André Martin : Une Biographie

Il dit souvent qu’il a le « virus de la politique ». Stéphane Valeri a été réélu président du conseil national en février 2018 après une très dense campagne électorale. Né en 1962, il démarre sa vie active en créant son entreprise de communication, qu’il revendra par la suite.

Mais c’est le virus de la vie associative et publique qui l’anime : création de l’association des jeunes monégasques (AJM), benjamin du Conseil national à 25 ans en 1988, création de l’Union pour la Principauté en 2001, jusqu’à présider le Conseil national en 2003. Réélu largement en 2008, ce père de deux enfants est nommé en 2010 conseiller-ministre des affaires sociales et de la santé. Poste qu’il occupera durant 7 ans.

A Monaco, il débute par l’enseignement au lycée Albert Ier de Monaco. En parallèle, il évolue comme chargé de cours en histoire moderne à l’université de Nice.

Sa thèse le prédestinait presque à la Principauté : elle fut publiée en 2012 sous le titre Des princes en Europe.

Ses travaux portent alors sur les rapports entre haute noblesse et monarchie, les rituels politiques, les pratiques culturelles, à Monaco, en France et en Europe, du XVIIème au premier XIXème siècle.

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Carrière et Accomplissements

Depuis 2011, c’est Isabelle Bonnal qui chapeaute ce pan essentiel de la vie du pays. Avec une exigence permanente : conserver les meilleurs taux de réussite aux examens de fin d’année et faire du système scolaire monégasque un exemple parmi les meilleurs au monde.

Les 100 % de réussite au baccalauréat général chaque année montre la réussite et la ténacité de cette institution. Isabelle Bonnal arrive à Monaco en 1972 quand son père est nommé directeur du lycée Albert 1er.

Question centrale pour Monaco qui en a fait sa marque de fabrique pour attirer de riches résidents étrangers, rassurés d’y trouver un îlot de tranquillité en plein cœur de l’Europe.

Après l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, les mesures de protection ont considérablement été renforcées sur le territoire.

Patrice Cellario chapeaute également la direction de l’éducation nationale, des affaires culturelles, de la sûreté publique, le corps des sapeurs-pompiers ainsi que la compagnie des carabiniers du prince.

Il dit souvent avec le sourire que son obsession est de trouver de nouvelles recettes pour l’État… Jean Castellini est depuis 2012 conseiller-ministre aux finances et à l’économie.

Parfaitement trilingue (français, anglais, allemand), et passionné de musique, ce père de trois enfants âgé de 48 ans a été choisi pour ses compétences plutôt musclées dans le domaine de la finance.

Diplômé d’HEC, il a également étudié à l’université d’économie de Vienne en Autriche, et à la Haas School of Business à Berkeley en Californie.

Son expérience professionnelle, c’est aussi loin de Monaco qu’il l’a forgée. Durant neuf ans, il a travaillé entre Berkeley, Londres, Francfort et Paris pour Barra, le leader mondial de l’analyse de risque des portefeuilles d’investissement.

De retour à Monaco en 2004, ce Monégasque a été successivement conseiller au cabinet du prince, secrétaire général de la commission de contrôle des activités financières (CCAF) et président de la direction générale de la banque J. Safra.

Il est officiellement le 25ème ministre d’Etat de la Principauté… Pierre Dartout, 66 ans, a prêté serment devant le Prince Albert II et les membres du gouvernement le 1er septembre 2020.

Cet énarque ancien préfet de la région PACA est né à Limoges. Il fut notamment entre 2005 et 2010, délégué interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires, et directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale.

A son arrivée à Monaco, le prince Albert II lui a fixé plusieurs objectifs : notamment la poursuite « d’un développement le plus durable possible », la poursuite de la sécurisation de la Principauté, et la poursuite de la sécurité sanitaire, face un à virus qui « n’impose pas d’arrêter de vivre mais exige d’accepter de vivre autrement » , a indiqué le souverain.

Père de cinq garçons nés dans cinq lieux différents « au gré de mes pérégrinations et de mon nomadisme », le ministre d’Etat a souligné son attirance « toute particulière » pour la Méditerranée, tout en précisant que sa maison de famille était située dans le Var.

Il est au cabinet princier depuis 15 ans. Georges Lisimachio intègre le cercle le plus restreint de l’État en janvier 2005 lorsqu’il est nommé au cabinet princier et prend la succession de Jean-Luc Allavena au poste de secrétaire général en 2006.

Monégasque, père de trois enfants, Georges Lisimachio est né en 1956. On le décrit comme un homme discret.

Ses apparitions dans la presse se font au compte-goutte. Juriste de formation, docteur en droit public - sa thèse portait sur la constitution monégasque de 1962 - il a engrangé de multiples expériences au sein de l’administration monégasque.

Après le centre hospitalier Princesse Grace, il devient secrétaire général du Conseil national pendant huit ans, conseiller technique puis directeur général au département des finances de 1998 à 2004.

Il est ce que l’on peut nommer un “haut fonctionnaire monégasque”. En décembre dernier, il accompagnait le prince souverain lors de sa visite à l’Élysée auprès du président français Emmanuel Macron.

Visite d'Emmanuel Macron à Monaco

Visite d'Emmanuel Macron à Monaco

Tony Varo est le nouveau “patron” des Forces armées monégasques depuis le 17 septembre 2018. C’est le colonel Luc Fringant (aujourd’hui Premier Aide de Camp) qui lui a transmis le flambeau lors d’une cérémonie officielle sur la place du palais.

