L'histoire des supporters du PSG : immersion dans une culture populaire

Plongée dans un stade de football pour tenter de comprendre une culture populaire, violente parfois, fervente toujours, celle des supporters, à travers l'exemple emblématique d'un club souvent décrié pour cette raison précise : le Paris Saint Germain. « Le football n'est pas une question de vie ou de mort, c'est quelque chose de bien plus important que ça. » Cet aphorisme resté célèbre, qu'on doit à Bill Shankly, légendaire entraîneur de Liverpool, est sans doute difficile à appréhender pour les non-initiés. D'autant que des drames sont souvent venus ternir la réputation du football et de ses fans.

En 1985 au stade Heysel de Bruxelles, 39 personnes perdaient la vie après l'invasion d'une tribune par des supporters anglais, juste avant la finale de la coupe d’Europe entre Liverpool et la Juventus de Turin. Vus comme des êtres décérébrés, ivres, racistes, violents, les supporters de foot sont régulièrement condamnés par l'opinion publique, les politiques et les médias. Une vision parfois lucide, qui masque aussi une réalité plus complexe.

À travers l'histoire des supporters du Paris Saint Germain et de ses deux tribunes historiques, Auteuil et Boulogne, c'est le football, et peut-être même la société dans son ensemble qui est interpellée. Retour sur quatre décennies d'histoire footballistique, celle du PSG et de ses supporters les plus fidèles.

L’Histoire de l’amitié entre les Supras Auteuil et les ultras de Cologne PSG/Cologne

Genèse et évolution du Paris Saint-Germain

Le Paris Saint-Germain voit le jour en 1970 lors de la fusion entre la section football du Stade saint-germanois, club fondé en 1904, et le Paris FC, club virtuel sans stade ni équipe créé dix-huit mois auparavant dans le but de redonner une équipe professionnelle à la capitale, après la chute du Racing Club de France et du Stade français. En 1972, le club est scindé en deux : le Paris FC gardant l'effectif et le statut professionnel, ainsi que l'occupation du Parc des Princes, tandis que le Paris Saint-Germain repart avec l'équipe amateur en Division 3 et prend alors domicile au stade Georges-Lefèvre. Deux ans après, en 1974, le Paris FC est relégué en deuxième division tandis que le PSG retrouve la première division et le Parc des Princes.

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Présidé au cours de ses premières années par des personnalités comme Daniel Hechter puis Francis Borelli, le PSG est racheté en 1991 par le diffuseur du championnat à la télévision, Canal+, qui mène le club parisien à un grand succès pendant ses premières années. Ainsi, en 1996, le PSG remporte la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, devenant le second club français à gagner une coupe d'Europe. En 2006, le PSG est vendu au fonds d'investissement américain Colony Capital, vivant plusieurs saisons compliquées malgré deux coupes nationales remportées, puis en 2011 à Qatar Sports Investments (QSI), la filiale sportive du fonds souverain qatarien Qatar Investment Authority (QIA). L'homme d'affaires et ex-tennisman qatarien Nasser Al-Khelaïfi devenant le président-directeur général du club, QSI investis des moyens financiers très importants permettant d'acheter des joueurs parmi les plus chers au monde, tels que le suédois Zlatan Ibrahimović, le brésilien Neymar, le français Kylian Mbappé en 2017 ou l'argentin Lionel Messi en 2021. Le PSG devient alors un club d'une dimension mondiale.

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Supporters du PSG

Kop of Boulogne : Un fief historique

Le Kop de Boulogne, ou plutôt le « Kop of Boulogne » (abréviation KoB) est né le 2 août 1978 à la suite d'une modification de tarification au Parc des Princes. Depuis le 18 septembre 1976, les jeunes supporters du PSG membres du club « Juniors PSG » étaient massés en tribune K : le « Kop K ». Ce Kop K rassembla à ses débuts 500 jeunes supporters pour atteindre 3000 membres à la fin de la saison 1976-1977. La localisation de ce groupe en tribune K puis dans la tribune Boulogne tient à l'existence d'une carte de « jeune supporter » très peu chère et donnant accès à cette tribune K, et aussi au fait que les joueurs s'échauffaient alors systématiquement devant la tribune Boulogne. Cette tradition était née le 10 novembre 1973 à l'occasion du premier match du PSG dans la nouvelle enceinte du Parc des Princes. Il faut attendre 1998 pour voir le PSG s'échauffer devant le virage Auteuil.

