Présentation des Équipes Cyclistes du Tour de France 1995

Le Tour de France 1995 a été une édition mémorable, riche en événements marquants et en performances sportives exceptionnelles. Cet article vous plonge au cœur de cette compétition, en mettant en lumière la présentation des équipes, les moments clés des étapes et les événements tragiques qui ont marqué cette édition.

Carte du Tour de France 1995

Carte du Tour de France 1995

Une Compétition Intense Dès le Départ

La fête du vélo durant trois jours dans le département du champion d’exception Bernard Hinault… Voilà le scénario qui était écrit, pour le Tour de France 1995. Lors de la 2e étape : Perros-Guirec - Vitré, le 3 juillet 1995, le peloton passe à Guingamp.

Le prologue se déroule en semi-nocturne. Un contre-la-montre de 7,3 kilomètres. « Il avait fait beau une bonne partie de la journée. Au moment où j’agite le drapeau pour donner le départ, vers 18 h, le ciel se couvre un peu. Une heure plus tard, c’est la catastrophe.

Lors du prologue à Saint-Brieuc, ceux qui s’élancent après 18 h auront à subir la pluie. Le 2 juillet 1995, le passage des coureurs à Perros-Guirec est humide. Le lendemain, le peloton s’élance de Dinan, pour une longue étape de 233,5 km jusqu’à Lannion. Là encore, le ciel tombe sur la tête des coureurs et du public.

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Arrivée à Lannion, pour la première étape du Tour 1995. Ils ne seront plus que 10 000 à suivre la victoire, au sprint, de Fabio Baldato, en haut de l’avenue de la Résistance, route de Perros-Guirec. Pour le départ du peloton à Perros-Guirec en direction de Vitré, le soleil est revenu sur Trestraou !

Le lendemain, qui sonne le dernier jour en terre costarmoricaine, c’est sous un soleil radieux que les coureurs s’élancent de la plage de Trestraou, à Perros-Guirec, en direction de Vitré. Le 3 juillet 1995, passage des coureurs à Quintin, pour l’étape Perros-Guirec - Vitré.

Le journal belge Le Soir résume parfaitement cette entame de la Grande boucle. « Ce week-end, pourtant, la Bretagne, même la Grande, a goûté à la plus terrible des infortunes. Car, pendant qu’une région échouait dans son désir de montrer toute sa beauté, un coureur quittait l’épreuve pour laquelle il se préparait depuis longtemps.

L'Étape Tragique de Cauterets

En 1995, Cauterets avait accueilli l'arrivée de la grande étape de montagne du Tour de France. Celle qui avait vu Richard Virenque définitivement entrer dans la légende, mais aussi celle qui avait engendré un terrible drame avec le décès de Fabio Casartelli. Un sentiment doux-amer qui colle pour toujours à ce 18 juillet 1995.

Mais c'est aussi ce jour-là qu'a été signé un acte de décès. Celui de Fabio Casartelli, coureur italien, champion olympique, promis a une belle carrière mais foudroyé dans la descente du Col de Portet d'Aspet. Une histoire qui fait fatalement écho à celle de Gino Mäder, et qui a entaché à jamais cette journée, définitivement particulière. Et surtout pour Richard Virenque.

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Car le grimpeur a été hué par les supporters à l'arrivée, et notamment par les Italiens. En 1995, les oreillettes n'étaient qu'une chimère et le Varois n'était pas au courant du drame qui s'était noué plus tôt dans la journée. Son équipe savait, mais avait choisi de ne pas l'informer avant la fin de l'étape.

D'une joie incandescente sur la ligne d'arrivée, il est passé au masque au moment de grimper sur le podium. Difficile de lui en vouloir. Car il avait signé au préalable un véritable exploit. Des noms qui fleurent bon les années 90.

Tour de France 1995 : Casartelli & Virenque

Mais à 120 kilomètres de l'arrivée, fini de blaguer : "Richard coeur de Lion" lance son cavalier seul. Il l'avait coché, cette étape reine. Portet d'Aspet, Menté, Peyresourde, Aspin, Tourmalet : tous les cols mythiques des Pyrénées étaient au programme. Aurait-il mis pied à terre ? C'eut été une réaction logique, tant le drame a marqué à l'époque.

Dans la descente technique du Col de Portet d'Aspet, alors que le peloton allait former un grupetto typique des grandes étapes de montagne, puisque l'échappée était déjà partie, Fabio Casartelli, coéquipier chez Motorola d'un certain Lance Armstrong, a heurté un plot en béton.

Une chute vécue en direct : ce 18 juillet 1995, France Télévisions avait renoncé à la traditionnelle émission franchouillarde de la mi-journée pour diffuser l'intégralité de l'étape. L'affaire était grave, puisqu'il a été rapidement héliporté. Mais rien n'y fera.

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Ses coéquipiers et le peloton en général seront rapidement informés de la catastrophe, tout le monde terminera sur un rythme de sénateur, avant que l'étape du lendemain ne soit neutralisée. Pourtant, ce décès tragique est clairement passé au second plan à l'époque. Comme une péripétie.