Né à Castelnaudary dans l’Aude, ce père de deux enfants âgé de 53 ans chapeaute ainsi deux corps à plein temps : les sapeurs-pompiers et la compagnie des carabiniers du prince.

Le premier corps, ce militaire le connaît parfaitement puisqu’il a rejoint les sapeurs-pompiers de Monaco il y a plus de 25 ans. Une unité où il a gravi tous les échelons, et avec laquelle il a chapeauté deux évènements tragiques : le drame de Fukushima au Japon, et l’attentat du 14 juillet à Nice.

Pour Tony Varo, pompier est un métier qui exige un sacrifice à la fois « familial et personnel ». Il parle même de quasi sacerdoce. « Quand tout le monde recule, nous, nous n’avançons. »

Pour préparer au mieux ses hommes, ce militaire a toujours misé sur des préparations musclées. ll a fait sien un vieil adage des commandos : entrainement difficile, combat facile.

C’est le Monsieur Histoire du palais princier. Incollable sur l’histoire de la famille princière, Thomas Fouilleron occupe depuis 2012 le poste de directeur des archives et de la bibliothèque du palais princier de Monaco.

Ce docteur en histoire, chercheur associé à l’université de Nice est né en 1975.

Héritages en France : amour, argent et rancunes

Lorsque l’on parle de nuisances sonores, de dysfonctionnements, de retards et de surcoûts sur les chantiers publics, c’est à ce membre du gouvernement que l’on demande des comptes… Et pour cause. Marie-Pierre Gramaglia chapeaute depuis janvier 2011 le très épineux département de l’équipement, de l’environnement et de l’urbanisme.

Autant dire que sa tâche a été - et sera encore - dense et complexe au vu des problématiques multiples que certains chantiers (notamment les Jardins d’Apolline, ou le nouveau CHPG) ont rencontré.

Seule femme de l’Exécutif, elle a su s’imposer dans un univers du BTP traditionnellement très masculin. Titulaire d’un DEA de droit international public et privé, d’un DESS de droit notarial, et diplômée du Centre d’études internationales de propriété intellectuelle, cette mère de famille a démarré sa carrière dans le privé avant de rentrer dans l’administration en 1993.

Elle fut, entre autres, conseiller technique au département des finances en 2005, et directeur des communications électroniques en 2008.

Il se décrit comme un homme de « consensus ». Didier Gamerdinger, 60 ans, a intégré le gouvernement depuis le 1er juillet 2017.

Cet ancien conseiller privé du prince, a dû très vite prendre ses marques afin de tempérer les esprits entre organisations syndicales et patronat.

Ce spécialiste en droit public et privé ainsi qu’en droit international économique, est pleinement impliqué dans la vie de son pays depuis plusieurs années.

Après avoir piloté un projet de loi relatif à l’ouverture dominicale des commerces, il doit toujours faire voter celui qui concerne le travail de nuit.

C’est aussi dans son bureau qu’ont été discutées quelques épineuses questions sociétales comme la dépénalisation de l’avortement pour les femmes.

Ce membre du gouvernement, ainsi que l’inspection du travail, ont également dû gérer plusieurs plans sociaux dans le secteur industriel. Notamment au sein des entreprises Foreplast et Lancaster.

Son passage (d’une durée de deux années seulement) à la direction des services judiciaires ne fut pas un long fleuve tranquille… Laurent Anselmi, 57 ans, a été pris durant des semaines dans une tourmente liée au non-renouvellement du juge Édouard Levrault, en charge de l’instruction de l’affaire Rybolovlev/Bouvier.

Suite à ces remous, ce père de deux filles a quitté ses fonctions et fut nommé dans la foulée au gouvernement, au poste de conseiller-ministre des relations extérieures et de la coopération, à la place de Gilles Tonelli.

Les deux hommes vont devoir régler l’un des dossier d’avenir les plus épineux : trouver un accord d’association entre Monaco et l’Union européenne, qui n’entache pas les spécificités monégasques.

Avant d’entrer au gouvernement, Laurent Anselmi a occupé de nombres postes. Il a notamment été secrétaire en chef au conseil national, directeur des affaires juridiques, ou encore conseiller au cabinet du prince.

C’est un homme au tempérament plutôt discret mais qui, en coulisses, œuvre beaucoup pour l’État. La preuve ? Sur son bureau s’amoncelle un nombre impressionnant de dossiers.

Son visage, le grand public l’a surtout découvert lors de la crise sanitaire aux Jardins d’Apolline. Avec Albert Croési, Rémy Rolland, (nommé administrateur des domaines en 2015) a en effet été aux premières loges pour indemniser et reloger les occupants sinistrés.

Outre son rôle de “notaire de l’Etat” et de responsable de la commande publique, Rémy Rolland, 41 ans, aura, à l’avenir, un rôle grandissant dans la gestion du patrimoine immobilier de l’État, (principale mission de l’Administration des domaines) avec la mise en œuvre du plan national pour le logement des Monégasques, et divers projets économiques et commerciaux comme la rénovation du Larvotto et la restructuration du Centre commercial de Fontvieille.

Après des études de droit, c’est en 2002 que Rémy Roland intègre cette direction, rattachée au département des finances et de l’économie.

Distinctions et Reconnaissances

Récemment promu Commandeur de l’Ordre de Saint-Charles par le prince, après avoir reçu les insignes d’Officier de la légion d’honneur des mains de Gérard Larcher, président du Sénat, Stéphane Valeri n’est cependant pas issu du sérail.

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