Bien vite pourtant, le PSG reprend ses échauffements devant la tribune Boulogne.

L'ascension des skinheads et des tensions croissantes

Au début des années 1980, alors que le kop prend de l'ampleur, quelques skinheads néonazis s'y invitent. Prenant pour modèles les hooligans anglais, ils veulent les imiter en France. Si une grande partie du public réprouve cette évolution, quelques membres du kop savourent la réputation grandissante de leur «territoire». «Plus nous sommes craints, plus nous existons», se disent-ils en substance. Pour certains, minoritaires, la bagarre devient donc la norme et La Marseillaise se chante bras tendu.

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Les murs du Parc se couvrent bientôt de graffitis «Gestapo», «SS» ou «Sales juifs». «Nous avons créé un monstre», s'inquiète l'un des fondateurs du kop. La preuve: on se bat - déjà - porte de Saint-Cloud... Début 1984, le match France-Angleterre donne lieu à des heurts dans tout le quartier. Ce sera l'acte fondateur du hooliganisme français.

En 1985, peu après le drame du Heysel (39 morts à Bruxelles avant le match Juventus-Liverpool), des actes de vandalisme signés «PSG hooligans» sont commis dans divers stades de province, puis les médias reçoivent des lettres évoquant un kop «100% nationaliste».

C'est à cette époque, en 1985-1986, que le kop entre dans une nouvelle ère avec la création de groupes structurés, apolitiques, organisés selon le modèle des «ultras» italiens. Leur objectif? Encourager les joueurs, assurer le spectacle dans les tribunes (le «tifo»). Ces groupes ont pour noms Fire Birds, Gavroches ou encore Boulogne Boys.

Casuals et radicalisation

D'autres hooligans, plus discrets donc plus dangereux, remplacent bientôt les skinheads: les casuals. Bien habillés (vêtements de marque, cheveux courts), plutôt sobres, ils sont issus de tous les milieux et perçoivent le hooliganisme comme un «mode de vie». Leur but? Aller «au contact» de la police ou des hooligans adverses. En 1993, on en compte entre 150 et 200 à Paris. Avec, en arrière-plan, des dizaines de jeunes «suiveurs» fascinés, eux aussi, par la «culture» casual (livres, vêtements, langage, fanzines...). Lors d'un match contre Caen, en 1993, une dizaine de CRS sont blessés dans les gradins de Boulogne.

Les cadres du kop eux-mêmes semblent hostiles à toute manipulation politique. En septembre 1993, une dizaine de militants du Parti nationaliste français et européen (PNFE), tentent ainsi de distribuer des tracts en faveur d'une «France blanche» dans la tribune, mais les «anciens» (Commandos pirates Paris, CPP) s'y opposent.

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Virage Auteuil : Une alternative cosmopolite

Contrairement à la tribune Boulogne située de l'autre côté du stade, la tribune Auteuil n'est pas très active au niveau de ses supporters jusqu'au début des années 1990, hormis de nombreux abonnés dès la fin années 1970, plus spectateurs que supporters. La partie basse de la tribune, surnommée « Auteuil rouge », fut, à l'occasion (PSG-Juventus 1983, par exemple), réservé aux supporters adverses. Une première tentative d'un supporterisme plus actif a lieu à la fin des années 80. Le groupe Auteuil Fanatics voit ainsi le jour en 1989. Mais l'expérience est un échec et ce petit groupe disparaît dès 1991, au bout de deux années seulement d'existence.

En 1991, le PSG veut voir plus grand. À l’époque, le prince s’appelle Michel Denisot, et son Qatar, Canal+. Et qui dit télévision dit image. Alors, le Kop Of Boulogne (KOB), sa « fine fleur du macadam » et ses hooligans dérangent. Une alternative s’impose : des bons supporters, festifs et moins turbulents. Des discussions entre le club et quelques inconditionnels déjà présents à Auteuil, naissent les Supras, diminutif de « supporters ultras » . Une nouvelle ère commence.

Virage Auteuil

La montée en puissance des ultras

Sous l’impulsion des Supras et des Lutece, le virage Auteuil se lève. « C’était du pur bonheur, s’enthousiasme Christophe. On est passés de 30 gus à chanter à 100, voire 200 mecs debout en six mois. Il y avait une vraie demande des gens. » Les résultats du PSG sur la scène européenne permettent aux timides d’entrer dans la danse. Le club, qui accorde déjà aux associations une subvention annuelle, participe aux frais des tifos qui prennent de l’envergure. Et les ambiances décollent.

