PRIME et Bad Bunny : Deux Histoires de Succès Liées au Monde de la NFL

Le monde du sport et du divertissement se croisent souvent, et deux figures émergentes illustrent parfaitement cette intersection : PRIME, un artiste aux multiples talents ayant des liens avec le football américain, et Bad Bunny, la superstar portoricaine qui enflammera la mi-temps du Super Bowl 2026.

PRIME, YouTubeur et rappeur français

PRIME : De Terrain de Football Américain aux Scènes Musicales

"Quand on veut, on peut", cette expression représente bien le parcours de PRIME, le phénomène du moment. Il y a encore quelques années, PRIME était inconnu. Aujourd'hui, difficile de ne pas entendre parler de lui. Son ascension est assez impressionnante. Mais comment tout a commencé ? Qui est-il vraiment ?

Amine Mekri, de son vrai nom, n'était pas prédit à une carrière de YouTubeur et de rappeur, mais à une carrière de sportif professionnel. C'est à 14 ans que PRIME rejoint le club de football américain de La Courneuve, commune où il a grandi. Trois ans plus tard, il part vivre au Canada pour jouer dans l'équipe des Filons de Thetford Mines.

Une belle opportunité qui a commencé avec quelques galères : "Je n'avais nulle part où dormir. J'ai squatté la cuisine du coach pendant des semaines", explique-t-il au Parisien. Heureusement, tout s'est arrangé par la suite : "Je suis devenu une célébrité locale. Ma vie, c'était High school musical version foot." Il a même été promu à la NFL (National Football League). Sauf que tout bascule lorsque PRIME se fait une rupture du ligament croisé au genou.

Il ne peut alors plus jouer et n'a pas d'autres choix que de rentrer à la Courneuve. Pour oublier cette blessure, qui a mis fin à sa carrière de footballeur américain, l'ancien sportif se lance sur YouTube, où il publie des vidéos de lui en train de commenter des matchs sur FIFA : il poste sa première vidéo de gameplay en 2013.

PrimeTimeFUT évolue ensuite en partageant des Vlogs, de ses voyages notamment, et des séquences assez drôles : "Il était en béquilles, il m'a dit : 'Je vais percer sur YouTube'", raconte son frère Ahmed au Parisien. Eh bien, pari réussi ! Désormais, c'est dans la musique qu'il est en train de percer.

Mais pourquoi avoir décidé subitement de se mettre au rap ? "J'utilisais des musiques pour faire mes vidéos et je devais reverser des droits d'auteur. Ça m'a saoulé. Je me suis dit que j'allais faire ma propre musique pour ne pas payer", confie PRIME. Il devient alors un artiste indépendant en créant sa société, Prime Corp Productions, avec son pote, Rico, avec qui il a aussi une marque de vêtements.

Et comme l'artiste de 26 ans ne s'arrête jamais, il s'est lancé un objectif de folie le mois dernier : remplir l'Olympia, sans album et sans maison de disques, le 7 septembre 2019. Il a alors demandé à ses abonnés de se mobiliser et son ambition a payé puisque son concert était affiché complet, comme son show au Bataclan en 2017. Il aura fallu seulement trois semaines à PRIME pour accomplir ce challenge, un truc de fou, non ?

En bref, on n'a pas fini d'entendre parler d'Amine Mekri.

Bad Bunny : La Star Mondiale du Reggaeton à la Mi-Temps du Super Bowl 2026

Le Super Bowl, finale de la saison de NFL, est non seulement un événement sportif majeur, mais aussi un spectacle culturel de grande envergure. Chaque année, la performance de la mi-temps attire autant l'attention que le match lui-même, avec des artistes emblématiques comme Michael Jackson, Lady Gaga et plus récemment, Kendrick Lamar.

Bad Bunny

Bad Bunny, star portoricaine du reggaeton, enflammera l’emblématique mi-temps du Super Bowl, finale de la saison 2026 de NFL, dans la nuit du 8 au 9 février 2026 à Santa Clara en Californie. Une première historique pour l’artiste, déjà incontournable sur la scène mondiale. La NFL (National Football League) et le chanteur l’ont confirmé ce lundi 29 septembre sur les réseaux sociaux : Bad Bunny sera la tête d’affiche du show de la mi-temps du Super Bowl 2026.

Benito Martinez Ocasio, de son vrai nom, succède ainsi à Kendrick Lamar, star de l’édition 2025. L’événement se tiendra au Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie, qui accueillera la 60e édition de la grande finale. Avec plus de 150 millions de téléspectateurs chaque année, le halftime show est l’un des spectacles les plus suivis au monde.

Le choix de l’artiste pour l’assurer n’est pas pris à la légère, faisant en lui-même l’objet d’une attention particulière du public… C’est dans une courte vidéo de présentation, diffusée lors d’un match de saison régulière de la NFL, que l’annonce a été faite pour cette nouvelle édition : on découvre Bad Bunny assis sur un poteau de football américain, sur fond remixé de DtMF, extrait de son dernier album.