L'Italien ne portait pas de casque, puisque ce n'était pas une obligation à l'époque. Naïvement, on a cru que l'Union Cycliste Internationale réagirait pour renforcer la sécurité des coureurs. Mais visiblement, un seul drame ne suffit pas.

Il faudra attendre le décès d'Andrei Kivilev sur Paris-Nice en 2003 pour que l'instance ne rende obligatoire le port du casque sur toutes les courses. 8 ans de perdus. Et une vie.

Alors certes, plus aucun coureur n'a trouvé la mort sur les routes du Tour de France depuis. Mais cette histoire renvoie forcément à celle récente de Gino Mäder. L'Helvète a perdu la vie lors du récent Tour de Suisse, également après une chute en descente. Là encore, on attend de voir quelles dispositions prendra l'UCI.

Cette journée du 18 juillet, la plus inoubliable du Tour de France 1995 pour de nombreuses raisons, aurait dû rester dans l'histoire pour la performance incroyable de Richard Virenque et son entrée dans le gotha du vélo. Au lieu de ça, elle est associée à la mort. Et Cauterets aura mis 20 ans avant d'accueillir de nouveau une arrivée d'étape.

Pire encore, la stèle dans le Portet d'Aspet est le seul souvenir de l'Italien.

L'Étape de Montpon et la Victoire d'Armstrong

Montpon le 21 juillet - Dès les premiers km, les offensives se succèdent dans lesquels on peut voir Bugno, très discret sur ce tour, Jaermann, Bruyneel, Bernard, Madouas.

Vu l'importance du groupe et des équipes représentées, la messe est dite et on se doute bien que la victoire se jouera entre ses hommes, le peloton choisissant de laisser s'en aller l'échappée.

A 30 km de l'arrivée, Lance Armstrong démarre brusquement. Porté par le décès accidentel de son équipier Fabio Casartelli, il maintient les poursuivants en dessous de la minute et s'adjuge cette étape en démontrant qu'il peut être considéré comme un coureur d'avenir, plein d'abnégation et de conviction.

Classement de l’étape

  1. Armstrong (USA, Motorola), 166,50 km en 3 h 47' 53" (moyenne : 43,838 km/h).
  2. Ferrigato (It.), à 33".
  3. Ekimov (Rus.), à 44".
  4. Robin (Fr.), à 44".
  5. Den Bakker (P.-B.), à 48".
  6. Tafi (It.), à 48".
  7. Lelli (It.), à 58".
  8. Cenghialta (It.), à 1' 47".
  9. Bruyneel (Belg.), à 1' 47".
  10. Sciandri (ft.), a 1' 47".
  11. Dufaux (Suisse), à 2' 20".
  12. Jaermann (Suisse), à 3' 00".
  13. Pantani (Ita) à 7' 35".
  14. Brochard (Fr.), à 7' 54".
  15. Colage (Ita) à 7' 54".
  16. Tchmil (Rus.), à 7' 54".
  17. Hamburger (Dan.), à 7' 54".
  18. Zabel (Ail.), à 7 54'.
  19. Riis (Dan.), à 7' 54".
  20. Chiappucci (It.), à 7' 54".
  21. Van de Laer (Belg.), à 7' 54"
  22. Jalabert (Fr.), à 7' 54".
  23. Zulle (Suisse), à 7' 54".
  24. Aparicio (Esp.), à 7' 54".
  25. Bontempi (It.), à 7' 54".
  26. Virenque (Fr.), à 7' 54".
  27. Buenahora (Col.), à 7' 54".
  28. Farazijn (Belg.), à 7' 54".
  29. Rominger (Suisse), à T 54".
  30. Arroyo (Mex.), à 7' 54".

Classement général

  1. Miguel Indurain (Esp, Banesto), 88 h 07' 39".
  2. Zulle (Suisse), à 2' 46".
  3. Riis (Dan.), à 5' 59".
  4. Jalabert (Fr.), à 6' 26".
  5. Gotti (It.), à 9' 52".
  6. Mauri (Esp.), à 13' 02".
  7. Escartin (Esp.), à 14' 03".
  8. Buenahora (Col.), à 14' 07".
  9. Chiappucci (It.), à 14' 35".
  10. Virenque (Fr.), à 14' 54".
  11. Rominger (Suisse), à 15' 41".
  12. Madouas (Fr.), à 17' 22".
  13. Pantani (It.), à 20' 35".
  14. Lanfranchi (t.), à 23' 11".
  15. Cenghialta (It.), à 25' 01".
  16. Mejia (Col.), à 30' 33".
  17. Hamburger (Dan.), à 31' 05".
  18. Ekimov (Rus.), à 35' 30".
  19. Dufaux (Suisse), à 41' 34".
Miguel Indurain

Miguel Indurain, vainqueur du Tour de France 1995

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