiers des tribunes. C’est la position de Thomas, abonné en tribune Auteuil depuis 13 ans : "Je ne digère pas ses propos sur la Remontada. (...) S’il joue samedi, Neymar aura le droit à mes sifflets, et je lui souhaite une bonne bronca", détaille-t-il, avant de préciser : "Si on ne s’en tient qu’au seul aspect sportif, il est très important pour l’équipe. Mais ça ne fait pas tout, chaque joueur se doit de respecter le club et d’être sanctionné lorsque ce n’est pas le cas."
La loi du terrain pourrait attendrir ses ressentiments envers le joueur : "Je n’attends pas d’excuses publiques, elles ne seront sans doute pas sincères, mais j’attends une vraie réponse d’un top player sur le terrain." Et encore. Pour lui, Ney n’a jamais montré une grande régularité avec le club de la capitale : "Depuis son arrivée au PSG, il a montré des fulgurances mais n’a jamais été présent au moment charnière de la saison, quand l’équipe avait besoin de lui à cause de blessures."
Selon nos confrères de l’Equipe, la direction du club, qui a permis de réintroduire les Ultras au Parc des Princes en décembre 2016, “n’acceptera aucune banderole” sur l’attaquant. Les leaders "seraient prêts à l’entendre", a contrario d’une "base disparate (...) qui se positionne sur une ligne plus dure". Problème, le club menace les groupes de sanctions "en cas de désobéissance".
Une position incompréhensible pour Paul qui juge que le club “fait tout à l’envers” : “Il a délibérément craché sur le club, il n’a respecté ni les dirigeants ni l’institution ni les supporters mais visiblement ça ne dérange personne au club. Et pire, ils osent interdire les supporters de s’exprimer librement.”
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Seul Thomas Tuchel a semblé montrer une forme de compassion à l'égard des Ultras vendredi en conférence de presse. "Je peux comprendre que tous les supporters ne soient pas heureux avec la situation et ce qu'il s'est passé, assure l'entraîneur parisien. Mais je ne peux pas influencer ou contrôler la réaction des supporters (...) Ney est notre joueur, pour moi c'est nécessaire que l'on reste concentré sur ça."
Les retrouvailles glaciales prévues pour samedi devraient toutefois n'être que pour le temps d'un après-midi. Le CUP l'assure dans son communiqué, "ceci passé, il est hors de question que nous pénalisions l'équipe pour un seul joueur. Dès dimanche, nous prônerons l'indifférence en ce qui le concerne." Le PSG va devoir revoir sa stratégie et gérer ses priorités : ses supporters ou un joueur exceptionnel qui veut quitter le club.
Le Parc des Princes a vécu samedi l’une des soirées les plus étranges de son histoire. Après son exfiltration avortée du Paris Saint-Germain cet été, trois semaines après la première salve d’insultes et de banderoles incendiaires lors du match contre Nîmes, Neymar retrouvait pour la première fois le public parisien à l’occasion de la réception de Strasbourg.
On s’attendait à ce que la Porte d’Auteuil se transforme en coupe-gorge pour le Brésilien et on n’a pas été déçu. Samedi, le Parc a inventé la « Fiorèse inversée ». Dans le cas du Brésilien, et c’est en cela que la soirée de samedi restera gravée dans les mémoires, c’est un des leurs - si l’on ose dire - que les ultras du PSG ont pourri de bout en bout. Ils ont tenu parole.
Gambadant tranquillement sur le terrain pendant l’échauffement comme si l’été dernier n’avait jamais existé, c’est ensuite que Neymar a compris ce qui l’attendait. Dans le couloir qui mène à la pelouse, au moment de l’annonce de la compo d’équipe quand le speaker a scandé son nom « Da Silva Santos Junior… » et n’a eu droit en retour que sifflets et majeurs en érection.
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Le virage Auteuil n’a même pas attendu que l’arbitre donne le coup d’envoi pour balancer un chant bruyant et sans équivoque « Neymar, hijo de puta ! ». Comme si le sac de la colère était trop lourd à porter et qu’ils ne pouvaient pas attendre une seconde de plus pour le vider.
S’en est alors suivi des nuées de huées à chacune de ses prises de balle et le déploiement de trois banderoles assassines (étrange d’ailleurs que le PSG ait pu laisser passer ça au moment de la fouille).
« 20 millions d’euros pour rejoindre Messi, pas de putain à Paris »
« Neymar Sr, venda tu filho na vila mimosa », « Neymar Senior, vends ton fils à la villa mimosa » (en référence au quartier de Rio réputé pour être le cœur de la prostitution de la ville)
« Ton nom sur la Tour Eiffel, les millions d’euros sur ton compte, tes virées open-bar : bienvenu en enfer Caliméro »
En zone mixte après la rencontre, Keylor « les gants d’acier » Navas a esquivé nos questions et sorti la langue de bois à base de « on essaye de rester unis et de rentrer sur le terrain pour donner du plaisir à nos supporters. », tandis qu’Abdou Diallo jouait, lui, la carte « il est au-dessus de tout ça » : « C’est un grand garçon, il sait gérer ce genre de situation ».