Christophe frissonne encore en évoquant ce PSG-Real Madrid de mars 1993 où son club se qualifie pour les demi-finales de la Coupe de l’UEFA : « En tribune, c’est mon plus beau souvenir. Il ne pouvait rien nous arriver. Le virage Auteuil faisait corps avec le terrain.

Tigris Mystic et émancipation

Frédéric, un môme de Maisons-Laffitte, atterrit en Auteuil rouge en 1993 où il participe à la création des Tigris Mystic. Surtout, les Tigris remettent en cause la dépendance financière des associations par rapport au club, non conforme à la « mentalité ultra » qu’ils veulent suivre. « Ils ont montré la voie de l’émancipation, confirme Viola, une condition indispensable pour développer un pouvoir de contestation. Avoir ses propres cars, des sortes de boîtes de nuit ambulantes qui ont permis aux groupes d’inculquer leurs états d’esprit respectifs à leurs membres ».

Premiers incidents

Après une déconvenue, à l’été 1998, lors de la venue des ultras marseillais au Parc, la tribune apprend à se défendre. Ce qu’elle démontre en 2001, lors d’un fameux PSG-Galatasaray, premier match arrêté de l’histoire de la Ligue des champions. À la mi-temps, pris en étau par des milliers de supporters turcs, le virage pète un câble lorsque les Turcs s’amusent à lui balancer des sièges arrachés.

La guerre des tribunes : Boulogne contre Auteuil

L’histoire du kop et du virage, c’est un peu celle d’une famille avec un stade qui accouche de deux gamins terribles. Boulogne, un aîné tumultueux, soucieux de demeurer l’enfant roi. Auteuil, un cadet candide admiratif des ambiances à l’italienne, des chants et des drapeaux. Un seul trait de caractère commun : l’amour du PSG.

Mai 2003. Soir de fête au Parc des Princes. Les Tigris Mystic célèbrent leur dixième anniversaire. En guise de bougies, 322 torches. Et une banderole qui peut sembler anodine : « L’avenir est à nous ! » En face, le grand frère l’a mauvaise. Les « indépendants » , en clair les hooligans, encaissent mal ce qu’ils perçoivent comme une tentative de faire de l’ombre à Boulogne. Pour certains, ce choix illustre une maladresse nourrie par l’arrogance d’un groupe qui a parfois manqué d’humilité, ce qu’admettent ses anciens leaders. Pour d’autres, le KOB cherchait un prétexte pour régler son compte à une tribune qui, depuis quelques années, assurait l’essentiel du spectacle.

Au match suivant, à Auxerre, les premières échauffourées éclatent entre indépendants du KOB et Supras. Les autres groupes d’Auteuil ne bougent pas. Une semaine plus tard, au stade de France, pour la finale de la Coupe de France, les Tigris sont, cette fois, solidaires des Supras face à l’attaque du KOB. Pour la première fois, Auteuil répond vraiment.

Pour enrayer le conflit, le PSG embauche à la tête de la sécurité du club Jean-Pierre Larrue, un ancien du GIGN. Ce dernier, surnommé « le barbouze » , réussit vite l’exploit de fédérer les anciens rivaux contre lui. Lâchés par les médias, Francis Graille, le président du PSG d’alors, et son directeur de la sécurité, sont remerciés.

Sans opposant commun, l’union ne dure pas longtemps. Après quelques escarmouches, les embrouilles reprennent lors d’un déplacement au Mans, en septembre 2005. « À la buvette, racontent les Tigris, un mec des Boys dit à un renoi de chez nous : « Sale négro, retourne bosser au McDo. » Ça part en bagarre. Au retour au Parc, ils nous attendaient, ils n’auraient pas dû. On avait grossi les rangs. Eux en avaient perdu. On les a fait courir sur deux kilomètres devant la tribune Boulogne. »

En représailles, lors du match suivant au Parc, les indépendants « ratonnent » tout ce qui ressemble à une « racaille » autour du stade. Ce conflit, les Supras ne s’en mêlent plus, blasés par l’épisode auxerrois ; les Lutece, toujours dans leur coin, encore moins. Quant aux Karsud, ils s’opposent d’abord verbalement puis physiquement aux Tigris.