"Pour mon peuple, ma culture et notre Histoire"

Dans un communiqué publié par la NFL, et relayé notamment par L'Équipe, l’artiste de 31 ans livre un message fort : "Ce que je ressens va au-delà de ma personne. C’est pour tous ceux qui sont passés avant moi et qui ont couru des kilomètres pour que je marque cet essai. C’est pour mon peuple, ma culture et notre histoire."

Le chanteur, qui vient de conclure sa série de concerts “No Me Quiero Ir De Aqui” ("Je ne veux pas partir") à Porto Rico, s’apprête à lancer une tournée mondiale qui se déroulera entre novembre 2025 et juillet 2026, avec notamment un passage prévu à Paris La Défense Arena les 4 et 5 juillet.

Ce choix comme tête d’affiche du halftime show n’est néanmoins pas étonnant : détenteur de trois Grammy Awards et suivi par plus de 7,3 millions de fans sur Deezer, Bad Bunny est aujourd’hui l’un des artistes les plus écoutés au monde. Par ailleurs, sa passion dépasse la musique et a déjà plus d’une fois franchi les frontières sportives. Amateur de catch, il est apparu plusieurs fois sur les rings de la WWE, sans compter qu’il est également actionnaire de l’équipe de basket portoricaine des Los Cangrejeros de Santurce.

Un artiste engagé

Bad Bunny, ne se contente pas de faire de la musique. Le chanteur et producteur est l'un des plus vibrants porte-parole de Porto-Rico et de ses habitants. Alors que depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de l'immigration illégale sa priorité et que les contrôles se multiplient pour arrêter et expulser les étrangers, le message de l'ex de Kendall Jenner se fait politique.

Dans la vidéo officielle de son tube NuevaYol, le drapeau de Porto-Rico flotte au sommet de la Statue de la Liberté. Dans un poste de radio, la voix de Donald Trump se fait entendre (c'est en réalité celle de James Austin Johnson, l'acteur qui joue son double dans le Saturday Night Live) pour présenter ses excuses aux quelque 47,8 millions d'immigrés vivant aux États-Unis.

Bad Bunny ne s'est pas arrêté en si bon chemin. Il a également renoncé à faire des dates aux Etats-Unis lors de sa tournée mondiale pour son album Debí Tirar Más Fotos. Une décision forte, assumée par l'artiste qui entendait ainsi dénoncer la politique du président Trump, et se montrait désireux de protéger sa communauté : "Il y avait plusieurs raisons pour lesquelles je ne me suis pas produit aux États-Unis, et aucune d'entre elles n'étaient motivées par la haine. L'ICE (la police fédérale de l'immigration, ndlr) aurait pu être devant mon concert. Et c'est quelque chose dont nous avons parlé et qui nous préoccupait beaucoup", avait-il confié dans une interview au magazine I-D.

En lieu et place, Bad Bunny a fait une résidence artistique à Porto Rico cet été, et cette dernière peut dire merci au chanteur. L’événement aurait rapporté à l'île 713 millions de dollars, soit plus de quatre fois les prévisions initiales.

Mais ce 29 septembre il a été annoncé que c'est Bad Bunny qui chanterait à la mi-temps du Super Bowl, qui aura lieu le 8 février 2026 à Santa Clara. Et la nouvelle a déstabilisé les fans du chanteur, mais aussi ses nombreux détracteurs, qui n'en reviennent pas du choix artistique de la NFL(la ligue américaine de football, ndlr). Sur les réseaux sociaux, il est désormais attaqué, tout comme la NFL, par nombre d’influenceurs du mouvement MAGA. Parmi les plus virulents, les influenceurs Benny Johnson et Jack Posobiec.

La plupart reproche à Bad Bunny de chanter exclusivement en espagnol. Certains le qualifient d’artiste "démoniaque" et s’indignent notamment de voir l'artiste - soutien ardent de la communauté LGBTQIA+ - brouiller les frontières entre les genres à travers ses looks et maquillages audacieux.

Menaces contre Bad Bunny

Le clan MAGA a donc décidé de sortir l'artillerie lourde contre l'artiste en n'hésitant pas à formuler des menaces explicites. Mercredi, c'est l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski, qui s'est exprimé, dans une interview accordée au Benny Show sur Youtube. Il a assuré que des agents de l'ICE, seraient bien présents au Super Bowl pour cueillir les éventuels migrants illégaux qui se trouveraient là pour applaudir l'artiste.

"Aucun endroit n'est un refuge sûr pour les personnes qui se trouvent illégalement dans ce pays. Ni au Super Bowl, ni ailleurs. Nous vous trouverons, nous vous appréhenderons, nous vous placerons dans un centre de détention et nous vous expulserons."

En attendant la performance de Bad Bunny à la grande finale de la NFL, vous pouvez retrouver les plus grands hits de l'artiste sur Deezer.

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