En effet, c’est aussi l’impression qu’on a eue scrutant l’attitude de Neymar à la loupe. Le Brésilien a semblé faire fi de tout cela et on a retrouvé un joueur hyper fit, toujours aussi sexy balle aux pieds et se dépensant énormément pour un gars qui avait à peine un match et demi dans les guibolles cette saison. Et s’il n’a pas réussi à faire la différence avant la pause, c’est aussi et surtout parce que l’équipe parisienne tout entière était d’un niveau cataclysmique. Du rien enrobé dans du vide.
Dans le public, à part le virage Auteuil qui est parvenu à se contenir, le reste du stade n’a pu que saluer le génie.
De quoi croire à un début de réconciliation ? Ce n’est pas impossible. D’autant que dans la foulée, au moment de revenir vers le rond central, Neymar a applaudi le Parc en retour. Pour ce qui est des ultras, on les plaint, les pauvres, partagés qu’ils sont entre la haine et l’inavouable admiration. Le genre de truc à rendre schizo le plus sain d’esprit des supporters parisiens.
Cette journée pas comme les autres ne pouvait pas se finir sans une apparition et une prise de parole publique du paria parisien. Et c’est ainsi que, dans une zone mixte étrangement clairsemée (nos confrères estimant sûrement que Neymar n’y pointerait probablement pas le bout de son nez), le héros du soir déboulait tout sourire pour nous donner son sentiment.
« On sait tous ce qui s’est passé [en référence à un été marqué par l’échec des négociations avec le Barça], je comprends que ce soit très difficile pour eux [les supporters parisiens]. Mais aujourd’hui je suis un joueur du PSG. S’ils veulent me siffler, il n’y a pas de problème. Moi je n’ai rien contre eux. Quand je suis arrivé ici ils m’ont fait une très belle fête et ça restera à jamais gravé dans mon cœur. Maintenant, à propos de ce qui s’est passé aujourd’hui, je sais que je jouerai tous mes matchs à l’extérieur. »
Et s’il n’a pas tenu, comme on lui a proposé parce qu’on est des gens adorables, à adresser un message particulier aux ultras du club, Neymar a habillement retourné contre eux leur propre principe « l’institution PSG est plus importante que n’importe lequel de ses joueurs » : « Je n’ai pas besoin qu’ils scandent mon nom ou qu’ils soient de mon côté. Je veux qu’ils soient avec le PSG. Ils disent que le club est plus grand que n’importe quel joueur donc ils n’ont qu’à oublier ce joueur et pousser l’équipe pendant 90 minutes. »
Ça tombe bien, c’est ce qui est prévu.
Les rappeurs français réagissent à l'arrivée de Neymar au PSG Forcément, les pro-parisiens étaient refaits ! Ca fait des semaines que le feuilleton Neymar agite la toile : viendra, viendra pas, le suspense était entier jusqu'à ce jeudi 3 août qui restera un jour historique pour les supporters parisiens.
La star brésilienne Neymar Jr a donc été transféré du Barça au PSG pour la somme record de222 millions d'euros = le plus gros transfert de l'histoire loin devant celui de Pogba de 120 millions. Une nouvelle qui a sécoué toute les fans de foot dans la capitale et bon nombre de rappeurs du 75, 78,91,92,93...Voici leurs réactions : Mhd : Il est la Neymar JR #Psg #DreamBigger Niska : Eh Mercé Ein Mokobe : Un résumé du mercato pour faire court et simple La Fouine : Bienvenue au PSG NEYNEY Tunisiano Siboy : #Trap
Le PSG va t-il réussir à gagner la Ligue des champions avec sa nouvelle pépite ? La suite au prochain épisode !
Lors de PSG-Nîmes au Parc des Princes, les ultras ont fait passer des messages au mieux tranchants, au pire grossiers. Pour eux, Neymar est “déjà parti”. Les supporters du Paris Saint-Germain, en “colère” ou “frustrés”, se sont résignés au départ de leur superstar, en instance de transfert alors que la Ligue 1 a débuté ce dimanche 11 août pour leur équipe. Vainqueurs contre Nîmes (3-0), les Parisiens sont déjà coleaders du classement.
“Pas de cœur”, “Qu’il dégage!”, “Ca ne vaut pas un Pauleta”, “Neymar hijo de puta (‘fils de pute’ en espagnol)”, “Se faire taper par une pute n’arrive pas qu’en remontada, tu t’en souviens ?”... Les banderoles, les chants et les commentaires des ultras sont au mieux tranchants, au pire grossiers, mais le message est clair: pour la reprise du Championnat, autour du Parc des Princes, le N.10 parisien n’était pas le bienvenu.
Un tract a par ailleurs été distribué par les ultras des “Parias Cohortis”, qualifiant Neymar de “joueur le plus mal élevé de l’histoire du Paris Saint-Germain”. “Ney pas parisien qui veut, et qui ne le comprend pas doit inéluctablement prendre la porte”, écrivent-ils.