La tension constante et la peur de voir un de leurs membres victime d’un drame ont raison de leur détermination. D’eux-mêmes, les Tigris prononcent leur dissolution à l’été 2006.

Cinq ans plus tard, ils portaient sur leur aventure un regard sans concession : « Le virage Auteuil n’est qu’un mythe. En 20 ans, on n’a jamais vraiment fonctionné comme un virage, ou alors de façon sporadique.

Pour les leaders du Virage, les dés étaient pipés du fait des rapports « ambigus » entre le PSG et les indépendants du KOB : « Le club a toujours fait le jeu de Boulogne, en fermant les yeux et en embauchant certains de leurs gars pour avoir la paix », estiment les Tigris. Une version réfutée à l’époque par le club.

Drame et dissolution

Le soir du 28 février 2010, les indépendants débarquent en furie devant le virage Auteuil, entonnant des chants nationalistes. Au départ surpris, les viragistes s’organisent et ripostent. Boulogne se replie et laisse sur le carreau Yann Lorence qui décèdera quelques jours plus tard.

Quelques mois plus tard, les pouvoirs publics prononcent la dissolution des Supras et des Authentiks, pour leur implication présumée dans l’agression.

Le soir de PSG-Montpellier, en tribune, pas un bruit. Jusqu’à la 75e minute où dans un tumulte assourdissant, des fumigènes s’allument dans les secteurs des Supras et Authentiks.

« Virage Auteuil, virage Auteuil », le VAG rugit une dernière fois avant de disparaître.

Tifo du PSG

Le PSG face à la Juventus : Une histoire européenne

Fin aout 2022. Quatre équipes et périodes tellement différentes. En 1983 Paris découvre l’Europe avec la joie, la spontanéité, la sincérité et l’inconscience des premiers amours. Paris aime l’Europe. Profondément, viscéralement. Le bon président Borelli en rêve et on rêve tous avec lui. Au parc on nous distribue des autocollants « PSG Européen ! »

Dix ans après son accession en première division le PSG est encore un jeune puceau en Europe mais pourtant on sent que tout est possible. Surtout dans la coupe des vainqueurs de coupe. Paris une équipe de coupe. Déjà. L’année précédente fut celle des grandes premières. Premier match et première défaite à Sofia (1 - 0). Premier exploit européen au retour, le PSG renverse les bulgares 5 à 1, Toko premier buteur, premier doublé, premier héros européen. Swansea balayé en huitième de finale, ce seront les inconnus de Waterschei en quart. Victoire 2 à 0 à l’aller au Parc. Paris rêve alors d’un gros match en demi-finale, Bayern, Barcelone, Inter, le real Madrid sont encore en course.

Seulement Paris connaitra aussi sa première élimination au retour en Belgique. 3 à 0 en prolongation. Premier traquenard. Première grosse désillusion européenne… Sans le savoir le PSG vient de poser les bases de ce qui sera son histoire avec l’Europe. Mais La coupe des coupes un jour sera nôtre, même s’il faudra passer par bien des aventures…

1983 le PSG remporte sa deuxième coupe de France consécutive et se qualifie de nouveau pour cette, tant chérie, coupe des coupes. Le sort nous offre la Juventus de Platini. 48776 personnes viendront au Parc. La Juventus avec ses champions du monde 1982 se présente en favori logique. Le retour dans mon souvenir ne devait pas être télévisé puisque je me souviens bien de l’avoir fiévreusement écouté à la radio. Espérant l’exploit. Malgré un très bon match et après avoir réellement fait trembler l’ogre piémontais chez lui, le score ne sera jamais défloré. 0 - 0 score final. Paris est éliminé sans avoir perdu.

En cette fin octobre 1989 direction le Parc des Princes pour justement une grosse affiche. Six ans après la vieille dame revient trainer ses guêtres et son chignon blanc près de la porte d’Auteuil et du bois de Boulogne. Bref, un gros morceau. Les supporters répondent présents, le coup d’envoi est retardé à cause des fumigènes, dans le virage tout le monde est à bloc, survoltés. Le PSG domine littéralement une juve asphyxiée, Paris a une défense de fer, Susic est magique, le papet régale, Vujovic trouvera la barre, l’arbitre ne verra pas Susic se faire bousculer dans la surface. Pourtant il n’arrivera jamais, au contraire, profitant de notre naïveté les italiens jouent un coup-franc rapidement et surprennent notre défense. Le lilliputien portugais, mais néanmoins talentueux, Rui Barros crucifie Joël Bats et tout le Parc avec lui. Fin de match 0 - 1.