“Certes c’est une star, mais avec une mentalité pareille, autant ne pas garder un joueur comme ça”, se lamente Benjamin, un membre du PSG Fan Club Normandie. “Quand on voit un joueur comme ça qui s’en fout de nous, qui ne vient pas nous voir à la fin du match, ça nous frustre, c’est irrespectueux, ça ne nous donne pas envie de l’aimer”.
Ce fan n’aura quoi qu’il arrive pas l’occasion de croiser Ney: le Brésilien a été mis de côté pour la première journée par le nouveau directeur sportif Leonardo, qui a concédé des “discussions plus avancées” sur son transfert. Barcelone et le Real Madrid sont les deux destinations les plus évoquées par la presse.
À observer la réaction des tribunes dimanche -“Bienvenue à la maison” pour Leo versus “Neymar casse-toi” à l’attention du joueur-, aucun doute que le public a choisi le camp du dirigeant, pas celui de son phénomène.
À l’intérieur, les vendeurs ne cachent pas que le flocage “Neymar 10” ne fait plus rêver. “J’en ai fait cinq ou six aujourd’hui, contre au moins une soixantaine pour Mbappé”, confie l’un d’eux.
Chez les ultras, pas de place à la nostalgie: “Ça fait deux mois qu’il est parti”, lance Yoann, ultra au Collectif ultras Paris (CUP) et qui suit tous les matches à domicile depuis 1996. “Ce qui compte, c’est le logo, les couleurs, l’histoire. Pas les joueurs. Eux, ils s’en vont, nous on reste”, assène à ses côtés Anna (le prénom a été modifié), “en colère”.
“Au final, c’est un joueur qu’on paye cher et qu’on a du mal à faire partir, alors qu’il s’est blessé quand on a eu besoin de lui”, poursuit la jeune femme. Celle-ci va même jusqu’à dresser un constat implacable: “Neymar, ce n’est pas qu’il est déjà parti. C’est qu’il n’a jamais été là.”
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Entre les ultras du PSG et Neymar, c'est un peu l'histoire d'un couple qui ne se comprend plus, après des débuts en fanfare que même la tour Eiffel avait célébrés en août 2017.
Quand les premiers réclament une fidélité à toute épreuve, le second a tendance à regarder un peu trop ailleurs. Notamment dans la direction de son ex avec qui tout semblait meilleur.
Dimanche soir, la passion a laissé place aux insultes d'une large majorité des ultras parisiens, membres du Collectif ultras Paris (CUP). Un processus de rupture qui semble définitif, même s'il faut surveiller leur réaction en septembre, au cas où Neymar reste un joueur du PSG.
La liste des reproches est longue et débute par les envies de départ du numéro 10, qui laisse filtrer son mal-être depuis, presque, son premier jour dans la capitale. En deux ans, Neymar n'aura semblé nager dans le bonheur que quelques mois, de septembre à décembre 2018.
Avant et après cette courte période, le Brésilien n'a jamais adopté la vie parisienne, contrairement à Thiago Silva ou Edinson Cavani qui, après quelques semaines d'adaptation, se sont sentis en France comme chez eux. « Les vraies relations sont celles qui grandissent avec le temps », nous confiait récemment l'Uruguayen. Avec Neymar, elle n'a jamais démarré.
Les ultras ne sont pas le Parc des Princes. Mais même avec les supporters plus anonymes que ceux du CUP, le lien n'atteint pas des sommets. Le premier couac entre Neymar et le Parc est survenu dès la mi-septembre 2017, un mois et demi à peine après son arrivée.
Des Déclarations Ambigües
Devant son nouveau public, « Ney » se heurte à Cavani, idole locale, au moment de tirer un pénalty. Un deuxième épisode de ce type aura lieu en janvier 2018 et les premiers sifflets adressés à Neymar descendront des tribunes. Il ne le digérera jamais, estimant qu'il n'a pas quitté l'ombre de Messi à Barcelone pour se retrouver dans celle de Cavani à Paris.
Au-delà de l'attitude sur le terrain, les fans parisiens ne voient pas non plus d'un bon œil les multiples déclarations ambiguës de Neymar, qualifié dimanche soir, dans un tract, « d'outrancier, capricieux et de joueur le plus mal-élevé de l'histoire du PSG ».
S'il n'a jamais déclaré publiquement ses envies d'ailleurs, l'attaquant avait maintes et maintes fois l'occasion de clamer son amour du PSG.
En mars dernier, il l'a fait… en gardant la porte ouverte. « Aujourd'hui, je suis très heureux à Paris, je suis très bien ici. Mais personne ne connaît l'avenir. […] Si je parle d'aujourd'hui, je n'ai d'yeux que pour Paris. Dans trois mois, personne ne sait ce qui pourrait arriver », lançait-il auprès du média brésilien Globo. Trois mois après, en effet, tout a changé.
Les insultes des ultras étaient-elles la bonne solution ? Évitables, elles ont ouvert une autre fracture entre les supporters eux-mêmes. Les réseaux sociaux ont été envahis ce lundi d'échanges entre pro et anti-Neymar.
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