Saison 1992 / 1993. En France on sait que l’on est assez costaud pour jouer le titre. Mais revenons au terrain. Si en championnat on sait où est notre niveau, en Europe c’est le flou total en ce début de saison. En 16ème ce sera le Napoli de Zola et Careca. Dès l’aller énorme surprise avec une victoire rouge et bleu au San Paolo ! En 8ème, ce sera Anderlecht le plus grand des clubs belges. Nouvel exploit Parisien. En quart ce sera le fameux match contre le Real Madrid. En demi nous retrouvons donc la Juve. L’aller commence bien, Mister George ouvre encore le score. Baggio égalise. Fin de match Kombouaré le héros d’Anderlecht et du Real commet une faute inutile et grossière à l’entrée de la surface. Coup franc. Baggio nettoie la lucarne de Lama. 2 à 1. Un but au retour suffira.

Nous sommes quelques heures avant le match, dans le café ou nous sommes c’est le calme. En revanche une fois proche du Parc on ne sera pas déçu. De facétieux parisiens s’amusent à retourner tous les véhicules de marques italiennes. Or dans le XVIème on n’a pas vu une Fiat. Par contre des Ferrari se retrouvent rapidement sur le toit… Charge de CRS, ça court de tous les côtés, des types qui passaient par là se mangent des coups de matraques gratos, et avec les CRS ça commence souvent en chanson « CRS au zoo libérez les animaux !»

Paris fait encore un gros match, les occasions se succèdent, le gardien italien enchaine les arrêts. Puis vint le fait du match. Weah est ceinturé puis fauché dans la surface. Le penalty est évident. Sauf pour l’arbitre. En fin de match Baggio détournera une frappe de Platt 0 - 1.

La quatrième confrontation sera pour le moins originale, puisqu’il s’agit ni plus ni moins (et toujours à ce jour) de la seule super coupe d’Europe avec la participation d’un club français. Nous sommes le 15 janvier 1997. 80 % des autres militaires du régiment venaient du ch’nord et étaient soit pour le LOSC, soit pour Lens…Bien sûr le PSG ils n’aiment pas. Pendant tout le match à chaque but, ont défilé un par un mes voisins de chambré… Au cinquième but j’ai fini par balancer mon tabouret en fer sur la gueule du premier qui arrivait. J’ai donc pu encaisser tranquillement le sixième but.

Après s’être remémoré toutes ces frustrations, vous devez mieux comprendre ma joie au moment du tirage. Je savais que cette saison nous étions supérieurs aux italiens, et enfin la frustration va changer de camps. Oh bien sur cette saison ce n’est qu’un affrontement en poule de LDC. Mais j’ai enfin savouré une victoire au Parc contre la Juve. Que dire également de cette première victoire d’une équipe française en terre turinoise ?

Le spectacle pyrotechnique joué par le virage Auteuil n’aura pas plus de conséquences qu’une forte amende pour le PSG. Plus d’un mois après la victoire parisienne sur la Juventus Turin (2-1) au Parc des Princes et les très nombreux fumigènes allumés en tribune à l’entrée des deux équipes, la Commission de discipline de l’UEFA inflige ce mardi 62 250 euros d’amende au club de la capitale, dont 34 250 euros pour les fumigènes, 18 000 euros pour « blocage des voies de circulation des spectateurs » et 10 000 euros pour « message provocateur ».

Le PSG pourra donc jouer ses deux derniers matchs à domicile de la phase de groupes avec un stade plein. Cela commence ce mardi soir face à Benfica (21 heures) avant la réception du Maccabi Haïfa, le 25 octobre prochain. Par ailleurs, l’UEFA enquête toujours sur les « incidents discriminatoires » survenus lors du même PSG-Juventus dans le parcage visiteurs réservé aux supporters italiens.

Tableau récapitulatif des amendes infligées par l'UEFA au PSG suite au match contre la Juventus :

Motif Montant de l'amende
Utilisation de fumigènes 34 250 euros
Blocage des voies de circulation des spectateurs 18 000 euros
Message provocateur 10 000 euros
Total 62 250 euros

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